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vendredi 19 octobre 2012

Laurence Barrière, une vraie pro du secteur audiovisuel et une sacrée bonne femme, nommée DRH à l'AEF

Laurence Barrière qui était donc DRH de France 3 depuis octobre 2010 et qui avait à gérer plus de 6.000 salariés (une implication de tous les instants) a donc choisi de quitter le groupe FTV...il est certain que l'ensemble des partenaires sociaux qui ont travaillé avec elle, notamment dans les discussions auxquelles elle a participé portant sur des chapitres du "nouvel accord collectif" [en rade totale]  ne pourront que la regretter.

Laurence Barrière savait, elle, ce que Relations Sociales et respect de ses interlocuteurs voulait dire.
 
La CGC Média lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles fonctions et adresse un message aux salariés de l'AEF : Vous avez de la chance, vous récupérez une vraie pro du secteur et une sacrée bonne femme (c'est si rare aujourd'hui).

Voici  le communiqué:

NOMINATION


 
 
Laurence Barrière est nommée Directrice des Ressources Humaines.

Laurence Barrière est Directrice des Ressources Humaines de France 3 depuis octobre 2010.

Elle a effectué l’ensemble de sa carrière au sein du service public, d’abord à Radio France, puis à France Télévisions.

Elle intègre Radio France en 1991 au poste de Contrôleur de gestion, au sein de la Direction du Personnel, puis est nommée Déléguée à la politique de rémunération et d’emploi en 1998, responsabilité qu’elle assure jusqu’en 2001. De 2002 à 2005, elle occupe les fonctions de Secrétaire Générale-Directrice adjointe à la Direction Générale adjointe au Développement Social et Ressources Humaines.
En 2006, elle devient Directrice déléguée au Dialogue Social.

Elle intègre France Télévisions en 2006 au poste de Directrice-adjointe des Ressources Humaines pour la gestion collective de France 3. En 2009, elle est nommée Responsable des Relations Sociales à la Direction des Ressources Humaines de France Télévisions, fonctions qu’elle a occupées jusqu’en 2010.

Laurence Barrière est diplômée de l’Institut Européen du Management Social et titulaire d’une Maitrise de Sciences Economiques, Option Economie d’Entreprise. 

La date de son arrivée sera précisée ultérieurement.


jeudi 18 octobre 2012

Le Président de la République peut révoquer Pflimlin par décret à n’importe quel moment, notamment pour des fautes impardonnables de gestion !

Le Président de la République peut révoquer Pflimlin par décret à n’importe quel moment, notamment pour des fautes impardonnables de gestion !
  
Dans la version définitive de la loi, le mandat du Président de France Télévisions pourra être révoqué par décret motivé du Président de la république après avis conforme motivé du CSA et après avis consultatif c’est à dire non contraignant des commissions parlementaires.

L’article de «La lettre A » n° 1564 du 19 octobre 2012 intitulé « Le trompe-l’œil social de Pflimlin » qui devrait être la goutte d’eau qui finit de faire déborder le vase, tombe à point nommé !

En effet, alors que le COM  que Pflimlin a fait signer à l’État prévoyait le plus formellement qui soit, une réduction progressive des effectifs avec au moins une  "stabilisation", Pflimlin n’a cessé d’embaucher depuis son arrivée avec un plan recrutement massif.

Voici donc ci-après l’article explosif de «La lettre A »  qui a mis le feu aux poudres que le blog CGC Média ne va pas manquer de commenter et de compléter :
«  Alors que le plan social chez France Télévisions depuis deux ans a conduit à 650 suppressions de postes, la masse salariale du groupe a augmenté.

Conduire un plan de départs volontaires tout en faisant bondir la masse salariale: c'est la curieuse équation tenue ces deux dernières années par le PDG de France Télévisions, Rémy Pflimlin. Selon un document Interne, le pian social mené en 2011 et 2012 aura touché 650 postes à la fin de l'année. Mais dans le même temps, les effectifs de France Télévisions, auront crû de 10.292 à 10.581 équivalents temps plein (ETP). Loin de la "stabilisation" annoncée l’an passe par Martin Ajdari, le DG délégué à la gestion, dans le cadre du contrat d'objectifs et de Moyens (COM) conclu avec l’État.

Le plus étonnant réside dans l’explosion de la masse salariale, passée de 863 à 931 millions d'euros en deux ans. Explication vraisemblable, la direction de France Télévisions a surtout recruté des directeurs, en marge du plan social. II apparait ainsi que le coût salarial moyen (annuel) bondit de 83.800€ à 88.000 €. Au total, le surcoût de la masse salariale de 2010 à 2013 atteindrait 97,2 millions d’euros. Soit à peu près le montant de l’économie réalisée par le groupe sur les coûts  de diffusion liés à la fin de l'analogique. Elle aura donc été vite mangée. »

« Curieuse équation tenue ces deux dernières années par le PDG de France Télévisions, Rémy Pflimlin » écrit  «La lettre A » !!!!
C’est le moins que l’on puisse dire. Alors que sur deux ans [2011-2012] Pflimlin fait partir « volontairement » les salariés en « retraite »  avec «royalement» 9 mois de prime de départ pour ceux d’entre eux qui ont plus de 30 ans de maison, il embauche à tour de bras…et puis pas des bas salaires, la plupart du temps des directeurs : directeur de  ceci, directeur de cela, etc….  

