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lundi 8 octobre 2012

Procédures fantômes encore et encore à France Télévisions…les salariés pris pour des billes !



Procédures fantômes encore et encore à France Télévisions…les salariés pris pour des billes !

Les duettistes de la casse sociale Patrice Papet/ Murielle Charles aidé de leur fidèle serviteur Frédéric Mautret qui a oublié depuis bien longtemps son mandat de délégué syndical CFTC qu’il occupait à Wolters Kluwer (au côté de son ex patronne d’aujourd’hui), font à nouveau parler d’eux.

Alors que depuis une paire d’années, ces trois là n’ont eu qu’un seul but en tête : éradiquer toute forme de relations sociales à France Télévisions, allant jusqu’à plomber sciemment les négociations sur un nouvel accord collectif couvrant les 11.000 salariés de l’entreprise, les voila qui continuent leur propagande de désinformation quotidienne.

Leur toute dernière concerne « les fiches de poste » des salariés dont une personne au Siège à Paris serait chargée !!!!!

Quelle personne…Qui est-elle….Quelle est sa qualité professionnelle…Interne ou externe à l’entreprise…Quel est son nom…Et puis une personne pour 11.000 salariés, comment fait-elle ????

A toutes ces questions somme toute légitimes, encore plus dans cette période de fin d’année et d’éventuelles mesures individuelles salariales, bien évidemment, pas de réponse…

Une telle personne existe-t-elle au moins ?! Si tel était le cas, il est clair que le Secrétaire du CCE, le Bureau de l’Instance ainsi que ses membres, auraient forcément dû être informés et consultés…ce qui n’est pas le cas.

C’est pourtant ce que les responsables RH ou DRH répondent aux salariés particulièrement en région, qui veulent savoir et comprendre.

Prenons ce salarié lambda travaillant donc dans une des régions de France 3.

Cette personne demande comme c’est son droit, à pouvoir consulter sa fiche de poste quitte à la modifier si besoin est. Le responsable local RH lui indique avoir « croisé la personne qui s’occupe de refaire les fiches de poste à Paris »  et d’ajouter « à partir de maintenant, c’est cette personne qui valide ou non ».

Comme si cela ne suffisait pas, la procédure est même décrite au salarié qui se demande d’ailleurs comment quelqu’un qui est à Paris et devrait donc valider ou pas des fiches de poste, pourrait bien émettre un avis sur des cas en région sans les connaitre.
La voici :
-        « Chaque salarié peut vérifier auprès de son chef de service sa fiche de poste.
-        Le salarié qui estime qu’elle n’est pas conforme à la réalité et souhaite des modifications les lui transmets.
-        Son chef de service répercuterait (normalement) au responsable RH ou DRH ou éventuellement au directeur territorial qui fait (normalement) suivre à la personne en charge des fiches de poste à Paris.
-        C’est cette dernière qui déciderait de valider ou non (sans jamais avoir eu de contact avec le salarié) »

Au final si la fiche la validation par Paris est négative pour le salarié – c’est-à-dire, si la direction estime que le salarié est bien « positionné » – la direction régionale suit…cela dit dans le cas d’une validation positive aussi !

Inutile de chercher à savoir qui est cette personne, elle restera inconnue !!!! Quant à ces soi-disant procédures, il semble bien qu’elles ne soient que fantômes

Et dire que France 3 a pour slogan, « la chaîne de la proximité »…on en est bien loin et niveau social, le moins que l’on puisse dire, c’est  que c’est « moins belle la vie ! »

jeudi 4 octobre 2012

Trois Sénateurs pour une cinquantaine de grévistes cgt / fo ce 2 octobre 2012.

Trois Sénateurs pour recevoir, mardi 2 octobre, une cinquantaine seulement de "protestataires" cgt / fo 

A France Télévisions comme à Radio France, le tandem cgt / fo avait appelé à la grève.

Les observateurs sur place, ont dénombré un peu plus d’une cinquantaine de personnes devant le Sénat… « C’est une forte mobilisation à laquelle il faut s’attendre » avait d’ailleurs claironné Marc Chauvelot, secrétaire général de la cgt, au Figaro.

Ce dernier dénonçait, entre autres, dans les colonnes du journal réputé d’opposition «le manque de stratégie du groupe» tout en rappelant que France Télévisions en était à «son quatrième contrat d'objectifs et de moyens avec l'État depuis 2007» !!!

Il faut quand même ne pas manquer d’air pour aller sortir de tels arguments alors que les avis rendus par la cgt en CCE sous Carolis comme sous Pflimlin leur ont permis de mettre en place ce qu’ils font semblant de dénoncer aujourd’hui, à savoir « ce manque de stratégie » qu’il font mine de découvrir aujourd’hui.

Leurs indéfectibles alliés de fo adoptent la même posture mais eux, ils viennent de se faire prendre la main dans le sac, à écrire dans un courrier secret à Pflimlin lui-même (révélation du blog medias-cgc du 1eroctobre) :
“Comme vous le constatez Monsieur le Président, Force ouvrière partage vos analyses.
C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des salariés de France Télévisions à cesser le travail le 2 octobre prochain.”

