Contactez-nous!

Par téléphone au 06.14.06.44.36 ou par mail en Cliquant Ici!

lundi 17 mars 2014

EXCLUSIF: France Télévisions perd son contrat avec Radio France ...les recettes pub continuent de plonger.

EXCLUSIF: France Télévisions perd son contrat avec Radio France ...les recettes pub continuent de plonger.

Le 1er février dernier, le blog CGC Média dans un artilce intitulé “Après le PDV de Pflimlin, le PDF (*) de Saada sur fond de Bérézina publicitaire !”  relevait les propos surréalistes de  l'étonnant Saada qui s'exprimait ainsi dans les colonnes des Échos le 10 janvier "la croissance attendue sur le nouvel access de France 2  [comprenez Ruquier et son émission, arrêtée au bout d’un mois et demi environ] allait faire revenir les annonceurs sur cette tranche stratégique" tout en expliquant que "Sophia Aram n'avait eu qu'un impact limité sur le chiffre publicitaire".

Saada qui n’en est pas à une déclaration contradictoire près – il les accumule depuis sa nomination par Pflimlin qui venait de licencier Santini – expliquait d’ailleurs après avoir lui-même viré le directeur commercial de la régie pub Olivier Douffiagues et pris sa place donc (lire « Saada le double effet qui s’coule… Il vire ses collaborateurs aussi vite qu’il perd les annonceurs ! »): "Je lèverai tous les obstacles pour aller plus loin et plus vite dans la transformation du numérique de FTP !"
“Lever tous les obstacles” écrivait il....quels sont-ils? Quel serait d’ailleurs pour Saada  le premier  de ces obstacles à FTP pour parvenir à son son objectif primordial "Devenir la régie pub numéro 1 dans le digital" ! ??

Pas pompeux pour un sou, le coup du “nouvel élan muti-tâches” car au lieu de gagner des contrats comme il l’avait assuré, Saada ne cesse de les perdre.

Il vient de perdre le contrat qui liait France Télé depuis plus de 5 ans à Radio France....Eh oui, FTP avait en charge de commercialiser les espaces publicitaires concernant tous les sites radios de Radio France ....en somme, le Service Public travaillait avec le Service Public pour augmenter la productivité du Service Public.

Après les 12M€ perdus du Loto, ce joli contrat historique gagné à force d'efforts, de création et de confiance par l'ancienne équipe dirigeante, que Saada et Pflimlin ont laissé filé va faire plonger une nouvelle fois les recettes de France Télé plus particulièrement  les recettes dites “recettes affectées”.

Ce contrat perdu  à la fin de ce mois de mars 2014 - Radio France décidant donc de reprendre la main – va effectivement avoir des répercussions considérables sur les “contrats chaînes”  ou “accords d’échanges marchandises” passés entre France Télé et certains titres de Presse, certains magazines ou encore certaines radios.

Contrats de chaînes avez-vous dit !!!

Des “contrats d’échange” donc qui correspondent finalement à du troc et échappent à l’évidence à toute TVA...procédé appelé en langage “commercial”:  “bartering” ou “barter” interdit en France.  (*)


Des contrats décidés en petit comité (apparemment seuls Pflimlin, Ajdari et Olivennes) sur lesquels le Conseil d’Administration n’aurait pas eu à se prononcer et qui représentent tout de même dans le cadre des “recettes affectées” entre 10 et 15M€...recettes en réalité que virtuelles !!!!!  

Des lignes comptables intitulées “échanges marchandises” où ne figurent pas les titres de Presse et autres magazines qui bénéficient desdits contrats mais juste leur numéro de Siren!!!
“échanges marchandises” ??? Quel sont les échanges et quelle est la marchandise ?????

Selon les rares informations dont dispose le blog CGC Média, le deal serait le suivant:

1°) France Télé passe ce type de contrat avec le titre de Presse ou le magazine démarché pour un montant X (souvent plusieurs centaines de milliers d’euros);

2°) France Télé assure au contractant une “visibilité sur les sites numériques” de Patino;

3°) France Télé garantissait également des spots pub sur “Inter, Bleu et Info” les antennes de Radio France...mais ça c’était avant !!!

Maintenant que Radio France a rompu le contrat qui le liait à France Télévisions, ça change tout !

4°) Les titres de Presse et magazines concernés garantissaient à France télé des “inserts” pub dans leur publication. 

