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lundi 14 mars 2022

Polémiques autour du « 20 Heures » de France 2 depuis Lviv en Ukraine où la guerre fait rage.

Polémiques autour du « 20 Heures » de France 2 depuis Lviv en Ukraine où la guerre fait rage.

Nonobstant, les chicayas entre Anne-Sophie Lapix et Thomas Sotto que relaie la presse comme le magazine Femme actuelle aujourd’hui qui écrit « Les discussions ont semblent-elles été pour le moins mouvementées dans les bureaux de France Télévisions au sujet du journaliste à envoyer en Ukraine pour couvrir le conflit de l’intérieur le temps de quelques jours comme on peut l’apprendre dans Le Parisien ce lundi 14 mars 2022Thomas Sotto était lui aussi un candidat crédible dans cette mission, et avait, semble-t-il prévu de se rendre en terre ukrainienne. Ce dernier aurait été d’ailleurs pour le moins frustré de cette décision finale

La présentatrice native de Saint-Jean-de-Luz est coutumière du fait puisqu’elle a déjà délocalisé son journal en Pennsylvanie, à New York et à Washington fin 2020 dans le cadre des élections américaines et du match opposant Donald Trump à Joe Biden… », la décision d’envoyer toute une équipe sur une zone de guerre pour un JT particulièrement après les dernières frappes, laisse sans voix.

Le titre de presse qui cite Le Parisien, précise que « Ce déplacement et ce journal délocalisé sont restés secrets pour des raisons de sécurité » avant d’expliquer que « Seuls quelques cadres du service étaient au courant de la mission et de la destination de la journaliste qui a rejoint l’Ukraine en fin de semaine dernière. La direction de l’information de France Télévisions a même hésité entre deux scénarios et deux présentateurs. Thomas Sotto, à la tête de Télématin depuis la rentrée, devait ainsi aller en Ukraine, tandis que le 20 Heures se rendrait du côté de la frontière polonaise. Mais finalement, seule Anne-Sophie Lapix est partie « au front », ce qui n’a pas manqué d’alimenter des tensions internes. »

Quel spectacle, se lamentent nombres d’internautes qui se demandent aussi à quoi cela sert, avant de s’interroger sur la justification de l’opération ?

Indécent disent d'autres téléspectateurs en colère qui s'étranglent "On n'arrive pas à faire entrer vivres et médicaments dans le Pays bombardé au quotidien, piégeant les  civils qui ne peuvent plus s'enfuir et France Télés va jeter des dizaines milliers d'euros en fumée pour une bien inutile Spéciale"!

Pour montrer qu’il n’y aurait pas vraiment de problèmes malgré les milliers de morts déjà comptabilisés dans le conflit ? Pour dire, nous y étions ? Pour tenter de relativiser le travail des JRI et des équipes qui risquent leur vie et font un boulot remarquable ?  Ou bien se mettre en danger comme leurs relais sur place pour organiser cette « montée au front » ?  (dixit)   

dimanche 13 mars 2022

L’ex-Orange pilonne le Service des Sports de France Télés avec l’aide d’Idalgo !

L’ex-Orange pilonne le Service des Sports de France Télés avec l’aide d’Idalgo !

Le 19 février dernier, le blog CGC Média dans son article « JO de Pékin : "La direction de France Télés, médaille d'or de la précarité, ou de la honte"» relayait le tweet de plusieurs journalistes, affirmant : "Nous, journalistes au service des sports de France Info, alertons sur la précarité de notre rédaction où 90% du contenu est assuré par des pigistes, stagiaires/alternants sans opportunité d'embauche et dont la présence épisodique empêche d'assurer une continuité éditoriale." (¤)

(¤)

Il était également question d’un autre tweet qui e disait long sur l’état de déliquescence dans lequel se trouvent « Les journalistes du service des sports numérique de France Télévisions » qui signalent dans leur post « leurs conditions de travail précaires » :

📝1 embauche en CDI depuis 2005

🧑🎓 19 alternants cumulés, 0 titularisé

🗓️ 78% de journalistes en contrat précaire au planning de février 2022 (28/36) »… et un journaliste qui travaille pour TF1 faisant office de rédacteur en chef.

