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samedi 7 novembre 2020

« L'Assemblée nationale a voté un projet de budget de l'audiovisuel public en baisse pour 2021»

« L'Assemblée nationale a voté en première lecture, ce vendredi (6/11), un projet de budget de l'audiovisuel public en baisse pour 2021 » écrit l’AFP.

L’ex-Orange ne pourra surement pas s’en plaindre. Chacun se souvient des propos de « La chasseuse d’homme blancs de plus de 50 ans » à l’adresse de l’ex-ministre de la Culture sa pote Françoise Nyssen et de l’ex Premier ministre - un de ses derniers soutiens – qui venait d’annoncer des économies à hauteur de 160 millions d’euros (hors investissements) :  « des chiffres exigeants mais faisables » !

« Le budget adopté pour les six sociétés concernées - France TV, Arte France, Radio France, France Médias Monde, INA, TV5 Monde - s'élève à 3,54 milliards d'euros, en baisse de 68,5 millions (-1,8%) » écrivait encore l’agence de Presse, reprenant les propos de la rapporteure Marie-Ange Magne (LREM) : « l'effort demandé est important en 2021 et comparable à celui demandé en 2020 ».

Dans son rapport, cette dernière prévient «Une modernisation était attendue, elle est en cours et ne doit pas se faire au détriment des salariés».

Pour sa part, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a tenu a souligné que l'audiovisuel public allait recevoir « un soutien financier exceptionnel » de 70 millions d'euros au titre du plan de relance pour faire face aux conséquences de l'épidémie de Covid-19…Pour autant, cette somme destinée à compenser les pertes de recettes propres et les surcoûts liés à la crise sanitaire «ne vaut pas annulation de l'effort financier demandé» depuis 2018 à l'audiovisuel public, a-t-elle enchéri.

Le «compte spécial des avances à l'audiovisuel public» du projet de loi de finances pour 2021 a été adopté par 73 voix contre 10.

Le blog CGC Média reviendra très vite sur une des questions posées à la ministre de la Culture par une députée présente dans l'hémicycle impliquant le CSA mais surtout de la réponse qu'elle va devoir y apporter très vite.


vendredi 6 novembre 2020

France Télés : Quand plexiglas rime avec apoplexie !

France Télés : Quand plexiglas rime avec apoplexie !

Les cloisons de séparation de bureau en plexiglas sont conçues pour limiter la contamination par gouttelettes entre les personnels et les usagers / clients.

Elles sont donc indispensables dans de très nombreux cas particulièrement dans les  open spaces, la restauration d’entreprise ou encore dans des cellules de montages et de post-production pour minimiser au maximum les risques de transmissions lors du travail en présentiel (le mot à la mode !) en cette période de forte contagion virale (coronavirus COVID-19 mais aussi grippe !)

Ceux du groupe de télés publiques qui ont vu arriver la facture pour la première commande de plexiglas –  250.000€ selon nos informations – ont dus en faire une apoplexie !

La situation financière de France Télés est à ce point catastrophique que quelques-uns préconisaient de tout stopper !  L’affaire serait pour l’heure en stand-by…La sécurité des salariés à quoi ça tient !

Le « Quoi qu’il en coûte » présidentiel n’était probablement pas encore frappé trous les esprits !  

jeudi 5 novembre 2020

Combien de COVID y aura-t-il à France Télés après la dernière séance du CODIR ?

Combien de COVID y aura-t-il à France Télés après la dernière séance du CODIR ?

Selon nos informations, l’un des membres du CODIR (COmité DIRecteur) a apparemment déclaré un COVID en tout début de semaine.

Le problème, c’est que la personne en question a participé à une séance de l’instance, en fin de semaine dernière, n’étant visiblement pas bien.

Combien de cas contacts y aura-t-il à France Télés sachant qu’il a bien évidemment circulé dans toute l’entreprise avant ladite réunion ?    





mercredi 4 novembre 2020

France Télés au secours de l’hôtellerie en grande difficulté avec la crise du COVID-19 !

France Télés au secours de l’hôtellerie en grande difficulté avec la crise du COVID-19 !

Ce 3 novembre, « C dans l’air » s’était délocalisée à New York pour une émission spéciale en direct sur les élections américaines : « Le vote qui fait trembler l’Amérique ». Le plateau de l’émission se trouvait sur une terrasse du Novotel New York Times Square.

Pendant toute l’émission dite d’information, les téléspectateurs ont pu découvrir à chaque plan large comment Novotel s’y était pris pour faire sa pub en direct…une répétition tout au long du programme qui devrait être un joli cas d’école pour Roch-Olivier Maistre et le CSA concernant justement la publicité clandestine !

R-O.M. devrait pouvoir pondre une note comme il l’avait fait lorsque la femme de Candilis allait faire la promo de son site commercial – encore sur France 5 –  pour fourguer ses produits et faire sa pub clandestine évidemment, où il écrivait incroyablement noir sur blanc « Les références orales et visuelles à l’activité d’une ou des personnes invitées lors d’une émission ne relèvent pas de la publicité clandestine, dans la mesure où ces rappels sont une pratique courante pour présenter un invité ». (*)

Certes le Novotel n’est pas une personne physique mais juridiquement ce qu’on appelle une personne morale mais donc à en croire R-O.M. la référence visuelle à l’activité donc à la marque, ne relèverait pas de la publicité clandestine dans la mesure où ces rappels sont une pratique courante !

