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vendredi 7 mars 2014

France Télévisions ampute illégalement d’un tiers la rémunération des CDD.

C’est un invraisemblable foutoir qui règne à France Télévisons depuis la mise en place de l’accord d’entreprise qualifié « d’historique » par Papet le DGA/DRH de l’entreprise.

Concernant les salariés P.T.A. (Personnels Techniques et Administratifs) hors Journalistes donc, ce ne sont pas moins de 4.000 contestations enregistrées dues au positionnement salarial issu des transpositions….

Pour un même emploi, des classifications aléatoires qui peuvent s’étaler sur 2, 3 voire 4 groupes de qualifications….des différences inexplicables entre le Siège et les Régions.

Des baisses de rémunération unilatérales totalement illégales (comme le réaffirment en permanence  les nombreux arrêts de la Cour de Cassation), des primes ou des forfaits qui sont amputés sans raison, sous prétexte de nouvelles dispositions  conventionnelles alors même qu’une majorité d’entre elles sont toujours en discussion !

Le pompon c’est le traitement inadmissible des CDD qui, déjà dans une situation de précarité extrême, se retrouvent dans une mouise sans nom.
 

Il convient de rappeler ici les principes légaux en vigueur :

1°) Pas de discrimination salariale possible entre CDI et CDD au sein d’une même catégorie professionnelle.

2°) Pas de baisse de rémunération unilatérale de l’employeur sans l’accord du salarié.

3°) A travail égal, salaire égal.

4°)  Paiement du travail fourni au plus tard le 6 du mois suivant.

Concernent ce dernier principe, il est quasiment habituel que les CDD  soient payés 2 mois plus tard et encore, pas de la totalité de ce qui leur est dû.

France Télé qui ne l’entend pas de cette oreille, a décidé de passer outre ces règles immuables que réaffirme pourtant sans équivoque le Code du travail.

L’entreprise ose même expliquer aux CDD que certaines primes ou forfaits ayant été intégrés dans le nouveau calcul de rémunération global annuel des CDI, leur paiement n’est dès lors plus permis. On croit rêver….C’est se foutre du monde.

Exemple hallucinants pour les CDD qui étaient par exemple au forfait journalier de 10 heures pour des tournages.

En 2013, le salarié en question touche un salaire journalier de X (pour son forfait dans le cadre d’une journée normale de travail)….il sera payé pour ses vacation de décembre 2013, en février 2014 (imaginez son banquier et ses factures qui s’entassent) !

En 2014, le même salarié pour la même journée normale de travail, n’est plus payé que 0,66X…son salaire est unilatéralement amputé d’un tiers par France Télévisions qui lui répond lorsqu’il demande pourquoi « c’est comme ça, il n’y a plus de primes, elles sont incuses dans le salaire » !!!!!!

Mais le CDI pour qui les primes sont intégrées, lui, il continue bien d’avoir un salaire  de X…il n’est pas payé 66% de X mais 100% de X. 

Le summum, c’est lorsque ces mêmes collaborateurs sont amenés à travailler pour des « magazines » et dépasser l’amplitude maximale de 12h pour une journée de travail….lorsqu’ils dépassent ces douze heures – ce qui arrive plus fréquemment qu’on ne le croit – ils ne sont de toute façon pas payés au motif qu’ils ne doivent pas dépasser !!!! Elle est bonne, non ?!

Pourquoi ce traitement discriminatoire et interdit puisque illégal à l’adresse du CDD déjà particulièrement vulnérable ?

Résultat de l’opération et preuve à l’appui :

-  Problème au niveau des fiches de paie…les heures effectuées ne sont pas payées comme elles devraient l’être, donc baisse de salaire.
-   Aberrations au niveau des attestations Assedic…
- Déclarations erronées du fait de France Télévisions  pour leur indemnisation chômage pour les périodes non travaillées. (exemple 35 heures sur 7 jours alors que le salarié travaille comme en 2013 dans les mêmes conditions)
 
Conséquence immédiate de ces déclarations « bidon », les Assedic bloquent les dossiers donc le paiement des indemnités journalières….
 
 
 

 La spirale est donc amorcée, retard dans le paiement des salaires comme dans celui des indemnités au regard des aberrations précitées qui entraînent une position très inconfortable pour le salarié qui, pourtant dans son bon droit se retrouve souvent de facto  sans paie, sans Assedic  et doit réclamer pour obtenir ce qui lui est dû…lorsqu’il arrive à tomber sur le bon interlocuteur !

Ce que le blog CGC Média décrit ici se reproduit à l’identique sur des centaines de CDD désarmés à qui l’on répond « si vous n’êtres pas content…. »

Enfin que ces précaires se rassurent, les Pflimlin, Papet, Ajdari, Patino et consort, eux leur salaire, ils le touchent recta en fin de mois et il tombe toujours juste.

Le SNPCA-CFE-CGC entend saisir l’Inspection du Travail pour qu’elle mette un terme à ces pratiques d’un autre âge, irrespectueuses et discriminantes qui ne devraient plus avoir cours a fortiori dans une entreprise d’Etat !  

jeudi 6 mars 2014

Après le fiasco de l'émission de Sophia ARAM, Laurent Y RAME itou sur l'access de France 2 mais pour plus cher!

Vilamitjana remplacé à la direction des programmes de France 2 par Thierry Thuillier le directeur chargé de l'information sur France Télé et l'échec de "Jusqu'ici tout va bien" l'émission de  Sophia Aram serait vite oublié!
 
Oubliés les 6,9% d'audience des débuts de JITVB....Thierry Thuiller allait booster l'audience du JT de Pujadas qui en avait bien besoin avec une formule style académie des 9, à vous couper le souffle en access prime time:  "L’émission pour tous" proposée et animée  Laurent Ruquier et sa bande de joyeux lurons....On allait voir ce qu'on allait voir!!!!
 