La cgt grande promotrice de l’entreprise unique, en rendant avis sur avis en CCE, a accompagné tout le long la direction « Caroliso/Pflimlienne »  avec toute une flopée de textes cosignés avec fo et bâtis à l’évidence en amont avec la direction...Tenter de se positionner, à présent, en "rempart " au chaos qu'ils ont contribué pleinement à installer, il faut oser !!!!! 
Les salariés ne s'y sont d'ailleurs pas trompé. Sur des milliers et des milliers de collaborateurs à France Télé et Radio France, quelques dizaines seulement devant le Sénat, ça veut tout dire.
Quant au binôme cgt/fo qui appelait à la grève, ne cherchez pas des banderoles ou des signes distinctifs fo, il n'y en avait pas; il n'y avait sur place que des drapeaux rouges! 
Alors oui, certains des "contestataires" ont été reçus par 3 sénateurs Pierre Laurent, Marie-Christine Blandin et David Assouline mais c'était pour la forme...rappelons que devant ces deux derniers, Pflimlin était allé le 4 avril déballer son blablabla et charger sur son prédécesseur: "d’avoir laissé l’entreprise totalement désorganisée".












lundi 1 octobre 2012

La grève du 2 octobre à France Télévisions, en soutien à Pflimlin et à son plan social...Dans une lettre secrète lui étant adressée, FO affiche sa connivence et dit partager son analyse!

La grève du 2 octobre à France Télévisions, en soutien à Pflimlin et à son plan social...Dans une lettre secrète lui étant adressée, FO affiche sa connivence et dit partager son analyse! (âmes sensibles s’abstenir)

Au 8ème étage de France Télévisions, la lettre que FO a adressée à Pflimlin et qu’elle comptait bien garder secrète, se passe de mains en mains....A la direction les commandes spéciales de vinaigre ont bondi d’un seul coup...Eh! oui pour attraper les mouches, ils faut bien du vinaigre...et le moins que l’on puisse dire, c’est que FO se retrouve bien attrapée avec ce courrier qui fait la joie de Pfimlin, de ses lieutenants et de son armée mexicaine.

Après de tels agissements, c’est l’ensemble des signataires de cette missive abjecte qui pousse les salariés à la grève pour d’autres revendications que celles annoncées dans le préavis, qui devrait démissionner en bloc de tout mandat visant à représenter le personnel !

Les salariés n’ont pas besoin pour les représenter, de tels zozos qui ne savent visiblement faire qu’une chose: les manipuler.

N.B: Attention, il peut être opportun de se munir de sacs en papier avant la lecture de ce texte pour les personnes les plus fragiles !

Dans ce courrier de 4 pages signé:

-          Françoise Chazaud,
-          Patrice Gonfier,
-          François Ormain,
-          Jean-Michel Seybald,
-          Eric Vial,
-           
que le blog CGC Média vous propose de découvrir en fin de post, on peut notamment lire:

“La stratégie qui va être définie [par Pflimlin donc, ndlr], aura nécessairement des conséquences sur l'emploi. Malgré vos déclarations qui se veulent rassurantes, nous savons bien que derrière "des plans volontaires de départs non contraints" se profile à l'horizon "un plan social" beaucoup plus drastique est beaucoup plus contraignant pour les salariés.

“Comme vous le constatez Monsieur le Président, Force ouvrière partage vos analyses.

C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des salariés de France Télévisions a cesser le travail le 2 octobre prochain.” (sic)

Quelle démonstration de cirage de pompes. FO signataire du préavis de grève aux côtés de la cgt, entraîne donc volontairement les salariés dans une grève en soutien à Pflimlin.

Les salariés que FO pousse à se mettre en grève et donc à perdre une partie de leur salaire, le feraient pour sauver Pflimlin...ils apprécieront !

FO allant même jusqu’à ajouter dans son courrier émétique: “Vous aurez avec vous la mobilisation de l'ensemble des salariés.”

Comme si FO garantissait à son ami Pflimlin que les salariés se mobiliseraient et se mettraient en grève pour le soutenir...lui qui va mettre en place un plan massif de suppression de postes pour en virer une bonne partie !

Il faut le voir pour le croire; voici mot pour mot un autre aperçu de la prose de FO aux relents nauséabonds: Ceux qui font le choix de s'attaquer à France Télévisions sont des ennemis de la Démocratie et de la culture” [avec des majuscules S.V.P.]

Autrement dit, tous ceux qui opsent s'en prendre à Pflimlin seraient donc des "incultes antidémocrates"...Avec de tels niveaux de bassesse atteints, comment faudrait-il, eux, les qualifier ?

C’est soi-disant parce que FO partage la même analyse que celle de Pflimlin pourtant décrite en début de courrier comme “situation générale de l'entreprise extrêmement préoccupante”, qu’elle demande aux salariés de se mobiliser!!!!!

