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mardi 25 juin 2013

Bruxelles devrait se prononcer ce 27 juin sur la légalité de la "taxe télécom" dite "taxe Copé" et la ministre de la Culture en propose une nouvelle !



Bruxelles devrait se prononcer ce 27 juin sur la légalité de la "taxe télécom" dite "taxe Copé" et la ministre de la Culture en propose une nouvelle !

Bruxelles devrait se prononcer ce 27 juin sur la "taxe télécom" dite "taxe Copé" décidé par Nicolas Sarkozy pour compenser la suppression de la publicité en soirée sur les chaînes de France Télévisions.

Rappel: Bruxelles avait  envoyé la France devant la Cour de justice européenne au sujet de la taxation des opérateurs à hauteur de 0,9% sur leur chiffre d’affaires, destinée donc à compenser la fin de la publicité après 20h00 sur les chaînes publiques.

Bruxelles considère que «Les taxes levées sur le secteur ne peuvent servir qu’à couvrir les coûts de la régulation du secteur» et que la France n’avait pas le droit d’utiliser cette "taxe télécom" pour financer autre chose que des dépenses dans le domaine des nouvelles technologies.

Gilles Carrez, le président UMP de la commission des finances de l'Assemblée Nationale qui dans une interview donnée ce jour au figaro se dit « inquiet sur l’état des finances publiques de notre Pays drogué à la dépense » est l’un des seuls à s’exprimer sur le fait qu "il n’e soit pas du tout certain que nous perdions face à Bruxelles" [sur ce dossier]

Pourtant le risque est grand pour que la France qui a déjà provisionné sur son budget 1,3 milliard d’euros, soit finalement condamnée à les « sortir » pour rembourser les professionnels du numérique ! 

Qu’à cela ne tienne, avant que Bruxelles qui a du reste à se prononcer sur tout un d’autres systèmes mis en place par la France (Les OPCVM ou les organismes de placement collectif en valeurs mobilières, le précompte mobilier et avec les "plans de campagne" pour quinzaine d'autres contentieux en cours) et qui en incluant une condamnation pour la taxation « télécom » qui pourrait voir la France condamnée à devoir rembourser quelques 9 milliards par Bruxelles, la ministre de la Culture, elle, propose une énième et nouvelle taxe !

Aurélie Filippetti a effectivement annoncé, le 20 juin dernier une taxe sur les smartphones et les appareils connectés fin 2013. Sur BFMTV , elle a notamment indiqué que serait a mise en place à la fin de l'année, une taxe sur les objets connectés à Internet (téléphones, tablettes, ordinateurs).

"Cette contribution" [C’est le mot qu’elle a utilisé en réponse au journaliste] "sera payée une fois, lors de l'achat" a-elle précisé. "Son taux sera très très faible, le plus faible possible. Elle sera indolore pour le consommateur", a-t-elle ajouté !

La ministre a rappelé qu'une redevance est déjà prélevée sur certains de ces appareils pour financer la copie privée, et "les fabricants la répercutent [déjà] sur leur chiffre d'affaires". Mais "il n'est pas normal" que seulement une partie des appareils acquittent aujourd'hui une taxe" a-t-elle enfin estimé.

Question « contribution » autrement dit « taxation », c’est Bruxelles qui devrait encore avoir du pain sur la planche ! Question « pouvoir d’achat », il est clair que les contribuables français vont encore y perdre.

Enfin sur la redevance nouvelle formule basée sur la « consommation » de service public (du déclaratif donc), également annoncée par Aurélie Filippetti, il semble aujourd’hui qu’elle fasse marche arrière…un groupe de travail parlementaire serait chargé de réfléchir à l'évolution des recettes du service public et de la redevance !!!!! Tout un programme.

De moins en moins libre à Canal + syndicalement parlant.



De moins en moins libre à Canal +   syndicalement parlant.

C’est probablement une grande première non seulement à Canal + mais probablement dans une grande entreprise française.

Imaginez Vivendi qui détient une participation de 80% dans Canal +, agir de la sorte…ce serait un véritable tollé. Il n’est pas sûr d’ailleurs que l’immixtion de Sophie Guieysse dans les prérogatives du Comité d’Entreprise (alors qu’elle n’en est pas le Président, faut-il le redire) soit bien du goût de l’actionnaire !!!!

