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jeudi 9 avril 2026

Le clownesque numéro de victimisation de Partier-Leitus qui s'auto-félicite d'avoir tout bien fait… sauf son boulot !

Le clownesque numéro de victimisation de Partier-Leitus qui s'auto-félicite d'avoir tout bien fait… sauf son boulot !

« Nous, les responsables politiques, n’avons pas le droit de jeter en pâture ou de désigner à la vindicte publique nos concitoyens ». Voilà la phrase phare du propos liminaire de Jérémie Patrier-Leitus ce mercredi 8 avril, à l’ouverture de la dernière séance (compte rendu n° 49). Il parle d’un « triste théâtre » dont la commission aurait été le théâtre malgré lui. Il se pose en grand sage, en gardien de la sérénité parlementaire, après 67 auditions et 234 personnes auditionnées. Un exercice bien pourri dont les électeurs du Calvados devraient, les premiers, se souvenir bien longtemps jusqu'à l'éliminer dès le premier tour des prochaines législatives, n'oubliant pas que c’est lui qui a multiplié les interruptions, les suspensions et les attaques directes contre le rapporteur Charles Alloncle.

Soyons clairs : ce n’est pas la commission qui a viré au cirque. C’est Patrier-Leitus qui a tenu le rôle du pompier pyromane.

Quand Charles Alloncle pose des questions qui dérangent (liens supposés avec Mediawan, montants des contrats, neutralité, etc...), le député Horizons du Calvados Horizons suspend l’audition des quatre anciens ministres de la Culture en plein milieu, micro ouvert, en criant à la « mise en cause de sa probité ». Sidéré, il lâche en direct : « Mais Jérémie, franchement, qu’est-ce que tu fais ? » (vidéos LCP et Instagram qui tournent en boucle depuis février).

Le point culminant a eu lieu, il y a deux jours le 6 avril sur RTL après que le magazine "L’Incorrect" a choisi de faire sa Une avec ce titre « Audiovisuel public : J’accuse… ! ». Sur RTL face à Thomas Sotto, Patrier-Leitus s’en est dit "choqué et indigné" y voyant "une comparaison indécente" entre la critique de l’audiovisuel public (et les travaux de la commission)  et l’affaire Dreyfus (où Émile Zola a publié son célèbre « J’accuse… ! » en 1898 pour défendre le capitaine Alfred Dreyfus, victime d’une erreur judiciaire antisémite).

Il accuse explicitement Charles Alloncle de se comparer à Émile Zola et ajoute : « Je viens d’une famille qui a été marquée par l’antisémitisme, par l’histoire de la Shoah. Comparer l’audiovisuel public à l’affaire Dreyfus, c’est indécent »Cette sortie est reprise dans de nombreux médias (Le Figaro, HuffPost, Libération, etc.) comme un clash majeur entre les deux députés.

Celui qui se pense déjà ministre d'Édouard Philippe qu'il voit comme le prochain président de la République en 2027 aux côté de son collège Horizons et repris de justice Patrick Carolis, ne s'est pas arrêté là. Il a poursuivi ses attaques contre le rapporteur sur plusieurs points. Selon le triste sire:

Charles Alloncle transformerait la commission en «tribunal politique» et en «politique spectacle » ou « en cirque », avec des arrière-pensées électorales (Parce que lui n'en a aurait aucune ?!)

La commission servirait plus une cause politique (droite radicale) qu’un contrôle sérieux de l’argent public et de dénoncer son comportement en séance qu'il a déjà suspendu à plusieurs reprises a déjà suspendu des auditions après des échanges musclés et a rappelé Alloncle à l’ordre à plusieurs reprises allant même cafter à Yaël Braun-Pivet comme le mauvais écolier qui veut faire punir son voisin "Maitresse, il m'a traité..."

La référence à « J’accuse » et à Dreyfus est non seulement exagérée et provocatrice, mais elle devient "indécente" quand elle est prononcée par quelqu’un qui, n'a fait qu'instrumentaliser une commission parlementaire à des fins politiques et continue au regard de l’histoire personnelle familiale liée à l’antisémitisme et à la Shoah.

Heureusement qu'il n'est pas égyptien  !

Cerise sur le gâteau, aujourd’hui en clôture, il ose faire la leçon sur la "vindicte publique" et le "triste théâtre"… alors que c’est précisément lui qui a transformé chaque audition en pugilat dès que le rapporteur creusait un peu trop.

Elles sont légions les vidéos disponibles (LCP, Instagram des comptes parlementaires, reels des auditions des uns et des autres, etc.) montrant la même scène en boucle : Patrier-Leitus rappelant à l’ordre, coupant, défendant les auditionnés contre le rapporteur, puis se drapant dans la dignité quand on lui renvoie la balle. 

Il a joué les passe-plats ernottien en permanence (prétendant défendre selon lui, « un audiovisuel public fort face aux plateformes ») tout en feignant de regretter les excès… qu’il a lui-même alimentés.

C’est le classique du centriste Horizons : on crée la commission (à la demande de l’UDR), on la préside pour la contrôler, on torpille le rapporteur dès qu’il va trop loin, on raille sa couleur politique et on termine par un petit discours moralisateur sur la « responsabilité collective ». Tout bien fait, rien à voir avec moi, circulez, il n’y a plus rien à voir.

Résultat ? Une commission qui devait faire la lumière sur la neutralité et le financement public s’achève dans un climat « électrique » (Sud Radio), avec un rapport qui risque de faire des vagues… et un président qui s’en lave les mains en accusant les autres d’avoir sali le débat.

En réalité, le député du Calvados « a creusé sa propre tombe politique pour très longtemps pour les années à venir ».  Celui qui pensait briller en piétinant un collègue en se croyant plus fort, s’est finalement ridiculisé lui-même de façon spectaculaire et probablement irrémédiable aux yeux du public.  


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