 

Pour le service numérique des Sports de France Télévisions le monde se divise en 2 catégories.

- D’un côté, il y a l'offre édito Franceinfo Sports dont 80% des articles sont écrits par des CDD, pigistes et stagiaires ;

- De l'autre il y a l'offre vidéo où 99% du personnel sont des prestataires et des stagiaires !

Quel mépris des salariés de France Télévisions qui espèrent, désirent, et demandent à leur hiérarchie une reconversion pour aller vers le numérique, alors que la direction use et abuse de prestataires à tout va ! 

Quel manque de considération pour l’ensemble des permanents qui lisent en permanence sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn...) les annonces postées par TV pour embaucher plus de prestataires ? 

 

 Allez donc faire un tour dans le service au 2ème étage du Siège de FTV et vous devriez avoir assez des doigts d’une seule main pour compter les salariés en CDI.

Niveau embauches, ça pique les yeux étant donné qu’il n'y a que 2 recrutements en 18 ans : une rédactrice du côté édito et un rédacteur en chef adjoint du côté vidéo. 

Les supposées millions de vues dont la direction de France Télévisions fait des gorges chaudes, sont gérées par un « turn over » de prestataires qui sont, en effet, salariés chez Idalgo. 

Cette société envoie ses troupes (chefs de projet, responsables vidéo, éditeurs vidéo, front page editor, etc.…) à France Télévisions en mission pendant 3 ans…Trois années pendant lesquelles ces prestataires apprennent la philosophie de l’entreprise, créent des liens, caressant l'espoir de pouvoir peut-être décrocher enfin un CDI... Pour finalement plier bagage au terme du contrat. 

Idalgo renvoie ensuite une armada de nouveaux prestataires à qui il faut réapprendre comment fonctionne le service...

 À ceux-là s'ajoutent les prestataires occasionnels. Dans d'autres services ce seraient des CDD payés par France Télévisions, mais là, il n'en est rien puisque tout passe par Idalgo qui met tout ce petit monde à disposition.  

La manip : Blouser les Tutelles et l’État actionnaire pour faire croire à la réduction des effectifs demandée afin d’afficher une masse salariale artificiellement réduite qui n’a fait que croitre depuis, en dépit du processus de RCC qui s’avère être un véritable fiasco.

L'intérêt de la direction dans cette histoire, est bien de masquer la masse salariale de l'entreprise ! Cette même direction qui disait pourtant vouloir développer le numérique. 

Le leurre ne s'arrête pas là, non ! Plus c'est gros plus ça passe paraît-il... 

 

Certains de ces prestataires occasionnels multiplient les postes dans une seule et même journée mais ne sont payés que pour une vacation !

A titre d’exemple, ce prestataire qui travaille sur les Jeux Paralympiques officie la nuit comme découpeur vidéo, puis enchaîne en toute illégalité une nouvelle tâche dans la foulée comme journaliste.

Ou encore cet autre prestataire qui travaille de 4h en journée  puis revient pour une vacation complète la nuit (où sont les 11h de pause obligatoire ?)

Allez, un dernier pour la route. Cet autre prestataire, journaliste en début de matinée jusqu'en milieu d'après-midi puis fabricant de replay à la suite jusqu'au JT de 20H !

A liste est tellement longue mais le blog CGC Média préfère ne citer que des quelques cas pour éviter à ses lecteurs d'en avoir la nausée. 

Il convient d’ajouter que tous ces jeunes – car dans l’immense majorité des cas la jeunesse semble plus malléable !  – sont multi-compétents, pluridisciplinaires (très souvent formés en 1/4h sur le tas), et pluri-contraints ! 

 Lorsque les chefs sont alertés de la situation, ils rejettent la responsabilité sur Idalgo et évidemment, tous ces jeunes ne disent rien par peur de perdre du boulot... Quelle considération pour ces collaborateurs "déguisés" qui n’apparaissent pas comme des salaires mais bien comme le montant global enveloppe de prestations, imputée donc sur un autre centre de coût.

Pour l’anecdote, sur les Jeux olympiques et paralympiques, la production n'a même pas daigné les informer qu'il existait un catering avec café, fruits et plateaux repas afin qu'ils puissent se restaurer convenablement comme le personnel de régie a pu le faire. 