Le bloc CGC Média n’a cessé de dénoncer cette invraisemblable gabegie. Encore il y a peu, le 11 juillet 2012, voila ce que nous publiions « Après 2 années du trio Pflimlin/Ajdari/Papet,  France Télévisions est un champ de ruines...Depuis la nomination de Pflimlin par Nicolas Sarkozy et la mise en place de son équipe, le blog CGC Média a dénoncé, à maintes reprises la situation apocalyptique que vit France Télévisions avec, entre autres, l’explosion des charges due notamment aux quelques 800 recrutements effectués durant ces 2 dernières années. »

Les chiffres que donne  «La Lettre A »  sont malheureusement bien réels.

A l’arrivée de Pflimlin les ETP étaient de 10.300 pour une masse salariale de 848M€. Deux ans plus tard, ils ont fait un bon à quasiment 10.581 et une masse salariale de 931M€…chiffre qui devrait encore augmenter et passer à 10.757 en 2013 pour atteindre une masse salariale de 945 M€. Voyez le tableau ci-dessous.






Ce sera donc un surcoût de quasiment 100M€ que Pflimlin fera supporter à l’entreprise !

Concernant le chiffre de 10.757 E.T.P. qui figure dans ce tableau pour 2013, il ne s’entend que pour France Télévisions entreprise unique. S’agissant du groupe FTV le chiffre ETP qu’il faut avoir en tête c’est  + de 11.000.

Ce n’est pas faute pour Pflimlin et ses lieutenants d’avoir, de surcroît, tout tenté pour essayer de faire descendre un peu ces chiffres incroyables :
-         recours en masse aux intérimaires (ne rentrant pas dans la masse salariale)
-          recours à des prestataires via des boites de prestations (eux aussi ne rentrant pas dans la masse salariale mais venant s’imputer sur les frais généraux qui eux aussi ont explosé)
-         recours plus que discutable à des auto-entrepreneurs (ne rentrant pas non plus dans la masse salariale et que France Télévisions « encourageait »)

Enfin pour être le plus complet possible sur les donnes figurant dans le tableau ci-dessus, il convient de citer exactement Ajdari le financier de France Télévisions qui déclarait au quotidien « Le Monde » le 6/12/11 :
« L'organisation de France Télévisions en entreprise unique sera achevée fin 2012 et le plan de départs volontaires, annoncé en 2009, pourrait toucher 650 postes à sa clôture…plan de départs volontaires à la retraite, annoncé en 2009, a déjà touché 471 postes, a précisé M. Ajdari. Actuellement, France Télévisions compte 10.292 salariés (CDI et CDD). Le plan d'objectifs et de moyens (COM) 2011-2015 signé fin novembre prévoit "une stabilisation" des effectifs. »

Il fallait que ce soit redit.

Il est hors de question que les femmes et les hommes qui travaillent à France télévisions depuis des années et sont le moteur de l’entreprise, fassent les frais de ces FAUTES INACCEPTABLES de PFLIMLIN qui se dit, à présent, contraint de dégraisser !


Pflimlin a failli, lui et ses lieutenants sont pleinement responsables, il faut maintenant en tirer les conséquences.

Il convient de préciser également que cette explosion de la masse salariale était connue de tous, à commencer par les responsables financiers Ajdari, le premier d’entre eux mais également et surtout Kim Pham ex directeur financier sous Carolis qui a fait du rab sous Pflimlin et qui aujourd’hui donne des conseils à la Ministre sur ce qu’il convient de faire !!!!

Dernier exemple en date dans le Satellifax de ce jeudi 18 octobre lorsque Aurélie Filippetti déclare « faire des économies sur les coûts de diffusion avec TDF et le transport satellitaire ».

Tout d’abord il convient de préciser que depuis 2009, TDF n'a plus de monopole de la diffusion télévision.
Que TDF pratique aujourd’hui en libre concurrence avec d’autres diffuseurs tels que ONECAST, TOWERCAST et ITAS-TIM

Que France Télévisions travaille d’ailleurs avec ces 2 derniers …
Que ces contrats dépendent du Code des marchés publics avec appels d’offres et qu’ils sont souvent conclus pour des périodes relativement longues (entre 5 et 10 ans).
Sachant du reste que ITAS-TIM a saisi l'Autorité de la concurrence à l'encontre de TDF
à qui il reproche de mettre en place une politique d'opposition à l'implantation d'infrastructures concurrentes à proximité de ses propres terrains et de lui refuser l'accès à ses terrains pour y installer ses propres structures. Itas Tim reproche notamment à TDF : 


- d’intervenir de manière déloyale auprès des collectivités locales pour les dissuader d'autoriser l'implantation d'infrastructures concurrentes et privilégier une concurrence restreinte par le biais de son offre d'hébergement ; 
- d’utiliser des moyens dilatoires pour ralentir sa mise en service lorsqu'Itas Tim obtient une autorisation d'implantation de sa propre infrastructure concurrente ; 
-   de refuser refuserait à Itas Tim l'accès à ses terrains pour y installer ses propres infrastructures.
et sachant que l'instruction se poursuit !

Et que surtout comme le prouve le tableau ci-dessous les économies de coûts de diffusion liés à l’extinction de l’analogique ont été faites pour de 105M€…dont Pflimlin a bien bénéficié.




Que malgré ces économies qui ne sont donc plus ni à prévoir, ni à faire, Pflimlin a plongé France Télévisions entreprise unique dans un cercle de déficits abyssaux qui représentent pour les contribuables des centaines de millions d’euros.

France Télévisions entreprise unique était en 2011 déficitaire de – 41 M€.

Ce devrait être – 68 M€ en 2012 avec un résultat d’exploitation (*) à presque – 31M€…
Et aux alentours de – 120M€ 2013.


Quant à la trésorerie du groupe qui était encore il y a un an de quelques 200M€, Pflimlin l’a quasiment siphonnée.