Après un départ laborieux et des audiences en berne qui flirtaient juste avant l'intermède des Jeux Olympiques avec celles qu'avait connues Sohia Aram, EPTS ["L’émission pour tous"]  continue de dégringoler.
 
L'émission qui est à présent en direct et dont le coût/jour est estimé à 2 fois celui de Sophia Aram qui se situait entre 70.000€ et 90.000€ est-il besoin de le rappeler, ne rassemble pas.
 
La dernière semaine de février, du 24 au 28, "L’émission pour tous" ne réunissait plus que 5,8% d'audience loin derrière TF1 à la même heure.
 
Mercredi 5 mars, Laurent Ruquier entouré pour l'occasion de  Stéphane Bak, Gyselle Soares, Yann Moix, Christine Bravo, Titoff, Florian Gazan, Isabelle Motrot et Charles Consigny était encore en dessous avec seulement 5.6% du public (906.000 téléspectateurs) présent devant son poste entre 18h29 et 19h26 pour un thème politique majeur  « Préfériez-vous voir DSK plutôt que François Hollande à l’Élysée ? »


France 2  même si le 2ème volet de l'émisssion "L’émission pour tous, la suite» est un tantinet plus suivi (1,29 million de personnes pour 6.4% de part d’audience),  sera devancée par Canal+ et son "Grand journal " qui totalise 7% d'audience!

Thierry Thuiller va-t-il subir le même sort que Vilamitjana face à ce nouvel échec?

Quant à Bruno Patino le "programmateur en chef" du groupe public qui chapeaute l'ensemble des responsables de programmes des chaînes et assume leurs choix, il est  pour l'heure bien silencieux!  
 
 
 
 

mardi 4 mars 2014

La carte de presse, à France Télé...rien ne presse!

A J-28 de la date d'expiration des cartes de presse 2013, les journalistes des rédactions de France Télévisions se demandent, une fois de plus (cf 2012 !) où sont passées leur carte de Presse pour l'année 2014…
Le manque de trésorerie à France Télévisions serait-il à ce point flagrant que l'entreprise qu'elle n'ait pas payée sa quote-part (50 %) à la Commission de la Carte de Presse ?
France Télé ferait-elle des économies sur le dos d'une partie de son personnel ....Une fois de plus ?
Quant aux journalistes, du "premier groupe audiovisuel public" comme se plait à le répéter Pflimlin, ils ont de plus en plus de mal à sortir et présenter leur carte professionnelle à l'entrée des salons, manifestations et autres conférences de presse avec sur leur carte de l'année n-1 donc un millésime estampillé… 2013 !!!!!
Plus de deux mois de retard…une preuve qu'à France Télévisions, à part le départ de l'équipe en place comme l'a récemment demandé Jean-Pierre Elkabbach, rien ne presse!

lundi 3 mars 2014

France Télévisions: 5 ans après l’entreprise commune issue de la commission Copé, le foutoir n’a cessé de s’amplifier et la direction qui met la charrue avant les boeufs, ose encore accuser les élus!

France Télévisions: 5 ans après l’entreprise commune issue de la commission Copé, le foutoir n’a cessé de s’amplifier et la direction qui met la charrue avant les boeufs, ose encore accuser les élus!

Vendredi dernier, la direction avait convoqué les élus du CE Siège pour parler de l’établissement de Malokoff et uniquement !?!..  “Ah bon ? Pourquoi ?”... se sont interrogés unanimement l’ensemble des élus dudit CE ! 

Réponse de la direction (Attention accrochez-vous, ça va décoiffer !) : "Le logiciel mis en œuvre par la direction du groupe pour gérer les paies des salariés [de l’établissement de Malokof donc, ndlr] est paramètré de telle manière qu'il est impossible de revenir sur les paies établies mois par mois !?!”... Ouah! Que c'est beau la technique et la modernité se complètent ainsi !!!!!
 
La question qui reste en supens au regard du résultat est: combien tout cela a coûté ??
 
La direction de France Télévisions qui chante sur tous les toits – particulièrement aux Tutelles -  que  son accord d’entreprise est la plus “"ormidable de tous" (plus de 4.000 constestations de salariés refusant leur nouveau positionnement) veut mettre la charrue avant les bœufs s'agissant de la mise en œuvre du forfait jour.
 
Pour cela, elle a décidé de faire porter le chapeau aux élus du Comité d’Entreprise du Siège de FTV....ces empêcheurs de tourner en rond ! Bien tenté... Mais c’est loupé ! les élus n’ont pas été dûpes !!!!

Explications:
 
Les élus du CE-Siège de France Télé ont donc été surpris de voir inscrit à l’ordre du jour de la dernière séance (28 février dernier) un point concernant la mise en oeuvre du forfait-jour (temps de travail !) avant la fin des négociations et le passage d’un éventuel  accord devant les instances.
 
La direction qui avait vendu à ses hauts cadres, un passage au forfait jour au 1er janvier 2014 (avec plus 3% d'augmentation pour ceux qui choisissent de passer au forfait jour) avait ainsi décidé d’avancer, sans attendre la fin des négociations. Résultat, les paies ne peuvent pas être établies pour l'heure en prenant compte ce forfait jour.
 
Conséquence, les fiches de paie vont devoir être corrigées (cette fois-ci manuellement !) si tant est que l'accord soit signé et validé par les instances !?!.... Pas avant avril-mai,  oit avec 3 à 4 mois de retard au moins sur le calendrier et de surcroît, 3 à 4 feuilles de paie à refaire manuellement pour chaque salarié concerné !... Rien que cela !!!
 
Et qui va trinquer ?!?...Les  administratifs dont chacun comprend aisément le désarroi et la colère qui devront subir à nouveau les incohérences de cette direction!!!!
 