N'allez pas croire que ces collaborateurs aient pu aller à la cantine ! Ils n'avaient tout simplement pas le temps avec les centaines d'heures de directs à suivre et couvrir ! Ils avaient tout juste le droit de manger des sandwiches "triangles" (assez rebutants à force de manger les mêmes tous les jours) et n'avaient en revanche même pas le droit à une bouteille d'eau…un minimum quoi ! 

Quelle considération aussi pour la poignée de salariés CDI de France Télévisions qui subissaient la même surcharge de travail et ont dû manger les mêmes sandwiches ?

Chacun comprend pourquoi, certains salariés des Sports craquent complètement. Deux d’entre eux sont déjà, selon nos informations, en dépression aiguë : le premier a envoyé une lettre très alarmante et inquiétante à la direction et l'autre ne peut tout simplement plus revenir aux Sports. 

D'un point de vue général, ce qui se passe aux Sports de France Télés peut facilement trouver écho dans de très nombreux autres services. 

Il n’y a qu’à voir le processus des transferts illégaux que combat le SNPCA-CGC que le tandem Sitbon-Gomez/Ernotte avait engagé ! 

 

France Télés peut bien se vanter du nombre de vidéos vues à chaque gros événement sportif, le service des Sports, champion olympique de la mascarade à Tokyo cet été, champion olympique à Pékin cet hiver et probablement déjà champion olympique à Paris en 2024, est bien malmené par la direction qui fait comme si tout se passait dans la joie et la bonne humeur mais qui en réalité camoufle tout ça sous le paillasson avec comme consigne « motus et bouche cousue ».

Le 19 mars prochain les journalistes de France Info Sports sont appelé à faire grève...il est peu probable côté Offre vidéo que ces prestataires puissent s'y associer !

samedi 12 mars 2022

La suppression de la redevance en chansons et en musique avec un discret mais disparate « comité » !

La suppression de la redevance en chansons et en musique avec un discret mais disparate « comité » !

Ils se succèdent sur les plateaux télés et dans le média pour assurer le service après-vente du président-candidat Macron qui a annoncé en début de semaine la suppression de la CAP (Contribution à l’Audiovisuel Public ex-redevance).

C’est un « auteur interprète en chansons » Damien-Pierre Christophe (*voir son compte Viadeo) qui relaie sur son compte Twitter la création d’un discret mais disparate « comité » chargé de porter la « bonne parole » après un stage chez Pathé Marconi (La voix de son maître)

Il y a d’abord Jean-Marc Dumontet « Producteur de spectacles, propriétaire de Bobino, Théâtre Antoine, Theatre Libre, Point Virgule, Grand Point, Sentier des Halles, Président des Molières » (*) – c’est sa présentation sur son compteTwitter – qui le mercredi 9 mars 2022 était sur Public Sénat et le lendemain sur LCP pour dire combien c’était l’annonce était formidable et représentait « une mesure forte de pouvoir d’achat, un des axes du président dans la logique de la fin de la taxe d’habitation »

Le prochain ministre de la Culture (!) – c’est en tout cas ce qui se dit dans l’entourage proche du Chef de l’État à commencer par le Secrétariat général de l’Elysée tenu par Alexis Kohler déjà mobilisés en 2017 sans que sa mobilisation ait payé, se retrouve aux cotés de Noël Corbin, 53 ans, ex-conseiller de campagne d'Emmanuel Macron et haut fonctionnaire chargé par ce dernier de préparer le programme culture du futur candidat LREM.

 

« Afin de préparer la déclaration de candidature du président sortant, un expert de la rue de Valois a été désigné pour formuler des propositions. Dans la veine du Pass Culture, la mission de Noël Corbin est d'inventer de nouveaux outils pour démocratiser de la culture. » écrit La Lettre A qui ajoute « Déjà mobilisés en 2017, le producteur de spectacles Jean-Marc Dumontet et le haut fonctionnaire Noël Corbin ont repris du service pour préparer le programme culture du futur candidat LREM. Un scénariste, un metteur en scène et des députés complètent le dispositif…Les députés mobilisés sur le programme présidentiel veulent remplacer la redevance audiovisuelle par un plan de financement pluriannuel à travers une loi de programmation… »

Il s’agit en réalité de 2 députées qui parlent en général à tort et à travers mais ont toujours un avis sur tout : l’ultracrépidarianiste députée LaREM Aurore Bergé qui affirmait sur une chaine info, pouvoir faire face personnellement à la hausse des carburants et sa collègue Céline Calvez, elle aussi macroniste, qui pourrait d’ailleurs être une solution pratique à la transition énergétique tant elle va dans le sens du vent.