Sophie Guieysse la DRH  de Canal + en prenant part au vote pour l’élection non seulement du Secrétaire du Comité d’Entreprise mais également de tout le Bureau., déroge à toutes les règles.

Ce n’est même pas le chef d’entreprise qui a voté comme l’impose le Code du travail donc la loi, NON, c’est bien la DRH ne pouvant présenter un quelconque document justifiant une telle « qualité à agir » et malgré qui malgré la demande d’un élu cgt en ce sens qui a décidé de faire élire aux postes du bureau, les élus de la liste du syndicat maison « + LIBRES ».

Y avait-il péril en la demeure? Un dysfonctionnement majeur ? Une impasse empêchant le bon fonctionnement de cette instance ? Non, simplement une volonté, une envie de peser sur le choix des responsables élus qui auront à administrer le Comité d’Entreprise ces trois prochaines années.

Mais en agissant ainsi et en faisant élire un bureau « monocolore », il faut admettre que la direction de CANAL+ rompt le devoir de neutralité indispensable que toute entreprise se doit de respecter pour permettre un dialogue social ouvert, équilibré et constructif.

Le législateur a certes prévu que le président du Comité d’entreprise qui est le pédégé, puisse exceptionnellement prendre part à l’élection du Secrétaire de l'instance mais ce n’est ni la règle, ni l’usage, ni l’esprit des textes.

Que nous dit « Le Cohen » à ce sujet, au chapitre « Désignation » :
« Le Secrétaire désigné par le comité d'entreprise est choisi en ses membres titulaires » (article R. 23 25-1 du Code du travail)

La première réunion après l'élection des membres du comité doit logiquement commencer par l'élection du Secrétaire du Comité. Pratiquement, la première tâche du Président consiste à faire procéder à ce vote

Le mot « désigné » est impropre. La Cour de Cassation a précisé la désignation de Secrétaire constitue l'élection interne. Il faut donc lui appliquer les règles de la majorité, exposé plus haut, relative à ce type d'élection second degré au sein du Comité.

Le Secrétaire est un membre titulaire choisi parmi ses pères. Car le comité désigne ici la délégation du personnel, plus exactement les seuls membres élus titulaires. Ce sont eux qui procèdent à cette élection interne qui constitue en fait une élection au second degré. Les suppléants et les représentants syndicaux ne votent  pas.

Nous avons exposé plus haut chapitre premier les interdictions de vote faite au Président et avons montré que la lettre du texte ne prévoit pas que l'employeur, président du Comité, puisse participer au vote pour l'élection du secrétaire. L'esprit du texte l'interdit, bien que la Cour de Cassation continue à l’admettre…. »
L'esprit du texte l'interdit.....le pouvoir du Président d’un Comité d'Entreprise est déjà exorbitant sans qu’il lui soit nécessaire d'en prendre "le contrôle politique". Même si le Secrétaire établit conjointement avec le chef d’entreprise, c’est à ce dernier qu’il revient de le convoquer les élus et de faire appliquer les décisions de l’Instance... l'employeur reste l'employeur y compris face aux élus d'un Comité d'Entreprise.

En agissant ainsi, la Direction de CANAL+ retire de facto au C.E. son autonomie de gestion et de gouvernance tout en perturbant son fonctionnement. Sophie Guieysse la DRH de Canal + en prenant position comme elle le fait, en faveur d’un syndicat, avec une telle ingérence, fragilise la légitimité des élus ainsi désignés.

Il s’agit ici d’une situation grave, inédite et lourde de sens pour la démocratie sociale dans l’une des grandes entreprises du PAF.

En agissant ainsi, la Direction de CANAL+ et sa DRH Sophie Guieysse, refuse de laisser la démocratie sociale fonctionner normalement. Si le Code du travail dispose que le Président du C.E. éventuellement dans le cas notamment du blocage de l’Instance, puisse voter pour l’élection du Secrétaire, il ne prévoit rien de plus.