Comble de l'ironie, la direction ne craint pas de renvoyer la responsabilité de ce méga foutoir sur les élus des instances et les Organisations syndicales qui n’ont pas voulu (les méchants) valider le projet de la direction avant l’aboutissement de la procédure!!!!
Ben voyons...C’est si simple de se défausser sur les autres et de faire du "bashing d'élus"  plutôt que d’assumer ses propres responsabilités !!!

Il faut quand même oser!

Cette affaire est d'autant plus scandaleuse qu'une fois de plus la direction a également oublié de dire que cet accord prévoyant d'augmenter les salaires de ceux qui optent pour le forfait jour... devait s’appliquer dès le premier janvier 2013.
 
Non seulement la direction voudrait faire porter le chapeau aux élus de ne pas aller plus vite que la musique mais en plus concernant le forfait jour, elle trouverait le moyen de faire des économies encore et encore sur le dos des salariés !!!!
 
Si les élus refusent d’aller plus vite que la musique, c'est la chanson de la direction, ils la conniassient par coeur et ne sont pas décidés à suivre la partition qui leur est imposée!

Oui, les élus du CE-Siège n’ont pas souhaité se prononcer sur ce point, vendredi dernier mais il l’ont fait dans le respect de la loi, eux!
 
L'établissement Malakoff n'est pas une identité à part de France Télévisions...Il fait partie intégrante du siège FTV et à ce compte là, le forfait jour doit être abordé pour l’ensemble des établissements du Siège : le Siège, Issy-les-Moulineaux, EOS, Vaise et Malakoff !...

C’est comme ça et ce n’est pas autrement, n'en déplaise à Pflimlin et son équipe !!!!

Pflimlin ose reprendre à son compte le slogan de Sandrine Roustan la seule femme aux commandes virée manu militari.

Surréaliste ! Incroyable ! Hallucinant !...les qualificatifs manquent, tant la démarche a de quoi couper le souffle.

Dans un invraisemblable communiqué adressé aux média, Pflimlin annonce « mettre à l’honneur les femmes et mobiliser pour l’occasion toutes les chaines du service public » !!!!

Il faut quand même oser et cela juste avant la réunion du 17 mars prochain où France Télévisions repasse devant la commission pour l’obtention du « Label diversité » qu’il n’a toujours pas mais dont il a récemment expliqué qu’il allait avoir !!!

« Oser », le verbe est juste….Oser reprendre le slogan  « En avant toutes ! » -  titre de l'opération antenne que Sandrine Roustan a elle-même trouvé – dont elle est avec Emmanuelle Guilbart à l’origine depuis 2013....

Pflimlin se met donc opportunément à faire la promo de ladite opération "en avant toutes", à l'occasion de la semaine des femmes qui se déroulera à partir de ce lundi 3 mars avec en « clôture » (le 11 mars) le colloque « En avant toutes ! » au siège de France Télé.

A la lecture du texte, il est fort probable qu’elles aient eu une montée d’urticaire les deux dernières femmes aux commandes à avoir été licenciées.

Pflimlin d’écrire sans sourciller « Le combat des femmes pour le respect de leurs droits se mène depuis des siècles. Dans notre pays, pourtant réputé si développé, les chiffres parlent d’eux mêmes : inégalités salariales et d’accès aux responsabilités sont encore particulièrement fortes. Pire, en ce 21ème siècle, les violences criminelles faites aux femmes sont quotidiennes et considérables par leur nombre.

L’audiovisuel public ne peut rester immobile face à cette situation. Il doit engager sa responsabilité, en tant qu’entreprise, et en tant que média.

France Télévisions a donc pris l’année dernière de nouveaux engagements pour assurer une bien meilleure égalité de droits professionnels aux collaboratrices du service public… » Ben voyons !

D’ailleurs, ni Sandrine Roustan, ni Emmanuelle Guilbart  toutes les deux virées comme avant elles Perrine Fontaine, ne sont plus là pour en parler.

Satellifax dans un de ses derniers articles mettait, du reste, en parallèle le sort de « Sandrine Roustan qui a occupé le poste de directrice des programmes de France 4 de juin 2012 à octobre dernier, sera licenciée de France Télévisions à compter du 13 mars (confirmé vendredi par France Télé dans un autre communiqué) »  sans avoir rien à se reprocher [à tel point que c’est sa grille de programmes qui a été présentée à la Presse]  et celui de Vilamitjana qui suite à l’échec retentissant de l’émission de l'échec d'Aram en accès prime time sur France 2 a certes perdu son poste pour être remplacé par Thierry Thuiller mais est toujours là et sur le point de retrouver une point de chute !!!

Sans commentaire. Il est assez édifiant de constater qu’à France télé, selon que vous soyez un homme ou une femme, le traitement n’est pas le même.

Alors oui, elle a bien raison de faire entendre plus que jamais sa voix Sandrine Roustan.

Elle vient de signer comme 150 journalistes de renom, le manifeste « Prenons la Une » . Elle fait partie de ce collectif, né à l'automne 2013 à l'initiative de Claire Alet d'Alternatives économiques, destiné à peser sur le secteur des médias

Nul doute que les Ministères concernés, le CSA et toute autre instance de décisions, auront à cœur de recevoir les représentants de ce collectif et d’apporter les réponses qui s’imposent.

« Le Point » fait le point sur "les casseroles de Bygmalion".

Ce 28 février, Marion Coquet signait un article dans « Le Point » récapitulant  «les casseroles de Bygmalion ».
Avant de vous laisser découvrir l’article en question, rappelons le blog CGC Média rappelle qu’une information judiciaire, confiée au juge Renaud Van Ruymbeke, est en cours concernant les délits de "favoritisme et prise illégale d'intérêts" ainsi que le non respect des règles de passation de marchés publics en vigueur.