Ici, sur les 1h06 que dure l’émission, ce plan sur la marque Novotel est apparu à 22 reprises. Pour conclure, Caroline Roux a également tenu à remercier une nouvelle fois le Novotel et a donné rendez-vous pour une nouvelle émission le lendemain toujours en direct de New York.

Gageons que sur le « C dans l’air » du mercredi 4 novembre, obéira aux mêmes règles que la veille...

Visiblement pour l’antenne et les programmes de France Télés tout va à vau-l’eau ! Que font, entre autres, Diego Buñuel  le directeur des programmes de FTV ou encore Patrick Charles le directeur des magazines ?

(*) L’invraisemblable vision épistolaire de R-O.M. est toujours devant la Justice. Nous verrons ce qu'elle dit de cette notion de pratique courante, justement en matière de pub clandestine !

mardi 3 novembre 2020

Jacques Santamaria et Samuel Labarthe placent De Gaulle en tête des audiences télés de ce lundi 2 novembre.

Jacques Santamaria et Samuel Labarthe placent De Gaulle en tête des audiences télés de ce lundi 2 novembre.

Alors que les audiences des chaines de France Télés avaient continué à descendre depuis septembre :  France 2 tombait en octobre à 13 ,9% contre 16,4% le mois précédent dopé par le Tour de France et France 3 passait pour sa part à 9,2% contre 10,3% en septembre, le « De Gaulle » de Jacques Santamaria avec Samuel Labarthe dans le rôle-titre placent De Gaulle en tête des audiences télés de ce lundi 2 novembre.

Samuel Labarthe qui incarne le général dans « De Gaulle, l’éclat et le secret », permet à France 2 de se hisser devant M6 (2ème) et TF1 (3ème),  en tête des audiences télés avec 4 765 000  des téléspectateurs devant leur poste pour 18,4% du public.

Les deux premiers épisodes de la série portée par Samuel Labarthe « De Gaulle : le secret et l’éclat » ont captivé 4.77 et 4.64 millions de téléspectateurs, soit 18.4% et 19.7% des quatre ans et plus. Le troisième inédit, diffusé à 22h45, a fédéré 3.77 millions de Français, soit 22.5% du public.

Dire que ni Got, ni Candilis ne croyaient à cette remarquable série qui marque pour le Grand Charles un triple anniversaire : le 130e de sa naissance, le 50e de sa disparition et le 80e de son appel… Trop daté, trop vieux devaient probablement penser les deux ex-programmateurs sortis l’un et l’autre du groupe de télé publique !! Les premiers épisodes de «De Gaulle, l'éclat et le secret» qui immergent le téléspectateur dans les coulisses de la grande histoire de 1940 à 1970, en revenant sur l’incroyable parcours de ce héros de la France Libre et fondateur de la Vème République, les ont donc fait mentir.

Le Général interprété avec brio par Samuel Labarthe mais aussi Constance Dollé qui campe Yvonne son épouse, permet aux Français avec cette reconstitution de qualité, de découvrir pour certains et de redécouvrir pour d’autres ce que fut ce grand homme.

« Outre des souvenirs personnels, les auteurs ont compulsé archives et documents historiques, biographies, Mémoires, expertises de témoins… » écrit Le Parisien qui cite l’équipe « Dans la fiction, le conteur se substitue à l'historien. Cela permet de dire: voilà ce qui a pu se passer.

On propose une interprétation en essayant de dégager les lignes de force du romanesque, appuie le réalisateur François Velle qui s’enthousiasme : « Outre l’Élysée ou Matignon, l'équipe a pu filmer des scènes à l'intérieur même de la Boisserie, la résidence familiale de l'ancien chef de l'Etat à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne). « C'est la première fois qu'une fiction y était tournée et qu'on pouvait aller dans sa cuisine, son salon, sa salle à manger, son bureau, son jardin ».

A voir et à revoir…



lundi 2 novembre 2020

En Belgique, les librairies classées parmi les « commerces essentiels ».

En Belgique, les librairies classées parmi les « commerces essentiels ».

Alors que nos voisins belges, ont décidé eux aussi de se reconfiner à partir de ce dimanche minuit et au moins jusqu’au 13 décembre - soit un mois et demi de verrouillage minimum – le gouvernement a rendu le télétravail obligatoire, limité à une personne les visites au domicile et annoncé la fermeture des commerces non essentiels.

Si en France la cacophonie règne sur ce qui est ou serait essentiel, la Belgique elle a tranché.  Parmi les magasins d’alimentation, les pharmacies, ou encore les stations-service qui resteront ouverts, figurent les librairies et ce alors que le pays affiche le taux de nouvelles contaminations le plus élevé d’Europe (plus de deux fois supérieur à celui de la France). Le gouvernement belge avait fait fermer les librairies lors du premier confinement, a jugé nécessaire, pour cette nouvelle période d’isolement, de les maintenir ouvertes afin de « maintenir en vie cette forme de culture et ne pas faire à nouveau un énorme cadeau à Amazon par exemple ».