Hors à CANAL+, l’instance issue de la dernière élection de juin fonctionne normalement, aucun blocage administratif ou juridique ne justifiait un tel interventionnisme intervention de la Direction pour la désignation de ses responsables.

Perte de neutralité, légitimité fragilisée, pourquoi donc prendre un tel risque alors que s’ouvre une nouvelle période troublée qui nécessite de rassembler l’ensemble des acteurs sociaux autour de la refondation d’un modèle économique bousculé et d'un environnement social qui se dégrade ?

Multiplication des départs, licenciements, ruptures conventionnelles, démissions, mutations à Canal +,  l’iceberg social dérive vers toujours plus d’autocratie. C’est très dommageable.

La CGC devrait n’a pas l’intention de laisser les choses en l’état et saisit ce jour son conseil.


jeudi 20 juin 2013

Patino et Razon réhabilitent du vieux pour faire croire à du neuf ! France Télévisions ne fait plus de télé mais prône « l’utilisation immersive de tablettes » !



Patino et  Razon réhabilitent du vieux pour faire croire à du neuf ! France Télévisions ne fait plus de télé mais prône « l’utilisation immersive de tablettes » !

Hier, Boris Razon qui vise la place de directeur des programmes de France 4 (encore occupé pour l’heure par une femme et qui, si elle devait être remplacée, serait la deuxième après Emmanuelle Guilbart à dégager), a annoncé le lancement de « Culture Box » en tenant des propos que le téléspectateur lambda ne comprendra probablement pas.

Quel lancement ?!!! C’est le 22 octobre 2008 qu’a té lancé « Culture Box » sur France Télévisions…ni Patino, ni Razon n’ont donc inventé et encore moins lancé quoi que ce soit.
Pour le prouver, il suffit de lire un des articles de l’époque (22/10/08 donc) : « France 3 a lancé lundi une initiative absolument fabuleuse dans une relative indifférence : Culturebox, un site qui recycle les reportages et émissions culturelles de la chaîne. Une mine de contenus - pour donner une idée de leur richesse, quelque 120 sujets relatifs à la culture sont tournés chaque semaine par les rédactions nationale ou régionales de France 3.
Comme dans un vaste marché aux puces, on se balade sur le site où coexistent sans hiérarchie un extrait de Armida de Haydn à l'opéra de Tours et l'intervention de Rohff et Camille dans l'émission de Frédéric Taddéi Ce soir ou jamais, l'expo sur les années 80 au Magazin de Grenoble et celle autour de Richard Kern à Poitiers - tout ceci accompagné de petites notices pratiques et explicatives.
On peut également s'orienter sur le site par catégories (Danse, Cinéma, Théâtre, Expositions etc), ou par régions à l'aide d'une carte de France.
Intelligente façon de recycler ses abondants contenus, ce site est aussi un cadeau de France 3 offert aux curieux, et accessoirement une preuve de la nécessité absolue de conserver un service public de l'audiovisuel.»
Voila pour la paternité….cela devait être dit.

Cela suffit que certains reprennent à leur compte des concepts qu’ils n’ont ni crée, ni inventé mais dont ils se prévalent  comme le soi-disant lancement du Pluzz annoncé par Pflimlin et Chapellon , le 2 mai 2012, sur la page du site France Télévisions, par un article intitulé « France Télévisions lance son service de vidéo à la demande : pluzzVàD » alors que c’est Souloumiac (viré en juillet 2010 par Chapellon à son arrivée) sous Carolis qui en était à l’origine.

Boris Razon,  transfuge du site lemonde.fr, venue dans les valises de Patino et promu à France Télévisions comme « responsable des nouvelles écritures Web et du transmédia », est donc allé sur France Info ce mercredi gloser sur le soi-disant lancement de « Culture Box » en indiquant entre autres [attention, branchez vite votre décodeur] « Ce qu'on propose, c’est une expérience qui est multiplateformes, c’est-à-dire qu’elle se déploie aussi bien télévision connectée, là où on pourra apprécier forcément sur grand écran et dans de bonnes conditions dans un cadre exceptionnel, plus sur tablette de manière immersive ou sur un écran d’ordinateur. »

Il a également ajouté « Culture Box, au fond c’est deux choses : la première un traitement de l'actualité culturelle en continu, c'est-à-dire un flux d'actualités en continu par une rédaction dédiée d’une grosse dizaine de personnes. Ça c'est la première chose.