Voici l’article :  
« La société de communication et son cofondateur Bastien Millot, intime de Jean-François Copé, ont déjà eu maille à partir avec la justice.

Ce n'est pas la première fois qu'un parfum de scandale entoure Bygmalion. Le Point, dans son édition du 27 février, révèle que la société, fondée en 2008 par deux proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alves, aurait empoché au moins 8 millions d'euros pendant la campagne de Nicolas Sarkozy via l'une de ses filiales. Mais l'agence de communication a connu plusieurs autres avis de tempête.

Beauvais
 
Bastien Millot connaît ses premiers ennuis au début des années 2000. Le jeune Picard, collaborateur de Jean-François Copé à Meaux, devient en 2001 premier adjoint à la mairie de Beauvais que la RPR Caroline Cayeux vient de remporter. Trois ans plus tard, patatras. En octobre 2004, le tribunal correctionnel de la ville le condamne pour détournement de fonds publics dans l'affaire dite du "chauffeur" : il aurait signé à un chauffeur municipal près de 1 500 heures fictives, payées par les contribuables. Bastien Millot fait appel, jure être prêt à aller "jusqu'au bout" pour prouver son innocence. Coup de théâtre le 12 janvier 2005, le jour même où l'affaire revient devant la cour d'appel d'Amiens : l'ancien adjoint se désiste et renonce à l'appel. Preuve que sa région natale n'est pas rancunière : c'est à Bygmalion - la société qu'il a créée en octobre 2008 avec Guy Alves, un autre proche de Copé - qu'a été confié en 2012 le projet de télévision Wéo Picardie.

France Télévisions
 
En 2005, Bastien Millot, fraîchement débarqué de la mairie de Beauvais, devient directeur général délégué de France Télévisions, chargé de la stratégie, de l'innovation et de la communication. En novembre 2008, il se met en congé sabbatique pour un an - congé renouvelé l'année suivante pour création d'entreprise.

Or, selon Le Canard enchaîné du 24 avril 2013, le jeune dirigeant signe le jour même de son départ, le 31 octobre 2008, pour près de 144.000 euros de contrats avec France Télévisions au bénéfice de Bygmalion, créée trois jours plus tôt. Les missions se multiplient. Somme totale, selon le Canard : 1,2 million en quatre ans. Le journal évoque, parmi d'autres prestations, une "étude consacrée à l'image de France Télévisions", facturée plus de 43.000 euros, ou, en janvier 2009, le "discours des vœux aux salariés" de Patrick de Carolis, alors président du groupe, pour 7 000 euros.

Une information judiciaire, confiée au juge Renaud Van Ruymbeke, est ouverte en juin 2013 sur des soupçons de "favoritisme et prise illégale d'intérêts". Si d'autres prestataires sont dans le viseur, Bygmalion figure en bonne place dans le dossier.

Saint-Maur-des-Fossés

Autre opacité, autre investigation : en avril 2013, le parquet de Créteil ouvre une enquête préliminaire sur des soupçons de malversation dans le marché de communication de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). En cause : un ensemble de contrats passés entre 2009 et 2012 entre la municipalité UMP-UDI et Ideepole, une filiale de Bygmalion. Depuis plusieurs mois, le maire de la ville Henri Plagnol est aux prises sur le sujet avec une partie de son conseil municipal. Les dissidents, Sylvain Berrios en tête (il a raflé au maire son mandat de député en décembre 2012, à l'occasion d'une élection partielle), dénoncent en avril 2013 le "manque de transparence" du premier magistrat. Le Parisien, qui a eu accès à certaines des factures, note que toutes les prestations prévoient des frais supplémentaires pour "exécution en urgence" - "des surfacturations non mentionnées dans le détail des tarifs du marché relatif à la communication, passé début 2009". Le guide officiel de la ville aurait, par ailleurs, été facturé deux fois. "Entre les factures sans prestation, celles qui répondent à des urgences qui n'en sont pas et ne sont pas prévues dans le marché, on parle de 300 000 euros", souligne dans le même article du Parisien Sylvain Berrios. La justice aura à se prononcer.
 
Menton

Fin décembre 2012, les socialistes Pascale Gérard et Renaud Marson, représentants de l'organisation Anticor à Menton, déposent plainte pour "délit de favoritisme" contre le maire UMP de la ville Jean-Claude Guibal auprès du procureur du tribunal de grande instance de Nice. L'un et l'autre, raconte à l'époque l'hebdomadaire Marianne, ont découvert quelques semaines plus tôt que la mairie s'est offert les services des sociétés Bygmalion et de COM1+, dirigée par un autre soutien de Copé, Guillaume Peltier. Le contrat de COM1+ s'élèverait, selon Marianne, à 14 800 euros hors taxe, "soit 200 petits euros au-dessous du seuil établi par le code des marchés publics, qui aurait obligé la ville à faire paraître une publicité et à mettre les prestataires en concurrence" ! Celui de Bygmalion, à 14 700 euros. "Le marché, s'interroge le journal, a-t-il été fractionné en deux pour passer sous le seuil si contraignant des 15 000 euros ?" Le maire de Menton assure que les deux marchés n'ont "rien à voir" l'un avec l'autre, accuse Anticor d'être une "agence du PS" et précise, à toutes fins utiles, qu'il n'est pas un proche du secrétaire général de l'UMP...

vendredi 28 février 2014

Le retour du Fisc prodigue...qui ristourne près de 90% d'une créance à France Télé! Et Bruxelles dans tout ça?

Il y a quelques semaines, une étude de la Tribune indiquait que "Les Français doutaient de la réforme fiscale version Ayrault"

Un sondage BVA affichait même le scepticisme des français qui s’ils étaient 9 sur 10 à approuver la "remise à plat de la fiscalité" annoncée par le Premier, près des trois quarts d'entre eux estimaient d'ores et déjà qu'elle ne sera ni "juste" ni "efficace".

