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mercredi 1 août 2012

Pflimlin totalement déconnecté veut pour chaque français, en pleine période de crise, faire « dépenser plus pour rattraper mieux » [entre 1.500€ et 4.000€ l’écran TV !]

Pflimlin totalement déconnecté veut pour chaque français, en pleine période de crise,  faire « dépenser plus pour rattraper mieux » [entre 1.500€ et 4.000€ l’écran TV !]

Pflimlin vient de signer avec le fabricant coréen Samsung, « un partenariat de TV connectée ».

Le but : grâce à la technologie « smart TV » avec reconnaissance gestuelle des téléviseurs séries ES8000 et ES7000, le téléspectateur va pouvoir désormais contrôler certains services de sa télé sans utiliser de télécommande et revoir en boucle les émissions de  France Télé !
Pour l’anecdote, ces téléviseurs encore très peu répandus, sont bien évidemment des téléviseurs haut de gamme donc pas à la portée de toutes les bourses. (*)

Voyez à ce sujet, le commentaire d’un internaute qui a, tout d’abord réussi à trouver l’un des deux modèles de base (le Samsung UE40ES7000) et qui écrit sur un forum, à l’adresse de potentiels acheteurs : « Pensez que 1499€, c’est le prix normal du produit… pas un super prix ! »
Les pris dépendent donc des modèles de la gamme et de leur taille. Ils iront selon nos informations – lorsqu’ils seront disponibles, ce qui est bien loin d’être le cas  –  d’environ 1.500€ pour le premier prix à 4.500€ voir plus pour le haut de gamme !  
La télé réservée à tous selon Pflimlin !!!!!

Quant au but que Pflimlin dit poursuivre – attention, ce n’est pas une blague – « concurrencer les chaînes d'information en continue comme itélé et BFM. »

Autrement dit, Pflimlin conclut un accord avec Samsung pour France Télévisions afin de permettre aux français de « dépenser plus pour regarder mieux » leur télé [entre 1.500€ et 4.000€ l’écran TV !].

Fini les enregistrements télés que chacun pouvait regarder en différé via sa « box »…Grâce donc à cette nouvelle offre de TV connectée, les deux offres de rattrapage de France Télévisions, francetv pluzz et francetv JT, seront désormais directement sur le téléviseur, dans l'espace dédié qui s'affichera dans une icône sur le portail Smart TV de Samsung, sans avoir à se connecter à Internet pour revoir les émissions (pendant une semaine en moyenne) ou les JT des chaînes du groupe (une journée pour francetv JT).

Voila un partenariat «bon marché » que du Nord au Sud et d’Est en Ouest, les téléspectateurs attendaient avec une impatience non dissimulée.

Il vous suffira ainsi de dépenser entre 1.500€ et 4.000€  pour éviter d’aller sur internet et revoir en boucle par exemple pour les fans de Pujadas, les 30/40 minutes de son JT de 20h alors que sur itélé et BFM c’est gratuit (mais il n’y est pas, c’est sûr) !!!!
Sans jeu de mot, on peut dire là, que ça vaut le coût !

Dans le cadre de ce partenariat avec Samsung où Pflimlin prône le « dépenser plus pour regarder mieux », la qualité des programmes de France Télé n’a, à aucun moment, été évoquée.

Une idée pour Pflimlin s’impose donc : comme les chaînes de France Télévisions diffusent et REDIFFUSENT en continu, la "mire" étant quasiment maintenant absente de nos écrans télés, il serait peut-être judicieux qu’il pensât à la rediffuser dans son projet de TV connectée !!!! A moins que pour les longues soirées d’hiver, il ne vous propose les images d’un beau feu de cheminée sans passer par internet et sans bûche !

mardi 31 juillet 2012

Aurélie Filippetti devrait mettre à nouveau le contribuable à contribution pour solder l’héritage Pflimlin.


Aurélie Filippetti devrait mettre à nouveau le contribuable à contribution pour solder l’héritage Pflimlin.

Le 3 juillet 2010 au moment où Nicolas Sarkozy nommait Pflimlin à France Télévisions, le blog CGC Média publiait un post intitulé « L’État met la main à la poche à hauteur de 11 millions d’euros pour sauver de la faillite Presstalis que dirige Remy Pflimlin depuis juillet 2006 » qui débutait ainsi: « Il faut sauver le "soldat Pflimlin"....11 millions des deniers des contribuables et une recapitalisation in extremis! »
Presstalis accusait alors un manque à gagner de 33 millions d’euros qui devait continuer de se creuser car la vente des quotidiens nationaux continuant de chuter (à titre d’exemple environ - 10% en comparant janvier 2010 à janvier 2009) et le déficit d’exploitation devait dépasser au total, en 2010 les 100 millions d’euros.
Ce fut dans ce climat de déliquescence, que toute une série de mesures drastiques allait être prise suite à l’étude sur la viabilité financière de l’entreprise réalisée par Bruno Mettling inspecteur des finances mandaté par le gouvernement. Cela n’allait évidemment pas suffire.

Le 7 mai dernier, pas de journaux distribués le lendemain même de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République. La situation à Presstalis (ex NMPP en charge de 70% de la distribution de la presse) depuis le départ de Pflimlin qui avait laissé l’entreprise au bord du dépôt de bilan, était toujours aussi explosive.

Presstalis disposait, certes, d'encore un peu de trésorerie mais plusieurs dirigeants de presse se seraient opposés à son utilisation pour payer les précomptes sociaux: Francis Morel, le président directeur général des Échos et Marc Feuillée, le directeur général du Figaro, notamment.

Anne Marie Couderc, ex ministre d’Alain Juppé, ancienne dirigeante de Lagardère Active qui avait pris la suite de Pflimlin chez Presstalis dès la nomination de ce dernier à France Télé, avait  même dû demander au cours du premier semestre 2012, un report du versement des cotisations retraite et maladie complémentaires au groupe Audiens mais aussi évoquer avec le Premier Ministre de l’époque (François Fillon) puis également  son  successeur Jean-Marc Ayrault, le fait que son entreprise depuis fin mars n’était plus en capacité d’assurer le paiement des précomptes sociaux (URSSAF) soulignant «une faiblesse de trésorerie évidente ».

La situation est aujourd’hui jugée suffisamment urgente pour que le Gouvernement n’ait pas d’autre alternative que d’intervenir. 

Aurélie Filippetti serait en charge du dossier Presstalis pour finalement solder l’héritage Pflimlin.

L’État se dit prêt à mettre une nouvelle fois la main à la poche (des contribuables) et verser à nouveau « dans les plus brefs délais" une avance de 11,9 millions d'euros à Presstalis ».

Le Ministère de la Communication et Bercy, l’ont confirmé par courrier à Gérard Rameix qui vient d’être nommé « médiateur du crédit de Presstalis » en précisant également que les actionnaires du distributeur ont donné leur accord pour une augmentation de capital à hauteur de 0,5% du chiffre d'affaires. 