La deuxième, c'est une programmation de spectacles vivants qui reprend tous les spectacles vivants proposés sur les antennes de France Télévisions, c’est-à-dire de 250 à 300 en spectacle vivant dans  l'année, plus entre 50 et 100 spectacles vivants qui vont être programmées pour des communautés spécifiques qui sont en particuliers, les amateurs de baroque, le théâtre contemporain, la danse, les musiques métisses. »

Il faut le faire ! Et voila comment avec du vieux on tente de faire du neuf...

Il se dit même en coulisses que Patino qui a rencontré, il y a peu, Olivier Schrameck, le Président du CSA en compagnie de Pflimlin et Thierry Thuillier, a souhaiter lui présenter “France Télévisions 2025” (non, il ne s’agit pas d’une erreur, c’est bien 2025 et non 2015!) où le téléspectateur du futur naviguerait justement dans le « multiplateformes » et le « tous supports » (web, web mobile, tablette et TV connectée) de façon immersive….

Olivier Schrameck n’en serait pas revenu !!!!!!!!

Après francetv.info (dédié à l'information), francetv.sport (dédié au sport),  et francetv.éducation (dédié à devinez quoi !) francetv éducation, revoici « Culture Box » érigé comme le 4ème pilier de l'édifice numérique du couple Patino/Pflimlin….Remarquez comme ça, à France Télévisions on ne parle pas programmation, émissions, antenne et encore moins audience !!!!!

France Télévisions maitrise plutôt bien le principe « Culture boxien » du "recyclage d’émissions culturelles des chaînes " supprimées soi dit en passant, les unes derrière les autres ....pour ce qui est programmes télé, c’est autre histoire !

Bruno Patino, Yann Chapellon, Boris Razon et « le champignon magique » sur France 4 !!!


Le trio « numérico-multimédiatico-conceptuel » Bruno Patino, Yann Chapellon, Boris Razon a rendu une visite à la régie pub de France Télévisions pour une présentation du projet (« non chiffré » d’ailleurs) du relookage de France 4 en chaîne Jeunesse.

Les responsables de France 4, les financiers de France Télévisions Ajdari et Lacroix étaient-ils au courant de cette démarche ????? 

Toujours est-il que le « projet » de repositionnement de France 4 en chaîne Jeunesse (une volonté de la Tutelle soi-disant) présenté donc par le fameux trio fait beaucoup parler. 

Tout tournerait, selon les documents dont Boris Razon revendique « la nouvelle écriture » autour d’un concept de « fil conducteur » encore appelé « fil rouge » et dénommé « champignon magique »  basé sur le principe d’une émission en direct (bonjour le coût) avec plusieurs plages tout au long de la journée ‘début d’après-midi, « after school » [non vous ne rêvez pas], « acces prime-time » voire 2ème partie de soirée !!!!

La « formule» devrait faire perdre plus de 10M€ de recettes publicitaires à France Télé sur les 12/13 M€ que France 4 rapporte aujourd’hui au groupe [France 4 ne pourrait plus compter que sur 1 ou 2 millions de recettes pub].

De surcroit et à coup sûr, Arnaud Lagardère qui détient 66% des parts de Gulli poursuivra certainement en Justice France Télévisions qui possède les autres 34% à qui la clause de non concurrence interdit de se positionner sur le même « créneau ».
 
Alice et son « champignon magique » du pays des merveilles fait bien pâle figure à côté !!!!!

mercredi 19 juin 2013

Renaud Van Ruymbeke instruira la plainte visant France Télé pour laquelle le SNPCA-CGC s'est constitué partie civile.

Renaud Van Ruymbeke instruira la plainte visant France Télé pour laquelle le SNPCA-CGC s'est constitué partie civile.

"Monsieur le juge", ça ferait un beau titre de série, conclut "Le Canard enchaîné" dans son  article concernant celui de l'Express du 15 juin dernier confirmé par le blog CGC Média le même jour.