Ce n’est certainement pas à la lecture du dernier lièvre soulevé par Marianne qu’ils devraient changer d’avis !

Que nous apprend le magazine ?
 
Qu'un contrôle fiscal qui a eu lieu à France Télé, a abouti à un redressement de 210M€...mais que"des discussions entre les conseils de l'entreprise et l'administration on conduit à la grande majorité des chefs de redressement" !!!!
 
Que cette ristourne concédée par le Fisc (Bercy donc) de près de 90% du montant de la somme due qui a fait que France Télévisions "qui ne met plus ses rapports financiers en ligne depuis 2010" ne paie finalment plus que 20 millions d'euros (environ 1/10ème de la somme) au lieu de 210M€ initialement dus.
 
 
Que cette info figure dans les comptes consoliodés que l'entreprise a obligation de déposer au Greffes du Tribunal en juin mais qu'elle a déposé en septembre!
 
Ces documents étant publics, le blog CGC Média qui a voulu en savoir plus effectivement trouvé le document en question dont voici l'extrait

 

La conclusion de Mariane, sans Appel ( c'est pour rimer avec Google) "Avec une bonne discussion et de bons avocats, on peut tranformer n'importe quelle addition du fisc français en division" en dit long sur certaines pratiques!
 
Existe-t-il un contribuable français à qui le Fisc réclamerait 21.000€ et qui avec de "bons conseils" n'aurait plus à payer que 1.900€ ????
 
 
Cerise sur le gâteau, il se pourrait bien que les 200M€ de "ristourne" ne soit pas du goût de Bruxelles qui pourraient bien les voir comme une sorte de  "subvention déguisé" !!!!!

 
 


Mariane rappelle que Bygmalion a également sévi à France Télé France Télé...et pas pour des prunes!

Le blog CGC Média, vous propose de découvrir l'article de Mariane publié ce jeudi 27 févier signé Mathias Destal: "Avant l'UMP, les « Copé boys » ont gratté à France télé"

Les proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alves, ont empoché avec leur société de communication Bygmalion pas moins de 8 millions d'euros grâce à la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2012. Mais là n'est pas l'unique exploit des deux «Copé boys». Entre 2008 et 2013, leur société a perçu 1,2 million d'euros de contrats passés avec France Télévisions. Un pactole qui intéresse de près la justice... 
  
Pour avoir organisé les meetings de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, la société de communication Bygmalion, dirigée par Guy Alves et Bastien Millot, deux proches de Jean-François Copé, aurait empoché pas moins de 8 millions d’euros en contrats signés avec l’UMP et son candidat, selon Le Point.
Quelques mois après l’appel au don – dit « sarkothon »– lancé par le président du mouvement pour renflouer ses caisses, l’information laisse songeur... et suscite déjà de violentes réactions au sein de la formation d’opposition, à l’image de celle du député UMP Lionel Tardy, auteur de ce tweet incendiaire :

Mais il n’y a pas qu’avec l’UMP que la société créée par les deux anciens collaborateurs de Copé a gagné beaucoup d’argent. De 2008 à 2013, l'entreprise a perçu 1,2 million d’euros en contrats passés avec la direction de France Télévisions, et sans appels d’offre... Rappelons-le : c'est Patrick de Carolis qui, voulant plaire à Jean-François Copé alors ministre du Budget, s'était tourné vers Bastien Millot pour en faire son directeur de la communication – Guy Alves était chef de cabinet du ministre.

Cette tambouille intéresse de près le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke, comme nous l’écrivions dans les colonnes de Marianne dans notre numéro daté du 31 janvier dernier (voir ci-dessous).

Ce matin, sur l'antenne d'Europe 1, Bastien Millot a expliqué que face à ces accusations, « [sa] meilleure réponse était [son] travail ». Justement, ce sont bien ces méthodes de «travail  qui commencent à intriguer...

Reprise:
 
France Télé : le magot et Millot
 
Le très actif communicant Bastien Millot a su profiter des largesses de France Télévisions de 2008 à 2013 par le biais de sa société Bygmalion. Mais quelques « détails » gênants ont éveillé l'intérêt de la justice...

Il squatte les plateaux de Public Sénat, LCI, France 2, iTélé... Tient chronique sur Europe 1 au titre d'« expert en médias ». A 41 ans, Bastien Millot
professe sur toutes les ondes sa bonne parole de communicant. Le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris ne devrait pas tarder à lui offrir une nouvelle estrade.

Cet intime de Jean-François Copé est au cœur de l'enquête menée par le juge Renaud Van Ruymbeke pour « délit de favoritisme, prise illégale d'intérêts et complicité de prise illégale d'intérêts » à France Télévisions (
lire le blog du syndicat CGC-Média, à l'origine de la plainte). Le magistrat scrute les nombreux contrats signés de 2008 à 2013 par la société de Bastien Millot, Bygmalion, et l'entreprise publique dirigée par Patrick de Carolis, puis par Rémy Pflimlin.

C'est qu'il y a de quoi être chiffonné par la concomitance des dates. En novembre 2008, Millot, qui occupe depuis trois ans le poste ronflant de directeur délégué chargé de la stratégie, de l'innovation et de la communication à France Télévisions, se met en congé sabbatique pour un an, renouvelé l'année suivante pour création d'entreprise. Jusqu'ici tout va bien.

Les choses se compliquent lorsqu'il apparaît que Bygmalion,
qui existe depuis octobre 2008, empoche très vite de juteux marchés avec la télé publique, comme la réponse aux courriers des téléspectateurs ou le suivi sur Internet de « la réputation du groupe et de ses principaux dirigeants ». Deux contrats portant sur l'année 2009 et paraphés juste avant leur terme, le 21 décembre de cette même année...