Des négociations sur la restructuration de la filière et le financement qu'apportera l'État doivent se poursuivre et être finalisées avant la  fin septembre. 

C’est dans ce contexte de grandes difficultés financières que Presstalis a demandé et obtenu, hier lundi 30 juillet, au Tribunal de commerce qui devait se prononcer sur son sort, la prorogation de la mission du mandataire ad-hoc de Presstalis qui expirera à cette date et qui pourrait prononcer la mise en redressement judiciaire ! 

En contrepartie, Presstalis se retrouve condamnée à une restructuration sans précédent, avec un plan touchant la moitié des effectifs avec la suppressions entre 2012 et 2015, d'environ 1.200 emplois sur 2.500 postes.  

Aurélie Filippetti, la Ministre qui après Presstalis va devoir se pencher sur la situation de France Télévisions, ne pourra que constater qu’à son départ en 2010, Pflimlin qui laissait l’entreprise en quasi faillite, allait malgré tout être nommé à France Télévisions pour  finalement y appliquer les mêmes méthodes

C’est d’ailleurs qui avait fait écrire à la CGC Média, le 11 avril 2012, un article intitulé « France Télévisions en voie de Presstalisation ?! ».

La Ministre, les Tutelles, le Gouvernement mais aussi l’Élysée bien au courant, ne l’ignorent pas et feront bien entendu le parallèle Ils ne pourront pas laisser la situation de France Télé se dégrader à un tel point !!!!     

vendredi 27 juillet 2012

Pflimlin passe juste un coup de fil à la Ministre après avoir viré Santini et s’envole pour Londres.


Pflimlin  passe juste un coup de fil à la Ministre après avoir viré Santini et s’envole pour Londres. 

Juste un simple coup de téléphone pour informer la Ministre que le Conseil d’Administration de  France Télévisions Publicité (FTP) venait de voter la révocation Philippe Santini, à présent ex patron de la régie publicitaire du groupe public et Pflimlin s’est envolé pour Londres afin d’assister à la cérémonie d’ouverture des JO.

Pflimlin n’a pas jugé utile de rencontrer préalablement Aurélie Filippetti pour l’informer du fait qu’il avait décidé de se séparer de Philippe Santini…pourquoi l’aurait-il fait ? Il est maître chez lui, ça ne la concerne pas !!!! Quant à l’information, elle bruissait déjà près de 48 heures auparavant… la Ministre n’avait qu’à pianoter sur internet ! Ce n’est donc que pour lui signifier simplement ce que tout le monde savait, qu’il a prévenu quasiment à la dernière, la Ministre. 

Il lui a ainsi confirmé que pour remplacer le débarqué, ce serait Daniel Saada, ancien président de VivaKi, société de conseil en achat d'espaces publicitaires et numériques de Publicis, qu'il a quitté en mars dernier, qui allait lui succéder…Pour le contexte, il a rappelé à la Ministre que quelques jours auparavant, elle avait clairement posé la question du retour de la publicité après 20 heures sur France Télévisions…Qu’en conséquence, tout cela allait dans son sens et que pour atteindre les 425 millions de pub en 2012 prévoyant même une montée en puissance jusqu'à 450 millions en 2015 qu’il a signé dans le COM contrat d'objectif et de moyens du groupe public, il fallait donc un nouvel élan incarné par un nouvel homme…(accusant au passage, le sortant de ne jamais y avoir cru !!!!) 

Ce qu’il ne lui a probablement pas dit, c’est qu’au regard de l’âge de l’intéressé – 66 ans passés – il allait falloir modifier les statuts. Ce qu’il ne lui a vraisemblablement pas dit, non plus, c’est qu’en attendant, Patrice Papet directeur général délégué aux ressources humaines de France Télévisions, qui assurerait l’intérim.

Surréaliste…Quand on pense qu’il y a encore quelques jours, Patrice Papet se trouvait  aux côtés de l’ensemble des DRH de l’Audiovisuel public pour expliquer au Directeur Adjoint de la DGMIC que depuis près de 2 ans qu’il est en place, il n’y aura pas de nouveau texte conventionnel avant le 8 octobre2012…à la limite, des textes concoctés par la direction qu’elle entend appliquer unilatéralement (sauf à ce que l’alliance cgt/fo ne refasse le coup du « texte de substitution » comme cela avait déjà été le cas et comme, il le dit en coulisses, signe ) 

A quelques semaines de la rentrée c’est donc « le DRH en chef » qui va remplacer le publicitaire aguerri mais évincé…s’il est aussi efficace que sur les « discussions » conventionnelles depuis les deux années qu’il est là, alors le retard de 30 à 40 millions d'euros sur ses prévisions de recettes publicitaires sur le premier semestre, devrait s’en trouver profondément « changé » !

Il ne s’agit peut-être pas là d’une réponse, certes, mais le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a indiqué qu’il déposerait bien le 5 septembre prochain son premier volet de la réforme de l'audiovisuel concernant le mode de nomination des PDG de l'audiovisuel public que pilotera Aurélie Filippetti.

Le texte, s’il n'est pas encore définitivement arbitré, est en voie de finalisation et  devrait donc être soumis au vote de l'Assemblée à l'automne…La loi s’appliquant dès sa promulgation,  Pflimlin devrait donc voir immédiatement prendre fin le mandat que lui a donné Nicolas Sarkozy. 

Dans le foutoir ambiant qui règne à FTV, de défiance et de climat explosif qui pourrit tout sur place avec les annonces de Pflimlin faites à la Presse,notamment, sur une réforme structurelle de « La Trois » et un plan social à la clé, il  n’y a pas à imaginer une seule seconde  qu’il pourrait se survivre à lui-même.

jeudi 26 juillet 2012

Martin Ajdari se voit déjà à l’AEF et Christine Berbudeau passe les coups de fil…


Martin Ajdari se voit déjà à l’AEF et Christine Berbudeau passe les coups de fil… 
Le 24 septembre 2010, nous annoncions l’arrivée à France Télévisions dans la plus grande opacité de Christine Berbudeau proche de Rémy Pflimlin, ex collaboratrice de Jean-Paul Cluzel, l'ancien Pdg des groupes de radios publiques [d'abord à RFI (1994/2004) ensuite à Radio France (2004/2009)] du temps où il avait nommé Martin Ajdari, directeur général délégué de Radio France mais aussi lorsqu’il avait également nommé David Kessler à la direction de France Culture pour succéder à Laure Adler. 

Les fonctions « apparentes » que Chrsitine Berbudeau occupait dès son arrivée à FTV : enchaîner « audits » sur « audits »en réalité, elle était entre autres, chargée d’assurer la communication de Rémy Pflimlin…puis par la suite, assurer des fonctions d’intérim de «Dir Com et Marketing» pour FTV, à compter du 15 juin 2011, à la suite du départ pour « raisons personnelles » d'Adeline Challon-Kemoun qui avait pris ses fonctions en février de la même année pour finalement « prendre sa retraite », à compter du 5 mars 2012, laissant la place à Frédéric Olivennes nommé directeur de la communication externe et le responsable de l’image du groupe France Télévisions. 