S’agissant de la trésorerie de France Télévisions entreprise unique, elle était de – 53M€ en 2011 et pourrait après être passée à  -125 M€ en 2012 atteindre  - 251 M€ en 2013.





Pflimlin et ses lieutenants ont ainsi vidé les caisses de France télévisions…l’Entreprise en est réduite à emprunter jusqu’à se demander si les salariés pourront être payés en temps et en heure !

Et c'est pour ces gens là qu'il avait été un temps question d'étendre la redevance qui augmente déjà de 4€ (aux dernières nouvelles) aux résidences secondaires (cela ne sera pas heureusement) et avec ces gens là et une telle "gestion" que le Gouvernement voudrait signer un nouvel avenant au COM ????

Cet article est à suivre.....




mardi 16 octobre 2012

Redevance télé: pas de double peine !

Interrogé ce matin sur Europe 1, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi que le Gouvernement n'envisageait pas d'étendre aux résidences secondaires la redevance audiovisuelle : "Non, ce n'est pas la position du Gouvernement", a-t-il indiqué à l’antenne.
 
Il ne s’agissait effectivement là que d’un amendement budgétaire d'origine parlementaire que Gilles Carrez président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée, avait jugé "pas acceptable" et illogique car ne voyant pas le paiement de la redevance "à deux endroits". Le chef du Gouvernement a donc tranché.
 

lundi 15 octobre 2012

L’entourloupe de Pflimlin sur Lagardère...dans le plus grand secret (!!!), le trio Ajdari/Guilbart/Vion chargé de transformer France Ô en chaîne Jeunesse du groupe France Télé.


L’entourloupe de Pflimlin sur Lagardère...dans le plus grand secret (!!!), le trio Ajdari/Guilbart/Vion chargé de transformer France Ô en chaîne Jeunesse du groupe France Télé.

Transformer France Ô en chaîne jeunesse du groupe France Télévisions, les ultra-marins apprécieront !... mais attention seulement après que Lagardère aura racheté les 34% de France Télévisions. Oublié donc le projet de 6ème chaîne promue un temps par Pflimlin et soufflée à l’oreille par  Kim Pham l’ex directeur financier de France Télé, également directeur 2 ans sous Carolis et un an sous son successeur de la « désorganisation » issue de la réforme. 

Pflimlin dit répondre à une demande « impérative » de la Tutelle de créer pour France Télé, coûte que coûte, cette chaîne Jeunesse par n’importe quel moyen !! Pourtant, il sait pertinemment que « le cahier des charges de France TV modifié en mars 2010 pour la diffusion nationale de France Ô dispose clairement en son article 1-2 que France TV « contribue à la visibilité des populations et cultures ultramarines sur l’ensemble de ses services notamment par la présence de programmes de fictions et de documentaires relatifs à l’outre-mer ». 

Pour contourner ces obligations, Pflimlin avec son « trio de choc » Ajdari/Guilbart/Vion (respectivement directeur général délégué à la gestion, aux finances et aux moyensdirectrice générale déléguée aux programmes et directrice de France 4…directeur général adjoint en charge des moyens des antennes) est prêt à diviser en deux l’antenne de France Ô : 

- En journée donc, une chaîne jeunesse

- En soirée où les plus jeunes sont couchés, le retour au cahier des charges avec des programmes à destination des diversités « culturelles ultramarines ». 

Pflimlin va sûrement avoir du mal à expliquer en quoi « BOB L’ÉPONGE» constitue une visibilité de la diversité culturelle ultramarine !!!!!

France Télévisions entreprise que Pflimlin a plongé dans une panade financière avec une trésorerie siphonnée des 2/3 (reste 70M€ sur 200M€ un an plus tôt) et une situation déficitaire de plus de 42 M€ en 2011 et qui le sera également sur 2012 et 2013, a besoin de cash. Le but donc pour Pflimlin et son trio de « recompositeurs numériques », vendre au meilleur prix à Lagardère et une fois l’opération faite, balancer  France Ô en concurrence directe…Pflimlin espérait sans doute que cela passerait comme une lettre à la poste ! 

Pour l’heure, cette concurrence qui s’avérerait déloyale sur le secteur jeunesse, est totalement impossible. Il existe une clause très dure et très explicite dans la convention signée entre les deux « partenaires » qui l’interdit justement à France Télévisions...Mais une fois vendu Gulli cette clause saute ! 

Le but est donc de prendre un maximum de pépettes à Lagardère en lui vendant les parts manquantes dans Gulli et tout de suite après, lui faire concurrence avec la nouvelle chaîne Jeunesse relookée de France Télé. Seulement voila avec les tergiversations de Pflimlin, ses annonces souvent contradictoires, Gulli dont la valorisation il y a encore un an tournait entre 120 et 200M€  (environ 4 fois son chiffre d’affaires et qu’il faut diviser en conséquence pour arriver à 34%) vaut beaucoup moins maintenant …même pas les 70 millions d’euros que Bolloré avait dépensé à l’époque en prenant Virgin 17 ! 

Sachant tout cela – et on peut déjà imaginer que Lagardère est forcément au courant – ce ne seront pas 70, ni 60, ni même 50M€ que France Télé pourrait récupérer mais 34% d'une trentaine de millions tout au plus !

Dans le plus grand secret donc (voila qui le sera surement moins à présent), Pflimlin qui annonçait il y a peu encore, vouloir racheter les parts détenues dans « Gulli » par Lagardère (66%), a donc chargé le trio de choc Ajdari/Guilbart/Vion d’organiser la « RECOMPOSITION DU BOUQUET NUMÉRIQUE ».

