PARIS, 28 fév 2008 (AFP) - La réforme du groupe public France Télévisions
liée à la suppression de la publicité en 2009 pourrait entraîner le départ de 1.000 salariés du groupe, soit environ 10% des effectifs, a-t-on appris jeudi de sources proches du dossier.
Un conseil d'administration extraordinaire s'est tenu mercredi soir à France
Télévisions autour du PDG du groupe, Patrick de Carolis.
De sources proches du dossier, M. de Carolis y aurait évoqué "une réflexion
du gouvernement sur la possibilité de fusionner des services ou des chaînes et le départ de 1.000 personnes du groupe", qui en compte 11.000.
Sur la compensation de la suppression de la publicité, de mêmes sources on indique qu'au total les besoins de financement du groupe pour 2009 sont de 1,147
milliard d'euros.
Pour l'année 2008, le montant attendu des recettes publicitaires s'élève à
849 millions d'euros. Au 12 février, le retard constaté par rapport aux objectifs du 1er trimestre était de 37 millions d'euros. A la fin de 2008, l'estimation de la perte de recettes publicitaires est chiffrée à 203 millions d'euros, selon ces sources.
Si la publicité était totalement interdite au 1er janvier 2009, il manquerait au groupe 854 millions en 2009. Le coût des programmes de substitution (soit 1.761 heures de programmes) s'élèverait pour sa part à 220 millions d'euros.
Mercredi soir, le Conseil d'administration de France Télévisions s'est engagé à prendre des "mesures de gestion de précaution", dans le cadre de sa négociation avec l'Etat sur cette compensation.
Les trois ministres de tutelle avaient auparavant demandé au groupe public des "efforts de gestion", en s'engageant sur une compensation du manque à gagner
pour 2008 mais sans donner de chiffres.
Mdf/juc/bw
jeudi 28 février 2008
Les ravages de la réforme que France Télévisions veut mettre ne oeuvre à marche forcée
Une réforme de l’audiovisuel public extérieur (RFI, France 24, TV5 Monde) vient d’être rendue publique et proposée à ses dirigeants. Examinons le scénario à mettre en place : construire une holding forte et puissante, France Monde, trouver des synergies, regrouper les moyens …
Comme c’est bizarre, cela ressemble furieusement au scénario proposé au moins depuis 6 mois par la holding France Télévision à ses filiales (France 2, France 3, …) !
Regardons un peu le détail de la réforme de France Monde :
Mise en commun des moyens
Harmonisation des statuts des personnels, exemple cité : abandon de l’avancement des personnels à l’ancienneté …
Simplification du système de primes = abandon des accords d’entreprises spécifiques …
Les synergies se traduisent pour France Monde par
10% des effectifs en moins, soit 180 personnes
dont 115 journalistes soit 63% …
Regardons un peu le détail de la réforme de France-Télévisions :
Mise en commun des moyens = Les 8 chantiers de Réforme
Harmonisation des statuts des personnels = passage des salariés à la holding, fin de nos conventions collectives …
Simplification du système de primes = abandon des accords d’entreprises spécifiques …
Mêmes causes, mêmes effets, les synergies pourraient se traduire par
10% des effectifs en moins soit 1100 personnes !
Dont 63% de journalistes soit 693 journalistes …
Tout cela nous renvoie aux notes de travail prospectives sur la réforme de gouvernance et de la gestion du groupe FTV révélés début octobre par le canard enchaîné dont les conséquences sont le départ de plus de 900 personnes !!!!
D’ailleurs, interrogée à l’époque par la CGC, la Présidence de France Télévisions avait clairement énoncé qu’elle n’avait aucune visibilité après 2008.
On voit clairement aujourd’hui que ces notes n’étaient pas aussi prospectives que ça !
Les craintes exprimées par le SNPCA-CGC sur le devenir des salariées, de leurs avantages sociaux et de leur pouvoir d’achat se concrétisent chaque jour un peu plus.
C’est pourquoi le 9 Mars, le SNPCA-CGC appelle TOUS les personnels à la grève !
Comme c’est bizarre, cela ressemble furieusement au scénario proposé au moins depuis 6 mois par la holding France Télévision à ses filiales (France 2, France 3, …) !