Il est utile, à ce stade, de rappeler que France Télévisions est une entreprise publique soumise à l’ordonnance de 2005 et aux règles impératives de mise en concurrence liée à la passation des marchés publiques. 

Il convient de rappeler également que France Télévisions ne peut rien commercialiser même pas une gomme ou un crayon...que ces seules prérogatives sont celles de ses filiales: FTP la Régie Pub ou dans une moindre mesure FTD (France Télévisions Distribution). 



(*) "Les accords chaînes" ou accords d'échanges sont visiblement des "mécanismes" qui permettent aux chaînes de réaliser des échanges avec d'autres supports!  

Seraient concernés, tous les espaces publicitaires du groupe: Télévision, internet, mobile, tablette, espace publicitaire en parrainage et habillage (internet)

Ils sont apparemment décidés par les dirigeants du groupe France Télévisions au plus haut niveau: "Le pédégé, le directeur de la communication et le directeur financier"...en l'occurrence Pflimlin, Olivennes et Ajdari.
La valorisation de ces "espaces" n'est pas régie par des règles commerciales... ne tenant pas compte d'un quelconque volume, d'une quelconque récurrence et d'une quelconque périodicité! Il s'agit "d'espaces" mis à disposition pour compléter virtuellement les "recettes" qui viennent elle-même compléter la redevance, qui sans l'avis du Conseil d'Administration se voient offerts à des structures privées dans un échange non budgété partiellement valorisé.

En 2013, ce sont plus entre 10 et 15 M€ qui figurent sous la rubrique "recettes affectées" ! Ces accords sont dit "remisés" par rapport au prix brut tarif public...la remise étant de 100%.

Serait-ce là le moyen pour France Télévisions d'augmenter fallacieusement son "budget " communication??

Le cas échéant, il s’agit là, ni plus, ni moins, d’une forme de troc autrement appelé "barter" ou "bartering" interdit en droit tout particulièrement s’agissant de la télé publique.


En droit, tout contrat de vente ou d’achat est soumis à la TVA...les "accords chaines" y échappent visiblement. Le "principe" si tant est qu'il soit réellement cadré: échanger de l'espace avec un autre support pour que l'un et l'autre se servent de cet "espace" pour communiquer. 

Par le passé, l'ancienne direction générale de FTP présentait les plus farouches réticences à ces pratiques ainsi d'ailleurs que certains financiers à FTV!

En effet, les objectifs chiffrés de la Régie étant de plus en plus difficile à atteindre, il n'est pas acceptable de se trouver en plus à devoir placer des "espaces" qui ne rapportent rien en chiffre d'affaires et qui de plus consomment de l'énergie humaine en terme de gestion.
L'ancienne direction de la Régie avait, du reste, pour habitude de les refuser dans tous les espaces de plus forte "écoute", comme par exemple pour France 2, les tranches des  matins, les avants JT de 20h ou l'accès... Le cas échéant, l'allocation de ces espaces était laissée à la discrétion de la Régie qui en assurait la planification après le passage des "achats clients" (les annonceurs, ceux qui achètent les espaces pub
  
Il semble que depuis l'éviction de Santini, Scherer, Chrétien et Douffiagues,  ce ne soit plus le cas surtout face à la baisse des recettes pub laissant des espaces loin d'être vendus inoccupés.
Ces contrats font-ils l'objet par le groupe d'une mise en concurrence officielle permettant une transparence de l'échange ??? Vu l'opacité qui les entoure, la question se pose et va se poser dans les semaines qui viennent.

Les services financiers de France Télévisions écrivent aux fournisseurs pour leur demander de respecter les règles!!!!

Serait-ce après avoir lu le numéro 876 du 31 janvier au 6 février 2014, du magazine Marianne intitulé "Le Magot et Millot" où l'intéressé charge la direction de France Télévisions à laquelle il a pourtant appartenu pendant des années: "Les procédures d'appels d'offres ne sont pas du ressort des prestataires. La direction est seule responsable de leur respect", que les services financiers de FTV ont adressé par mail aux fourniseurs" ce 17 mars 2014 un courrier datant quand même du 18 octobre 2013  ?
 