Ne parlons pas du chômage qui toucherait les ex personnels de RFO travaillant pour France Ô recomposée pour au moins la moitié en chaîne Jeunesse.

En juin 2011, sur le net et dans la Presse, on pouvait lire : « France Télévisions veut acheter Gulli. Problème : Lagardère aussi ... ». Rémy Pflimlin négociait soi-disant avec Lagardère le rachat des 66% que France Télévisions ne détenait pas dans Gulli (avec quel argent ?) alors que Lagardère de son côté affirmait préférer en contrôler les 100% !

Le 8 mars 2012 dans un article intitulé « Rémy Pflimlin adresse un message à Hollande et Lagardère » le blog CGC MédiAs expliquait comment Emmanuelle Guilbart se répandait en coulisses sur l’imminence du rachat dont elle se vantait d’être à la manœuvre et Pflimlin sur l’accord de l’Etat pour l’opération ! Tout ceci n’étai t que pipeau habituel.

En septembre dernier, sur le net et dans la Presse, on pouvait lire cette fois-ci: « Gulli : Lagardère veut racheter les parts de France Télévisions »

Antoine Villeneuve, président de Gulli la chaîne codétenue par le groupe Lagardère à 66 %, annonçait à la mi-septembre que Lagardère voulait racheter la part de France Télévisions qui se monte donc à 34 %. « Nous ne sommes pas vendeurs, au contraire, nous sommes acheteurs de la participation de France Télévisions » ajoutait l’intéressé, en indiquant également que  « Si France Télévisions n’est pas satisfait de ce partenariat et si le groupe souhaite mener un autre projet et quitter Gulli, dans ce cas-là, nous serons acheteurs. »

Pour couronner le tout, Antoine Villeneuve précisait aussi « Nous n’avons pas encore ouvert de négociations avec eux [FTV] »…ce que vient totalement contredire les élucubrations d’Emmanuelle Guilbart au printemps dernier et une nouvelle fois les « annonces » de Pflimlin.

Au train où vont les choses, il y a fort à penser que Lagardère majoritaire aux 2/3 dans Gulli et plutôt content de sa clause de non concurrence, lui qui n’est, en somme, pas demandeur, renvoie en boomerang à Pflimlin et ses troupes l’entourloupe qu’ils préparaient.

vendredi 12 octobre 2012

Pflimlin fait fuir les annonceurs publicitaires…ils se détournent de France Télévisions faute de visibilité sur les programmes.


Pflimlin fait fuir les annonceurs publicitaires…ils se détournent de France Télévisions faute de visibilité sur les programmes.

Ce matin, Villamitjana chargé des programmes toujours sous Réveillon et qui devait surement trouver la gamelle pas assez grande pour deux, a bien été obligé de confirmer deux changements de taille concernant la grille des programmes de France 2 dont il s’occupe après que Perrine Fontaine ait été viré de son poste de directrice des Programmes de France 2 et dont il a pris les fonctions: la suppression des émissions, « Roumanoff et les garçons » et « Volte Face »  qui selon lui n’auraient n'ont « pas réussi à trouver leur public » et afficheraient « des audiences en access prime time non satisfaisantes ». Visiblement, les scores d’audiences de programmes comme Touche pas à mon poste qui cartonne sur la D8 ex Direct 8 ou encore Vous êtes en direct sur NRJ dans cette case horaire, ont parlé !
Dire qu’il y a peu, il expliquait sur Europe 1 que certaines émissions comme la nouvelle émission culturelle présentée par Aida Thouiri "aurait plus de temps que décembre pour s’installer et y parvenir "... Apparemment  Anne Roumanoff et Nagui , ne peuvent pas en dire autant ! Anne Roumanoff dont l'émission d'Anne devait initialement s'arrêter en décembre 2012 part donc avec 2 mois d'avance.


Même punition concernant Nagui et son émission Volte Face, diffusée de 18h50 à 19h40, qui n’a réuni que 1,5 million de téléspectateurs en moyenne. Le seul bémol, c’est que son jeu Volte Face dont plusieurs émissions ont été tournées à l'avance, sera diffusé jusqu'au vendredi 2 novembre. A partir du lundi 5 novembre, c'est  N'oubliez pas les paroles - programmée, déprogrammée, reprogrammée - qui revient toujours avec Nagui.
Derrière ce qui pourrait passer pour une « plantade » de plus, le problème de fond qui pointe le bout de son nez en filigrane, c’est celui de la chute des recettes publicitaires.

Dans un document confidentiel que le blog CGC Média a révélé dans un article intitulé « Les contribuables vont payer, une nouvelle fois, la mauvaise gestion de Pflimlin comme le prouve un document confidentiel France Télé transmis aux Tutelles.» Pflimlin qui avait baladé l’actionnaire en faisant inscrire dans le COM qu’il lui a fait signer jusqu’en 2015 en y faisant inscrire des recettes publicitaires à hauteur de 425M€, ramène déjà ce chiffre à 358,5M€ en 2013.

Philippe Santini l’ex directeur général de la régie publicitaire lourdé par Pflimlin, il y a quelques semaines, dont Martine Martinel disait dans son rapport qu’on ne lui avait pas demandé son avis, doit en faire des bonds de 15 mètres.

Quant à ce nouveau chiffre de « 358,5M€ en 2013 » fixé par Pflimlin et le remplaçant de Santini, gageons qu’il ne sera pas atteints non plus.

La part du  « GRP  » [Initiales de Gross Rating Point : Indicateur de la pression publicitaire d’une campagne….] ne cesse de baisser.