Millot, en homme d'action, n'a pas de temps à perdre en paperasse. Ni en réponse aux appels d'offres. Ça tombe bien : contrairement à ce que stipule une ordonnance du 6 juin 2005, la direction de France Télévisions n'a pas semblé très prompte, à l'époque, à faire jouer la concurrence. Après avoir perdu, en septembre 2010, son salaire de 13 000 € mensuels (hors primes) et les avantages en nature liés à ses fonctions dans l'audiovisuel d'Etat – deux ordinateurs portables, un abonnement à Canal Sat, une Peugeot 407 coupé –, l'ancien directeur adjoint de cabinet de Jean-François Copé au Budget avait besoin de se refaire...

Au gré des tacites reconductions de ses multiples prestations (gestion de sites Web, études d'image, conseil stratégique...), Bygmalion a empoché 1,2 million d'euros en six ans. Une manne que le bénéficiaire minimise, au regard des « 40 millions d'euros dépensés en communication chaque année » par son ancienne maison, explique-t-il à Marianne.

Martin Ajdari, l'actuel financier du groupe, n'a trouvé trace d'une « mise en concurrence » de Bygmalion que pour un seul contrat, celui du courrier des téléspectateurs. Et encore, il n'y avait qu'un rival en lice. Réponse de Millot : « Les procédures d'appels d'offres ne sont pas du ressort des prestataires. La direction est seule responsable de leur respect. » Message transmis aux généreux patrons du service public.
Lire aussi l'article paru dans Marianne en décembre 2012 sur d'autres « dérives » de la société Bygmalion : Contrats publics : un maire UMP accusé de favoritisme envers Guillaume Peltier et Bastien Millot

 
 

jeudi 27 février 2014

Le blog CGC Média rappelle comme l’AFP d’ailleurs que le juge Van Ruymbeke instruit la plainte pour favoritisme portant notamment sur les contrats avec Bygmalion.

Le blog CGC Média qui a découvert comme tout un chacun, ce jeudi 27 février, l’article publié par "Le Point" et repris par la Presse unanime sur le montant des factures payées à Bygmalion la société des deux proches de Jean-François Copé, n’a pu s’empêcher de faire un rapprochement avec l’instruction judiciaire que mène actuellement le juge Renaud Van Ruymbeke concernant les nombreux contrats signés et les conditions d’obtention des marchés attribués par France Télévisons avec cette dernière.
Contrats signés sans mise en concurrence, dès 2008, par Camille Pascal ex Conseiller Audiovisuel de Nicolas Sarkozy mais également ex Secrétaire Général de France Télévisions puis signés toujours sans mise en concurrence, en 2010 par Martin Ajdari, l’argentier de France Télévisons, son actuel Secrétaire général et candidat visiblement écarté de la présidence de Radio France. Et dans les mêms conditions en 2011 pat Yves Rolland  lui aussi ex Secrétaire Général.

Le blog CGC Média  vous propose de découvrir la dépêche AFP signée Nadège PULJA  sur le sujet qui rappelle dans sa conclusion cette procédure:

PARIS, 27 fév 2014 (AFP) - A un mois des municipales, le président de  l'UMP Jean-François Copé est accusé par Le Point d'avoir favorisé une société  de communication de deux de ses proches avec l'argent de son parti, accusation  immédiatement balayée par l'intéressé, qui dénonce un "coup monté" et porte  plainte.

La magazine reproche au responsable UMP d'avoir puisé dans la cassette de  son parti pour surfacturer des prestations de Bygmalion, une agence de communication fondée par deux de ses proches, Bastien Millot, qui fut son directeur de cabinet à Meaux, ville dont il est le maire, et Guy Alvès, son ancien chef de cabinet à Bercy, quand il était ministre du Budget.
Les attaques du Point partent dans plusieurs directions: vers Bygmalion, créée en 2008, dans laquelle le journal voit une "machine de guerre au service de Copé pour le servir" et une "boîte noire à l'actionnariat aussi opaque que ses comptes", et vers Events and Cie, sa filiale événementielle.
"Events and Cie aurait empoché au moins 8 millions d'euros durant la campagne de 2012" de Nicolas Sarkozy, et "profité de la période faste de la présidentielle pour charger la mule sur certaines prestations facturées à l'UMP hors appel d'offres", affirme le journal.

Pendant que Bygmalion jouit d'une santé financière "florissante", l'UMP a dû faire appel à ses sympathisants pour éponger les 11 millions manquants après l'invalidation des comptes du candidat Nicolas Sarkozy, affirme également l'hebdomadaire.

Le Point évoque des "surcoûts" confirmés par des "professionnels" à qui il a présenté des "bordereaux d'Events" et par "un interlocuteur Rue de Solférino", où se situé le siège du Parti socialiste, sans donner de détails.
Le Point évoque également "le mystère sur l'origine des fonds" de Bygmalion, un "investisseur fantôme", Emmanuel Limido, qui "utilise une SARL luxembourgeoise", a racheté le club de foot de l'AJ Auxerre, gère un fonds d'investissement "largement abondés par les Qatariens"....
"C'est un papier de commande", a réagi Bastien Millot sur Europe 1, où il assure une chronique quotidienne, en dénonçant des "amalgames", des "rumeurs" et des "affabulations". "S'il y a lieu d'attaquer, j'attaquerai", a-t-il dit. 'absolument immonde, selon Copé'

Dans Le Point, il est également question de la vente à des Qatariens de deux biens immobiliers d'Etat à Paris, l'hôtel Kinski et le centre Kléber, du temps où M. Copé était à Bercy, avec l'implication de M. Limido pour la vente de ce dernier.

"C'est absolument immonde", "c'est un coup monté" et "un tissu de mensonges", a réagi M. Copé, qui a décidé de porter plainte pour diffamation.
Il met en cause le directeur de la publication du Point Franz-Olivier Giesbert "qui depuis des mois et des mois nous attaque, Nicolas Sarkozy comme moi-même, pour nous détruire".