Les services d'Ajdari qui est toujours à France Télévisions  malgré son souhait  affiché de quitter l'entreprise en se portant candidat à la Présidence de Radio France - mandat qu'il n'a d'ailleurs pas eu -rapellent donc les règles  en vigueur à en croire le directeur des achats du groupe, depuis 2007.
 
Le blog CGC Média ne résiste pas à la publication dudit courrier et du amil qui l'accompagne. (ci-après)
 
Bonjour,
 
Veuillez prendre en compte le message ci-dessous émanant de la direction des achats et de la direction financière.

L'enregistrement et l'émission d'une commande est un acte administratif obligatoire. Un fournisseur ne peut travailler pour France Télévisions sans ce document et doit impérativement mentionner le numéro de la commande sur sa facture. La direction financière l'a  rappelé à la fin de l'année dernière à travers un mailing adressé à l'ensemble de nos fournisseurs (cf courrier ci-joint).

A travers ce message, il est précisé qu'une facture ne disposant pas de numéro de commande sera renvoyée à l'expéditeur, vous pouvez donc sensibiliser vos contacts à cette bonne pratique.

Il existe quelques exceptions à cette règle, la liste complète est présente dans la procédure d'achats de biens et services dont un extrait vous est rappelé ci-dessous.

Rappel Extrait procédure d'achats de biens et services :

L'achat de biens et services est une des responsabilités importantes confiées aux collaborateurs disposant de délégations de signature dans le cadre d'une gestion décentralisée de France Télévisions. Cette responsabilité s'exerce dans le cadre de règles internes et externes portant notamment sur la cohérence entre les biens et/ou services achetés et les besoins de l'entreprise ainsi que sur le respect des règles de contrôle interne….

Tout acte d'achat doit reposer sur les principes suivants :
1) s'effectuer auprès d'un fournisseur préalablement sélectionné après mise en concurrence
2) avoir fait l'objet d'un accord préalable avec un fournisseur définissant "la chose et son prix"
3) faire l'objet de l'émission d'un bon de commande dans le système de gestion (ARIANE)
4) faire l'objet sauf pour des risques financiers ou juridiques faibles d'un contrat
5) faire l'objet d'une réception dans le système de gestion (ARIANE)


Bygmalion et l’argent public....

Marianne dans son numéro 881 pose la question « Vos impôts locaux atterrissent-ils dans les poches de Bygmalion sans que vous le sachiez ? ».
Le SNPCA-CGC partie civile dans la plainte pour « délit de favoritisme, prise illégale d’intérêt et non respect des règles applicables en matière de passation de marchés publics » instruite par le juge Renaud Van Ruymbeke, s’est également posé la question. Il n’est pas question des « taxes » collectées au niveau de la commune mais de sommes qui représentent plus de 3 milliards d’euros  des deniers publics que ramène à l’État la redevance audiovisuelle dont s’acquittent les français.
C’est dans ce contexte judiciaire donc où  le parquet de Paris a ordonné, le 5 mars, une enquête préliminaire visant implicitement Jean-François Copé, le patron de l’UMP et les marchés obtenus par la société Bygmalion et ses filiales, en particulier sa filiale Events et Cie durant la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, que le magazine publie le dossier ci-après.

Le blog CGC Média ne peut pas ne pas faire un lien entre les deux procédures.

Découvrez ce qu’écrit Marianne à ce sujet: « Vos impôts locaux atterrissent-ils dans les poches de Bygmalion sans que vous le sachiez ? ».

Pour en avoir le cœur net, il vous faut scruter votre magazine municipal. Maisons-Alfort, Melun, Esbly, Saint-Gratien, Soisy-sous-Montmorency, toutes ces villes UMP d'Ile-de-France passent par la société Idéepole, une filiale du groupe, pour réaliser leur revue. Saint-Maur-des-Fossés, aussi, a fait appel à ses services, en déboursant au passage des centaines de milliers d'euros pour des guides qui n'ont jamais vu le jour... 

Journal municipal, plaquette touristique, affiche, le duo Millot-Alvès tourne à plein régime à Coulommiers dont le maire, le député copéiste Franck Riester, s'est montré bien silencieux depuis que l'orage a éclaté... Le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Christian Jacob, fervent soutien de Copé lui aussi, l'a ouvert en grand au début de «l'affaire», dénonçant un «papier racoleur» du Point. Se rappelait-il alors que l'Office de tourisme de Provins, la ville dont il préside les destinées, fait appel à Bygmalion pour sa communication ?