Depuis mercredi et les annonces d’Emmanuel Macron,  les messages affluent sur les réseaux sociaux pour réclamer leur ouverture.



dimanche 1 novembre 2020

Deux soirée Rugby pour sauver les piètres audiences du samedi soir sur France 2

Deux soirée Rugby pour sauver les piètres audiences du samedi soir sur France 2

Celles et ceux qui aiment le Rugby, ont eu deux samedis soir de suite rien que pour eux. Ce samedi 31 octobre, ils étaient 22,4% devant le match France /Irlande nettement plus que le samedi précédent avec 17,1% pour France/Pays de Galle.

Autrement dit, heureusement que le Rugby était là pour remonter la case sinistrée qui hors ballon ovale parvenait juste à franchir une moyenne de 10% en moyenne sur les trois premières semaines d’octobre.

Le pire des trois samedis en audience ayant été celui du 17/10 Avec la soirée « Primates » et ses 6,9% d’audience, très très loin derrière la soirée sur « Les Comiques préférés des Français » le 10/10 présentée par Laurence Boccolini et ses 13,9% à peine plus haut que « Spectaculaire » la première émission de Jean-Marc Généréux le 3/10 qui n’avait attiré que 10,7% de curieux déçus dans l’ensemble.

La presse s’était récemment faite l’écho des réactions pour le moins mitigés après le premier numéro… « Le lancement de Spectaculaire a suscité de nombreuses réactions sur Twitter. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles sont très mitigées » écrivait entre aitres, programme-tv.net :

- Sur @France2tv déçu par la nouvelle émission #Spectaculaire et son monsieurLoyal @JMGenereux qui en fait des tonnes sans parvenir à éviter le naufrage. Quel dommage pour le service public d’avoir sabordé le Plus grand cabaret du monde de @PatSebastien pic.twitter.com/jsKPLu0plN

- C'était une émission spectaculaire dans la médiocrité ! C'était vraiment nul ! Extrêmement déçu ! Rien à en tirer de positif... #Spectaculaire

- Prestations déjà vue et revues, pas vraiment d'inédit quand tu vas souvent voir des spectacles même les motos dans un globe c'est du déjà vu

- Mais qu’est-ce qu’il est mauvais Jean-Marc Généreux. Présentation minable, vieillotte, surjouée, se sentant obligé de vendre son concept en répétant #Spectaculaire toutes les 3 minutes

- Beaucoup de gens qui tourne sur eux même… Bref pas spectaculaire

- Je viens de tomber sur #Spectaculaire, sur @France2tv, 🙄😱😩 sans déconner, je matais de temps en temps le #LeGrandCabaret avec ma mère, même si je n'étais pas fan de Sébastien le spectacle se suffisait à lui-même & ce n'était pas totalement désagréable, mais là, au secours

Etc….

Patrick Sébastien récemment raillé par l’ex-Orange qu’il ne s’est pas privé de tacler sur Europe 1 (*) a d’ailleurs dit ce qu’il en pensait.

« Dire que l'ex-présentateur du Plus Grand Cabaret n'est pas très enthousiaste vis-à-vis de cette émission tient de l'euphémisme. Ainsi n'a-t-il pas hésité à tacler le projet : "Je sais que France Télé va faire un concours, une sorte de « Cabaret bis » avec de la magie, de la danse, etc, nous a-t-il ainsi confié. On va quand même comparer un acrobate avec un magicien ou un musicien !" Et il n'y a pas que la ressemblance, troublante il est vrai sur le papier, avec son propre programme qui lui pose problème…

Peu dupe, l’animateur a une rentrée pour le moins chargée même s'il n'a plus d'émissions [sur France Télés, ndlr] pense avoir compris pourquoi il s'agit d'une sorte de télé-crochet et non pas d'une simple émission au cours de laquelle les numéros, pour le moins variés, se succéderaient : "C’est très bien, ça aide à lancer des carrières mais, surtout, ils n’ont pas à payer les artistes puisqu’il y a un prix au bout." Jean-Marc Généreux et France 2 apprécieront... ou pas !... » (Télé Loisirs et Tél deux semaines)

(*) Aux explications pour le moins vaseuses de l’ex-orange concernant « les raisons du renvoi de Patrick Sébastien, coupable à ses yeux de ne pas avoir voulu moderniser ses concepts », ce dernier avait répondu du tac au tac :

« Une réponse du berger à la bergère…L’animateur télé, tenu pour responsable de sa propre éviction, n'a pas goûté se prise de parole pour Forbes [une mascarade, ndlr]. Il a donc décidé de s'exprimer à son tour, cette fois dans une vidéo piquante postée sur les réseaux sociaux.

Extrait :

Une réponse emprunte d'ironie et d'amertume

Dans son interview, Delphine Ernotte expliquait qu'elle souhaitait dépoussiérer les émissions de Patrick Sébastien, à commencer par Le plus grand cabaret du monde, proposition que l’animateur avait refusée. "J'aurais sincèrement préféré qu'il nous dise:  'OK, je comprends. On bosse'. On l'aurait toujours à l'antenne", racontait-elle.