Le directeur du Point, habitué des diatribes contre le président de l'UMP - il avait été particulièrement virulent à son encontre sur le plateau de France 2 en octobre 2013, en l'accusant de ne pas avoir d'autorité ou d'avoir triché pour prendre le parti - lui a rétorqué jeudi sur lepoint.fr que "le complotisme (était) une maladie".

Alors que la situation de l'UMP s'est apaisée depuis la grave crise autour de la présidence du parti fin 2012 entre copéistes et fillonistes, François Fillon ne souhaite apparemment pas envenimer le climat.
Pressé de question par les journalistes alors qu'il visitait le Salon de l'agriculture, l'ancien Premier ministre a préféré botté en touche, affirmant que pour lui cette affaire n'était "pas un sujet".
Seul le député Lionel Tardy (qui avait pris partie pour Fillon fin 2012) s'est risqué à un tweet peu amène: "Tout le monde savait pour àjfïcope: c'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au îSarkothon". Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de M. Copé, a immédiatement annoncé qu'il portait plainte contre lui pour "diffamation".

Ce n'est pas la première fois que le nom de la société Bygmalion apparaît dans la presse: elle est l'une de celles concernées par une enquête du juge Renaud van Ruymbeke sur des contrats passés par France Télévisions avec des cabinets de consultants, notamment en 2009-2010. Selon le syndicat des médias SNPCA-CGC, la société aurait facturé plus d'1 million d'euros de prestations à France Télévisions.

npk/rh/jag

Mathieu Gallet succède à Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France.

Selon l'Express, c'est Mathieu Gallet qui succède odnc à Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France.
 
Voici l'article de l'Express: C’est le PDG de l’Institut Nationale l’audiovisuel, Mathieu Gallet, qui a été nommé, et à l’unanimité, PDG de Radio France, en remplacement de Jean-Luc Hees. Des six candidats en lice, ce jeune quadragénaire passé par les cabinets de Christine Albanel et Frédéric Mitterrand, il aura été le plus convaincant lors des auditions à huis-clos. Une information confirmée en interne.
 
La performance est d’autant plus a saluer que ce dernier faisait l’objet d’une violente campagne, au sein de l’Etat : du ministère de la Culture jusqu’ à l’Elysée, où l’on défendait d’autres profils, plus à gauche, tels ceux d’Anne Durupty et de Martin Ajdari.
 
Le CSA sort quant à lui renforcé de cette élection, la première de l’ère Olivier Schrameck: un obstacle bien franchi par ce dernier. Insensible aux sirènes du pouvoir, et aux messages nombreux qui lui ont été passés, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a donc fait, en toute indépendance, et pour tout dire, un bon choix. Intelligent, véloce, Mathieu Gallet, qui compte dans son entourage d’excellents connaisseurs de la radio, tel l’ancien directeur de France Inter, Frédéric Schlesinger, aura la tâche délicate de booster Radio-France, à l’horizon d’une élection présidentielle qu’il devra enjamber. Or l’homme semble s’y être préparé de longue date et en toute discrétion.

mardi 25 février 2014

Jean-Luc Hees auditionné aujourd’hui par le CSA a au moins pour sa reconduction: le Code du travail, le Code Pénal et le décret Cluzel.

Ce mardi 25 février,  le Conseil supérieur de l’audiovisuel a auditionné à huis clos les 6 candidats qu’il a retenus pour succéder à Jean-Luc Hees l’actuel président de Radio France qui a connait les moindres recoins de la Maison Ronde, postule également à sa propre succession.

Ces auditions se déroulent en deux étapes :  un exposé introductif du candidat d’une trentaine de minutes, suivi et de discussions avec le Conseil d’environ quarante-cinq minutes.
 
Le C.S.A. se prononcera à la majorité des membres votant à bulletins secrets, au plus tard le vendredi 7 mars,  sur la nomination de la présidente ou du président de Radio France.

Jean-Luc Hees, le sortant, logiquement retenu par l’Instance est donc en lice pour sa reconduction.

Certains évoquent son âge, 62 ans qui soi-disant « l'empêcherait d'aller au bout de son mandat, s'il était reconduit. » ! Juridiquement l’argument ne tient pas la route… sinon pourquoi le CSA aurait-il retenu sa candidature ?

Le CSA sait pertinemment que la discrimination, notamment à l’âge, est un délit  ainsi  défini par le Code pénal comme étant « toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » (article 225-1 du code pénal).

Le Code pénal d’ajouter « L’article 225-2 du code pénal sanctionne les discriminations qui peuvent s’opérer à ces différentes étapes de l’exécution du contrat de travail. Ainsi, est punie de trois d’emprisonnement et de 45000 € d’amende la discrimination définie ci-dessus qui consiste à « refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne » ou encore à « subordonner une offre d’emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 du code pénal ».

Le CSA sait aussi que l’âge avant lequel l’entreprise ne peut mettre à son initiative un salarié en retraite est de  70 ans.

Enfin, l'article L1132-1 du Code du travail rend également la discrimination à l'embauche illégale : « Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, notamment en matière de rémunération, au sens de l'article L. 140-2, de mesures d'intéressement ou de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation sexuelle, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son patronyme ou en raison de son état de santé ou de son handicap. »

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti interrogée à ce sujet lors de l'émission "Questions d'Info" LCP/FranceInfo/LeMonde/AFP, a balayé récemment cette « éventualité » en déclarant: "Ça demande à ce moment-là une disposition particulière autorisant à terminer un mandat au cours duquel on arrive à la limite d'âge."
Chacun a encore en mémoire, les mesures prises pour le prédécesseur de Jean-Luc Hess, l'ancien patron de Radio France, Jean-Paul Cluzel, qui bénéficia d'une mesure de prolongation exceptionnelle de sa vie professionnelle grâce à un décret pris lui permettant de dépasser la limite d'âge des 65 ans pour les chefs d'établissement public.
C’est ainsi que Jean-Paul Cluzel qui allait sur ses 64 ans a ainsi pu terminer son mandat de cinq ans de manière à accomplir la fusion du Grand Palais avec la Réunion des musées nationaux, dont il prenait  pour ce faire, la présidence exécutive.