Selon nos informations, cet improbable attelage bénéficierait de deux ou trois conseillers, l’un partisan d’un retour à un espèce gloubi-boulga style ORTF, l’autre vent debout contre toute forme de financement public en matière de médias.

Comment le Chef de l’État peut-il encore écouter voire croire, cette pathétique « bande de souffleurs » qui n’ont en réalité qu’une idée en tête, la réduction drastique du secteur audiovisuel débouchant évidemment sur une ou deux privatisations que mettra en œuvre la bonne pâte qu’ils ont déjà choisie pour ce faire !

vendredi 11 mars 2022

« Mr. T » ce haut cadre de FMM met la gomme !

« Mr. T » ce haut cadre de FMM met la gomme !

Le 2 mars dernier, la blog CGC Média revenait sur les relations et autres échanges qu’avait « Mr. T » surnommé la « gorge profonde » de France Média Monde, avait avec les Tutelles mais aussi certains contacts dans le milieu judiciaire (c’est en tout cas, ce dont il se vante).

Le blog CGC Média relayait dans son dernier post, les causeries de cet intarissable source qui est prêt – en tous cas il l’affirme – à taper très haut, balancer des collègues et faire tomber toute une chaine de signataires (*) de très très nombreux « chantiers » qui ont selon lui « largement dépassé la ligne rouge » !

Il n’y a d’ailleurs pas que la ligne qui soit rouge…« Mr. T » frise en effet l’apoplexie tant il s’énerve et fulmine. « Pour pallier de soi-disant défaillances au niveau d’un système de stockage de l’entreprise publique et alors que les Tutelles avaient mis leur véto à un nouvel achat, quelques petits malins ont cru intelligent de les contourner avec un contrat de leasing » lâchait-il récemment avant d’ajouter « Ils se sont arrangés pour passer une commande en location longue durée avec contrat de prestation pour l’entretien et comme finalité, au bout de deux ans, un rachat du matériel mais le matériel serait déjà sur place avant même que le bon de commande n'ai été établi mais surtout que l’appel d’offre - s’il y en a un ! - n’ait été lancé » 

Toujours dans l’attente d’n « financement perso » qui ne vient pas, voilà notre beau parleur tout disposé pour faire accélérer la manœuvre, à lâcher la douzaine de noms desdits signataires pour les faire bouger sinon prévient-il dans un langage châtié « ils en prendront tous plein la g…..parce qu’ils sont tous mouillés » (sic) !

(*Chacun peut imaginer à présent ce que peuvent ressentir celles et ceux qui sont dans la chaîne des signataires avant de parapher et tel eu tel contrat qui pourrait tomber sous le coup de la loi…(jurisprudence Carolis/Bygmalion)

C’est toujours pour l’heure cette « histoire de gros » à laquelle fait référence « Mr. T » qui avait cru devoir lâcher à un ponte de Bercy « Vous aviez dit non… Eh ! bien vous vous êtes fait flouer…la boite passe par un contrat de leasing pour le matos qui est déjà sur place avant même l’éventuel appel d’offre ».

Dès lors, le bavard une fois lancé n’a visiblement pas l’intention de d’arrêter. Il parle d’un système autour d’une boite qui regroupe une demi-douzaine de filiales ou structures annexes qui facturent, surfacturent et « se goinfrent sur le dos des contribuables, ces cochons de payeurs ». Il aurait même fait passer l’organigramme, selon nos informations, à une huile de l’IGF…

Pour « monter sa bonne volonté à collaborer », il aurait même lâché en bonus un nouveau contrat de près d’1,5M€ que FMM viendrait de passer avec elle, sans réel cahier des charges et encore moins du détail des prestations !