Il faut relire et encore relire ces mots qui résonnent comme autant de coup de poignards que FO assène dans le dos des 11.500 collaborateurs de France Télévisions pour constater avec horreur et effarement, qu’ils sont vrais et ont bien été couchés sur le papier:
“Force ouvrière partage les analyses de Pflimlin et l’invite à le constater dans le courrier qu’il lui adresse.
C'est pourquoi FO appelle l'ensemble des salariés de France Télévisions a cesser le travail le 2 octobre prochain.”

Et comme si les salariés n’étaient pas assez écœurés de cette complicité malsaine, la quasi totalité du texte est à la hauteur de ces deux ou trois lignes, indigne, infecte et répugnante.

Chaque mot, chaque locution, chaque phrase a pout but de dédouaner Pflimlin de ses responsabilités de la façon la plus anachronique qui soit “Monsieur le Président Directeur Général, vous ne devez pas céder!” comme si Pflimlin était le seul rempart à l’odieux Législateur, à ces méchantes Tutelles, à ce Gouvernement “confiscateur” et enfin à “cette presse nationale qui se fait chaque jour un mail plaisir d’égratigner France télévisions en critiquant son fonctionnement et ses programmes”.

Pflimlin ne serait pour FO responsable de rien...et surtout pas de “La situation générale de l'entreprise extrêmement préoccupante” ou encore “L’asphyxie financière et Sociale au bord de laquelle est France Télé”.

Chacun aura compris à la lecture de ces quelques phrases extraites du secret message de soutien adressé à Pflimlin, à quel jeu FO a joué et joue encore: “Il est de votre devoir de capitaine de fixer le cap dans la tempête que nous allons traverser. La situation générale de l'entreprise est extrêmement préoccupante. Nous sommes tous dans le même bateau : patron, salariés, organisations syndicales. Nos efforts convergents vers un même but: défendre la pérennité de France Télévisions et protéger les emplois.....
Force ouvrière reconnaît votre engagement. Nous savons que dans les jours prochains qui vont être déterminants pour l'avenir de France télévisions, vous aurez la lourde responsabilité d'obtenir les financements nécessaires pour la réalisation de nos missions de services publics. Vous aurez avec vous la mobilisation de l'ensemble des salariés.” [quel pitoyable déballage, ndlr]

Enfin, il n’est pas inutile de revenir encore et encore sur les propos les plus révoltants de tous, le plus immondes "ce plan social" beaucoup plus drastique et beaucoup plus contraignant pour les salariés qui se profile à l'horizon et qui malgré vos déclarations se voulant rassurantes, FO dit en partager la même analyse, à savoir qu’il va bien au-delà  "des plans volontaires de départs non contraints" !!!!!!

Un plan social beaucoup plus contraignant pour les salariés au-delà des départs contraintsque FO dit partager en analyse…Quel minable salmigondis.

Une chose est sûre concernant FO, si les paroles s'en vont, les écrits restent  !!!!








Pflimlin doit partir…il sait maintenant que le Gouvernement ne tirera pas un trait sur son catastrophique passage à France Télé.