Voici l'article du Canard:


 


vendredi 14 juin 2013

Renaud van Ruymbeke désigné pour enquêter sur France Télévisions suite à la plainte de la CGC...

Le blog CGC Média confirme l'information que vient de donner Renaud Revel dans l'Express c'est bien le juge Van Ruymbeke qui est désigné pour enquêter sur France Télévisions suite à la plainte au Pénal  que le SNPCA-CGC a déposée début juillet 2011 pour favoritisme et prise illégale d'intérêt , complicité et recel à l'encontre de tout responsable de France Télévisions (LLA nº1506) mais aussi de toute société extérieure concernée que l'instruction mettra en lumière.

C'est dans un premier article du blog CGC Média intitulé "Après le scandale des millions accordés aux animateurs/producteurs à France Télé, voici le scandale des millions payés à des intervenants extérieurs." paru à quelques jours de la demi-page du "Canard enchaîné"  (ci-dessous), que tout un chacun a pu apprendre que la CGC  avait saisi la Justice et entendait bien aller au bout de sa démarche.
 
Chacun a encore en mémoire l'article du Canard enchaîné du 1er juin 2011: "les millions d’euros des deniers publics dépensés dans des « conseils fumeux" (dixit).
 
Comme le dit l’article qui avait fait l’effet d’une bombe à France Télévisions: « De jolis cas d’école, à l’heure où le gouvernement se fait un devoir de sévir contre les conflits d’intérêts » ...plus d'actualité que jamais.
Ces « cas d’école » devraient donc être pour le juge d’Instruction Arnaud Van Ruymbeke désigné dans le cadre de la plainte, l’occasion de constater les manquements, la violation des diverses obligations notamment celles pour les entreprises publiques de lancer des appels d’offres selon l’ordonnance et le décret 2005-1742 qui garantit dans son strict respect : la bonne utilisation des deniers publics.
 
Et puis  il y a également eu ensuite la demi-page du « Canard enchaîné » que la CGC avait alors  immédiatement transmise Parquet  toujours dans le cadre de cette plainte.
L’entreprise qui aujourd’hui dans une procédure d’alerte votée par l’instance de représentation des salariés mais également dans  une situation de faillite sociale et une désorganisation sans nom, va donc devoir ouvrir ses portes au Juge Van Ruymbeke dans le cadre de cette affaire à tiroirs sur fond de conflits d’intérêts.
Voici donc l’article le l’Express "
 
" Suite à une plainte du syndicat CGC des médias, le juge va être amené à se pencher, notamment, sur des contrats de conseil passés avec l'ancien PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis. 
 
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Suite à une plainte déposée en juillet 2011 auprès du procureur de la République par la fédération CGC des médias, et consécutivement à de premières enquêtes policières effectuées en 2012, le doyen du pôle financier a transmis le 29 mai dernier au juge Renaud van Ruymbeke, un dossier concernant d'éventuelles opérations à la limite de l'irrégularité à France Télévisions.  
En vérité, cette procédure résulte de contrats de conseils passés, notamment, entre l'actuelle direction de France Télévisions et l'ancien PDG de ce groupe, Patrick de Carolis. Ce dernier pourrait se voir soupçonné de "conflits d'intérêts", en raison de contrats de conseil passés avec son successeur, Rémy Pflimlin, incompatibles avec son statut de producteur sur France 3. L'enquête qui ne fait que démarrer devrait déboucher sur de prochaines convocations devant le juge van Ruymbeke qui prend l'affaire en mains." 

Découvrez le Communiqué de "France Télés Diversités" qui dénonce "l'arbre qui cache le vide"

Découvrez le Communiqué de  "France Télés Diversités" qui dénonce "l'arbre qui cache le vide" à France Télévisions lancé dans une course éffreinée au Label Diversité qu'elle n'a toujours pas obtenu et n'est visiblement pas près d'obtenir.

"La direction de France Télévisions est en ordre de bataille pour obtenir coûte que coûte le Label Diversité.

Depuis plusieurs jours nous sommes submergés de communiqués sur toutes les actions, soit disant, menées en faveur de la diversité par France Télévisions. Cette opération de communication d'envergure est déployée quelques semaines avant l'audit de l'AFNOR en vue de l’obtention du Label Diversité, tant « espéré ».