Dès lors, il serait particulièrement improbable que quiconque imagine opposer à Jean-Luc Hees son âge pour l’empêcher d'être candidat pour se succéder à lui-même !

vendredi 21 février 2014

Messieurs Moscovici et Montebourg, comment pouvez-vous demander au CSA d’avaliser les conditions indécentes de la vente par France Télé de ses parts dans Gulli ?

Jusqu’où cette télé publique va-t-elle sombrer ?
 
Il y a cinq jours, « Le Figaro » publiait un des rares articles sur la vente des parts de France Télé détenus dans Gulli, intitulé « France Télévisions va céder Gulli pour 25 millions d'euros ».
Le titre de Presse écrit « La vente effective devrait intervenir au printemps prochain »…et d’ajouter « France Télévisions et Lagardère Active doivent maintenant achever la formalisation juridique du contrat. »

Le Figaro indique également « D'ici à quelques semaines, les deux Tutelles [Bercy et la rue de Valois] déposeront un dossier auprès du CSA Conseil Supérieur de l'Audiovisuel afin qu'il donne ou non son accord concernant cette vente. Mais il y a peu de chance qu'il bloque la transaction…».

Enfin, le Figaro précise encore que « L'accord de cession prévoit une limitation du niveau de la publicité pendant les trois prochaines années sur France 4…. »
Il s'agit sûrement ici de la partie la plus invraisemblable et la plus insensée du « deal » orchestré pour France Télévisions par Martin Ajari l’argentier du groupe, encore lui : une limitation de la pub sur France 4 !!!!!!  

Selon les informations qu’a récoltées le blog CGC Média, la vente à Lagardère des 34% détenus par FTV dans Gulli que Pflimlin a fait voter en Conseil d’Administration, vendredi dernier - histoire de mouiller l’Etat actionnaire donc les Tutelles et le Gouvernement (à moins qu’ils ne soient tous conscients du pataquès à venir) ne serait donc réellement que de 19M€.

Ce que le Figaro appelle « limitation de la pub sur France 4 » se traduirait juridiquement par une CLAUSE SUSPENSIVE inscrite au contrat et portant sur 5M€.

Autrement dit, Si vous ne nous faites pas concurrence – France 4 vs Gulli 100% Lagardère donc– vous percevrez au bout des 3 ans, les 5M€ qui s’ajoureront aux 19M€»   !!!!!

A ce train, France Télé (France 4) pourrait même se voir imposer un planning des écrans pub « non, pas de pub à cette heure-là…non pas celle-là…non pas là… »

Hallucinant…surréaliste…il n’y a sûrement pas de mot assez fort pour marquer la stupeur… Depuis l’éviction de Sandrine Roustan la chaîne a déjà quasiment perdu ½ point d’audience pour se situer aux environs de 1,2.

Sans aucune visibilité sur ce que devrait ou pourrait être la grille du « néo-France 4 » les annonceurs ont de toute façon arrêté les frais et sont majoritairement partis…il est de toute façon peu probable que France 4 imagine même empiéter sur le marché publicitaire « jeunesse » estimé à 100 millions d'euros et dont Lagardère via sa régie en récolte déjà 60/70% !

Le Figaro qui s’interrogeait tout de même sur le très faible montant de valorisation de la chaîne « La chaîne Gulli valorisée donc à 75 millions d'euros…un prix qui peut paraître faible au regard des 465 millions d'euros déboursés par Vivendi pour s'offrir D8 et D17 » et du chiffre indécent de la transaction : 19M€ [selon ce qui précède] ne devait pas être totalement au courant ce qui se trame en coulisses !
Si le Figaro s’interroge, alors que vont bien pouvoir faire Messieurs Moscovici, Cazeneuve et Montebourg, face à un tel scandale ?

Quant à L'agence des participations de l'État (l’APE) qui « veille depuis 2004 à mieux valoriser les intérêts patrimoniaux de l'État dans les entreprises à participations publiques » et dépend Bercy, incarnant ainsi l'État actionnaire, comment va-t-elle réagir ????
Lisez plutôt les quelques lignes de présentation :

«  L’APE anime plus largement la politique actionnariale de l’État sous ses aspects économiques, industriels et sociaux. En 2010, cette fonction a connu une évolution majeure, matérialisée par la nomination d’un commissaire aux participations de l’État. Il s’agit de mettre au premier plan la vision industrielle du pilotage des participations et d'affirmer ainsi, pour les entreprises concernées, une stratégie de développement industriel et économique claire de long terme. 
Depuis mai 2012, le ministre de l’économie et des finances et le ministre du redressement productif exercent une autorité conjointe sur l’APE. »

L'agence des participations de l'État devrait normalement s'étrangler !!!

L'État actionnaire, le gouvernement, les ministères de Tutelle et leurs ministres ne peuvent continuer de laisser dépecer France Télé de la sorte sans réagir, sauf à en assumer l'entière responsabilité.
Ils ne pourront pas dire demain qu’ils ne savaient pas, que ça ne dépendait pas d’eux, que ce n’était pas eux mais le CSA et qu’ils n’auront qu’à rejeter la faute à mi quinquennat sur Nicolas Sarkozy qui a nommé Pflimlin, pour s’en sortir !!!!
Evidemment non....

Ne laissez pas cette vente se faire au printemps prochain dans de telles conditions…