Pflimlin doit partir…il sait maintenant que le Gouvernement ne tirera pas un trait sur son catastrophique passage à France Télé.
Le 3 juillet 2010, le blog CGC Médias publiait un article quelques jours avant que Nicolas Sarkozy ne nomme Pflimlin sur la situation catastrophique qu’il laissait après quelques 4 ans de foutoir. L’entreprise où il sévissait, Presstalis (ex NMPP) était en quasi faillite.
A l’époque, le Premier Ministre François Fillon pour montrer Pflimlin sous son meilleur jour, avait décidé de mettre le contribuable à contribution avec une recapitalisation in extremis de Presstalis !  « L’État mettait la main à la poche à hauteur de 11 millions d’euros pour sauver de la faillite Presstalis que dirigeait donc Remy Pflimlin depuis juillet 2006 ».
La gestion Pflimlienne de Presstalis avait conduit à un déficit d’exploitation qui devait dépasser, au total, les 100 millions d’euros pour sa dernière année de plein exercice,  
- Une société qui était, en état de dépôt de bilan virtuel ;
- Avec quasiment plus de trésorerie;
- Des fonds négatifs qui s’élevaient pour l’année N-1 à 70 millions d’euros;
- La nomination par le gouvernement d'un inspecteur des finances, Bruno Mettling, chargé de  réaliser une étude sur la viabilité financière de l’entreprise ;
- Et au bout du bout, 11 millions d'euros de l'argent public apportés par "La Direction du Développement des Médias (Service de Matignon)" qui n’avait pas peut-être pas l’intention d’accorder cette somme mais qui respectait ses engagements en la versant;
- en prime un effort des actionnaires pour recapitaliser l'entreprise au bord du gouffre avec "une augmentation de capital proposée, par un apport de chaque éditeur à hauteur de 1% de son volume d'affaires annuel, soit près de 17,5 millions d'euros...somme qui servirait de capital de départ à la nouvelle structure."
C’est cela que Pflimlin dans une interview donnée presque le même jour que ces chiffres, qualifiait de " réussite mondiale...que regardent les professionnels de la presse chinoise " et que le blog CGC Média relatait dans post intitulé « Rémy Pflimlin, les chinois nous l'envient... ».
Aujourd’hui, Presstalis annonce un plan social qui vise la moitié des salariés pour imaginer s’en sortir.
A 2 ans d’intervalle c’est presque la même situation que connait France Télévisions avec Pflimlin.
Seulement cette fois-ci ni Jérôme Cahuzac, ni Jean-Marc Ayrault n’ont décidé de sauver la tête de Pflimlin en tirant un trait sur sa « gestion » invraisemblable de l’entreprise.
Pour le budget 2013, le Gouver­nement s’il épargne Radio France avec 625 millions d'euros de budget, l'Institut National de l'Audiovisuel (92 millions) dont le budget ne baisse que de  0,5 % ou encore Arte  France qui avec 268 millions ne sera amputé que de 0,3 % ni même celui de l'Audiovisuel Extérieur de la France quasi inchangé à 169 millions d'euros, concernant Pflimlin et France Télé l’addition est salée.
Pflimlin a fait assez de dégâts depuis son arrivée. Ce sera finalement une baisse de 3,4 % du budget 2013. Pour arriver à une baisse finale de l'enveloppe de 85 millions d'euros, le Gouvernement devrait va réduire la dotation budgétaire censée compenser, ­depuis 2009, l'arrêt de la publicité après 20 heures et qui était encore de 450 millions d'euros en 2012.
Pflimlin imaginait peut-être qu’en gonflant les chiffres des recettes publicitaires à 425 millions d'euros dans le cadre du COM qu’il a fait signer à l’actionnaire alors que les recettes de pub pour 2012 ne devraient pas dépasser 350/360 millions d'euros (comme nous l’avions écrit), il allait continuer à faire supporter au contribuable ses erreurs manifestes ! A l’évidence, il avait tort.
Même si l'autre source de financement, la redevance augmente « mécaniquement » affirme-t-on en haut lieu du fait de l'indexation sur l'inflation (une hausse d’environ 2 euros qui la placerait à 127 euros, nonobstant une  hausse de 1 à 2 euros supplémentaires qui pourrait être ajoutée par les députés), ce devrait être au total jusqu’à -150 millions d'euros qui manqueraient pour 2013.
Il n’est pas question pour Pflimlin de sauver la face avec « l’inévitable plan social » dont il parle ! Lui qui a procédé, depuis son arrivée, à quelques 800 recrutements souvent de collaborateurs au titre ronflant, en violant non seulement les termes du COM mais surtout en explosant de la manière la plus irresponsable qui soit, toutes les charges de l’entreprise, il doit aujourd’hui en tirer les conséquences.
Et s’il veut des départs, il n’a qu’à commencer par lui-même, ses équipes pléthoriques et son armée mexicaine !!

vendredi 28 septembre 2012

Villamitjana trouvait surement la gamelle pas assez grande pour deux…Réveillon lui nettoie la place et vire la directrice des Programmes de France 2.


Villamitjana trouvait surement la gamelle pas assez grande pour deux…Réveillon lui nettoie la place et vire la directrice des Programmes de France 2.

Réveillon ferait quand même bien de se méfier car les appétits de certains ne s’arrêteront sûrement pas là !!!!

Rappel :
Le 30 septembre 2011, le blog CGC Média écrivait « Selon nos informations internes à France Télévisions, Rémy Pflimlin aurait décidé de remplacer Claude-Yves Robin démis de ses fonctions à la tête de France 2 par Bertrand Mosca directeur délégué aux programmes, chargé de l’innovation, des nouvelles cultures et de la diversité, qui n’avait pas réussi sur France 3 à avoir le poste de Pierre Sled. ».

A peine quelques mois plus tard, le blog GCG Média annonçait en exclusivité le départ du remplaçant « Bertrand Mosca n’aura pas résisté longtemps à la tête de France 2…il ne passera pas le Réveillon ! »


Ces propos faisaient suite à l’article du « Canard enchaîné » du même jour que reprenait le blog CGC avec son « Philippe Vilamitjana versus Rémy Pflimlin sur France Télévisions. »
 
Les indiscrets du « Canard enchaîné » révélaient que Camille Pascal ex Secrétaire Général de France Télévisions et actuel conseiller à l’Elysée pour l’audiovisuel, « militait pour coller dans les pattes de Pflimlin en tant que numéro 2, Philippe Vilamitjana l’actuel directeur des programmes du groupe ».
 
Finalement quelques jours plus tard, Pflimlin allait décider de nommer un tandem « politico-compatible » à la tête de France 2 : Jean Réveillon (donné comme proche de Martine Aubry) flanqué de Philippe Vilamitjana (intime donc de Camille Pascal ex Secrétaire général de France Télé et onseiller de Sarkozy pour l’Audiovisuel)  

Force est de constater que non seulement les choix de Pflimlin depuis les 2 ans qu’il est à France Télé, ne serait-ce que pour parler de France 2 (c’est la même chose sur la France 3) ont donc coûté un fric fou aux contribuables mais se sont révélés les uns derrière les autres, relever  plus de la navigation à vue que de la gestion normale d’une entreprise.