Regardons un peu le détail de la réforme de France Monde :
Mise en commun des moyens
Harmonisation des statuts des personnels, exemple cité : abandon de l’avancement des personnels à l’ancienneté …
Simplification du système de primes = abandon des accords d’entreprises spécifiques …
Les synergies se traduisent pour France Monde par
10% des effectifs en moins, soit 180 personnes
dont 115 journalistes soit 63% …
Regardons un peu le détail de la réforme de France-Télévisions :
Mise en commun des moyens = Les 8 chantiers de Réforme
Harmonisation des statuts des personnels = passage des salariés à la holding, fin de nos conventions collectives …
Simplification du système de primes = abandon des accords d’entreprises spécifiques …
Mêmes causes, mêmes effets, les synergies pourraient se traduire par
10% des effectifs en moins soit 1100 personnes !
Dont 63% de journalistes soit 693 journalistes …
Tout cela nous renvoie aux notes de travail prospectives sur la réforme de gouvernance et de la gestion du groupe FTV révélés début octobre par le canard enchaîné dont les conséquences sont le départ de plus de 900 personnes !!!!
D’ailleurs, interrogée à l’époque par la CGC, la Présidence de France Télévisions avait clairement énoncé qu’elle n’avait aucune visibilité après 2008.
On voit clairement aujourd’hui que ces notes n’étaient pas aussi prospectives que ça !
Les craintes exprimées par le SNPCA-CGC sur le devenir des salariées, de leurs avantages sociaux et de leur pouvoir d’achat se concrétisent chaque jour un peu plus.
C’est pourquoi le 9 Mars, le SNPCA-CGC appelle TOUS les personnels à la grève !
mercredi 27 février 2008
«A France Télévisions, ils sont en train de nous refaire le coup de la SFP ! »
«A France Télévisions, ils sont en train de nous refaire le coup de la SFP ! », cette phrase surprise dans la bouche d’un des ex salariés de la SFP sauvé de justesse de la porte puisque recasé sur une chaîne publique, en dit long.
Tous les ingrédients pour un même scénario sont réunis, à commencer par
Le morcellement par secteurs (les 8 premiers chantiers, 12 en suivant, etc…)
La sortie progressive des Conventions Collectives (pour les P.T.A. la C.C.C.P.A, pour les journalistes l’avenant audiovisuel)
Le statut unique dans le cadre d’un holding créé par le législateur que Patrick de Carolis veut, le plus illégalement qui soit, transformer en « société mère » (la charte FTV)…
A ce sujet, le SNPCA-CGC ne peut que dénoncer les propos de Patrick de Carolis tenus en séance du C.E. qui devant les élus prône de facto « LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE ».
Extrait du PV du CE daté du 12 décembre 2007. Patrick de Carolis : « Je veux le groupe et le statut unique pour France Télévisions… C’est le gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas ... Maintenant on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé du statut unique ».
Comment l’Etat pourrait-il cautionner ainsi celui qui est normalement sensé le représenter mais plus grave respecter la loi et ses principes, tenir de tels propos ?
Le SNPCA-CGC qui a déposé 2 préavis de grève générale, un sur France 3 et un à durée indéterminée sur France 2 à compter du dimanche 9 mars 2008, porte-parole des salariés ne laissera pas bafouer la loi, appeler à la contourner voire à « faire sans » pour au finish, de toute façon, spolier les salariés.
Dans cette action claire, défensive et collective, le SNPCA-CGC ne confond pas les dossiers ; il ne confond pas comme certains le font pourtant depuis plusieurs semaines, la réforme Carolis commencée à marche forcée au cours du dernier trimestre 2007 et l’annonce d’une réflexion lancée en janvier 2008 par le Président de la République qui a donné lieu à la création de la commission Copé.
Lors de sa rencontre à l’Élysée avec Nicolas Sarkozy, le mardi 19 février 2007 dernier, le SNPCA-CGC lui a posé la question puisqu’il avait dit avoir "impulsé lui-même le chantier de refonte de la télé publique dont il s’était personnellement saisi" si le syndicat "pouvait lui faire parvenir ses propositions, présenter ses positions et les conclusions auxquelles il était parvenu ".