Mais, pour l'animateur, il n'est pas juste de lui faire porter la responsabilité de la fin de leur collaboration. "Quand quelqu'un se fait virer de quelque part, le premier qui est responsable, c'est quand même celui qui le fout à la porte", rappelle-t-il.

Dans la suite de sa vidéo, Patrick Sébastien joue la carte de l'anaphore, en enchaînant des "Je suis responsable" très piquants. "Je suis responsable d'avoir voulu continuer cette émission comme elle était, parce qu'elle faisait plaisir à des millions de gens", ironise-t-il, rappelant au passage de ses bonnes audiences de l'émission. "Je suis responsable, c'est vrai, du Réveillon du 31 décembre où pendant des années on a battu TF1 avec le service public... jusqu'à ce que je m'en aille."

L'animateur donne ensuite sa propre version des faits sur son départ forcé. "Je suis responsable surtout d'avoir fait de la télévision, non pas pour ceux qui la dirigent, mais pour ceux qui la regardent" lance-t-il. "Je suis responsable bien sûr de ne pas avoir ciré les pompes des gens importants. Je suis responsable de ma liberté d'artiste."

L'ancien présentateur du Plus grand cabaret du monde profite également de cette vidéo pour donner son avis sur Spectaculaire, la nouvelle émission de France 2 qui semble très inspirée de la sienne. "Je suis responsable aussi de l'héritage, malgré moi", ironise-t-il encore. "Dans la nouvelle que vous allez voir, qui s'appelle Spectaculaire, vous allez retrouver plein de numéros que vous avez déjà vus dans Le plus grand cabaret du monde."

Patrick Sébastien accuse donc a demi-mots France 2 de produire une pâle copie de son ancienne émission. "C'est malgré moi, mais reconnaissez que c'est quand même très généreux de ma part" ajoute-t-il, dans une formule qui semble bien être un nouveau tacle, adressé cette fois au présentateur de Spectaculaire, Jean-Marc Généreux. »

samedi 31 octobre 2020

Maxime Saada ne croit pas en Salto…Canal + seul à pouvoir mieux rivaliser avec les plateformes américaines.

Maxime Saada ne croit pas en Salto…Canal + seul à pouvoir mieux rivaliser avec les plateformes américaines. 

Maxime Saada estime que Canal+ peut défendre son rang face aux plateformes de SVoD américaines. Il l’a dit aux Echos dans une longue analyse du contexte audiovisuel français qu’il livre au quotidien et que le blog CGC Média vous propose de découvrir. (*« Canal+ a toutes les cartes en main »)

Le patron de Canal+ depuis cinq ans déjà en veut pour preuve, les partenariats signés avec Disney +, Netflix ou encore beIN malgré la perte d'une grande partie de la Ligue 1 de football. S’il dit (par courtoisie) « saluer l’initiative à laquelle il ne croit pas », Maxime Saada n’y va pas par quatre chemins « C'est un vrai métier la télévision payante. France Télévisions, TF1 et M6 l'ont expérimenté, autrefois, avec TPS [un gouffre à pognon qui a très rapidement disparu, ndlr].  Cela nécessite des moyens très conséquents et une assise mondiale ».

Salto devrait donc très vite suivre le même chemin que TPS et revenir comme un boomerang dans les dents de l’ex-Orange qui osait présenter la plateforme de rediffusions comme le Netflix à la française !

(*) « Canal+ a toutes les cartes en main »

A la tête de Canal+ depuis cinq ans, Maxime Saada analyse le retour en grâce de Canal+ depuis quelques mois, après des partenariats signés avec Disney +, beIN ou encore Netflix et malgré la perte d'une grande partie de la Ligue 1 de football. Il estime que Canal+ peut défendre son rang face aux plateformes de SVoD américaines. Et pointe que Canal+ n'est pas près de réinvestir à perte dans le football.

A l'heure de Netflix y a-t-il encore de la place pour un acteur français dans la télévision payante ? La place qu'occupe Canal+ le prouve. Cela fait cinq ans qu'un nouvel actionnaire de référence, Vincent Bolloré, est arrivé chez Vivendi, et m'a confié la direction de Canal+. Nous sommes aujourd'hui convaincus d'avoir franchi un cap. Nous sommes devenus un acteur clef du digital avec notre application myCanal, ses 15 millions d'utilisateurs mensuels, qui dépassera en 2020 le milliard et demi de contenus consommés en streaming contre un milliard un an plus tôt.

La puissance de myCanal est liée à l'agrégation de 200 chaînes de télévision en live - une différence essentielle par rapport aux plateformes américaines - et des services replay. Nous avons intégré Netflix, puis Disney + en exclusivité, et bientôt beIN Connect. Au total, ce sont plus de 50.000 contenus qui sont disponibles à tout moment. Et myCanal continue de monter en puissance avec un déploiement sur la PS4 et la PS5 ainsi que sur nos décodeurs les plus sophistiqués. Dans les douze prochains mois, 13 millions d'équipements additionnels porteront myCanal en France.