Imaginez, Vilamitjana se voyait déjà presque calife à la place du calife….alors une directrice des Programmes de France 2 avec lui qui, à la direction, est également chargé des programmes, ce n’était plus possible.

Il fallait virer Perrine Fontaine de la direction des Programmes de France 2 qui était pourtant dans le groupe depuis 1997. C’est Réveillon, le troisième directeur de France 2 en 2 ans qui s’y est collé et  a annoncé à cette dernière "qu'il avait décidé de se séparer d'elle".

Son licenciement arrive au lendemain de la mise à l'antenne (par elle-même), d'un magazine culturel Grand Public présentée par Aida Tohuiri…ça fait classe !!!!!!

Perrine Fontaine qui est pourtant l'une des grandes professionnelles du métier, après tant d'années passées à consacrer son temps, son énergie et sa passion au service public et à France Télévisions, allait donc faire les frais de ce que beaucoup qualifient de « soif de pouvoir effrénée » !
Elle qui est à l'origine de "Plus Belle la Vie" le grands succès de France Télévisions tant vanté par Pflimlin et qui a lancé des séries comme "Fais pas ci, fais pas ça", "Famille d'accueil", "Les Petits meurtres d'Agatha Christie" etc....qui sont des marques fortes du groupe encore aujourd'hui, va donc laisser la place !

Elle a également permis au moment où beaucoup parlent "diversité" de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas toujours eue avec des émissions comme  "Aïcha",  "Harkis", "Tropiques Amers", ect... la façon dont elle est dégagéee à présent montre le peu de cas qu'en font certains!

Quelle incohérence totale entre les discours langue de bois de Pflimlin et cette nouvelle mais pitoyable éviction. Finalement Pflimlin s’en fout, il est dans un bateau ivre qui ne sait plus où il va et qu’il est en train d'entrainer dans les bas fonds.

Comment ne pas rétablir et conforter Perrine Fontaine dans ses fonctions de directrice des programmes….n’en déplaise à Vilamitjana ?! 
Combien de temps l’actionnaire va-t-il laisser Pflimlin aux commandes d’un outil formidable qu’il est en train de dévaster surtout au moment où augmente la redevance qu’il était pourtant prévu de ne pas augmenter en ces temps de crise !?

Pflimlin évoque "des niveaux d'investissement hystériques" à France Télé dans le cadre de la création 2011.

 
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Si certains de ceux de ceux qui étaient présent aux côtés de Pflimlin, lors de son audition le 25 septembre dernier à l'Assemblée Nationale devant les députés, n'avaient pas relevé le lapsus de ce dernier pour faire rire dans les diners en ville, celui ci serait presque passé inaperçu.

Mais les rieurs ne se lassant pas de raconter et reraconter ces propos, le blog CGC Média ne résiste pas à vous les faire découvrir.

Comme vous le verrez sur la vidéo Martin Ajdari en rit encore.

Pflimlin dans son audition devant les députés déclare donc:

"Évoquons ensuite la création et le niveau hystérique d'investissements atteint par France Télévisions en 2011" et il ajoute justement à l'adresse des rieurs "ça sera retenu".

Que Pflimlin se rassure, voila qui est fait car faisant déjà la joie des diners en ville, il n'y avait aucune raison pour que cela ne fasse pas également celle du Net!

jeudi 27 septembre 2012

La CGC Média adresse ce 27 septembre une lettre à Madame la Ministre de la Culture et de la Communication concernant la situation de France Télévisions.


Lettre recommandée AR n° 2C 061 228 7044 6
Paris, le 27 septembre 2012

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication,

Voila quelques jours, Rémy Pflimlin donnait la primeur à la Presse de toute une série d’annonces impliquant le Gouvernement donc les Tutelles sur la situation à France Télévisions, concernant notamment:
-        « Les discussions engagées avec le Gouvernement afin de redéfinir les termes de l’équilibre entre missions, obligations de service public et moyens pour les atteindre, tout en confirmant ses missions essentielles » ; (sic)
-        Son projet de « régionalisation » de France 3 avec, entre autres,  le passage à des régions de « plein exercice » (voir par exemple « Les Échos » du10/07/12);
-        La fusion des rédactions ;
-        et surtout « le plan de réduction des effectifs avec une accentuation du nombre de départs de l’entreprise basés sur le volontariat qui n'est pas à exclure » (sic)

Rémy Pflimlin après avoir affirmé que « ces discussions avaient eu lieu tout l’été avec vous-même et/ou vos services » s’agissant des sujets précités, puis d’en démentir une partie en séance du CCE Comité Central d’Entreprise de France Télévisions devant une cinquantaine de membres, suite à votre interview datée du 11 septembre donnée au quotidien « Le Monde », dans un communiqué qu’il a adressé à l’ensemble des salariés, fait porter la responsabilité à l’État de lasituation catastrophique que connait l’entreprise et qui a justifié le vote par les élus d’un droit d’alerte.