Ainsi et alors que ce dernier trimestre est l’occasion pour les annonceurs d’investir ou non dans de nouvelles campagnes de pub, ayant à l’esprit le nombre de points de GRP à glaner en pénétration par rapport à leur cible (ça fait peut-être un peu charabia mais ça ne l’est pas…autrement dit combien de téléspectateurs et de catégorie de téléspectateurs, ils vont toucher), sont dans le flou le plus total.
Ils n’ont plus aucune visibilité sur les programmes à venir et sont donc bien en peine de savoir, au final, quels publics ils pourront toucher !!!

La plupart vont donc s’abstenir ou négocier des prix au plus bas faisant descendre encore plus les espérances de rentrées publicitaires.

Avec Pflimlin, le GRP devient le « Gros Ratage Publicitaire ».



Les contribuables vont payer, une nouvelle fois, la mauvaise gestion de Pflimlin comme le prouve un document confidentiel France Télé transmis aux Tutelles.


Les contribuables vont payer, une nouvelle fois, la mauvaise gestion de Pflimlin comme le prouve un document confidentiel France Télé transmis aux Tutelles.

Depuis plusieurs semaines maintenant, la distribution des journaux et des magazines nationaux est perturbée par des mouvements de grève chez Presstalis.

Pourquoi ces mouvements de grève, ces arrêts de travail, ces blocages de centres de distribution et de certaines imprimeries chez Presstalis (ex-NMPP) la filière de la distribution des journaux ? Pour s’opposer au plan de réduction des effectifs de Presstalis qui va supprimer 1.250 emplois quasiment la moitié des 2 500 postes du groupe.

Quel rapport avec France Télévisions et les contribuables ? Pflimlin …qui depuis 2010 a été nommé à France Télévisions par Nicolas Sarkozy après avoir laissé, justement, Presstalis qu’il a dirigé de 2006 jusqu’à son arrivée à FTV et qu’il a laissé en situation de quasi faillite.

Dès le 3juillet 2010, le blog CGC Média publiait un post intitulé « L’État met la main à la poche à hauteur de 11 millions d’euros pour sauver de la faillite Presstalis que dirige Remy Pflimlin depuis juillet 2006 » qui débutait ainsi: « Il faut sauver le "soldat Pflimlin"....11 millions des deniers des contribuables et une recapitalisation in extremis! »

A l’époque donc afin d’enjoliver un peu la nomination du sortant Rémy Pflimlin qui murmurait, à l’époque, à qui voulait l’entendre  « avec une telle ‘’ardoise’’ à Presstalis, je ne suis pas présidentiable »,  le Premier Ministre François Fillon et son Gouvernement  décidait de recapitaliser l’entreprise de distribution de Presse en raison de la situation de quasi faillite dans laquelle l’avait entraîné Rémy Pflimlin qui en avait la charge depuis 2006.

L’État allait donc sur un plan pluriannuel et ce en période de crise, injecter des millions des deniers des contribuables (par an et sur plusieurs années donc) pour une recapitalisation in extremis de l’entreprise! Parallèlement, le groupe Lagardère et les actionnaires, allaient faire le pendant, en remettant au pot, eux-aussi des millions d’euros (une trentaine) pour éviter que ne sombre totalement l’entreprise en état de dépôt de bilan virtuel, qui n’avait alors plus de trésorerie dont les fonds négatifs s’élevaient pour 2009 à 70 millions d’euros et qui lançait en prime un plan de départs volontaires visant 15% des effectifs.

BIS REPETITA PLACENT ...Le blog CGC Média dans un article du blog d’avril 2012, intitulé « France Télévisions en voie de Presstalisation ?! », soulignait les similitudes entre la situation chez Presstalis du temps de Pflimlin qui explose socialement aujourd’hui et celle de France Télévisions l’exact copié-collé.

Aujourd’hui, la situation catastrophique de FAILLITE laissée par Rémy Pflimlin dans laquelle se serait trouvée Presstalis (toujours au bord du redressement judiciaire) sans l’intervention de l’Etat et des actionnaires, s’est finalement transportée à France Télévisions.

Faillite morale, faillite d’audiences, faillite organisationnelle et de gouvernance mais surtout situation financière déficitaire pour 2011 avec des comptes pour France Télévisions SA dans le rouge et un résultat d’exploitation déficitaire de 42,3 M€ (plus proche de – 60M€ en réalité !), déficitaire à l’évidence pour 2012 dans des proportions similaires voire pires mais aussi déficitaire pour 2013 pouvant aller jusqu’à -100M€.


De tous ces sujets qui fâchent au plus haut point, Pflimlin et ses lieutenants, évitent soigneusement d’en parler aux Tutelles.

Pflimlin se contente de communiquer sur « la nécessaire participation à France Télé à l’effort de redressement des finances publiques dans la situation de crise actuelle »  et pour ce faire « sur la renégociation du COM qu’il a entrepris avec la Tutelle ».

Mais qui a pourtant signé le COM avec l’État sur la période  2011-2015, c’est bien PFLIMLIN ???

COM qu’il a allègrement violé sur deux chapitres, les prévisions de recettes publicitaires et l’explosion des E.T.P. (Equivalent Temps Plein) avec un niveau d'ETP moyen révélé par le Blog CGC Média en hausse de 193 de 2010 à 2011 (10.925 vs 10.732)  que Martin Ajdari confirmait bien involontairement dans son interview au Monde du 6.12.2011 (France Télévisions : l'entreprise unique en ordre de marche fin 2012), en indiquait que « le plan de départ avait touché 471 postes depuis 2009 ».

Le nombre d'ETP aurait donc du baisser entre 2009 et 2011 de minimum 471 ETP. Or, les ETP ont augmentés de 193, ce qui veut donc dire qu'il y a eu 193+471= 664 recrutements entre 2009 et 2011.