Jusqu'à l'été 2009, le magazine de la commune de Beauvais était, lui aussi, conçu par Idéepole. Cocasse, quand on sait que Bastien Millot en a été premier adjoint avant d'être exclu de la majorité en 2004 après sa condamnation pour détournement de fonds publics : il avait gratifié un chauffeur de la ville de 1 500 fausses heures supplémentaires...
La municipalité UMP de Dreux, quant à elle, s'est offert les services de Bygmalion à l'été 2012 pour des «conseils en communication». De très précieux conseils puisqu'ils ont coûté 90.000 € hors taxes...
 
Dans le même registre, les villes UMP de Menton, Levallois-Perret et du Cannet se sont également payé les chères lumières de la «Millot compagnie».

Et ailleurs sur l'échiquier politique ? Le conseil général de Côte-d'Or, présidé par le centriste François Sauvadet, passe par Bygmalion pour son magazine. Comme l'a fait jusqu'en décembre 2012 le maire Nouveau Centre d'Annecy, Jean-Luc Rigaut, avant qu'il ne trouve un prestataire plus
«innovant», nous a-t-on fait savoir.

A gauche, en revanche, la pêche est moins fructueuse... Bygmalion a bien conçu le site Internet de la ville de Bagnolet dirigée par un maire communiste un brin mégalo et participé à l'organisation, via sa filiale Event & Cie, d'un rassemblement festif autour du Vélib' en 2011 pour la Mairie de Paris. Mais au-delà...

Pour Bastien Millot, s'il y a une profusion de communes UMP parmi ses clients, c'est simplement parce que Bygmalion a racheté la société Idéepole :
«Son portefeuille contenait beaucoup de municipalités de droite. Si elles ont continué avec nous, ce n'est pas pour nos beaux yeux, mais parce qu'elles sont satisfaites.»
 
En revanche, il se refuse à révéler le nom d'autres donneurs d'ordres, et notamment de gauche, au motif qu'il ne veut pas leur nuire : «En pleine tempête médiatique, ne comptez pas sur moi pour vous dire de qui il s'agit.»   Délicate attention.

vendredi 14 mars 2014

Bygmalion de nouveau dans le collimateur de la Justice.

Ce n’est pas  cette fois-ci pour les contrats passés sans mise en concurrence avec France Télévisions société d’Etat entièrement publique, que Bastien Millot comme Guy Alves tous deux cofondateurs de Bygmalion font l’objet d’une enquête préliminaire du Parquet mais pour ceux conclus avec différents acteurs de l’UMP.

En effet, les divers contrats conclus avec le groupe de télé publique alors que Millot était toujours sous CDI comme directeur proche collaborateur de Carolis, était les seuls sur lesquels se penchait le juge Renaud Van Ruybemke  dans le cadre d’une l’instruction suite à la plainte déposée par  le SNPCA-CGC pour « délit de favoritisme, prise illégale d’intérêt et non respect des règles applicables en matière de passation de marchés publics ».

Il y donc à présent, un nouveau front 

Le parquet de Paris a ordonné, le 5 mars, une enquête préliminaire visant implicitement Jean-François Copé, le patron de l’UMP et les marchés obtenus par la société Bygmalion, en particulier sa filiale Events et Cie, durant la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy.

Les investigations qui visent à établir d'éventuelles infractions de «faux», «abus de biens sociaux» et «abus de confiance», sont confiées à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.

Rappelons que c’est le magazine « Le Point » qui avait le premier, dès le 27 février dernier, parlé de "surfacturation des prestations" de Bygmalion, l’agence de communication fondée par les deux proches de l''actuel président de l'UMP amis aussi de l’ex ministre du budget à Bercy et surtout président de la commission éponyme pour l’Audiovisuel.

Lire à ce sujet, l'excellent artilce publié dans l'avant dernier numéro de Marianne "Ils osent tout".

pages





jeudi 13 mars 2014

France Télé rend ENFIN hommage à Alain Resnais, 12 jours après sa disparition.

Il aura fallu le tweet de Gilles Jacob, le président du Festival de Cannes qui s'interrogeait "France Télévisions aurait-elle failli à sa mission de service public en préférant s'assurer une audience confortable dimanche dernier au lieu de rendre hommage à un réalisateur comme Alain Resnais?" mais également les réactions indignées de la SACD et aussi de très nombreuses personnalités tous horizons confondus pour que Pflimlin se décide à rendre hommage au réalisateur décédé le 1er mars dernier.