Rémy Pflimlin écrit dans son communiqué : « En 2013, les ressources publiques versées à l’entreprise, comme les recettes de publicité, seront ainsi en retrait sensible par rapport à ce que prévoyait le contrat d’objectifs et de moyens.
Le redressement des finances publiques impose à tous des efforts : il est légitime que France Télévisions y contribue dans ce contexte de crise. France Télévisions doit donc se préparer à une amplification des mesures d’ajustement qu’elle a déjà engagées pour s’adapter à cette situation économique. »

A la lecture des propos de Rémy Pflimlin, chacun comprend ainsi qu’il s’agit d’un problème de financement public, d’une décision de l’actionnaire de diminuer les ressources publiques de France Télévisions avec en conséquence une réduction des effectifs avec un plan de départ qui intègrerait le volontariat.

Les déclarations de Rémy Pflimlin qui parle ès qualité en votre nom  mais également au nom de l’Exécutif sont lourds de sens.

Soit l’État est responsable de « cette situation économique » comme le dit et l’écrit Rémy Pflimlin à l’envi et ce qu’il qualifie de « contexte de crise » ne serait que temporaire, soit en réalité les problèmes de France Télévisons sont structurels et beaucoup plus profonds.

Il semble bien que cette deuxième hypothèse prévale, sinon pourquoi les élus du CCE auraient-ils unanimement lancé le principe d’un droit d’alerte ?! La CGC Média a pourtant suffisamment alerté sur les nombreuses dérives constatées à France Télévisions et l’extrême désorganisation qui s’y est installée durablement depuis ces 3 dernières années.

Aujourd’hui l’atmosphère à France Télévisions est à couper au couteau. Les salariés dans leur quasi-totalité subissent un climat anxiogène sans nom que trois rapports d’experts (dont un de la médecine du travail) ont du reste confirmé. L’inquiétude et la souffrance se déclinent au quotidien. Le mal être est généralisé. Les arrêts de travail ont explosé. Les "inaptitudes physiques et psychologiques" se multiplient. La démotivation est son comble, etc…
Les méthodes de gestion du personnel sont totalement abstraites, à cent mille lieues de la réalité où les relations sociales et tout simplement humaines font cruellement défaut.

Les instances de représentation du personnel CHSCT, CE, CCE , DP  sont bafouées en permanence.

Personne ne sait plus qui fait quoi tellement les strates se sont multipliées, les recrutements se sont enchaînés (environ 800 sur 2010/2012) et les « titres ronflants » démultipliés. La désorganisation est partout, à tous les niveaux.

Rémy Pflimlin annonce le chiffre de 550 postes supprimés (mais il a recruté quelques 800 collaborateurs depuis son arrivée) sous couvert soi-disant de « prolonger le plan de départ volontaire actuel qui doit s’arrêter en 2012 [ce qui juridiquement ne tient pas une seule seconde !] voire à aménager les modalités et le périmètre »

Depuis quand Madame la Ministre de la Culture et de la Communication « prolonge-t-on un PSE » conclu pour une période donnée qui de surcroît nécessite un long processus et par dessus tout une autorisation administrative 

Depuis quand, le PSE dont parle Rémy Pflimlin qu’aucune organisation syndicale à France Télévisions n’a validé, verrait-il « ses modalités d’application aménagées et son périmètre modifié » ?

Enfin comment serait-il possible de discriminer les salariés permanents des salariés non permanents – ce que la loi interdit – au nom d’un « plan de départs » voulu et demandé (selon Rémy Pflimlin) par le Gouvernement donc vous-même Madame la Ministre, plus particulièrement en fonction de ce qu’écrit aujourd’hui le Figaro : «Pour éviter de couteuses indemnités de départ, France télévisions se concentrera d’abord sur les emplois non permanents ».

Personne ne peut abandonner ces femmes et ces hommes qui sont la richesse et le moteur de France Télévisions qui aiment leur maison  mais la voient sombrer.

France Télévisions dans ce dramatique état des lieux, se retrouve par de nombreux aspects semblables à « France Télécom » (dont les dirigeants sont mis en examen) et  plus récemment « La Poste » longtemps sa sœur jumelle. France Télévisions est aujourd'hui dans le déni permanent et se contente de tenir des propos lénifiants afin de donner l'illusion que les « choses seraient sur les rails » (il n’en est rien) et que tout un tas de  mesures auraient déjà été mises en place (là aussi il n’en est rien).

Faudra-t-il attendre que le nombre de suicides déjà survenus à France Télévisions (une demi- douzaine) atteigne celui de France Télécom ou dépasse celui de « La Poste »

De très nombreux salariés – trop nombreux serait plus juste – se retrouvent mis sous pression, sans travail, déconsidérés, poussés à la faute quand ce n’est pas vers la porte.
D’autres croulent sous la tâche et ne trouvent plus personne à qui parler de leur condition ! De flopées de CDD historiques voient leur contrats stoppés ou bien voient  leur activité modifiée unilatéralement sans pouvoir dire mot.

Les absences pour maladie et/ou grossesses ne sont quasiment plus remplacées, c’est tout juste si les départs congés le sont (il arrive très souvent que des CDI pour lesquels la direction a pourtant obligation de fournir un poste fixe soient utilisés comme bouche-trous).

Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, personne ne pourra dire "on ne savait pas que c'était à ce point là" ou encore "si on avait su!"…

Au nom de tous ces salariés que nous défendons et représentons qui ne méritent pas un tel sort, nous vous supplions d’arrêter le massacre avant qu’il ne soit trop tard et de sauver l’entreprise en agissant sans délai.

Dans l’attente de vous rencontrer, nous vous prions de croire, Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, en notre considération la meilleure.

mercredi 26 septembre 2012

Pflimlin sans papier !


Pflimlin sans papier !

Ce mercredi, l'édition papier du quotidien « Le Monde » a été bloquée à l'imprimerie du journal par des salariés de Presstalis protestant contre le plan de restructurations des messageries, comme l’a confirmé la direction du journal.

C’est pourquoi, le site du journal vous offre sur internet l’article intitulé « Rémy Pflimlin, un président en sursis pour restructurer France Télévisions »

Presstalis voilà une société que Pflimlin connait bien pour l’avoir laissé en situation de quasi faillite juste avant d’être nommé par Nicolas Sarkozy à France Télévisions.
Si la sortie mercredi de l'édition papier du titre de Presse a été bloquée ce jour, à l'imprimerie du journal par des salariés de Presstalis, c’est parce que ces derniers sont plus qu’inquiets (on le serait à moins) et entendent ainsi protester contre le plan de restructurations des messageries où la moitié des postes devraient être supprimés (quelque 1.200 suppressions d'emplois sur 2.500 salariés dans le cadre du « plan de survie »)

L’histoire étant un éternel recommencement, Pflimlin remet à présent le couvert à France Télévisions…il est même allé, hier, mettre en garde les députés et les alerter sur la situation dont il serait « victime » lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l'Assemblée. " Ma responsabilité est de vous alerter s’agissant de l'équation budgétaire à venir qui risque de mettre  un coup d'arrêt à la marche de l'entreprise telle que je l'ai décrite devant vous"…

Il les a quasiment admonesté sur leur manque de vision à court terme, en les enjoignant presque de voter l’augmentation  de la redevance qui est, selon lui, le seul moyen qu’il "privilégie pour un financement pérenne de la télé publique et dans le cadre de la nouvelle loi sur l'audiovisuel, qui sera votée en 2013 permettant une mise à plat du système, sa modernisation et sa sécurisation".
 
Après avoir taclé les ministres de Tutelle, voila que Pflimlin tacle les parlementaires…Il leur dit carrément ce qu’ils doivent faire pour qu’il puisse, en gros, rester en place. Il aurait dû être ministre de la République cet homme là ou bien en être le Président  !!!!!

Avec Pflimlin, c’est toujours pareil ; pas la moindre surprise. C’est toujours les autres mais jamais lui.
Il n’est responsable de rien…pour un peu, il se ferait plaindre ! 

Pour ne frustrer personne et encore mois Pflimlin qui se retrouve, du coup, sans papier journal à consulter, nous vous laissons donc ci-après prendre connaissance de l’article du Monde (version Net): « Rémy Pflimlin, un président en sursis pour restructurer France Télévisions » écrit par Xavier Ternisien.

"Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions, saura, vendredi 28 septembre, à quelle sauce il va être mangé. Le projet de loi de finances 2013, qui sera dévoilé ce jour-là, fixera le budget alloué à son groupe.

On sait que la baisse devrait être de l'ordre de 2 % pour l'audiovisuel public et de 3 % pour France Télévisions, qui devra assumer les plus gros sacrifices, dans la mesure où elle touche la plus grosse part de la redevance (65 %). Cela se traduirait pour le groupe par une baisse de plus de 100 millions d'euros de ses ressources. Celle-ci viendra s'ajouter à des recettes publicitaires en recul de 50 millions d'euros en 2012 et – au mieux – stables en 2013.

Mardi 25 septembre, M. Pflimlin a mis en garde les députés, lors de son audition par la commission des affaires culturelles de l'Assemblée : "L'équation budgétaire à venir risque de mettre un coup d'arrêt à la marche de l'entreprise telle que je l'ai décrite devant vous, a-t-il souligné. Ma responsabilité est de vous en alerter."

Le président de France Télévisions plaide donc pour une augmentation de la redevance. "Ce que je privilégie, c'est le financement pérenne, et donc la redevance", explique-t-il au Monde. L'idée serait de profiter de la nouvelle loi sur l'audiovisuel, qui sera votée en 2013, pour remettre le système à plat, le moderniser et le sécuriser.

MANDAT EN JEU

M. Pflimlin fait valoir que la redevance est moins élevée en France (125 euros) qu'en Grande-Bretagne et en Allemagne, où elle est respectivement de 175 et de 216 euros. Il suggère que, comme en Allemagne, son montant soit fixé sur une base pluriannuelle par une instance indépendante comme le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), et ensuite confirmé par le Parlement.