Enfin, au-delà des contenus audiovisuels, nous agrégeons des contenus culturels : de la presse (ce qui rencontre le plus de succès), des livres audio, des podcasts, des bandes dessinées, et demain peut-être de la musique.

Lire aussi : Canal+ affûte son arsenal anti Netflix. Mais ne restez-vous pas trop franco-français ?Nous sommes devenus un groupe mondial. Nous comptons désormais plus de 20 millions d'abonnés dans 40 pays, dont 5 millions en Afrique et plus d'un million en Asie. Notre ambition est désormais d'atteindre les 30 millions d'abonnés dans les cinq ans maximum. Pour l'essentiel hors de France, sous l'impulsion de Jacques du Puy, notre patron de l'international. Nous lancerons d'ailleurs prochainement nos activités en Ethiopie. Il y a quelques heures, nous avons franchi le seuil des 12 % du capital de la société sud-africaine Multichoice, leader de la télévision payante en Afrique anglophone et lusophone avec 16 millions d'abonnés. Et nous avons beaucoup d'autres projets de développement à l'étude.

Avec myCanal nous pouvons même envisager de nous lancer en digital dans de nouvelles géographies. Au-delà de la distribution, nous avons également changé de dimension dans les contenus. Nous sommes désormais un acteur qui compte au niveau international avec 3,2 milliards investis chaque année dans les contenus. Nous produisons 35 à 40 séries maison par an dans le monde - dont une dizaine de créations originales en France - et une trentaine de films via notre entité de production et de distribution, Studiocanal, dirigée par Anna Marsh. Sur tous nos territoires, nous développons des fictions et des films locaux. L'enjeu est dorénavant de favoriser l'ancrage local tout en faisant voyager nos productions cinéma et audiovisuelles dans nos 40 pays, pour nos 20 millions d'abonnés.

Canal+ est donc en train de se « netflixiser »…Notre modèle est conçu pour mieux rivaliser avec les plateformes américaines. Mais cela ne date pas d'hier : nous avons commencé il y a plus de sept ans, en lançant myCanal. Aujourd'hui, près de 70 % de nos abonnés l'utilisent. Cette impulsion a été renforcée avec l'arrivée de notre nouvel actionnaire au capital de Vivendi ; nous sommes alors passés à une logique offensive. Avec un plan d'économies de 1 milliard en France pour être plus compétitifs et une croissance de notre parc abonnés qui nous permet aujourd'hui de disposer d'une taille critique.

Lire aussi : L'alliance avec Netflix, un pari risqué pour Canal+. Mais le budget programme de Netflix, c'est 17 milliards de dollars…Le modèle Canal+ fonctionne, il est rentable. Nous atteindrons à la fin de l'année près d'un demi-milliard d'euros de résultat opérationnel. Notre satisfaction abonnés est au plus haut depuis cinq ans, à 84 %. Nous séduisons les jeunes, comme jamais, avec nos nouvelles offres digitales et des fictions comme « Validé » ou « La Flamme ». Canal+ est à la première place des entreprises préférées des étudiants et jeunes diplômés en 2020 dans la catégorie médias, selon une étude réalisée par l'agence Epoka et Harris Interactive. Nous nous apprêtons d'ailleurs à lancer une nouvelle identité de marque pour renforcer cette attractivité retrouvée.

N'y a-t-il pas un problème de prix pour Canal+ ? Netflix et Disney vendent peu cher de superproductions…Le prix d'accès à Canal+ est maintenant de 20 euros, et pour les moins de 26 ans c'est moins de 10 euros. Et, dans le même temps, le prix des abonnements aux offres concurrentes a eu tendance à augmenter. L'écart de prix se réduit et n'oubliez pas que nous offrons 300 films en première exclusivité, près de 60 séries, et les compétitions sportives les plus prestigieuses.

Lire aussi : Netflix passe devant Canal+ en France. L'inflation du prix des séries ne vous inquiète pas ? Pour se faire une place sur ce marché, il faut être global avec des séries qui voyagent. Canal+ a su multiplier les coproductions avec les plus grands : HBO, Sky, Netflix, Amazon, ou encore Apple. Notre création originale a désormais une réputation mondiale. Concernant les acquisitions de séries, on voit des tarifs augmenter mais le principal risque est qu'Hollywood assèche de plus en plus le marché, car les Américains réservent leurs contenus à leurs propres plateformes. Canal trouvera, lui, toujours à s'approvisionner car notre marque, notre savoir-faire et nos dizaines de millions d'abonnés ont une valeur. Notre taille nous permet d'avoir accès à des séries de choix.

Lire aussi : La guerre du streaming fait flamber le prix des séries télé. Dans ce contexte, la télévision gratuite n'est-elle pas encore plus fragile ? Il y a un sujet, oui, c'est certain. Cela me fait sourire car, il n'y a pas si longtemps, on nous disait que Canal+ allait disparaître… Contrairement aux chaînes gratuites, la télévision payante est sur un marché en forte croissance soutenue par une croissance démographique et économique sur tous nos territoires, en particulier l'Afrique, et le dynamisme des plateformes américaines qui convainquent chaque jour plus de personnes de payer pour les contenus. Sans compter le déploiement de la fibre et de la 5G, qui nous sont aussi très favorables : c'est plus de bande passante pour nos contenus.