Avant même que l’État n’ait annoncé l’augmentation de la redevance de deux euros supplémentaires comme contribution à l'audiovisuel public (CAP, ex-redevance audiovisuelle), auxquels il faut ajouter de deux euros par l'inflation l'année prochaine donc 4€ au total, la direction de France Télévisions avait déjà acté cette dernière dans un document confidentiel particulièrement édifiant dont le contenu, en gros, correspond à l'Avenant au COM que le Ministère sous l'impulsion de l'équipe Pflimlin /Ajadari pourrait "promouvoir" !!!!!
Ce document le voici :
Tout d’abord, chacun aura noté par rapport au COM dont les prévisions budgétaires pour 2013 avaient été inscrites à 3.012 milliards d'euros,

Que le DIFFÉRENTIEL est de -200M€ puisque les prévisions 2013 "nouvelles" sont de à 2.812 milliards d'euros.

Il est clair, que ces -200M€ ne s'entendent que dans un contexte de maîtrise des dépenses, CE QUI N'EST PAS LE CAS, TOUTES LES CHARGES ONT EXPLOSÉ, il convient de le redire.

Autrement dit, si l'on additionne ces -200M€ au -42M€ de déficit 2012, on atteint quasiment -250M€...

Dès lors, le déficit de France Télévisions ne cesse de se creuser, année après année, depuis 2010 !

Les 4€ d’augmentation de redevance que l’Etat s’apprête à « appliquer » dont l’impact est évident sur le pouvoir d’achat de chaque français et que Pflimlin et ses très proches ont « engrangé » (1ère ligne du document) comme + 5,2% de subsides supplémentaires faisant  passer de  2.088 milliards d'euros le budget 2012 adoptés en C.A. à 2.197 milliards d'euros prévus en 2013, ne peuvent pas servir à effacer d’un coup de baguette magique la catastrophe industrielle dont ils sont responsables !!!!

Quand de surcroit,  le socialiste Patrick Bloche, président de la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée mais également administrateur du CA de France Télé, dépose un amendement déjà approuvé semble-t-il par le groupe PS à l'Assemblée nationale mais qui doit encore passer devant la Commission des Finances en début de semaine prochaine, prévoyant  « L'augmentation de l'assiette de la redevance via les résidences secondaires, sous couvert d’un objectif de justice sociale », il convient de s’interroger.

Il n’y a rien de juste et encore moins de social donc rien qui représente là « un objectif de justice sociale » à faire imposer pour les résidences secondaires, une redevance certes réduite de  moitié par rapport à celle payée pour les résidences principales, qui atteindra 129 euros en France métropolitaine et 83 euros dans les départements d'Outre-mer en 2013 et qui pourrait représenter environ 164 millions d'euros pour l'audiovisuel public en 2013, avec une redevance de 64 euros pour les résidences secondaires en 2013 en métropole et de 41 euros dans les départements d'Outre-mer.
Autrement dit pour un français moyen qui a souvent hérité d’une maison de famille à la mort de ses parents et qu’il a gardé, une redevance de 129 + 64 = 193€ (initialement 125€ soit 54,4% de hausse) en France métropolitaine et 83 + 41 = 124€ dans les départements d'Outre-mer en 2013.

Quand, cerise sur le gâteau, l’ensemble des contribuables découvrira comme Philippe Santini l’ex directeur général de la régie publicitaire lourdé par Pflimlin, il y a quelques semaines, que dans ce document Pflimlin ramène les 425M€ « hypocrites et insincères » dixit Martine Martinel (qu’il a lui-même inscrits au COM) à 358,5M€ en 2013 qui de toute façon ne seront pas atteints, il ya de quoi tomber à la renverse.

Même si l’Etat comme France Télévisions  le présente dans son document, procède à une  baisse de la compensation de l'Etat pour la suppression de la pub (qui devrait être à zéro avec ce que Bruxelles devrait décider) et qui passe de 452 M€ à 256M€,  les contribuables ne sont pas là pour payer la mauvaise gestion de Pflimlin et de ses équipes !

Il n’est pas question de dédouaner Pflimlin et ses équipes, ni avec un fallacieux Avenant de circonstance au COM initialement signé, ni avec une augmentation de la redevance et son extension qui pèseront sur le pouvoir d’achat de tout un chacun, tout simplement pour refaire une énième « virginité » à Pflimlin en piochant dans les poches des contribuables comme du temps de Presstalis.

mercredi 10 octobre 2012

La lucidité sociale de Marie-Christine Saragosse…la CGC Média s’en félicite.



La lucidité sociale de Marie-Christine Saragosse…la CGC Média s’en félicite. 

-        Le 5 octobre 2012, le Président de la République nomme Marie-Christine Saragosse présidente-directrice générale de la société nationale de programme en charge de l’audiovisuel extérieur de la France ; 

-        Le 7 octobre, le décret paraît au JO ; 

-        Le 8 octobre à minuit est la date que la Cour d’Appel  saisie par les 3 appelants CFDT, SNJ, SNPCA-CGC dans le cadre de la dissolution de l’Association des employeurs, notamment RFI qui par fusion a intégré l’AEF et de la remise en cause des textes collectifs, a consacré comme délai de survie de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public; 

-        Le 9 octobre à 0h 00’01’’ l’ensemble des salariés concernés étant donc en droit  de revendiquer sans texte de substitution les avantages individuels acquis depuis l’embauche qui deviennent dès lors partie intégrante du contrat de travail, Marie-Christine Saragosse décide de proroger les textes en vigueur jusqu’en 2013. 