« Prendre sa retraite », voilà ce qui était dit dans le Communiqué…que nenni ! Depuis quelques semaines, Christine Berbudeau passe des coups de téléphone dans tout Paris. Elle réactive ses réseaux et tire des plans sur la comète au sujet de l'AEF Audiovisuel Extérieur de la France …tout juste si elle ne s’engage pas sur de futurs postes. 

Comme au bon vieux temps à Radio France avec Kessler, Cluzel, Ajdari ! 

Au fait, Kessler, Cluzel, Ajdari, cela ne vous rappelle pas quelques chose ? 


Nous y écrivions notamment qu’« Après avoir activement participé, ce mercredi 25 juillet, à l’éviction de Philippe Santini en Conseil d’Administration de  la régie France Télévisions Publicité dont il était le directeur général depuis 1997, Martin Ajdari a donc fait savoir qu’il était candidat à la Présidence de l’AEF en remplacement d’Alain de Pouzilhac qui vient d’en démissionner !...et qu’il se murmurait en coulisses que sa candidature à ce poste de président de l'Audiovisuel Extérieur de la France, soutenue par David Kessler le conseiller audiovisuel de l’Élysée mais également Jean-Paul Cluzel qui vient justement de rendre son rapport sur l’AEF, ne serait qu’une formalité…. » 

La semaine dernière, mercredi 18 juillet, c’était le Canard enchaîné (en bas de post) qui révélait dans une demi-page intitulée: « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » avec un sous-titre plus que parlant « La chaine privée TVous va carburer aux programmes publics avec la bénédiction du conseiller audiovisuel de François Hollande, qui avait participé à sa création » que « des négociations (toujours en cours) ont été entamées pour que France 24 vende à TVous, « chaque matin, entre deux et trois heures d'émissions d'info », comme le confirmait Damien Cuier, ancien argentier de France Télévisions et futur directeur général de TVous. » 

Assisterait-on ici à de libres mais dangereuses interprétations et à de nouvelles mais très graves entorses aux engagements pris par François Hollande comme candidat ensuite élu à la Présidence de la République de « gouverner autrement » ???? 

Les propos de François Hollande, samedi 14 juillet, qui annonçait la « la création d’une commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique », destinée à se pencher sur « le cumul des mandats, les modes de scrutin, le financement des campagnes électorales et surtout les conflits d’intérêts » seraient-ils déjà, deux mois après son élection, battus en brèche ?! 

Chacun est en droit de se le demander, particulièrement à la lecture du « Canard » que écrit que : « Quelques minutes après sa conversation avec David Kessler [qui dit ne pas s’occuper du dossier et déclare "l’avoir dit à Rémy Pflimlin, le pédégé de France Télévisions et ses collègues de Matignon et de la Rue de Valois" ] la réponse qu’il a  aussi obtenue du cabinet d'Aurélie Filippetti avec un étonnant rebondissement a la clé, a été "chez la ministre, on indique que la DGMIC Direction générale des médias et des industries culturelles s'est opposée, « il y a déjà un mois », au rapprochement entre TVous et France 24. " 

Est-ce cela le « gouverner autrement » ?


La Ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti qui via son cabinet dit « s’étonner et ne jamais avoir donné d’accord » !?

Qui pilote quoi ? Qui décide de quoi ? Qui n’a pas vraiment compris que le changement était bien au programme ?

Pour méditer sur ces questions et peut-être pour que certains « écornifleurs » soient stoppés net, nous renvoyons à l’article de Médiapart du 24 mai 2012 signé Laurent Mauduit, intitulé : « La gauche, les médias et les conflits d’intérêts » et qui débute ainsi « L’Elysée a pris comme conseiller pour les médias et la culture David Kessler, qui était le bras droit pour les médias du banquier d’affaires Matthieu Pigasse. Le gouvernement doit confier à Pierre  Lescure une mission sur Hadopi, alors qu'il est administrateur de grands groupes de ce secteur. Entachées par d'évidents conflits d'intérêts, ces deux missions témoignent d’un détestable mélange des genres. François Hollande avait pourtant promis de «gouverner autrement» … »

 

Patrick Bloche nommé au Conseil d’Administration de France Télévisions.


Patrick Bloche  nommé au Conseil d’Administration de France Télévisions.  

Est-ce une conséquence du foutoir qui règne à France Télévisions depuis l’été 2010 où Nicolas Sarkozy y nommait Pflimlin, de la situation financière catastrophique que connait l’entreprise « unique » qui renoue avec les déficits (France Télévisions est bel et bien plombée par une perte d'exploitation de - 41,4M€ en 2011 qui dépassera probablement les -100 M€ en 2012), toujours est-il que la commission des Affaires culturelles à l’Assemblée Nationale vient de nommer, Patrick Bloche son président (rien que ça) au Conseil d’Administration de France Télévisions. 

Cette nomination intervient d’ailleurs au moment de la révocation pantomime du « fusible » Philippe Santini (aujourd’hui ex patron de la régie pub qui paie l’impossibilité pour Pflimlin d’atteindre les 425 M€ pour lesquels il s’est engagés avec État dans le COM)…. éviction que le blog CGC vous révélait en exclusivité dès le 24 juillet dans un article intitulé : « Pflimlin devrait se payer la tête de Philippe Santini le patron de la régie pub filiale de France Télévisions » dont Pflimlin dit à qui veut l’entendre  qu’elle était entendue avec la Ministre de Tutelle et l’actionnaire !!!! 

Patrick Bloche (PS) remplacerait donc Christian Kert qui était l’un des deux sur quinze, membres représentants le Parlement (*) arrive dans le contexte d’une entreprise au bord de l’explosion mais surtout au bord du gouffre à l’instar de celui qu’avait laissé Pflimlin à son départ de Presstalis en juillet 2010. 

(*) Les membres du CA de France Télévisions : Rémy Pflimlin (Président) ; Jean-Pierre Leleux (Sénat); Christian Kert (Assemblée Nationale) membres représentants le Parlement ; Vincent Bouvier (Délégué général à l’Outre-mer), Eric Garandeau (Président du CNC), Laurence Franceschini (DGMIC), Alexis Kohler (Participations Sous-Direction Transports et Médias APE), Marie-Astrid Ravon (Direction du Budget des Comptes publics et de la Fonction publique) membres représentants l’Etat ; ainsi que Henriette Dorion-Sebeloue, Jacques Martial, Dominique Wolton et Christophe Beaux en tant que personnalités qualifiées nommées par le CSA auxquels s’ajoutent Laurent Bignolas et Rony Gadet pour les salariés.