Malheureusement, les actes ne sont pas à la hauteur des communiqués. Notre association, une fois encore, alerte, preuves à l'appui, sur le peu d'implication des dirigeants pour faire concrètement avancer l'égalité homme/femme, la couleur à l'antenne et dans les équipes de direction, la situation du handicap dans notre entreprise.

Pour justifier son action France Télévisions nous détaille son sondage sur la cohésion sociale dans l'entreprise. Chacun sait que pour qu’un sondage soit efficient, il doit répondre à des règles strictes en matière d’échantillonnage et de représentativité. Dans celui-ci rien de tel. Ce n’est pas tant une question de nombre et de pourcentage mais de profil des répondants. Aucune des règles basiques scientifiques et sociologiques n’est respectée dans ce pseudo sondage. On voudrait nous faire croire qu'il s'agit là du sentiment de la majorité des salariés. De plus, on sait bien qu’en matière de lutte contre les discriminations, l’avis de la majorité, même s’il avait été obtenu correctement, ne reflète rien d’autre que le sentiment de la majorité.. Ce n’est pas parce que celle-ci ne voit pas le problème qu'il n’existe pas… Bref, c’est la pertinence même de l’exercice que nous remettons en cause.

Malgré la diffusion de Aïcha, « l'arbre qui cache le vide », on nous vend l'amélioration des profils issus de la diversité dans les programmes et l’information. C'est faux. Il est juste nécessaire de regarder la télévision pour s'en rendre compte.

Dans le secteur de l'information, l'absence de diversité est toujours de mise, notamment dans les éditions de France 3, comme le souligne le dernier rapport du CSA et ce malgré le très utile répertoire des consultants mis en place par Marie-Josée Allie . En revanche, si des efforts ont été réalisés dans les journaux télévisés de France 2, , il n’en va pas de même dans la plupart des émissions politiques. Sous la pression associative et militante, les magasines" Mots croisés" et "C dans l'air" (France 5) qui invitaient majoritairement des hommes blancs csp+, ont, enfin, entr’ouvert leurs portes à la gent féminine. A quand pour les personnalités issues de la diversité ?

En ce qui concerne, les animateurs et les présentateurs, on est dans le mensonge. Le 21 juin 2011 une pleine page du quotidien Le Parisien nous annonçait l’arrivée prochaine de nouveaux animateurs. Deux ans après, la plupart d'entre eux ont disparu des écrans, où se retrouvent sur la chaîne France Ô que le groupe semble considérer comme la chaîne du "recasage" de la diversité.

Aucun progrès, aucune nouveauté, aucun courage devrions nous dire, de la part des directeurs des programmes qui n'ont toujours pas compris l'importance de l'image dans notre société et cela, contrairement à ce que dit ou écrit notre président dans ses déclarations. Cette dichotomie entre le discours et la méthode continue de nous laisser perplexes quant à la volonté globale de changer véritablement le système.

Sur le traitement des problèmes de discriminations, l'entreprise n'assume pas son rôle puisqu'elle a délégué à des structures extérieures le traitement de ses dossiers. Nous sommes noyés sous les numéros verts : Si vous vous sentez mal au travail taper 1, si vous êtes discriminés taper 2, si vous souffrez d un handicap taper 3. Une externalisation peu efficace, peu responsable et pas digne d'une grande entreprise publique. Les salariés sont d'ailleurs très méfiants à l'égard de ces sociétés rémunérées par France Télévisions.

Sur l'équité hommes /femmes, l'entreprise se satisfait d'une progression de 2% en 3 ans à la tête de la direction élargie, alors même que la tête de la présidence (le quatuor gagnant) ne fait apparaitre aucune femme et pas une seule personne issue de la diversité : "On est si bien entre amis des mêmes milieux". A France 3 national, aucune rédactrice en chef aux responsabilités. Au service des sports, mouton noir de la diversité dans l'entreprise, le directeur se permet d'ignorer la diversité ouvertement, sans aucune réaction du président. (Voir notre précédent communiqué).