Notre challenge c'est d'aller chercher des parts de marché sur ce marché en croissance. Je préfère cela à la télévision gratuite dont les audiences baissent chaque année inexorablement. Les plus grandes chaînes de télévision, surtout, ont du mal, alors que les plus petites, comme nos chaînes C8 ou Cstar, ont, elles, encore une marge de progression. Quand je lis les déclarations du patron de M6 appelant à plus de concentration sur le marché de la télévision, je me dis que ce n'est pas un hasard…

Quel regard portez-vous sur Salto, la plateforme payante de SVoD de France Télévisions, M6 et TF1 ? Je salue l'initiative Salto, mais je vous avoue que je suis sceptique sur les perspectives commerciales. Il y a beaucoup de monde sur ce marché, des acteurs de qualité avec des positions attractives dont Canal+ fait partie. C'est un vrai métier la télévision payante, France Télévisions, TF1 et M6 l'ont expérimenté, autrefois, avec TPS. Cela nécessite des moyens très conséquents et une assise mondiale. Je souhaite néanmoins à Salto beaucoup de succès.

Lire aussi : Salto, pour quoi faire ? Pourquoi Canal+ continue de miser sur le satellite ? Ce marché va continuer de croître dans de nombreux territoires. On ne peut pas en dire autant de la TNT ! Le satellite est donc un atout. Cela nous permet aussi de nous développer dans les continents comme en Afrique où le haut débit n'est pas encore très présent. Enfin notre modèle est fort parce qu'il est diversifié. Nous sommes présents via le satellite et le digital, en France et à l'international, dans le domaine du cinéma, du sport et des séries, dans le gratuit et le payant, dans la création et l'agrégation de contenus… Notre présence sur toute la chaîne de valeur est un facteur de résistance dans un environnement ultra-compétitif et trop régulé. La présence sur toute la chaîne de valeur est un facteur de résistance dans un environnement ultra-compétitif et trop régulé.

Le gouvernement français vient de finaliser un dispositif visant à faire participer les Netflix & Co au financement de la création française. Est-ce que cela va dans le bon sens ? J'attends de voir mais j'ai déjà une inquiétude : je vois qu'il y a une obsession pour le financement des œuvres françaises, mais une absence totale de réflexion sur la souveraineté culturelle et le rayonnement des contenus français dans le monde. Cela me désole. Faire contribuer les plateformes américaines au financement de la création en France c'est bien, mais qui mieux que Canal+ peut assurer, en France comme à l'international, la promotion de ces contenus ?

On va accroître la dépendance de producteurs - qui ne resteront par ailleurs pas tous éternellement français - aux plateformes américaines et rien n'est fait pour nous soutenir ! Comme si, en matière de politique industrielle dans l'automobile, on se concentrait sur les investissements de Toyota et Tesla en France sans s'occuper de Renault et de Peugeot. Sur la TVA, le piratage, la capacité à être propriétaires des séries que l'on finance, il faut agir. Nous avons le sentiment que la partie principale de l'équation est oubliée.

Lire aussi : Faire contribuer Netflix, Disney et Amazon à la création française ? « C'est une révolution digne de la loi de 1981 sur le livre », estime Roselyne Bachelot. Quand Mediapro ne veut pas payer pour le football français, cela vous inquiète ?

Je suis en effet très inquiet pour le foot français. La situation de Téléfoot n'a rien à voir avec la crise sanitaire. Depuis la reprise, les matchs se sont joués et se jouent aux dates et aux horaires attendus. Il ne faudrait pas que cette situation d'absence de paiement des droits TV dure trop longtemps, cela risquerait d'abîmer l'image, la qualité, et in fine la valeur de la Ligue 1. Déjà, nous le voyons, les gens s'en détournent. On observe par ailleurs une véritable explosion du piratage depuis le lancement de Téléfoot… Quand des mauvaises habitudes se prennent, il est très difficile de revenir en arrière.

Est-ce que la situation de Mediapro n'est pas l'expression de l'éclatement de la bulle sportive ? Le sujet ne date pas de Téléfoot. Avant il y a eu TPS, puis Orange, puis beIN Sports, puis Altice, et enfin Mediapro. Il y a toujours quelqu'un qui pense qu'il pourra mieux que nous rentabiliser des droits en payant plus cher que Canal. Comme vous le savez et je me suis prononcé sur le sujet dès le lendemain de l'appel d'offres, j'ai toujours pensé que l'équation économique était intenable compte tenu du prix payé pour les droits.

Lire aussi : Mediapro : une conciliation pour sortir Téléfoot de l'impassePourriez-vous vous investir plus dans le football français ?En réalité, l'arrivée de Téléfoot ne nous a pratiquement pas fait perdre d'abonnés lors de cette rentrée. Nous enregistrons même, pour la première fois depuis longtemps, une croissance de notre parc d'abonnés en France grâce au travail de Frank Cadoret et de ses équipes. Par ailleurs, nous avons réinvesti une large partie des sommes initialement consacrées à l'appel d'offres Ligue 1. Nous avons racheté un lot clé de cette compétition à beIN avec lequel nous avons également signé un accord de distribution exclusif.