Martin Ajdari candidat à la Présidence de l’AEF en remplacement d’Alain de Pouzilhac, soutenu par Kessler et Cluzel !


Martin Ajdari candidat à la Présidence de l’AEF en remplacement d’Alain de Pouzilhac, soutenu par Kessler et Cluzel ! 

Après avoir activement participé, ce mercredi 25 juillet, à l’éviction de Philippe Santini en Conseil d’Administration de  la régie France Télévisions Publicité dont il était le directeur général depuis 1997, Martin Ajdari a donc fait savoir qu’il était candidat à la Présidence de l’AEF en remplacement d’Alain de Pouzilhac qui vient d’en démissionner ! 

En coulisses, il se murmure que sa candidature à ce poste de président de l'Audiovisuel Extérieur de la France, soutenue par David Kessler le conseiller audiovisuel de l’Élysée mais également Jean-Paul Cluzel qui vient justement de rendre son rapport sur l’AEF, ne serait qu’une formalité. 

Et dire qu’il était question, il y a encore quelques semaines, d’en finir avec l’opacité des procédures et les parachutages de circonstances !!!!! 

Martin Ajdari dont le bilan au poste de numéro 2 de France Télévisions en tant que directeur général délégué à la gestion, à la finance et aux moyens du groupe est loin d’être concluant,  cherche donc à tout prix à quitter le groupe public.

Puisqu’il semble si sûr d’être l’heureux «élu», aura-t-il toujours le même discours que celui tenu à la Presse  pour France Télé: «L’effort de 15 millions d'euros [consenti par France Télé] ne modifie pas les équilibres entre les objectifs et les moyens prévus par notre contrat avec signé avec l'État [le COM]…France Télévisions contribue à cet effort proportionnellement aux financements publics reçus, ce qui n'est pas le cas d’autres entités » ?!!

mercredi 25 juillet 2012

Pflimlin a fait viré Santini par le CA de FTV Publicité sans passer par le CA de FTV

Nous vous l'indiquions dès hier après-midi, Pflimlin a dégagé Philippe Santini ex Directeur général de France Télévisions Publicité donc (poste qu'il occupait depuis 1997) pour nommer Daniel Saada à la direction générale de France Télévisions Publicité. 

C'est Martin Ajdari le numéro deux de FTV qui a visiblement sonné la charge avec un "réquisitoire" des plus virulents.

Selon nos informations , Daniel Saada a 66 ans passés... Pflimlin devrait donc devoir en plus modifier les statuts...et comme  France Télévisions Publicité est une filiale de  France Télévisions, il devrait passer par le CA de FTV, là siègent les parlementaires et les représentants de l'État!


Marc Schwartz, l’ex «vice-président» de France Télévisions,scelle le sort de Presstalis laissée par Pflimlin.


Marc Schwartz, l’ex «vice-président» de France Télévisions,scelle le sort de Presstalis laissée par Pflimlin. 

Dans quelques jours Presstalis que Rémy Pflimlin laissait à l’été 2010 en situation de quasi faillite avant d’être nommé par Nicolas Sarkozy à France Télévisions, devrait être fixé sur son sort.

Marc Schwartz qui se présente sur son  profil internet « LinkedIn » comme « Partner (associé) chez Mazars » et affiche notamment dans « postes précédents » : Founding Partner chez AS Consulting, Managing Director chez Calyon mais aussi et surtout Senior Executive « Vice President chez France Télévisions », et Laurent Inard du cabinet de conseil Mazars, qui ont remis vendredi un rapport sur « les moyens de rétablir des conditions équitables de concurrence sur le marché » s’agissant du « sauvetage » de Presstalis. 

Deux ans après le départ de Pflimlin de Presstalis qu’il a laissé au bord du gouffre, l’État parle de « sauvetage ». Il devrait d’ailleurs poursuivre, cette semaine, les discussions engagées afin d'aboutir à la fin du mois à un protocole d'accord entre l'État, les éditeurs et les deux messageries (Presstalis, et son concurrent des MLP Messageries lyonnaises de presse) et a nommé pour ce faire, l'inspecteur des finances Jacques Le Pape, ex-directeur adjoint du cabinet de Christine Lagarde à Bercy, chargé donc de mener les négociations pour le compte du Gouvernement. 

Si c’est l’ex « vice-président de France Télévisions » qui conduit aux destinées de Presstalis laissé en situation de quasi faillite par son « ex président directeur général actuel président de France Télévisions », tout devrait aller pour le mieux…On est finalement en pays de connaissances !!! 

Rappelons toutefois les propos de François Fillon, le Premier Ministre de l’époque, alors obligé de mettre la main à la poche et de piocher dans celles des contribuables donc, qui se disait « particulièrement  inquiet » sur la situation de Presstalis (ex-NMPP) dont le directeur général, Rémy Pflimlin, était en partance pour France Télévisions: « Plus de trésorerie...une société en état de dépôt de bilan virtuel...des fonds négatifs qui s’élèvent alors pour 2009 à 70 millions d’euros, la moitié étant directement imputée aux NMPP, l’autre à Transport Presse (structure juridique spécialisée dans les arrangements de barème des quotidiens.) »…une entreprise qui même pour sa banque refusant le moindre prêt «ne possédait aucune visibilité avec des perspectives pour 2010, demeurent particulièrement inquiétantes. »  

Pourtant l’ex président directeur général de Presstalis, Rémy Pflimlin, allait être nommé par Nicolas Sarkozy à France Télévisions laissant l'entreprise qu’il quittait dans une situation financière de quasi faillite et qualifiée de "plus que préoccupante" nécessitant "une augmentation de capital proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d'affaires annuel, soit près de 17,5 millions d'euros...somme qui servirait de capital de départ à la nouvelle structure."...
Le blog de la CGC Médias a sur le sujet, ces deux dernières années, publié de nombreux articles ; l’un des tout derniers intitulé: « France Télévisions en voie de Presstalisation ?! » .  
C’est à ce titre que le cabinet de conseil Mazars avec Marc Schwartz « ex Vice President chez France Télévisions », a remis vendredi dernier son rapport adressé au Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP) [l'autorité chargée de garantir le pluralisme de la presse] sur comment rétablir des conditions équitables de concurrence sur le marché avec comme objectif pour l’entreprise au bord du dépôt de bilan « trouver un moyen de partager de façon équilibrée le surcoût lié à la distribution de la presse quotidienne, surcoût qui n'incombe, en amont de la chaîne de distribution, qu'à Presstalis, et non à son concurrent des Messageries lyonnaises de presse (MLP) » !!
Certains diront « Tout ça, c’est du passé c’était en 2010 ! » Ah bon !
Nous sommes certes en 2012 mais Presstalis est toujours comme l’avait laissé Pflimlin deux ans plus tôt…Il est curieux que, l’Élysée  ait choisi, à l’été 2010, celui qui en 4 ans (depuis 2006) allait amener Presstalis au bord du gouffre et le contribuable à payer la note.
L’histoire serait-elle un éternel recommencement ? 
Les termes employés par François Fillon pour Presstalis, ne sont-ils pas, aujourd’hui, exactement les mêmes quec eux qui décrivent la situation de France télévisions?????? 
- « Plus de trésorerie (Pflimlin a siphonné à FTV quasiment 130M€ sur les quelques 200M€ de la trésorerie)
- des fonds négatifs (France Télévisions plombée par une perte d'exploitation de - 41,4M€ en 2011 qui dépassera probablement les -100 M€ en 2012),

« Gouverner, c'est prévoir » cette citation au combien célèbre du journaliste Émile de Girardin, prend ici et une fois encore TOUT SON SENS… 

L’Élysée, le Gouvernement, les Tutelles ne pourront pas dire, s’agissant de France Télévisions, qu’ils ne savaient pas ou bien qu’ils n’avaient pas prévu !

