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jeudi 28 septembre 2017

La fidèle alliance CGT/FO au secours de l’ex Orange contre le Gouvernement Macron, ne fait plus guère illusion.



La fidèle alliance CGT/FO au secours de l’ex Orange contre le Gouvernement Macron, ne fait plus guère illusion. 

Ce qui s’est passé ce matin au CCE de France Télévisions, n’est qu’une démonstration supplémentaire si besoin était de la complémentarité – le mot est faible – tellemnt visible qui s’est construite entre l’ex Orange et l’alliance CGT/FO qui va en premnece dans son sens.

Pourtant ce matin, après qu’Éric Vial - vous savez le "journaliste-directeur artistique- délégué suspendu " et candidat UDI ridiculisé aux dernières législatives avec à peine plus de 4% des suffrages – ait lu, une fois encore, devant les élus du CCE une interminable, pathétique et habituelle déclaration à Ernotte, ce sont justement des élus CGT qui l’on ramassé comme d’ailleurs certains ont ramassé leur propre « porte-parole » qui tentait d’aller dans son sens en proposant la création de commissions !  

Le blog CGC Média tient à vous épargner la trentaine de paragraphes d’une prose lénifiante qui débute ainsi « Le bonheur est dans la révolte, selon Karl Marx, théoricien trop vite ringardisé par la classe dirigeante d’aujourd’hui. Cela tombe bien, nous pouvons vous dire (à Ernotte) que ces prochains jours, ces prochains mois, Force Ouvrière France Télévisions va nager dans le bonheur de la révolte. 

Avant d’aller plus loin, et pour que vous compreniez bien la colère qui nous anime, qui n’est pas dirigée contre vous, mais contre l’État, nous annonçons qu’à l’issue de ce liminaire et de votre réponse (s’il y en a une), l’ensemble des élus Force Ouvrière quitteront ce Comité Central d’Entreprise. 

….À quoi sert-il de siéger dans une instance alors que nos prérogatives d’élus, du fait des agissements de l’État, ne sont pas respectées ?...   

Nous annonçons à Mr Le Président de la République, Mr Emmanuel Macron [c’est le même !, ndlr] à Mr Bruno le Maire ministre de l’économie et des finances et à Mme Nyssen ministre de la culture, que chaque fois qu’ils seront invités sur nos antennes, FO demandera aux salariés de débrayer 59 minutes afin de leur faire visiter nos locaux et d’aller à la rencontre des salariés, pour qu’ils se rendent compte de la situation dont ils ignorent apparemment tout. 

Appelez cela comme vous voulez, mais oui c’est une sorte de grève des interviews, mais nous nous voyons plutôt cela comme la volonté remplir une de nos missions : de la pédagogie. Vous voyez le bonheur de la révolte a déjà commencé.

C’est nous qui allons déboulonner les statuts de bronze de l’ancien monde. »

Ben voyons !

Au départ des intéressés, quelques rires et un ouf de soulagement  se sont fait entendre. 

Voilà la rengaine éculée de l’alliance CGT/FO ! Ce n’est en rien Ernotte, non c’est l’État puisqu’ils vous le disent qui est responsable de tout !

L’État qui en somme déciderait de tout…des programmes, de la médiocrité de bon nombre d’entre eux, de la baisse abyssale des audiences, du lancement d’une SVOD sans avoir les droits, d’un feuilleton repoussé fin 2018, des 500 ETP supprimés qu’elle s’est engagée à faire, du non remplacement des malades et des salariés en congés, des fiches secrètes sur les salariés, la fermeture de l’ensemble des locales avant fin 2017, etc… 

Ben voyons

Alors ce droit d’alerte qu’ils ont fait voter et qui a été adopté à l’unanimité des présents, confié comme à chaque fois au cabinet Secafi Alpha pour les assister sur la procédure, ne trompe personne. 

La conclusion en est quasiment connue d’avance et ira dans le sens de l’ex Orange et de ses soutiens « L’État sera en somme responsable de tous les maux… » 

Énorme mais tellement prévisible ! Personne n’est dupe bien entendu.

De fait, l’occasion était trop belle et même si la ficelle st grosse il fallait le faire passer ce droit d’alerte qui vise évidemment - quoi qu’en disent certains – la gestion catastrophique de l’entreprise qu’avait, du reste il y a peu, dénoncé la Cour des comptes dans un rapport au vitriol de 212 pages. 

Ce texte qui commence par taper sur l’actionnaire donc « Les économies demandées à l’audiovisuel public par les autorités de tutelle, et en particulier pour France Télévisions qui devra compenser un manque à gagner de 50M€, constituent une nouvelle attaque contre le service public et le groupe FTV d’une brutalité sans précédent » a dû ravir le trio Direction/CGT/FO qui à n’en pas douter s’en délecte encore.