Nous avons investi dans Disney +et dans la Ligue des champions qui reviendra chez nous la saison prochaine avec, pour la première fois, les deux plus belles affiches de chaque journée. Elle viendra compléter une offre sport riche de Ligue 1, de Top 14, de Formule 1, de MotoGP, de Premier League, de golf, de boxe, etc. Cette stratégie fonctionne et il n'est pas question de faire plonger Canal+ dans le rouge en réinvestissant à perte dans le football.

Lire aussi : « Le lancement de Disney + en France sera énorme ! » promet Kevin MayerVous êtes donc confiant ? Nous avons des équipes qui ont prouvé qu'elles pouvaient soutenir notre croissance dans une multitude de géographies. Nous avons avec myCanal un actif stratégique qui peut encore monter en puissance. Nous avons sécurisé des droits essentiels sur une longue période. Nous avons le plein soutien de notre actionnaire Vivendi. Nous allons multiplier les synergies avec Universal Music, Editis ou encore Dailymotion. Nous avons des liens forts avec les plus grands artistes français et européens. Canal+ a toutes les cartes en main. Je suis serein...

Son parcours. Chez Canal+ depuis 2004, Maxime Saada est passé par presque tous les métiers du groupe, avant d'en devenir le président du directoire en 2018. Il y est entré pour piloter la stratégie avant de se voir confier successivement la direction des deux activités phares : celle des chaînes payantes d'abord (Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport…), puis celle de CanalSat, l'activité de distribution de chaînes de télévision. Ce cinquantenaire à l'œil rieur et au parcours scolaire d'excellence (HEC-SciencePO Paris), a aussi contribué au rapprochement entre TPS et CanalSat contestée par l'Autorité de la concurrence. Il a débuté sa carrière au sein de l'antenne nord-américaine de la DATAR chargée de la promotion des investissements américains en France, avant de faire ses premières armes chez McKinsey.

Son actualité. Bousculée par Téléfoot, la nouvelle chaîne sportive de Mediapro, qui lui a ravi les 10 meilleures affiches des droits télé de la Ligue 1 de football, le champion français de la télé payante a réagi en réduisant ses coûts et en diversifiant ses investissements. La chaîne cryptée a signé avec beIN Sports, dont elle est devenue le distributeur exclusif et à qui elle a racheté entre autres 28 des affiches de la Ligue 1. Face à la forte concurrence des plateformes de SVoD phares qui ont débarqué en France, Netflix et Disney +, Canal a choisi de « pactiser » avec l'ennemi en concluant des partenariats de distribution pour enrichir son offre et en devenant une plateforme d'agrégation de contenus et de mutualisation des abonnements. Enfin, elle s'est offert à partir de la prochaine saison les affiches de la Ligue des champions de football. Le groupe qui accélère à l'international est devenu un acteur majeur en Pologne et multiplie les investissements en Afrique francophone. Il s'est invité au capital d'un groupe sud-africain très présent en Afrique anglophone.

 

vendredi 30 octobre 2020

Le tandem Gengoul/Ernotte provoque les salariés ultramarins de Wallis.

Le tandem Gengoul/Ernotte provoque les salariés ultramarins de Wallis.

Souvenez-vous, c’était en février dernier. Le blog CGC Média comme l’Association de Défense de l’Audiovisuel Public (ADAP) avait alerté sur la nomination par le tandem Gengoul/Ernotte avec l’aval de quelques adhérents de l'ucsa-cgt (ou l’USTKE si vous préférez, membre de la CSA, la confédération des syndicats autonomistes qui a rejoint depuis la CGT) de Norbert Taofifenua (cousin d’une des sept familles royales de l’île) directeur régional de Wallis et Futuna, la petite station ultramarine du Pacifique.

Aujourd’hui, le cousin royal est en place et force est de constater que comme nous l’avions annoncé, la chasseuse d’homme blanc de plus de 50 ans a mis le feu.

La direction de France Télévisions a, en effet, décidé d’amputer l’enveloppe destinée aux mesures salariales annuelles pour les salariés, des 3 postes de direction qu’elle a unilatéralement choisis sur proposition du nouveau roi :

- Un directeur des antennes (pour remplacer le promu)

- Un Chef de centre

- Un rédacteur en chef

A tous ceux qui s’étonnent que ces postes n’aient fait l’objet d’aucune consultation, la direction répond : « Les mesures dites structurelles rentrent dans les budgets globaux de chaque établissement ».

Autrement dit que les promos liées à ces 3 postes de direction présentés comme une modification structurelle alors que ce sont des postes qui de surcroit existent déjà, soient prises sur l’enveloppe globale dédiées aux sur mesures individuelles de l’ensemble des salariés.

Une provocation estiment les salariés sur place qui dénoncent l’injustice…

Pas de vagues surtout ! 