Jacques Fansten et Pascal Rogard, respectivement président et directeur général de la SACD ont d'ailleurs écrit à Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, une lettre qui va droit au but: «Nous attendions du service public qu'il réagisse avec davantage de promptitude et de considération à l'égard d'un homme dont l'œuvre aura marqué l'histoire du cinéma.»

«Si loin, si tard» se sont émus les deux hommes et concernant l'hommage «presque en catimini» de France Télévisions.

C'est à minuit, dans le Cinéma de minuit que France 3, les dimanches 23 et 30 mars, trois semaines après sa disparition la chaîne publique entendait diffuser les films Smoking et No Smoking...

«Si c'est vrai que France TV n'entend honorer Alain Resnais qu'après minuit, le service public n'a pas lieu d'être fier», a donc twitté Gilles Jacob.

Devant tant d'indignation face à l'attitude de France Télé, France 3 a finalement annoncé aujourd'hui dans un communiqué qu'elle allait déprogrammer le film "Les sœurs fâchées" prévu en prime time le jeudi 13 mars, pour rediffuser le film certainement le plus populaire d'Alain Resnais récompensé par 7 César: "On connaît la chanson" qui avait été le plus grand succès en salles du réalisateur français, attirant près de 2,6 millions de spectateurs lors de sa sortie en 1997.

Visiblement Pflimlin "ne connaissait pas la chanson"...Il était temps qu'il l'apprenne!
  

mercredi 12 mars 2014

Le Nouvel Obs écrit aujourd’hui que « Bygmalion doit plus d'un million d'euros à l'Education Nationale »

Le Nouvel Obs titre aujourd’hui que « Bygmalion doit plus d'un million d'euros à Peillon »


Et l’on reparle de Bygmalion dont les deux cofondateurs proches de Jean-François Copé, Guy Alves et Bastien Millot ont signé de nombreux contrats avec France Télévisions (sous Carolis et sous Pflimlin) sans mise en concurrence et alors même que ce dernier était toujours sous CDI à France Télé et proche collaborateur de Carolis.

Voila un nouveau volet de l'activité de Bygmalion qui pourrait bien intéresser le juge Renaud Van Ruymbeke qui mène l'instruction dans le cadre de la plainte avec constitution de partie civile que le SNPCA-CGC a déposée pour "délit de favoritisme, prise illégal et non des règles européennes de passations de marchés publics...avec les délits connexes de complicité et recel"  concernant France Télévisions et tout prestataire qui en aurait bénéficié.
Voila ce qu'écrit le Nouvel Obs dans cet article reprenant les nouveaux développements du Point : «La société Bygmalion n'a pas fini de refaire ses comptes. Soupçonnée d'avoir fait l'objet de favoritisme de la part de l'UMP, l'entreprise dirigée par deux proches de Jean-François Copé fait désormais l'objet, selon les nouvelles révélations du "Point", d'une plainte pour impayé de la part de.... l’Éducation nationale !

Idéepole, une filiale de Bygmalion, était liée par un contrat de régie publicitaire avec l'Onisep, l'office national qui assure l'information sur les formations sous la tutelle du ministère de l’Éducation. La filiale était chargée entre 2009 et 2012 de trouver de la publicité pour l'organisme et de lui reverser de l'argent après prise de commission.
Mais, au 9 octobre 2013, les impayés s'élevaient à 1,23 million d'euros, poursuit le site de l'hebdomadaire. Idéepole aurait bien été payée par les annonceurs mais n'aurait pas ensuite reversé l'argent à l'Onisep.
Par ailleurs, Bastien Millot, l'un des fondateurs de Bygmalion et ami de Jean-François Copé, devenu avocat, a décidé de renoncer à ses activités de chroniqueur sur Europe 1 et BFM TV, indique "Le Monde". L'ex-dirigeant de la société chercherait également à vendre les 23% de parts qu'il possède de l'entreprise. » 


mardi 11 mars 2014

Le SNPCA-CGC partie civile dans la plainte qu'instruit le juge Van Ruymbeke a transmis les 12 pages de Marianne "Ils osent tout!"