Pflimlin s’apprête à nommer Daniel Saada à la direction générale de France Télévisions Publicité à la place de Philippe Santini viré.


Pflimlin s’apprête à nommer Daniel Saada à la direction générale de France Télévisions Publicité à la place de Philippe Santini viré.

Philippe Santini Directeur général de France Télévisions Publicité depuis 1997 après avoir connu quatre présidents du groupe audiovisuel public: Gouyou-Beauchamps, Tessier et Carolis n’aura donc pas survécu au dernier Pflimlin. 

Finalement quel est « crime » : avoir dit les choses sans langue de bois et en raison du contexte économique dégradé que connait Pays mais plus largement l’Europe, où la publicité est l’un des premiers postes budgétaire rogné par les annonceurs, dit que les recettes  publicitaires (425 M€) sur lesquelles l’État s’est basé pour signer le COM avec Pflimlin, n’étaient pas réalisables

Pflimlin fait donc payer à Santini, ses prévisions qui ne correspondent pas aux engagements pris par lui avec  l’État…Autrement dit si Pflimlin dit que les recettes seront de 425M€ (alors qu’il a dit le contraire au CA de janvier 2012) et qu’elles ne le sont pas, c’est la faute à Santini !

Au cours de ces 15 quinze années passées à la tête de la régie de l'audiovisuel public, Philippe Santini a innové en lançant notamment le premier système de ventes aux enchères de l'espace publicitaire télé en France, exploité par la filiale de France Télévisions Publicité, Media Exchange mais aussi permis de tenir voire dépasser les objectifs particulièrement pour 2011 avec de recettes publicitaires atteignant 423,7 millions d'euros, bien au-dessus des 410 millions prévus initialement (certes en retrait par rapport aux 441 millions réalisés de 2010)…mais tout le monde sait pourquoi depuis la réforme Sarkozy de l'audiovisuel en 2008 !

Pflimlin devrait donc le remplacer par Daniel Saada proche de Maurice Lévy a quitté en mars dernier la présidence de VivaKi France, la branche de conseil et achat médias de Publicis Groupe. Ce sexagénaire, ancien de Radio France et de TF1, en décembre 2008 après vingt-deux ans passés chez Publicis avait justement été nommé en Comité de Direction de Vivaki au poste (alors nouvellement crée) de Président de VivaKi pour la France.

 Au bout du compte, celui qui dit la vérité est donc sanctionné.

 Nous avons , à ce sujet trouvé un proverbe scandinave: "Qui dit tout haut la vérité risque de manquer d'abri"...

Jusqu'à quand l’Élysée, le Gouvernement, les Tutelles vont laisser tomber l'entreprise...Quel intérêt ont-ils à laisser se dégrader la situation de France Télévisions en train de prendre le chemin de Presstalis que Pflimlin laissait à son départ en situation de quasi faillite! 


mardi 24 juillet 2012

Pflimlin s’est pris les pieds dans le tapis en voulant virer Santini.


Pflimlin s’est pris les pieds dans le tapis en voulant virer Santini. 

Depuis la fin d’après-midi, le projet de Pflimlin de débarquer demain en Conseil d’Administration, Philippe Santini patron de la régie publicitaire de France Télévisions (que vous révélait en exclusivité le blog CGC Médias) s’est répandu comme une trainée de poudre.

Contrairement au Conseil d’Administration de France Télévisions ( * voir la composition ci-après) qui compte des membres représentants l’État et du Parlement, le Conseil d’Administration de la régie pub de France Télé n’est composé que de responsables de France Télé, tous nommés par Pflimlin qui en est le Président. 

Pflimlin le sait et le suspense sur le vote prononçant la révocation de Philippe Santini n’est guère de mise. Le suspense est probablement aussi insoutenable que celui décrit dans« Télérama » du 8 juillet 2010 suite à l’audition de Pflimlin devant le CSA « Beaucoup de généralités, quelques compliments et très peu d'informations. C'est ce que l'on retirera de plus de deux heures d'audition devant le CSA cet après-midi du futur président de France Télévisions, Rémy Pflimlin. Enfin, si le CSA donne un "avis conforme" au choix du Président de la République. Le suspense est insoutenable. » 

Pflimlin nommé par Nicolas Sarkozy à France Télé, est à présent en profond désaccord avec sa Tutelle mais aussi Bercy et l’État, ne serait-ce que sur la loi que présentera la Ministre dès l’automne et qui, scellera son départ, en revenant à un autre mode de désignation que celui voulu par le prédécesseur de François Hollande. Il a décidé d’ici là de faire ce qu’il veut 

Rappelons qu’il y a juste 2 ans au moment de son audition devant le CSA pour laquelle « Télérama » écrivait alors un article au titre évocateur : « Rémy Pflimlin enfile les perles devant le CSA », ce dernier « se déclarait pour la suppression totale de la pub. » assortie d’« une garantie de ressources ». 

Voilà qu’aujourd’hui, il est pour le retou de la pubForcément, il a mis l'entreprise dans le rouge, ne serai-ce qu'avec ses quelques 800 recrutemenst extérieurs!

Autrement dit, il a donc raconté des salades aux sages du CSA et pas qu’à eux d’ailleurs. Il en a raconté tout autant lors de sa signature du COM avec l’Etat (voir l’article précédent du blog CGC intitulé « Pflimlin devrait se payer la tête de Philippe Santini le patron de la régie pub filiale de France Télévisions. » 

Comme plus personne à la Tutelle mais aussi à  Bercy, au Gouvernement et à l'Élysée, que personne ne veut pas payer pour les erreurs de gestion de l’équipe en place à France Télé qui est dans le rouge et surement pas les contribuables et encore moins les salariés, il y a fort à penser que le holà vienne très vite.

Si l’entreprise est où elle en est àprésent – pas loin de la situation de quasi faillite qu’il laissât à Presstalisà son départ – et « les histoires les plus courtes étant les meilleures », il plus que temps que « la catastrophique parenthèse » s’achèvât.   