Certes, nos managers ont fait un bel effort en participant aux stages de sensibilisation à la diversité. Il faut juste être informé que la présence à ce stage participe à l'obtention de 10% de la part variable annuelle dans leur salaire. Ils ont donc un intérêt financier à le suivre. Les retours que nous avons sur le comportement des managers participant sont inquiétants. Le peu de volonté dont ils font part pour adhérer à cette dynamique est patent.

Même si nous ne remettons pas en cause les formateurs, nous jugeons que ces stages ne sont pas assez ancrés dans la réalité. Après avoir suivi cette formation, certains managers n'ont toujours pas compris qu'ils devaient adopter de nouveaux comportements, plus civiques, plus responsables, face aux personnes issues de toutes les diversités. Le respect n'est pas un vain mot.

En ce qui concerne l'association, les plaintes qui nous remontent laissent entrevoir de réelles lacunes. Effectivement, ces managers ne sont jamais sanctionnés pour des comportements abusifs et irrespectueux.

La création d'un pseudo comité diversité. Une nouvelle structure succède à celle créée par Monsieur Hervé Bourges, qui n'avait eu de cesse en toute indépendance et de façon remarquable, de signifier à la présidence et à l'ensemble des directeurs les manquements dans le domaine de la diversité.

Le directeur des ressources humaines du groupe a pris la décision, unilatéralement, de diriger la nouvelle structure de la diversité. En devenant ainsi juge et parti, sans avoir à rendre de comptes à qui que ce soit, il met en péril sa crédibilité et la légitimité de sa représentativité. Nous dénonçons avec vigueur cette erreur de stratégie.

De plus, nous insistons sur la création d'un poste de médiateur confié à une personnalité indépendante et à la création d'un comité paritaire pour juger des situations bloquées et de la mise en place d'outils précis.

La communication, qu'elle soit interne ou externe, nous abreuve de communiqués, et pourtant peu d'entre eux reflètent la réalité de l'entreprise.

Le bouquet final est énorme, nous vous en faisons juges. La direction nous a interdit l'accès à Internet en fermant notre adresse électronique. Plus grave encore, le bureau qui nous était alloué par l’ex-secrétaire général a été vidé de la totalité de ses armoires et documents confidentiels, les serrures changées sans que nous en soyons informés.

A ce jour, nous ne savons toujours pas où sont nos dossiers. ! Un acte insensé qui reflète, si il fallait encore le souligner, le comportement arbitraire de la direction de notre entreprise. Les membres les plus actifs de France télévisions Diversités subissent, depuis sa création, une forme de harcèlement quasi permanent. Sans tomber dans un discours victimaire, nous tenions à vous informer de la situation et, nous assurer de votre soutien.

Dans une période où les tensions sociales se multiplient et où les différences sont stigmatisées à tous les échelons de la société, la télévision publique a une mission capitale d'exemplarité et de lisibilité. Devant cette situation, et malgré la prise de conscience et les efforts réalisés à certains niveaux, l’association ne peut approuver l’obtention du Label Diversité pour France Télévisions, tant que les instances dirigeantes et les managers ne font pas la démonstration d’une véritable politique volontariste et efficace.







France Télés Diversités

"L’association France Télés Diversités,
Composée de personnels de France Télévisions,
Souhaite promouvoir les diversités et combattre
Les discriminations dans l’audiovisuel public. "

jeudi 13 juin 2013

François Hollande souhaite-t-il un scénario à la grecque pour la télé publique?


Au moment ou Renaud Revel publie sur le site de "l'Express.fr", un article intitulé: "France Télévisions à la sauce grecque" où il écrit notamment: 

"Notre télévision publique se meurt et tout le monde s’en contrefiche : l’imaginant éternelle, parce que génétiquement arrimée à la République et financée par une redevance devenue un impôt insolite aux yeux de bons nombre de contribuables, les politiques feignent de s’intéresser à la question : de piètres architectes face à un mécano sur lequel ils n’ont jamais vraiment voulu se pencher....

En vérité, il y a le feu. Mais il n’est pas un pompier, -d’Aurélie Filippetti, aux cabinets de François Hollande et Jean-Marc Ayrault, où l’on bricole sans la moindre réflexion d’ensemble sur le sujet- pour éteindre l’incendie.... 