Il semble assez clair que « Mr. T » n’a pas l’intention de s’arrêter…il est d’ailleurs peu probable qu’un gros chèque puisse fasse taire cette inépuisable source !

Le blog CGC Média mais pas que, attend donc la suite avec impatience... 

Pourquoi avoir laissé perdurer "la honte de la République" ?...Pour parvenir à la suppression de la redevance ( CAP) !

Pourquoi avoir laissé perdurer "la honte de la République" ?...Pour parvenir à la suppression de la redevance ( CAP) !

Libération reprend ce matin la formule d'Emanuel Macron qui, à mi-mandat, qualifiait la gouvernance de France Télévisions de "Honte de la République"...Ce n'est pas le groupe de télés publiques qui est visé confirmait alors Gabriel Attal (*) mais bien ses dirigeants.

(*cliquez ici)

"Nous avons plus que jamais besoin d’un service public de l’information indépendant et de qualité. Or quatre des candidats à même de se qualifier pour le second tour de la présidentielle souhaitent l’affaiblir quand ce n’est pas entièrement le privatiser. C’est cela la vraie honte de la République. Il est temps de se réveiller." écrit pour la quotidien Julia Cagé professeure d'Économie à Sciences-Po Paris.

Ce n'est donc pas France Télés qu'il fallait sanctionner mais bien ses dirigeants...

Chacun comprend mieux dès lors, pourquoi avoir maintenu coûte que coûte l'existant pour en arriver aujourd'hui  la "Suppression de la redevance" !

Le blog CGC Média qui relayait hier le tract du SNPCA-CGC qui s'oppose à cette suppression et annonce vouloir la combattre par tous les moyens, vous propose de découvrir à ce sujet l'article du titre de presse





jeudi 10 mars 2022

La CGC Média souligne le silence de l'ex-Orange face à la suppression de la redevance et annonce dans un tract qu'elle combattra ce projet conduisant à une privatisation.

La CGC Média souligne le silence de l'ex-Orange face à la suppression de la redevance et annonce dans un tract (*) qu'elle combattra ce projet conduisant à une privatisation.

"Pas une réaction de l’ex-Orange à l’annonce d’Emmanuel Macron sur BFM TV, ce lundi 7 mars à 19h57 lors d'un débat-citoyen, de "la suppression de la redevance télé pour être cohérent avec la taxe d'habitation".

Alors que la promesse de campagne à laquelle personne ne s’attendait du président-candidat fait réagir tous azimuts, Delphine Ernotte adresse le lendemain un mail aux salariés : « France Télévisions lutte contre les violences conjugales.

En complément du dispositif mis en place pour lutter contre les comportements inappropriés et les situations de harcèlement au sein de l’entreprise, France Télévisions soutient les salarié(e)s victimes de violences conjugales avec un accompagnement dédié et confidentiel. »

Pas un mot, non plus, sur les propos de l’omnisciente Aurore Bergé qui déclarait hier sur Public Sénat : « En aucun cas, on ne va fragiliser l’Audiovisuel public. Nous allons garantir les ressources de l’audiovisuel public…c’est-à-dire deux choses : Garantir le niveau des ressources et d’autres part la question de la pérennité de ses ressources dans une logique de plus programmation pluriannuelle pour donner de la visibilité à l’Audiovisuel public ». 

« Pérenniser les ressources dans une logique de programmation pluriannuelle pour donner de la visibilité à l’Audiovisuel public », c’est se moquer du monde !

Selon la députée La REM, il n’y aurait donc pas eu de pérennité avant par la contribution audiovisuelle ?! Cela s’appelle parler pour ne rien dire.

Chacun se souvient encore de la promesse du candidat Macron en 2017 qui affirmait maintenir que France Ô, supprimée un peu plus tard afin de « donner plus de visibilité aux Outre-mer » 

Quant aux justifications de Jean-Marc Dumontet « Producteur de spectacles, propriétaire de Bobino, Théâtre Antoine, Theatre Libre, Point Virgule, Grand Point, Sentier des Halles, Président des Molières » qui a comparé « l’annonce de la suppression de la redevance à celle du prélèvement à la source », indiquant « D’abord, il faut recontextualiser. C’était la première prise de paroles du candidat à Poissy, ce n’était pas le projet Culture qui était développé…C’est une mesure forte de pouvoir d’achat, un des axes du président qui ne fait pas les choses en catimini et qui ne dissimule pas les choses, …Emmanuel Macron ne veut pas remettre en cause le service public, c’est très clair », elles ne sont pas plus rassurantes.