(*) Les membres du CA de France Télévisions : Rémy Pflimlin (Président) ; Jean-Pierre Leleux (Sénat) & Christian Kert (Assemblée Nationale) membres représentants le Parlement ; Vincent Bouvier (Délégué général à l’Outre-mer), Eric Garandeau (Président du CNC), Laurence Franceschini (DGMIC), Alexis Kohler (Participations Sous-Direction Transports et Médias APE), Marie-Astrid Ravon (Direction du Budget des Comptes publics et de la Fonction publique) membres représentants l’Etat ; ainsi que Henriette Dorion-Sebeloue, Jacques Martial, Dominique Wolton et Christophe Beaux en tant que personnalités qualifiées nommées par le CSA auxquels s’ajoutent Laurent Bignolas & Rony Gadet pour les salariés.

Pflimlin devrait se payer la tête de Philippe Santini le patron de la régie pub filiale de France Télévisions.

Pflimlin devrait se payer la tête de Philippe Santini le patron de la régie pub filiale de France Télévisions. 

Au moment où, Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture déclarait le 18 juillet dernier devant la commission des Affaires culturelles du Sénat qu'il fallait être « absolument sans tabou sur le financement de l'audiovisuel public. Il y a évidemment la question du retour de la publicité ou non après 20 heures. La suppression brutale de la publicité après 20 heures a déstabilisé le système et les compensations budgétaires qui ont été prévues ont emmené un léger sous-financement de France Télévisions », Pflimlin a visiblement convoqué, demain mercredi 25 juillet, un Conseil d’Administration au sein de la régie publicitaire filiale de France Télévisions dont Philippe Santini est (encore) le patron. 

Contrairement au Conseil d’Administration de France Télévisions qui compte des représentants de l’État, le Conseil d’Administration de la régie pub de France Télé n’est composé que responsables de France Télé, tous nommés par Pflimlin.

Le but de ce C.A. dégager en pleine période estivale son directeur général Philippe Santini… ni plus, ni moins. 

Après l’éviction de Maria Sanchez-Perez de son poste de directrice financière, la semaine dernière, Pflimlin continue sa politique du fusible.

La situation financière France Télévisions plombée par une perte d'exploitation de - 41,4M€ est à ce point mauvaise, que  Pflimlin a besoin de trouver un nouveau bouc émissaire.

Pour donner le change au Gouvernement (le précédent) avec qui Pflimlin avait signé le COM en s’engageant fallacieusement sur 425M€ de recettes publicitaires inatteignables et face à la situation qui s’aggrave – en effet le ministère des Finances se dit très inquiet pour le groupe public qui ne parviendra pas, selon Les Experts à boucler le budget 2012 arrêté à 2,968 milliards d'euros et devrait de nouveau être déficitaire bien au-delà de - 100M€ - Pflimlin doit « trouver des responsables » !...Surtout pas lui. 

Avec des motifs bidons Pflimlin a donc décidé de se payer la tête de Philippe Santini !
Grosso modo, alors que ce dernier avait clairement indiqué que les objectifs de recettes publicitaires que Pflimlin a inscrits dans le Contrat d'Objectif et de Moyens (COM) 2011-2015 n’étaient absolument pas réalisables (autour de 350 M€ guère plus), tout comme l‘écrivait d’ailleurs Madame Martine Martinel, députée rapporteur de la commission des affaires culturelles de l’éducation sur le projet de loi de finances pour 2012 dans l’avis qu’elle rendait sous la référence n° 3806 : « un budget bâti sur une trajectoire financière insincère et hypocrite dans ses des objectifs de recettes irréalistes », Pflimlin  voudrait aujourd’hui le montrer du doigt ! 

Pflimlin ne parle pas non plus du catastrophique premier trimestre de rentrées« pub » avec : -16M€ sur les recettes publicitaires à proprement parler et -3M€ sur les parrainages (quasiment -20 M€) sur les 425 millions de recettes publicitaires qu’il a fait voter au budget par les administrateurs, le 5 janvier 2012 et dont Martine Martinel écrivait encore dans son rapport :« En tout état de cause, la prévision de recettes publicitaires apparaît manifestement insincère, constatant au passage que la régie publicitaire de France Télévisions n’a pas été consultée sur les prévisions de recettes publicitaires, contrairement à l’usage, comme le lui a indiqué M. Philippe Santini, directeur général de ladite régie. » 

Même avec les bonnes audiences du Tour de France diffusé, de toute façon pendant la période estivale, où les annonceurs investissent peu voire pas du tout (en plus de la crise), Pflimlin voudrait faire croire que puisque « les 425 M€ ne sont pas atteints, c’est donc la faute à Santini »qui va croire une telle baraque ?

Sûrement pas le Gouvernement qui ne connait qu’un signataire au COM : Pflimlin…lui qui avait également signé pour "une hausse maitrisée des dépenses de programmes de 2,5%" mais qu'il n'a pas tenue puisque "bien au-delà des 3%."... En 2011, on assiste à une hausse constatée du coût de grille de 100M€ qui n’a eu comme tout le monde a pu s’en apercevoir, aucun impact bénéfique sur les audiences (c'est un doux euphémisme) !! 

Pflimlin encore qui a appauvri la trésorerie nette qui afondu de 130 millions d’euros en 2011 alors qu’il annonçait l'entreprise à l'équilibre !

C’est bel et bien Pflimlin qui devrait forcer l'État une nouvelle fois, intervenir pour boucher les trous…pas Santini.

Ce constat d'échec, il est pour Pflimlin, Ajdari et les choix de programmations de leurs équipes, pas pour Santini…100M€ de consommés et des chutes d'audiences sans précédent, c’est surréaliste. 

Pflimlin pourrait bien à ce petit du jeu du « fusible » être beaucoup plus tôt qu’on ne le croit l’arroseur arrosé !

jeudi 19 juillet 2012

Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions » passerait comme une lettre à la poste ?


Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions »  passerait comme une lettre à la poste ?

De très nombreuses questions - il serait plus juste de dire : de trop nombreuses questions - se posent après la publication, ce mercredi 18 juillet, de l’article du « Canard enchaîné » intitulé : « Une drôle de télé grandit sous l’aile de l'Élysée » avec un sous titre plus que parlant « La chaine privée TVous va carburer aux programmes publics avec la bénédiction du conseiller audiovisuel de François Hollande, qui avait participé à sa création ». (en fin de post)


  
L’affaire est grave et elle est loin d’être terminée. Elle pourrait d’ailleurs être l’occasion, sous peu, de développements judiciaires induits avec la mise en lumière de certains des noms cités par « Le Canard »!


QUESTIONS :

1°) Qui le conseiller audiovisuel de l’Élysée cherchait-il à impliquer dans ses déclarations au « Canard enchaîné » ?

Lorsque David Kessler précise au « Canard » que Pascal Houzelot, pédégé de la chaîne TVous avec qui il a défendu il y a seulement quelques semaines le dossier devant le CSA et qu’il reçoit au Château : «était venu voir quelqu'un d'autre à l’Élysée, qu’il est passé "amicalement" boire un café.», qui vise-t-il ? 

