Le binôme CGT-CFDT pathétique duo du faux semblant qui n'aspire qu'à une chose : que l'ex-Orange lui colle des coups pieds au cul !
Le texte commun que ces deux-là ont sorti ce 9 avril est d'un cynisme délirant à vous donner la nausée.
Le blog CGC Média démonte point par point (*) leur capitulation, tout en soulignant qu’en participant à la médiation et en acceptant le cadre imposé par la dénonciation unilatérale de la direction, les deux syndicats signataires (CGT et CFDT) ont effectivement renoncé à contester pleinement cette dénonciation devant les tribunaux.
Ils ont préféré négocier « en vrais fayots » plutôt que de risquer un contentieux qui aurait pu sans nul doute fragiliser la procédure sinon l'invalider comme la CGC de l'Audiovisuel est aujourd'hui seule syndicat à pouvoir le faire.
Ah ces fidèles alliés et soutien d'une décennie ernottienne qui a envoyé l'entreprise dans le mur !
On relit leur communiqué commun et on se pince pour y croire. Ils osent écrire, la main sur le cœur "la dénonciation de l’accord de 2013, n’est pas de notre fait » ! et d'ajouter qu'ils ne l'ont « ni souhaitée, ni approuvée » [comme si cela les empêchait de s'y opposer en Justice ?! ndlr] expliquant être aujourd’hui contraints de « protéger les salariés » en négociant
gentiment avec celle qui vient de tout saccager !!!
C’est beau comme un
discours de vaincu qui se prend pour un stratège.
Non, la renégociation n’est pas « obligatoire » comme tentent de le présenter la CGT et la CFDT.
La direction a choisi de dénoncer unilatéralement un accord protecteur. Face à cela, la paire de circonstance avait un choix clair : contester vigoureusement cette dénonciation devant les tribunaux, faire valoir les vices de forme qu'ils avaient eux-mêmes pointés, et tenter de la faire annuler ou suspendre.
Au lieu de cela, ils ont couru à la médiation judiciaire comme on court à Canossa. Ils ont accepté le cadre imposé par l'ex-Orange, prolongé la survie de l’accord jusqu’en 2028… et ils n'ont même pas honte de clamer qu'"ils n’ont rien abandonné".
C'est faux évidemment. En acceptant cette médiation et en entrant dans la négociation sans avoir épuisé les voies judiciaires, ils ont renoncé à saisir pleinement la justice sur le fond et la forme de cette dénonciation brutale. Ils ont préféré transformer une attaque frontale en « opportunité de dialogue ». Résultat ? Ils négocient (le terme n'est guère approprié) aujourd’hui la tête sur le billot, en position de faiblesse, et ils essaient de vendre ça au personnel comme un acte de « courage » et de « responsabilité ». Du courage ? C'est une blague ! De la capitulation déguisée en fanfaronnade.
Ils racontent doctement aux salariés que que si rien n’est signé en 2028, on retombera sur le Code du travail, l’accord de branche et la CCN des journalistes… qui sont « moins protecteurs ». Merci pour l’évidence.
C’est précisément pour éviter ce risque qu'ils auraient dû se battre juridiquement dès le départ, au lieu de négocier par petits « chapitres » un nouvel accord sous la menace permanente de la direction, à commencer par les indemnités en cas de licenciements économiques et autres qui devraient être divisées par 2 sinon par 3 et qu'Ernotte leur proposerait à signature avant même comme la loi le prévoit qu’un accord global de substitution soit signé.
Négocier par morceaux, sans garantie, c'est exactement ce qu'ils sont en train de faire amis qu'ils n'hésitent pas à reprochez aux autres, à savoir une renégociation éclatée, au gré des envies de la direction, sans vision d’ensemble.
Quant à leur petit rappel légal sur qui a le droit de s’asseoir à la table (« seules les OSR dans l’entreprise »), il sonne comme une menace mesquine contre les syndicats qui osent critiquer votre ligne.
« Tous les autres discours sont trompeurs, populistes et démagogiques » ? Classique. Quand on n’a pas d’arguments, on accuse les autres de populisme voire même d'être des fachos. La réalité, c’est qu'ils sont êtes en train de brader les acquis par petits bouts, chapitre après chapitre, pendant qu'ils ressassent en boucle « on ne bradera rien ». On connaît la chanson.
Ils n'auraient « pas le choix » ? Faux. Ils ont choisi pour la voie la plus confortable : négocier plutôt que combattre. Ils disent vouloir sanctuariser quelques miettes plutôt que de risquer un vrai rapport de force judiciaire et social...et aujourd’hui, ils osent prétendre que refuser de négocier serait « irresponsable ».
Non. Ce qui est irresponsable, c’est d’avoir laissé la direction dénoncer un accord parmi les plus protecteurs du secteur sans mener une bataille juridique déterminée jusqu’au bout.
Les salariés ne sont pas dupes. Ils voient bien que l'ineffable duo est passé du statut de défenseurs à celui de négociateurs sous perfusion. Ils voient que la « lucidité sur les intentions de la direction » dont ils se gargarisent, n’est rien d’autre que la lucidité du mouton qui sait qu’il va se faire tondre, mais qui préfère discuter de la longueur des ciseaux.
Il serait préférable qu'ils gardassent leurs leçons de « responsabilité » et leu posture de sauveurs. La vérité est plus simple et plus cruelle : ils ont renoncé à un combat de principe pour entrer dans un marchandage de boutiquiers. Et ils imaginent que les salariés vont gober et vous en seraient reconnaissants.
Ils risquent surtout de s’en souvenir.
Le sondage lancé en interne par la CGC de l'Audiovisuel de France Télévisions, tourne bien et se poursuit. Soyez nombreux à y répondre et montrez à un juge que vous êtes derrière le seul syndicat qui conteste devant les Tribunaux cette invraisemblable dénonciation.

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