 (*)




Jean-Marc Dumontet sur Public Sénat pour défendre la suppression de la redevance par Emmanuel Macron !

Jean-Marc Dumontet sur Public Sénat pour défendre la suppression de la redevance par Emmanuel Macron ! 

Ils sont quelques-uns dans le petit monde de l’entre-soi à donner Jean-Marc Dumontet « Producteur de spectacles, propriétaire de Bobino, Théâtre Antoine, Theatre Libre, Point Virgule, Grand Point, Sentier des Halles, Président des Molières » (*) – c’est sa présentation sur son compteTwitter – comme prochain ministre de la Culture !

(*)

Il était hier avec la sénatrice Catherine Morin-Desailly sénatrice UC et Mathieu Gallet l’éphémère pédégé de Radio France nommé en 2018, condamné pour favoritisme en première instance, dans une affaire d'attribution de marchés lors de son mandat à l'INA et alors démis de ses fonctions à Radio France par le CSA. Ses propos après l’annonce d’Emmanuel Macron de supprimer la redevance, sur le plateau de "Sens Public" l'émission de Public Sénat présentée par Thomas Hugues, ont eu de quoi étonner.



Il a comparé « l’annonce de la suppression de la redevance à celle du prélèvement à la source ».

« D’abord, il faut recontextualiser. Première prise de paroles du candidat à Poissy, ce n’était pas le projet Culture qui était développé » précise-t-il, avant d’ajouter « A cette occasion, dans la logique de la fin de la taxe d’habitation, le président a fait cette annonce. Ça me fait penser à l’annonce du prélèvement à la source : on sait qu’il y a la fin de la taxe d’habitation – 80% des Français en ont bénéficiée, 100% cette année – donc on sait qu’il y a un problème. Le prélèvement à la source tout le monde savait que ça allait se faire mais personne ne le faisait. Et puis, on l’a fait et ça s’est bien fait »

« Premièrement : On ne peut pas maintenir la redevance car il faudrait trop de monde pour le recouvrement et ça n’aurait pas de sens, deuxièmement c’est dans la logique de la fin de la taxe d’habitation et c’est une mesure forte de pouvoir d’achat, un des axes du président » justifie l’intéressé ! Waouh…

Le putatif ministrable assène encore « C’est effectivement une mesure forte de pouvoir d’achat qui suscite des interrogations, notamment celle du financement ». Défendant encore Emmanuel Macron, il enchérit « La mesure n’est pas neutre, elle suscite des interrogations dont celle du financement du service public (de l’audiovisuel public) mais le président ne fait pas les choses en catimini et ne dissimule les choses - il est plutôt accusé d’être un peu trop vrai - Emmanuel Macron, ne veut pas remettre en cause le service public, c’est très clair ».

Pas sûr qu’avec de tels propos, il remplace Roselyne Bachelot.  

Quant à Aurore Bergé qui a un avis sur tout et parle encore pour ne rien dire, enregistrée elle affirme que « De la même manière qu’on a compensé la suppression de la taxe d’habitation aux collectivités, elle sera compensée à l’euro près…On l’a trouvé parce que l’État a su faire des économies.

C’est la même chose ici. En aucun cas, on ne va fragiliser l’Audiovisuel public. Nous allons garantir les ressources de l’audiovisuel public…c’est-à-dire deux choses : Garantir le niveau des ressources et d’autres part la question de la pérennité de ses ressources dans une logique de plus programmation pluriannuelle pour donner de la visibilité à l’Audiovisuel public ». 

On croirait entendre l’ex-Orange qui expliquait que la suppression de France Ô que le candidat Macron en 2017 promettait de maintenir (¤), « allait donner plus de visibilité aux Outre-mer » !  D’un ridicule à toute épreuve et particulièrement minable…

 (¤)

 PS : Le Sénat a lancé une mission sur le sujet.