Quel est donc ce « quelqu'un d'autre à l’Élysée » que Pascal Houzelot, pédégé de la chaîne TVous et ami de 15 ans de David Kessler, allait donc voir au Palais 55, rue du faubourg Saint-Honoré ?

Cela devrait être facile à trouver car tout ceci doit à l’évidence être consigné sur un registre. Non seulement, il y faut montrer patte blanche, décliner son identité mais surtout y être attendu et avoir un rendez-vous en bonne et due forme…on vous demande d’ailleurs, à l’accueil, le nom de la personne qui vous attend…

Puisque ce n’était pas David Kessler (selon ses dires) que le pédégé de TVous allait voir, qui allait-il donc rencontrer à l’Élysée?? 

2°) Lorsque le conseiller audiovisuel de l’Élysée ajoute au « Canard » : «Pascal [Houzelot] je le connais depuis quinze ans, il était passé "amicalement" boire un café » ….qui peut penser une seule seconde que l’Élysée est ouverte à tous les vents et que n’importe qui peut y rentrer prendre un café comme ça !!!! 

Au regard des nombreux dossiers à traiter et des agendas chargés (c’est en général la réponse qui est faite à l’heure actuelle) comment croire qu’un ami de 15 ans se pointe à l’improviste pour prendre un café alors qu’il n’avait pas rendez-vous…en tout cas pas avec vous ? 
En général, vu le contexte et dans ce genre de situation, on s’arrange pour se voir « entre amis » à l’extérieur !

3°) Passons maintenant, au fond de l’affaire…Lorsque le conseiller audiovisuel de l’Élysée affirme au « Canard » : « II n'y a pas de conflit d'intérêts;  je "ne sui[s] pas" l'aventure TVous depuis son bureau de l'Elysée...» comment là aussi ne pas légitimement en douter!?

Il suffit pour cela de revenir quelques semaines en arrière lorsque le CSA auditionnait les candidats à l’attribution des fréquences pour les 6 nouvelles chaînes de la TNT et qu’il auditionnait. Pour être le plus complet possible, il vous faut lire l’article publié dans « Stratégie.fr » par Amaury de Rochegonde, le  9 mars, intitulé « Pascal Houzelot vise 35 millions de recettes publicitaires avec TVous » ou encore celui de Paule Gonzales dans « Lefigaro.fr »  intitulé « TVous : la surprise du PAF » qui écrivait: « La nouvelle venue de la TNT se veut la chaîne de toutes les diversités, du handicap à la famille monoparentale »…

Cela ne s’invente pas. Dans le cadre de  l’auditions de "TVous" (soi-disant chaîne de la diversité) étaient là pour soutenir et défendre le projet devant l’instance :

-     David Kessler, salarié en tant que directeur général de Matthieu Pigasse (de la banque Lazard) propriétaire des "Inrockuptibles"  actuel conseiller audiovisuel de l’Élysée,
-           Valérie Hernis, directrice générale adjointe de GDF-Suez,
-         Damien Cuier, coordinateur du projet et ex directeur général adjoint chargé des finances à France Télévisions et futur dg de TVous, 
-     Pascal Houzelot, président de la société Diversité TV France et patron fondateur de la chaîne gay à péage Pink TV.


Selon les intéressés et en fonction de ce qui ressort maintenant de leur audition, voilà en substance ce qui a été « vendu » aux sages dans le cadre du projet de nouvelle chaîne dont l’un des membres du CSA joint par « Le Canard » n’hésite pas à dire : « Pascal Hou­zelot, cet homme de réseau au carnet d'adresses bien épais, ex-lobbyiste de TF1, qui a déjà lancé, en 2004, la confidentielle Pink TV, "a défendu le projet le moins convaincant".

Voila comment ils ont présenté la chaîne: « TVous, la nouvelle chaîne de la diversité, n’est pas une mini généraliste. Elle sera une chaîne semi-thématique : Diversité, découverte, décryptage, proximité.

Comme le dit notre sage, léger et "peu convaincant" ! Rachid Arhab lors de cette audition a rappellé que le CSA souhaitait que « la diversité soit présente sur toutes les chaines et pas seulement sur une seule qui soit alors un alibi ». Ce que balaie d’un revers de manche l’équipe de Tvous qui répond en prenant Arte comme exemple « Arte est une bonne analogie, elle fait de la culture, mais les autres chaines continuent à faire de la culture. »

Ceci étant rappelé, la suite de l’argumentaire de TVous est conforme à l’analyse faite par notre membre du CSA au « Le Canard »….en voici un extrait : « TVous contribuera a l’apprentissage d’un meilleur vivre ensemble. Elle sera ouverte à tous et luttera contre le repli communautaire. Elle ne sera pas une chaine alibi mais contribuera à la diversité sociale, la diversité des origines comme celle des modèles familiaux, sans oublier la parité, les cultures du monde et les conditions physiques, c'est-à-dire les handicaps…La Diversité, source de richesse, est une chance pour chacun d’entre nous ; elle doit refléter la société telle qu’elle est.

C’est pourquoi TVous mélangera donc les diversités. Elle sera un Incubateur, carrefour pour les nouveaux talents, il pourra y avoir également des collaborations avec les Inrocks. En revanche, il n’ya aura pas de rapport avec Pink TV (pas la même équipe) même si elle a le même président [Pascal Hou­zelot]. Alors qu’un rapprochement avait été annoncé entre TVous et Urb TV, finalement, il n’y aura pas de liens réels avec l’équipe de Urb TV qui a rejoint le projet, mais c’est tout. Pas d’engagement dans le choix éditorial; Urb ne changera pas le projet..(*) »…

Quasiment rien sur le modèle économique, si ce n’est que « TVous va sur-traiter ce qui n’est pas traité par les autres chaines…dans cette optique, elle vise un petit équilibre en 2015 avec un coût de grille à peu près comparable au coût de diffusion pour une audience espérée 1.8% et l’objectif de  collecter 35 millions d'euros de recettes publicitaires. » 

A la lecture du « Canard », on comprend mieux comment, les dirigeants comptaient s’y prendre !!!

Enfin et c’est là l’apothéose de cette pantomime médiatique…les défenseurs du projet déclarent en cœur au CSA « Il n’y aura pas d’information… mais d’ajouter immédiatement derrière : « il y pourra toutefois  y avoir de liens avec France 24. »

HALLUCINANT !

La lecture du paragraphe du dernier paragraphe du « Canard » intitulé « Grille sur un plateau » [ci-après], nous montre effectivement toute la pertinence de cet engagement !!!

« A partir de là, des négociations (toujours en cours) ont été entamées pour que France 24 lui vende, « chaque matin, entre deux et trois heures d'émissions d'info », confirme Damien Cuier, ancien argentier de France Télévisions et futur directeur général de TVous. 