Certains députés PS, comme Patrick Bloche, président de la commission des affaires culturelles, sont prêts à étendre la redevance aux résidences secondaires, mais ne souhaitent guère augmenter cet impôt impopulaire, qui touche toutes les classes sociales.
 Le président de France Télévisions se trouve aujourd'hui dans une position inconfortable. Nommé en 2010 par Nicolas Sarkozy, il devrait, en principe, rester à la tête du groupe jusqu'en 2015. Mais il risque fort de devoir remettre son mandat en jeu lorsque la loi modifiera le processus de nomination des présidents de l'audiovisuel public. "L'intérêt de cette entreprise, c'est d'avoir une direction stable", fait valoir M. Pflimlin.

Au gouvernement, on ne cesse de répéter que la durée des mandats des présidents de l'audiovisuel public n'est en rien liée à la future loi sur l'audiovisuel. "On a besoin d'avoir des équipes qui travaillent sereinement", affirme la ministre de la culture, Aurélie Filippetti. Mais officieusement, on ne cache pas que les PDG de l'audiovisuel public devront repasser dès 2013 devant le nouveau CSA issu de la future loi.

PLAN DE DÉPARTS VOLONTAIRES PROLONGÉ

Rémy Pflimlin est donc un président en sursis, dont le péché originel est d'avoir été nommé par Nicolas Sarkozy. Dès lors, la tentation est grande de faire peser sur ses épaules la restructuration du service public et le plan social qui va avec.

Mardi, le PDG de France Télévisions a adressé aux salariés une lettre dans laquelle il récuse les termes de "plan social". "J'ai indiqué aux élus du comité central d'entreprise qu'il n'était pas envisagé de mettre en œuvre des départs contraints", précise-t-il. En revanche, il envisage de "prolonger le plan de départs volontaires actuel qui doit s'arrêter en 2012", voire d'en "aménager les modalités et le périmètre".

Marc Chauvelot, du syndicat SNRT-CGT de France Télévisions, se dit "inquiet par cette expression de "départs non contraints"". "Cela veut dire que la direction va pouvoir choisir qui elle souhaite voir partir. Ce n'est pas un plan de départs volontaires, mais une incitation aux départs." Les syndicats CGT et FO ont déposé un préavis de grève pour le 2 octobre. Plutôt que les 500 départs prévus d'ici à 2015 par l'actuel contrat d'objectifs et de moyens (COM), le chiffre pourrait atteindre le millier, selon eux. [ceux-là même qui ont travaillé 2 ans, main dans la main avec celui sur qui ils font mine de tirer aujourd'hui, après avoir fait de même avec Carolis, ndlr]

LE MOT DE "FUSION" EST DANS TOUTES LES TÊTES

Ce plan de départs relance les inquiétudes des journalistes, après l'annonce par Thierry Thuillier, le directeur de l'information, d'un rapprochement des rédactions nationales de France 2 et France 3 à l'horizon 2015.

Même si le mot de "fusion" n'a pas été prononcé, il est dans toutes les têtes. Plusieurs journalistes dénoncent des "rédactions à plusieurs vitesses". "On constate une BFMisation de France 2 , qui est tout entière tendue vers une course à l'audience avec TF1", déplore un journaliste. A côté de cela, France 3 est considérée comme une rédaction volontiers frondeuse et qui refuse d'entrer dans cette logique.

La tâche sera d'autant plus difficile pour Rémy Pflimlin que les députés ont fait preuve, mardi, d'une certaine schizophrénie : demandant des restructurations à France Télévisions, ils n'ont eu de cesse de réclamer le maintien des rédactions locales et des programmes régionaux de France 3 dans leur circonscription...

Le poids de la manne publique
 
Recettes nettes En 2012, elles s'élèvent à 2,6 milliards d'euros. La redevance représente 2,1 milliards, la subvention étatique 450 millions et la publicité 425 millions. 360 millions de prélèvements et taxes sont déduits.
Dépenses 1milliard d'euros pour l'information, le sport et les programmes régionaux ; 1,1 milliard pour les magazines, jeux, fictions, etc. ; 470 millions pour les autres charges.
Résultat net Les comptes consolidés en 2011 étaient bénéficiaires de 5,9 millions d'euros.
Effectifs Le groupe emploie 10 500 salariés. France 2 emploie 350 journalistes, France 3 plus d'un millier, dont 200 à la rédaction nationale.
Audience La part d'audience de France Télévisions s'élève à 30,6 % en 2012, en augmentation par rapport à 2011. France 2 se situe à 15,2 %.
La manne publique
Recettes nettes En 2012, elles s'élèvent à 2,6 milliards d'euros. La redevance représente 2,1 milliards, la subvention étatique 450 millions et la publicité 425 millions. 360 millions de prélèvements et taxes sont déduits.
Dépenses 1 milliard d'euros pour l'information, le sport et les programmes régionaux ; 1,1 milliard pour les magazines, jeux, fictions, etc. ; 470 millions pour les autres charges.
Résultat net Les comptes consolidés en 2011 étaient bénéficiaires de 5,9 millions d'euros.
Effectifs Le groupe emploie 10 500 salariés. France 2 emploie 350 journalistes, France 3 plus d'un millier, dont 200 à la rédaction nationale.
Audience La part d'audience de France Télévisions s'élève à 30,6 % en 2012, en augmentation par rapport à 2011. France 2 se situe à 15,2 %."