Seulement voilà au nom de l’inexistant concept de visibilité des Outre-mer dont tandem Gengoul/Ernotte vantait les mérites, le blog CGC Média rend cette affaire bien visible. 

Le remplaçant de Candilis accumule les flops retentissant…France 2 à 5,4% en Prime !

Le remplaçant de Candilis accumule les flops retentissant…France 2 à 5,4% en Prime !

Pierre-Antoine Capton à qui Libé consacrait il y a trois jours, un long article sur son ascension fulgurante « à force d’acquisitions » (*) -  «  Il agrège dorénavant une trentaine d’entreprises européennes dans la production, la distribution, la diffusion de contenus audiovisuels. Chiffre d’affaires : 338 millions d’euros en 2019. L’objectif ? » écrivait  Jérôme Lefilliâtre dans le quotidien – se retrouve une nouvelle fois dans les choux.

Le 22 mai dernier, le blog CGC Média dans son article « 1,5 millions d’euros environ pour un nouveau flop sur France 2 avec le retour du Grand Echiquier produit par « Troisième Œil », revenait sur le score calamiteux du 7ème numéro du «Grand Échiquier» diffusé le 2 juillet qui n’était parvenu qu’à attitrer 1,28 million de curieux pour 6,8% de part de marché seulement. Sonplus mauvais score…alors !

Il y a bien pire. Ce 29 jeudi 29 octobre, Sitbon-Gomez et donc Capton ont pris une nouvelle claque. 

Le 8ème numéro de « Grand Échiquier » diffusé en prime time sur France 2 se rapproche des abysses avec 5,4% seulement du public soit 1.126 000 téléspectateurs. Son nouveau plus mauvais score à présent.

Pour l’anecdote c’est quasiment 4 fois moins que TF1 qui avec deux numéros inédits de sa série Alice Nevers a réuni  5,15 et 4 millions de fans, soit 21,6% et 23,9% de part de marché, est sans conteste la chaîne leader ou encore M6 qui avec la diffusion du film d’animation Coco des Studios  Disney réalise 19.6% de part de marché.

Rappelons les chiffres que le blog CGC Média reprenait de l’article signé Marina Alcaraz publié le 20 décembre 2018 dans Les Échos qui écrivait dans son papier intitulé « Le retour du « Grand Echiquier », un vrai pari pour France Télévisions » « Le retour de l'émission de Jacques Chancel jeudi soir se fait avec des moyens importants (chaque émission coûte 1,2 million d'euros) ».

 

Le blog CGC Média reprend donc sa calculette :

 

Le 6ème numéro ayant été réalisé avec « les deux cars (ex Lille et Lyon) avec des séparations en plexiglas pour permettre un espacement des postes de travail »  dans des conditions spéciales sanitaires  pour un coût global estimé à  presque 1,5 million d’euros. Idem pour le 7ème numéro.

 

Le 8ème numéro ne diffère pas beaucoup, en coût dans le contexte sanitaire, ce qui nous donne au total – je pose tout et je ne retiens rien ! –

5 émissions x 1,2M€ soit 6M€ auxquels s’ajoutent ces 3 x 1,5M€, cela fait tout de même plus de 10 millions d’euros.

 

Certes on est loin des 100 millions signés par Ernotte avec la boite de Nagui filiale de Banijay qui fait aujourd’hui l’objet d’une plainte au Pénal, mais ce ne sont que des « unitaires » !

(*) 



jeudi 29 octobre 2020

TF1 et M6 craignent la rechute avec ce nouveau reconfinement !

TF1 et M6 craignent la rechute avec ce nouveau reconfinement !

Ce jeudi 29 octobre, juste après l’annonce par Emmanuel Macron la vielle d’un reconfinement jusqu’au 1er décembre, BFM diffusait un sujet sur l’impact de la mesure concernant la baisse des recettes publicitaires sur les chaînes de télévisions.

Il y était question de TF1 et de M6 qui malgré un rattrapage au 3ème trimestre, craignent un effondrement avec ce nouvel épisode qui inquiète les deux groupes...mais pas de France Télévisions, l’ex-Orange chantant sur tous les toits comme de coutume, que tout va bien !

Selon nos informations et malgré l’incessante propagande interne, c’est 100 millions qui pourraient en gros manquer en 2020…le montant du contrat que l’intéressée a signé avec la société de Nagui, en racontant au CSA que tout cela avait été fait dans le respect des règles mais qui fait cependant l’objet d’une plainte au Pénal et vraisemblablement d’une prochaine saisine de l’IGF.

Si TF1 qui a réalisé près de 200 millions d’euros d’économies et M6 plus de 90 millions qui ont permis aux deux groupes d’absorber le repli des recettes publicitaires en baisse de 17% depuis le début de l’année, pour les deux groupes qui ont certes bénéficié d’un effet rattrapage au 3ème trimestre (notamment TF1 qui a vu ces dernières grimper de plus de 7%)  l’inquiétude même mesurée demeure !



Pour voir le sujet cliquez ici

https://www.bfmtv.com/economie/entreprises/reconfinement-tf1-et-m6-craignent-la-rechute_VN-202010290050.html