Cette délibération unanime, la voici dans son intégralité pour être le plus complet possible:

"Délibération du CCE France Télévisions

Les économies demandées à l’audiovisuel public par les autorités de tutelle, et en particulier pour France Télévisions qui devra compenser un manque à gagner de 50M€, constituent une nouvelle attaque contre le service public et le groupe FTV d’une brutalité sans précédent.

A elles seules, elles représentent un équivalent de 600 à 700 emplois.

Cette situation ne peut que nous inquiéter au plus haut point et ceci pour les raisons suivantes :

- Après plusieurs programmes d’économies depuis 2010 dont un Plan de Départs volontaires (PDV), elles flèchent directement les structures de l’entreprise et de ses moyens, celles du réseau régional, de la fabrication, de l’information

- Elles menacent le financement des projets nouveaux, feuilleton, SVOD, relance de l’offre FranceInfo et des programmes régionaux.

- Elles portent un coup très dur à l’équilibre financier du Contrat d’Objectifs et de Moyens pourtant extrêmement tendu dès son origine avec ses 500 suppressions de postes à l’horizon 2020 et vont aggraver le mouvement d’attrition en cours actuellement : suppression des locales, info 2015, restructuration annoncée de la filière de production ou déménagement au siège de la station de France 3 Paris Ile-de-France.

- Elles forcent à réduire les ambitions et les missions du service public alors que le paysage audiovisuel est en plein bouleversement et que les nouveaux concurrents échappent au contrôle de l’Etat

- Elles menacent directement les emplois car il n’échappe à personne que les producteurs privés et le CSA font entendre que les 420M€ de financement de la création ne doivent pas être écornés.

- Plus grave encore, elles témoignent, comme seul projet, de la programmation d’une nouvelle réduction des moyens et d’une focalisation de l’entreprise sur la réalisation d’économies, et cela fait 18 ans que cela dure. 


La tutelle déclare qu’elle ne reviendra pas sur sa décision. 


De ce fait, les élus du CCE de FTV SA déclenchent une procédure d’alerte interne destinée à connaître toutes les conséquences de cette perte de recettes sur l’activité, l’emploi, et les équilibres financiers de l’entreprise, sur la construction du budget 2018 et les programmes d’économies associés.


En conséquence.


Les élus du CCE désignent le cabinet Secafi Alpha pour les assister sur la procédure de droit d’alerte sur la situation économique de l’entreprise"

mercredi 27 septembre 2017

La députée Sandrine Mörch (en disponibilité de France 3) poseuse de question pour Ernotte veut créer un groupe de travail pour la moralisation des journalistes.



La députée Sandrine Mörch (en disponibilité de France 3) poseuse de question pour Ernotte veut créer un groupe de travail pour la moralisation des journalistes.

Chacun se souvient des deux questions posées par Sandrine Mörch, députée LREM de la 9e circonscription de la Haute-Garonne le 19 juillet 2017 lors de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, une première question lue sur la feuille placée devant elle et extrêmement longue puis une seconde assez surréaliste qu'avait relevée le blog CGC Média (* bas de post)   « C’est Delphine Ernotte qui me l'a proposée… », elle concerne ce qu’elle pourrait faire pour « mettre l'accent sur ce qui fait avancer le Pays » en opposition à « la défiance grandissante vis-à-vis des journalistes alimentant souvent le côté anxiogène...».

« Le Canard  enchaîné" de ce mercredi 27 septembre épingle aujourd’hui, la poseuse de questions qui en disponibilité de son entreprise France 3 devrait commencer par s’interroger elle –même.



(*) « J'ai une autre toute petite question, plus délicate, moins bien formulée. C'est la sinistrose de Delphine Ernotte qui me l'a proposée. "Comment réfléchir sans jamais entraver la liberté de la presse à une sorte d'améliorant des pratiques pour tenter d'enrayer justement ce que vous appelez le côté anxiogène souvent alimenté par les journalistes et mettre aussi l'accent sur ce qui fait avancer le Pays. Ça permettrait aussi de briser la défiance grandissante vis-à-vis des journalistes pourtant absolument fondamentaux à notre démocratie?! ».

France Télés : Cinq prime à près d’un million l’unité, histoire de narguer un peu plus Emmanuel Macron et son Gouvernement !?



France Télés : Cinq prime à près d’un million l’unité, histoire de narguer un peu plus Emmanuel Macron et son Gouvernement !?