Le SNPCA-CGC partie civile dans la plainte qu'instruit le juge Van Ruymbeke a transmis les 12 pages de Marianne "Ils osent tout!"
 

Ce sont plus particulièrement les toutes dernières pages du dossier qui ont retenu toute l'attention du syndicat partie civile dans la plainte pour "délit de favoritisme, prise illégal et non des règles européennes de passations de marchés publics"  que Renaud Van Ruymbeke à en charge.




Toutefois, il y a fort à penser que l'intégralité de cette récente enquête réalisée par Marianne (*voir ci-après) intéresse au plus haut point le magistrat.
Retrouvez la suite de cette enquête dans le Marianne n°881, en vente du 7 au 13 mars 2014.

lundi 10 mars 2014

Seraient-ce des menaces que Bastien Millot adresse au juge Van Ruymbeke et à la partie civile ?

Les propos de Bastien Millot tenus devant Renaud Revel, journaliste média à l'Express voila quasiment une semaine, ont de quoi surprendre.

Dans une interview intitulée "Affaire Copé: le patron de Bygmalion dénonce un "délit de sale gueulequ'il accorde au titre de Presse, à la question "Le juge Renaud Van Ruymbeke enquête sur une salve de contrats signés, après votre départ, entre France Télévisions et votre société par Patrick de Carolis: ne craignez-vous pas que l'on accuse ce dernier de délit de favoritisme. Voire, de conflit d'intérêt?", Bastien Millot prévient "Nous ne sommes pas dupes des arrière-pensées de ceux qui tentent par tous les moyens de nous nuire. Ils nous trouveront face à eux, pour défendre notre honneur. En toutes circonstances.


Seraient-ce des menaces que Bastien Millot co-fondateur de Bygmalion mais qui en a visiblement  démissionné en juillet dernier, ne conservant uniquement que ses parts dans la société, adresserait au syndicat partie civile dans une plainte qu'instruit aujourd'hui le juge Van Ruymbeke concernant entre autres les contrats passés avec France Télévisions alors même que l'intéressé  était toujours sous CDI?  
Et ces "arrière-pensées" qu'évoque Millot qu'elles sont-elles?
Millot a beau affirmer que "bien évidemment, il tient à la disposition de la Justice si elle l'estime nécessaire, les documents concernant les prestations effectuées à la demande de France Télévisions, quantifiables et vérifiables, dans le respect des procédures établies par le groupe audiovisuel public " que ne les a-t-il fait parvenir à qui de droit depuis avril 2011 ?!
L'instruction judiciaire confiée à Renaud Van Ruymbeke n'a pas pour but de déterminer l'indice de satisfaction du prestataire vis-à-vis du donneur d'ordre comme le prétend Millot "A Bygmalion, nous avons été très fiers de travailler pour France Télévisions, que ce soit sous la présidence de Patrick de Carolis ou sous celle de Rémy Pflimlin" mais bel et bien de déterminer les conditions de passations des contrats passés dans le cadre d'une entreprise d’État soumise aux règles en vigueur pour les marchés publics.
Le blog Média, à de très nombreuses reprises, a mis en évidence le mélange des genres et plus particulièrement, celui médiatico-politique où des collaborateurs de Jean-François Copé lorsqu'il était à Bercy, se retrouvaient à la direction  de France Télévisions et le cabinet d'avocats où il travaillait Gide Loyrette et Nouel chargé d'établir une charte organisationnelle d'une trentaine de pages à l'époque devant conduire à un "projet de disposition législative" confié à la commission éponyme.
Voici justement ce qu'écrivait Marianne dès 2007: "Le Canard ne le relève pas mais, hasard ou coïncidence, il s’agit justement du cabinet Gide Loyrette et Nouel, celui où collabore Jean-François Copé. Ce dernier vient d'ailleurs de se faire sérieusement avoiner pour cumuler sans complexe son poste de député-maire et patron du groupe UMP avec un juteux « temps partiel » dans ledit cabinet. Le député-maire de Meaux s’est-il occupé lui-même de la rédaction du texte commandité par Carolis ? Une chose est sûre, on n'est pas loin du conflit d'intérêt.