L’AEF qui n’a été champion en matière de dialogue social, ces dernières années de l’ère Pouzilhac, c’est le moins que l’on puisse dire, avec cette décision de Marie-Christine Saragosse qu’il convient de relever, fait là preuve de sagesse, de lucidité et semble vouloir bien vouloir marquer le retour de la discussion loyale et sincère. 

mardi 9 octobre 2012

Papet l’apprenti pyromane promu par Pflimlin n°2 de France Télé, a mis le feu à tout l’Audiovisuel Public et fait tout pour attiser l’incendie.



Papet l’apprenti pyromane promu par Pflimlin n°2 de France Télé, a mis le feu à tout l’Audiovisuel Public et fait tout pour attiser l’incendie.

Lundi 8 octobre 2012, le blog CGC publiait un article très étayé intitulé: « La Convention Collective survivra à Patrice Papet dont l’échec est aujourd’hui manifeste ». Il y était principalement question du délai de survie de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public fixé par la Cour d’Appel à cette date.

Il s’agissait bien pour la Cour d’Appel  saisie par les 3 appelants CFDT, SNJ, SNPCA-CGC, de consacrer dans le cadre de la dissolution de l’Association des employeurs et de la remise en cause des textes collectifs, le délai de survie conventionnel à l’issue du préavis, rien d’autre.

Force est de constater que ce titre était bien plus que prémonitoire. Hier donc, environ 15 minutes avant minuit, Papet s’en est donc presque tenu à  la déclaration qu’il avait adressée aux syndicats  le 6 septembre dernier :
à savoir « Sauf accord de substitution intervenu avant la date du 8 octobre 2012 23h59’59’’, la prorogation par la direction du 

- délai de survie de l’avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes, pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par l’accord collectif pour le personnel journaliste de FTV du 15 septembre 2011 et par les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun », 

- délai de survie de la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles pour les dispositions portant sur les thèmes non visés par les dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA et sur les dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de « socle commun », 

- délai de survie des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI, à l’exception des accords qui ont ou auront cessé de produire leurs effets du fait de la conclusion des accords de substitution d'ores et déjà intervenue à la date du 8 octobre 2012 et des dispositions relatives au temps de travail contenues dans le projet de "socle commun» et des dispositions relatives à la nomenclature des métiers et des emplois PTA, la grille de classifications ainsi que la rémunération des PTA.

Aujourd’hui dans une propagande totalement mensongère (ce qui est presque un pléonasme) intitulée « Avancées significatives et poursuite des négociations sur l'accord collectif », la direction sous l’impulsion forcément de Papet qui n’est autre que le directeur général délégué à la communication interne, écrit aux salariés :

« Signature d'un accord de prorogation portant sur différents thèmes actuellement en cours de négociation.
La direction et les organisations syndicales représentatives de l’entreprise CFDT, FO et SNJ ont souhaité acter le lundi 8 octobre* « l’avancée significative des négociations portant sur le temps de travail, la classification et la rémunération des personnels techniques et administratifs (PTA) » ….

De quelle « avancée significative des négociations » parle Papet relayé par f.o. dans sa communication ????

S’agirait-il là de la même langue de bois qu’il est allé étaler à l’Assemblée Nationale en septembre et de l’enfumage habituel qu’il a réservé aux parlementaires ?

Lisez plutôt le boniment : « Nous sommes engagés dans des négociations importantes en vue d’élaborer les textes qui se substitueront aux anciennes conventions collectives de l’audiovisuel public…
S’agissant des journalistes, un accord a été signé voilà plus d’un an à propos des classifications, des salaires et des principes professionnels; pour les personnels techniques et administratifs, une échéance a été fixée au 8 octobre par décision de justice et nous souhaitons mener à terme des négociations, déjà très avancées, sur ces points essentiels que sont la rémunération, les classifications et les mesures communes relatives au temps de travail – nous avons d’ailleurs conclu une série d’accords partiels. »

MENSONGES BIEN ENTENDU quand il déclare « Le dialogue social est donc très intense », il l’a voulu au ras des pâquerettes voire inexistant à France Télé… MENSONGES ENCORE d’affirmer vouloir « mener à terme des négociations, déjà très avancées » Tu parles !!!! Si elles étaient si avancées pourquoi avoir prorogé ????

Papet n’ayant pas peur du ridicule, d’ajouter alors: « À la demande des syndicats, nous avons accepté de reporter jusqu’à la fin de l’année la discussion sur tout ce qui n’est pas rémunérations et classifications, de manière à parvenir à une harmonisation sur ces deux points, la date d’effet étant fixée au 1er janvier 2013.

Ces nouveaux accords collectifs auront un coût immédiat, du fait de cette harmonisation qui ne peut revenir sur les avantages individuels acquis. Néanmoins, comme ils seront – nous l’espérons en tout cas – plus adaptés à la situation actuelle, ils nous permettront de gagner en efficacité et en qualité, ce qui sera une source potentielle d’économies tout en ouvrant de nouvelles perspectives aux collaborateurs de France Télévisions et aux ex collaborateurs des différentes chaînes. »

Ce n’est pas à la demande des syndicats que les discussions se poursuivent et que les A.I.A. (avantages individuels acquis) dont parle Papet peuvent déjà être revendiqués puisque aucun accord de substitution n’a vu le jour, c’est parce Papet et ses acolytes ne sont parvenus à rien en plus de 2 ans de temps sauf à mettre une pagaille sans nom...La direction est entièrement responsable de ce fiasco!