Ah ! la légendaire autorité de l’État ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que niveau télé publique elle est mise à mal chaque jour un peu plus lorsqu’elle n’est pas simplement piétinée.  Qu’est-ce qu’il disait déjà Chevènement « Quand on n’est pas d’accord, soit on ferme sa gueule soit on démissionne » ?!

Alors même comme l’indiquait, un peu plus tôt, le blog CGC Média, qu’un C.A. extraordinaire de France Télévisions est convoqué pour ce jeudi, le lendemain même de la présentation du PLF 2018 présenté ce mercredi, pour que l’ex Orange continue de dire devant les administrateurs de l’État-actionnaire qui y sont majoritaires, tout le mal qu’elle pense des décisions d’économies budgétaires annoncées par le Premier Ministre et décidées au plus haut niveau,  Télérama enfonce le clou.

Dans un article intitulé « Delphine Ernotte : “Nous allons être contraints de couper dans les programmes” », le magazine relate les propos tenus publiquement par l’ex Orange qui présente à l’édition 2017 de « Télérama dialogue » qui s’est déroulée ce lundi 25 septembre 2017, au Théâtre du Rond-Point à Paris, a  expliqué – sans rire – que la baisse des crédits alloués à France Télévisions impactera avant tout les programmes et donc la création

Pourtant selon des informations exclusives, ce seraient pas moins de 5 prime à près d’un million l’unité qui devraient voir le jour sur France Télés avec le chanteur Garou aux manettes.

La production en serait confiée à la productrice Anne Marcassus qui produit, entre autres, « Les enfoirés » le traditionnel spectacle annuel en faveur des Restos du Cœurs.

Les chiffres qui circulent donnent le tournis. Il serait question de 900.000€ par émission avec un cachet estimé à 50.000 €  pour la présentation !

Si ces montants s’avèrent exacts, ce sera probablement l’un des plus gros contrats passés par une chaîne de télé publique donc d’État avec une production extérieure pour une émission de plusieurs numéros.

Voilà qui devrait enchanter les commissions des finances du Parlement poussées par un lobbying acharné à rétablir, entre autres, la pub dans les émissions jeunesse mais surtout ravir Gérald Darmanin et plus particulièrement Bruno Le Maire que l’ex Orange a prévu de voir demain après ou avant le CA extraordinaire – « Le Figaro » du jour ne le dit pas – pour lui parler du Pays ! 


Un C.A. extraordinaire de France Télévisions convoqué en 48 h pour que l’ex Orange tire les conséquences du PLF 2018 présenté la veille.



Un C.A. extraordinaire de France Télévisions convoqué en 48 h pour que l’ex Orange tire les conséquences du PLF 2018 présenté la veille. 

« C’est Macron et son gouvernement qui céderont » pouvait-on entendre ce mardi 26 septembre dans certains bureaux de France Télés ! Alors que la loi de finances pour 2018 qui sera la première loi de finances du quinquennat d'Emmanuel Macron – avec nombre de mesures phares inscrites dans son programme présidentiel – sera présentée ce jour en Conseil des ministres, les courriers à l’adresse des administrateurs du Groupe de télés publiques convoqués à un Conseil d'Administration Extraordinaire. 


L’ex Orange devrait y dire tout le mal qu’elle pense des décisions d’économies budgétaires annoncées par le Premier Ministre et décidées au plus haut niveau de l’État actionnaire dans le cadre du (PLF 2018)  projet de loi de finances pour l’an prochain qui  sera discuté par le Parlement au cours de l'automne pour un vote en fin d'année après sa présentation donc en Conseil des ministres ce 27 septembre 2017, après le recueil de l'avis du Conseil d’État. 

Du jamais vu ! Les administrateurs donc majoritairement nommés par l’État sommés de se réunir pour entendre les récriminations de celle qui annonce en petit comité devoir en tirer les conséquences. 

« Une loi scélérate » hurle au Siège de France Télés une poignée d’«opposants» au Chef de l’État qui hier l’encensaient et aujourd'hui le conspuent.

Dans une très large partie des démocraties du globe, à commencer par les démocraties anglo-saxonnes, celui qui n’est pas d’ailleurs avec son actionnaire « plie les gaules » et démissionne par conséquent immédiatement !

Qu’ils s’agisse des politiques, des média, des professionnels du secteur, des contribuables et en premier lieu de salariés, chacun attend avec une impatience non dissimulée que la guerre menée contre le pouvoir en place, en coulisses et publiquement par Ernotte (* cf : ses propos devant 200 personnes environ) s’arrête ce 27 septembre que l’actionnaire la mette enfin en minorité ou bien qu’elle en tire les conséquences qui s’impose, la première d’entre elle étant son départ de l’entreprise.

(*)