Le soupçon plane d'autant plus que, dans la garde rapprochée du directeur de France Télévisions, certains ont, par le passé, travaillé en étroite collaboration avec l’ancien ministre du Budget. A titre d’exemple, l’attachée de presse personnelle de Patrick de Carolis, Aurélie Ferton, est passée par les relations presse du ministère du Budget à l’époque où Copé était en fonction. A un poste nettement plus stratégique, on trouve le directeur général Damien Cuier, ancien conseiller et surtout Bastien Millot, aujourd’hui directeur délégué du groupe France télévisions auprès de Carolis, ex-directeur-adjoint de cabinet de Copé au ministère du Budget et ami du député-maire de Meaux (Copé lui avait même prêté son appartement). Les rumeurs vont bon train dans les couloirs du bastion service publique. Selon
la lettre A, Patrick de Carolis compte sur Jean-François Copé pour obtenir une rallonge budgétaire indispensable au moment où, du fait de la baisse de son audience, France Télévisions voit ses recettes publicitaires s'éroder...."       


Il est donc tout naturel que le blog CGC Média propose de découvrir les deux derniers artilcles du Canard enchaîné de mecredi dernier, mettant en avant ce mélange des genres perpétuels et les trous de mémoire dont certains font preuve face aux faits qui sont pourtant têtus. 




vendredi 7 mars 2014

France Télévisions ampute illégalement d’un tiers la rémunération des CDD.

C’est un invraisemblable foutoir qui règne à France Télévisons depuis la mise en place de l’accord d’entreprise qualifié « d’historique » par Papet le DGA/DRH de l’entreprise.

Concernant les salariés P.T.A. (Personnels Techniques et Administratifs) hors Journalistes donc, ce ne sont pas moins de 4.000 contestations enregistrées dues au positionnement salarial issu des transpositions….

Pour un même emploi, des classifications aléatoires qui peuvent s’étaler sur 2, 3 voire 4 groupes de qualifications….des différences inexplicables entre le Siège et les Régions.

Des baisses de rémunération unilatérales totalement illégales (comme le réaffirment en permanence  les nombreux arrêts de la Cour de Cassation), des primes ou des forfaits qui sont amputés sans raison, sous prétexte de nouvelles dispositions  conventionnelles alors même qu’une majorité d’entre elles sont toujours en discussion !

Le pompon c’est le traitement inadmissible des CDD qui, déjà dans une situation de précarité extrême, se retrouvent dans une mouise sans nom.
 

Il convient de rappeler ici les principes légaux en vigueur :

1°) Pas de discrimination salariale possible entre CDI et CDD au sein d’une même catégorie professionnelle.

2°) Pas de baisse de rémunération unilatérale de l’employeur sans l’accord du salarié.

3°) A travail égal, salaire égal.

4°)  Paiement du travail fourni au plus tard le 6 du mois suivant.

Concernent ce dernier principe, il est quasiment habituel que les CDD  soient payés 2 mois plus tard et encore, pas de la totalité de ce qui leur est dû.

France Télé qui ne l’entend pas de cette oreille, a décidé de passer outre ces règles immuables que réaffirme pourtant sans équivoque le Code du travail.

L’entreprise ose même expliquer aux CDD que certaines primes ou forfaits ayant été intégrés dans le nouveau calcul de rémunération global annuel des CDI, leur paiement n’est dès lors plus permis. On croit rêver….C’est se foutre du monde.

Exemple hallucinants pour les CDD qui étaient par exemple au forfait journalier de 10 heures pour des tournages.

En 2013, le salarié en question touche un salaire journalier de X (pour son forfait dans le cadre d’une journée normale de travail)….il sera payé pour ses vacation de décembre 2013, en février 2014 (imaginez son banquier et ses factures qui s’entassent) !

En 2014, le même salarié pour la même journée normale de travail, n’est plus payé que 0,66X…son salaire est unilatéralement amputé d’un tiers par France Télévisions qui lui répond lorsqu’il demande pourquoi « c’est comme ça, il n’y a plus de primes, elles sont incuses dans le salaire » !!!!!!

Mais le CDI pour qui les primes sont intégrées, lui, il continue bien d’avoir un salaire  de X…il n’est pas payé 66% de X mais 100% de X. 

Le summum, c’est lorsque ces mêmes collaborateurs sont amenés à travailler pour des « magazines » et dépasser l’amplitude maximale de 12h pour une journée de travail….lorsqu’ils dépassent ces douze heures – ce qui arrive plus fréquemment qu’on ne le croit – ils ne sont de toute façon pas payés au motif qu’ils ne doivent pas dépasser !!!! Elle est bonne, non ?!