Les beaux discours ne tiennent plus et le maintien en l’état d’un audiovisuel public auquel les français ne s’identifient pas, ne se justifie plus....Car quelle entreprise privée résisterait aujourd’hui à une telle dégradation de son activité ? Aucune. Quel patron tiendrait-il à son poste, quand les déficits s’accumulent et que les bilans témoignent d’un lent effondrement ? Aucun. Quel actionnaire privée tolérerait une telle dérive, sans exiger une remise à plat ?  

Le blog CGC Média vous propose in extenso (à part une seule remarque rédactionnelle) l'article de TéléObs "Monsieur Pflimlin, nous sommes nombreux à souhaiter votre départ..." (ci-dessous)

Créé  par  Philippe Vecchi et m

"Quand bien même on n'adhérerait pas à tous ses choix d'invités musicaux, l'arrêt brutal de Taratata nous met hors de nous. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase d'attentes violemment contrariées par un service public télévisuel en déroute. Attention, on ne parle pas en vrac de l'info ou des magazines. Il reste d'évidence de bons programmes, mais l'on voudrait stigmatiser ce qui s'apparente crescendo à une entreprise de laminage de France 2 (entre autres « grilles » publiques). Une politique engagée par celui qui « tient la taule » d'une main de fer, à savoir le directeur général de France Télévisions, Rémy Pflimlin, en télé-colonel d'obédience UMP branche François Fillon.

M. Pflimlin, nous sommes nombreux à souhaiter votre départ courant septembre 2014. [bien avant d'ailleurs...chaque jour qui passe est un jour de trop qui plonge l'entreprise dans un état de catastrophe industrielle sans précédent, ndlr] Alors, dites-nous, y avait-il urgence à liquider « Taratata », l'une des très rares « marques » fortes connues à l'étranger d'un service public qui en manque terriblement ? Le plus incroyable, c'est qu'en décembre 2011, Frédéric Mitterrand, alors ministre de la Culture, décorait Nagui de la médaille de chevalier des Arts et des Lettres, et ce uniquement pour « Taratata », parlant d'« émission de référence » porteuse d'une « nouvelle écriture télévisuelle » et appelant Rémy Pflimlin à en assurer la pérennité. Et le plus dingue, c'est que le président Sarkozy, téléphage pragmatique, n'aurait jamais laissé commettre une telle erreur d'aiguillage...

Pour mémoire, M. Pflimlin, après avoir laissé « Taratata » programmé au-delà de minuit (horaire impossible), vous en avez soudain réduit le budget de 30 %. Ensuite, vous avez fait mettre un terme à l'existence de l'émission de Nagui (qui devrait d'ailleurs se battre pour la faire exister ailleurs), avant de lancer un appel d'offres, histoire de trouver le show musical qui la remplacera. Inutile de vous dire que, s'il s'avère que la « nouveauté » en question correspond à la livraison clés en main de ce créneau culturellement crucial à une unique maison de disques (au hasard, la surpuissante Universal qui serait planquée derrière une société de production faussement « indépendante »), nous le ferons très vite savoir. Mesurez, enfin, au lieu de la mépriser, l'ampleur de la pétition spontanée de soutien à « Taratata », 120 000 signataires en trois jours seulement - parmi lesquels des stars mondiales et françaises de la musique, jusqu'à Michel Polnareff proprement révolté.

Pour conclure, laissons la parole à l'ex-directeur des programmes de Canal+ Alain de Greef : « A Antenne 2, dans les années 1980, Pierre Desgraupes pensait que c'était essentiel de garder «les Enfants du rock», même si nous ne faisions qu'entre 1 et 3 % de part de marché, alors qu'il n'y avait que trois chaînes ! Cela n'a pas empêché la Deux d'être en tête des audiences ces années-là, pour la seule et unique fois de son histoire ! [...] Et aujourd'hui, «Taratata», c'est à peu près tout ce qui restait en dehors de Drucker et Sébastien, qui n'ont pas dû mettre un pied dans un concert depuis Gilbert Bécaud. » Lamentable.