Le pompon, c’est lorsque la direction conclut « Par la signature d’un accord de prorogation intervenu peu avant minuit, elles ont voulu se donner un temps supplémentaire afin de finaliser si possible avant le 30 octobre et au plus tard le 15 novembre 2012 l’accord sur la classification et la rémunération des PTA.

A défaut d’un accord à cette date, les dispositions sur la classification et la rémunération que la direction envisage d’appliquer de manière unilatérale ont été jointes en annexe à ce texte.

Les signataires ont également décidé de poursuivre jusqu’au 31 décembre 2012 les négociations sur les dispositions du temps de travail (évolutions et finalisation du relevé de conclusions du 15 février 2012* concernant les journalistes et les PTA et annexes relatives aux organisations particulières de travail) ainsi que celles sur les dispositions générales, le droit syndical, la couverture sociale, la discipline, etc.

Les textes en vigueur sur ces thèmes sont donc prorogés jusqu’à fin décembre 2012.3
Autrement dit,  
la convention collective de la communication et de la production audiovisuelles CCCPA, 
l’avenant audiovisuel à la convention collective nationale de travail des journalistes, des accords collectifs d'entreprises et d'établissements en vigueur au sein des sociétés France 2, France 3, France 4, France 5, RFO et FTVI, 
sont intégralement prorogés jusqu’au 31 décembre 2012.

Voila ce qu’a signé Papet pour la énième fois. Une nouvelle propagation pour Papet après plus de 2 ans passés avec ses deux acolytes Murielle Charles et Frédéric Mautret à menacer, mépriser, vilipender les représentants du personnel et les syndicats, piétiner et bafouer allègrement le dialogue social plutôt qu’à essayer de construire, qui cette fois-ci devrait être lourde de sens !!!!

Pourquoi ?  "Proroger" c'est maintenir JURIDIQUEMENT PARLANT une situation après la date à laquelle elle devait cesser ou devait disparaître. Donc la prorogation des textes conventionnels vaut pour l’ensemble de leurs dispositions.

Comme le dit la Jurisprudence constante en la matière, s’il n’est pas possible de dénoncer ou de remettre en cause (valant légalement dénonciation) un texte partiellement, [à titre d’exemple les dispositions de la CCCPA - l’article 2-3  qui dispose : «La Convention ne peut être dénoncée que pour l'intégralité de ses articles, annexes et avenants… »], il en va de même pour la prorogation.

Comme le confirme Papet et la direction dans ses écrits : «Les textes en vigueur sont prorogés jusqu’à fin décembre 2012. »

Les textes conventionnels sont bien prorogés « pour l'intégralité de leurs articles, annexes et avenants » 

Ainsi est prorogé l’article I-2-1 de la convention ainsi rédigé : « La présente convention est conclue pour une durée de trois ans à compter de sa signature. Elle peut faire l'objet d'un renouvellement d'une dénonciation ou d'une demande de révision, dans les conditions ci-après définies :
a) elle peut faire l'objet d'une demande de révision d'un ou plusieurs articles, annexes et avenants émanant de tout signataire ou adhérent;
b) elle ne peut être dénoncée que pour l'intégralité de ses articles, annexes et avenants tels qu'ils existent à la date où la dénonciation est formulée.
La dénonciation ne peut être le fait que de la totalité des signataires et adhérents représentant soit les employeurs, soit les salariés;
c) à défaut de révision ou de dénonciation, la Convention est reconduite pour une durée égale à sa durée initiale.

Depuis le 9 octobre 0h00’01’’ le texte est donc prorogé dans toutes ses dispositions…

Donc « la Convention est reconduite pour une durée égale à sa durée initiale, soit 3 ans »…Comment, en effet, imaginer réduire la durée de vie de la convention qui est de 3 ans, en la limitant à une prorogation jusqu’à fin 2012. Cela n’a pas de sens.

Ce serait un peu comme si le propriétaire ayant établi avec son locataire un bail de 3 ans (3-6-9) décidait à la fin de la première période (de 3 ans), le dernier jour, de lui écrire en lui signifiant que son bail est prorogé jusqu’à la fin d’année en cours !!!

Pas une juridiction ne donnerait raison au propriétaire en considérant cette prorogation de quelques mois comme valable…elle serait nulle d’effet et la décision de justice consacrerait bel et bien la reconduction du bail pour sa durée initiale, soit 3 ans.

La CGC mettra tout en œuvre et saisira toute juridiction compétente pour faire valoir cet état de fait.

Papet va devoir maintenant expliquer à la DGMIC, aux Tutelles, au Gouvernement,  à l’Etat, aux Parlementaires, aux Politiques, aux administrateurs de France Télé et surtout à l’ensemble des salariés, une telle désinvolture (le mot est faible) dans le traitement de ce dossier !!!!!

Lui qui a par ricochet également plombé la négo d’une convention collective des télé privées mort-née, en expliquant qu’il n’avait qu’à attendre qu’elle soit signée et qu’il pourrait y adhérer ensuite en tant que syndication d’employeurs (ce qui coupait court à la poursuite de toute discussion), a fini de montrer là son incompétence en la matière…il a failli à la tâche malgré ses « causeries internes » et ses fallacieux discours.

Ni lui, ni Pflimlin, ni le cercle des fidèles, ne peuvent plus maintenant tenter de gagner du temps en faisant payer aux salariés leurs trop nombreuses erreurs sous prétexte d’un effort national au redressement. Leur devenir et leurs intérêts propres ne sont pas ceux de l'entreprise.

Et si ce délai de 3 ans était mis à profit pour commencer à discuter d'un texte collectif à toutes les sociétés de l'Audiovisuel Public et pourquoi pas de Branche en y incluant le privé...ceci ne faisant absolument pas obstacle aux accords d'entreprise !!