Pour France 24, ce partenariat est le moyen de débarquer en loucedé sur la TNT gratuite. Pour la minuscule « chaîne de la diversité »- c'est l'affaire du siècle : les novices Pigasse et  Houzelot mettent ainsi la main sur des programmes matinaux qui tiennent la route, à même de drainer des millions de recettes publicitaires. Finauds, ils viennent d'ailleurs de proposer à France Télévisions Publicité, qui assure déjà la régie de France 24, d'assurer la leur. Et ils exigent que ladite régie s'engage à leur verser un minimum garanti de 5 à 10 millions d'euros de rentrées annuelles pendant les deux premières années !« Ils font effectivement preuve d'une étonnante assurance », ricane un pubard.

Celle que donne la certitude d'avoir les meilleurs témoins pour célébrer le beau mariage entre TVous et France 24? »

4°) Depuis quand le CSA est-il devenu compétent pour entamer une négociation visant à accorder à une chaîne totalement privée, le droit de se fournir et de commercialiser des émissions de l’audiovisuel public !?

« Le 5 juin, lors de la signature de sa convention [avec France 24…soi-disant « toujours en négociations, selon les propos de Damien Cuier au « Canard »], TVous a d'abord obtenu l'accord inédit du CSA pour se fournir en émissions dans l'audiovisuel public. »

D’autant que la chaîne d’information internationale française qui diffuse dans une centaine de   pays à travers le monde, en versions française, anglaise et arabe,  et dont la diffusion estprévue sur le câble et le satellite, ne peut pas diffuser en hertzien sur le territoire national.

Il serait donc étonnant que le CSA contourne ces dispositions de notoriété publique et accorde comme l’écrit « Le Canard », son feu vert au « partenariat entre Tvous et   France 24, véritable moyen de débarquer en loucedé sur la TNT gratuite. » !!!

Qui au CSA a bien pu donner un tel accord ? Prendre de tels engagements ? Bafouer ainsi les règles et décisions prise par l’État actionnaire ?

Particulièrement, lorsqu’on apprend toujours en lisant « Le Canard » que : « Quelques minutes après sa conversation avec David Kessler [qui dit ne pas s’occuper du dossier et déclare "l’avoir dit à Remy Pflimlin, le pédégé de France Télévisions et ses collègues de Matignon et de la Rue de Valois" ] la réponse qu’il a  aussi obtenue du cabinet d'Aurélie Filippetti avec un étonnant rebondissement a la clé, a été "chez la ministre, on indique que la DGMIC Direction générale des médias et des industries culturelles s'est opposée, « il y a déjà un mois », au rapprochement entre TVous et France 24. "

Tout ceci est extrêmement étrange lorsqu’on apprend qu’à peine nommé suite à la démission d’Alain de Pouzilhac de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), Pierre Hanotaux, l'ex directeur de cabinet de Frédéric Mitterrand (prédécesseur d'Aurélie Filippetti) qui avait succédé à Christine Ockrent comme numéro deux le holding publique qui regroupe France 24, RFI et TV5 et assure finalement l'intérim en attendant que la Présidence laissée vacante pour l’heure, a annoncé publiquement  en conférence de rédaction, vendredi 13 juillet dernier, comme l’une de ses premières décisions que : « TVous en partenariat avec   France 24, allait reprendre le signal du matin avec ses 2 ou 3 heures d’antenne pour permettre d’être ainsi présente sur la TNT gratuite….et si ça pouvait rapporter un peu de sous, tant mieux » 

Pierre Hanotaux, n’imaginait tout de même pas à peine nommé Président de l’AEF par intérim, contrecarrer la volonté de la Ministre et de la DGMIC qui " s'étaient  opposées, il y a déjà un mois, à ce rapprochement entre TVous et France 24. "

5°) Cerise sur le gâteau, Pourquoi Diable, David Kessler conseiller audiovisuel de l’Élysée qui ne suit pas l’aventure TVous comme il le dit au  « Canard enchaîné », a-t-il dit à Pflimlin qu’il ne s’occupait pas du dossier ? Pourquoi Pflimlin ? 

A quel titre David Kessler a-t-il éprouvé le besoin de parler à Pflimlin nommé par Nicolas Sarkozy il y a deux ans,  pour lui dire qu’il ne s’occupait pas d’un dossier qui ne le concernant en rien ? 

A moins qu’il n’y ait trois mois de cela, Pflimlin ait donné son feu vert pour que la régie de France Télévisions, s’occupe des recettes publicitaires de TVous reprenant les images de France 24 payées par le contribuable ?!

Selon nos informations, une réunion a eu lieu à la régie avec une dizaines de participants,  autour du concept d'un "PACK"  Tvous/FranceÔ...à en croire les défenseurs de ce concept "commun": "la régie ayant du mal à commercialiser FranceÔ, la cible de clientèle étant quasiment la même pour France Ô à savoir la Diversité et TVous (la cible homos en plus), l'idée de ce pack semble être la bonne... "


Lorsque « Le Canard enchaîné » écrit en citant un spécialiste pub: « Les novices Pigasse et  Houzelot mettent ainsi la main sur des programmes matinaux qui tiennent la route, à même de drainer des millions de recettes publicitaires. Finauds, ils viennent d'ailleurs de proposer à France Télévisions Publicité, qui assure déjà la régie de France 24, d'assurer la leur en exigeant que ladite régie s'engage à leur verser un minimum garanti de 5 à 10 millions d'euros de rentrées annuelles pendant les deux premières années !...», on ne peut que se demander  pourquoi le conseiller audiovisuel du Président de la République à l’Élysée a échangé avec Pflimlin sur un dossier dont il ne s’occupait pas !!!!!

A toutes ces questions et à beaucoup d’autres qui se posent et vont se poser, il va falloir répondre.

Qui a pensé que le montage « TVous/France 24/France Télévisions »  passerait comme une lettre à la poste…et surtout quels étaient les buts poursuivis dans un telle affaire qui tourne autour de l’un des conseillers fraichement nommé à l'Élysée ?




(*) Selon toute probabilité, TVous aurait prévu de s'installer dans la future Cité du cinéma de Luc Besson à Saint Denis. Un accord prévoirait, notamment, que que Yassine Belattar vieille connaissance de animer une émission sur TVous.
(page 43/56 du lien)

Le réalisateur a produit un documentaire de Yacine Belattar sur les émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel. Il a ensuite produit l'émission « On achève bien l'info » présentée par l'animateur sur France 4 en 2009-2010. 

Interrogé, Pascal Houzelot s'est refusé à tout commentaire. Un porte-parole de Urb TV indique "des discussions avancées sont en cours pour nous rallier à TVous et former un partenariat éditorial, mais ces discussions n'ont pas encore aboutit à 'heure qu'il est". Enfin, la porte-parole de Luc Besson, contactée, n'a pas répondu.