Pourquoi ce traitement discriminatoire et interdit puisque illégal à l’adresse du CDD déjà particulièrement vulnérable ?

Résultat de l’opération et preuve à l’appui :

-  Problème au niveau des fiches de paie…les heures effectuées ne sont pas payées comme elles devraient l’être, donc baisse de salaire.
-   Aberrations au niveau des attestations Assedic…
- Déclarations erronées du fait de France Télévisions  pour leur indemnisation chômage pour les périodes non travaillées. (exemple 35 heures sur 7 jours alors que le salarié travaille comme en 2013 dans les mêmes conditions)
 
Conséquence immédiate de ces déclarations « bidon », les Assedic bloquent les dossiers donc le paiement des indemnités journalières….
 
 
 

 La spirale est donc amorcée, retard dans le paiement des salaires comme dans celui des indemnités au regard des aberrations précitées qui entraînent une position très inconfortable pour le salarié qui, pourtant dans son bon droit se retrouve souvent de facto  sans paie, sans Assedic  et doit réclamer pour obtenir ce qui lui est dû…lorsqu’il arrive à tomber sur le bon interlocuteur !

Ce que le blog CGC Média décrit ici se reproduit à l’identique sur des centaines de CDD désarmés à qui l’on répond « si vous n’êtres pas content…. »

Enfin que ces précaires se rassurent, les Pflimlin, Papet, Ajdari, Patino et consort, eux leur salaire, ils le touchent recta en fin de mois et il tombe toujours juste.

Le SNPCA-CFE-CGC entend saisir l’Inspection du Travail pour qu’elle mette un terme à ces pratiques d’un autre âge, irrespectueuses et discriminantes qui ne devraient plus avoir cours a fortiori dans une entreprise d’Etat !  

jeudi 6 mars 2014

Après le fiasco de l'émission de Sophia ARAM, Laurent Y RAME itou sur l'access de France 2 mais pour plus cher!

Vilamitjana remplacé à la direction des programmes de France 2 par Thierry Thuillier le directeur chargé de l'information sur France Télé et l'échec de "Jusqu'ici tout va bien" l'émission de  Sophia Aram serait vite oublié!
 
Oubliés les 6,9% d'audience des débuts de JITVB....Thierry Thuiller allait booster l'audience du JT de Pujadas qui en avait bien besoin avec une formule style académie des 9, à vous couper le souffle en access prime time:  "L’émission pour tous" proposée et animée  Laurent Ruquier et sa bande de joyeux lurons....On allait voir ce qu'on allait voir!!!!
 
Après un départ laborieux et des audiences en berne qui flirtaient juste avant l'intermède des Jeux Olympiques avec celles qu'avait connues Sohia Aram, EPTS ["L’émission pour tous"]  continue de dégringoler.
 
L'émission qui est à présent en direct et dont le coût/jour est estimé à 2 fois celui de Sophia Aram qui se situait entre 70.000€ et 90.000€ est-il besoin de le rappeler, ne rassemble pas.
 
La dernière semaine de février, du 24 au 28, "L’émission pour tous" ne réunissait plus que 5,8% d'audience loin derrière TF1 à la même heure.
 
Mercredi 5 mars, Laurent Ruquier entouré pour l'occasion de  Stéphane Bak, Gyselle Soares, Yann Moix, Christine Bravo, Titoff, Florian Gazan, Isabelle Motrot et Charles Consigny était encore en dessous avec seulement 5.6% du public (906.000 téléspectateurs) présent devant son poste entre 18h29 et 19h26 pour un thème politique majeur  « Préfériez-vous voir DSK plutôt que François Hollande à l’Élysée ? »


France 2  même si le 2ème volet de l'émisssion "L’émission pour tous, la suite» est un tantinet plus suivi (1,29 million de personnes pour 6.4% de part d’audience),  sera devancée par Canal+ et son "Grand journal " qui totalise 7% d'audience!

Thierry Thuiller va-t-il subir le même sort que Vilamitjana face à ce nouvel échec?

Quant à Bruno Patino le "programmateur en chef" du groupe public qui chapeaute l'ensemble des responsables de programmes des chaînes et assume leurs choix, il est  pour l'heure bien silencieux!