Voici donc à la veille des mouvements lancés par la CGC Audiovisuel, une première série de questions pour lesquelles le syndicat souhaite des réponses sans ambiguïté :
Monsieur le Président de la République
1. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de contourner la loi ou faire sans ?
2. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de mettre en place ces chantiers ?
3. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de sortir les salariés concernés des chaînes en l’occurrence France 2 et France 3 ?
4. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de mettre en place un statut unique des personnels et de priver les salariés de leur couverture conventionnelle collective ?
5. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de sortir du holding sans texte légal pour aller vers la mise en place d’une maison mère ?
6. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis d’étendre le périmètre des filiales (certaines les plus opaques qui soient) et surtout lorsque vous-même et le ministère vous engagez à maintenir le périmètre de France Télévisions et s’agit-il du périmètre des chaînes ou du périmètre étendu aux 40 filiales quasiment incontrôlables ?
Cette première série de questions qui ne concerne en rien la réflexion engagée sur la suppression de la pub sur les chaînes, sera suivie de bien d’autres.
Paris, le 27 février 2008 – 16h00
Tous les ingrédients pour un même scénario sont réunis, à commencer par
Le morcellement par secteurs (les 8 premiers chantiers, 12 en suivant, etc…)
La sortie progressive des Conventions Collectives (pour les P.T.A. la C.C.C.P.A, pour les journalistes l’avenant audiovisuel)
Le statut unique dans le cadre d’un holding créé par le législateur que Patrick de Carolis veut, le plus illégalement qui soit, transformer en « société mère » (la charte FTV)…
A ce sujet, le SNPCA-CGC ne peut que dénoncer les propos de Patrick de Carolis tenus en séance du C.E. qui devant les élus prône de facto « LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE ».
Extrait du PV du CE daté du 12 décembre 2007. Patrick de Carolis : « Je veux le groupe et le statut unique pour France Télévisions… C’est le gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas ... Maintenant on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé du statut unique ».
Comment l’Etat pourrait-il cautionner ainsi celui qui est normalement sensé le représenter mais plus grave respecter la loi et ses principes, tenir de tels propos ?
Le SNPCA-CGC qui a déposé 2 préavis de grève générale, un sur France 3 et un à durée indéterminée sur France 2 à compter du dimanche 9 mars 2008, porte-parole des salariés ne laissera pas bafouer la loi, appeler à la contourner voire à « faire sans » pour au finish, de toute façon, spolier les salariés.
Dans cette action claire, défensive et collective, le SNPCA-CGC ne confond pas les dossiers ; il ne confond pas comme certains le font pourtant depuis plusieurs semaines, la réforme Carolis commencée à marche forcée au cours du dernier trimestre 2007 et l’annonce d’une réflexion lancée en janvier 2008 par le Président de la République qui a donné lieu à la création de la commission Copé.
Lors de sa rencontre à l’Élysée avec Nicolas Sarkozy, le mardi 19 février 2007 dernier, le SNPCA-CGC lui a posé la question puisqu’il avait dit avoir "impulsé lui-même le chantier de refonte de la télé publique dont il s’était personnellement saisi" si le syndicat "pouvait lui faire parvenir ses propositions, présenter ses positions et les conclusions auxquelles il était parvenu ".
Voici donc à la veille des mouvements lancés par la CGC Audiovisuel, une première série de questions pour lesquelles le syndicat souhaite des réponses sans ambiguïté :
Monsieur le Président de la République
1. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de contourner la loi ou faire sans ?
2. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de mettre en place ces chantiers ?
3. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de sortir les salariés concernés des chaînes en l’occurrence France 2 et France 3 ?
4. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de mettre en place un statut unique des personnels et de priver les salariés de leur couverture conventionnelle collective ?
5. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis de sortir du holding sans texte légal pour aller vers la mise en place d’une maison mère ?
6. L’État ou les Tutelles ont-elles demandé à P.de Carolis d’étendre le périmètre des filiales (certaines les plus opaques qui soient) et surtout lorsque vous-même et le ministère vous engagez à maintenir le périmètre de France Télévisions et s’agit-il du périmètre des chaînes ou du périmètre étendu aux 40 filiales quasiment incontrôlables ?
Cette première série de questions qui ne concerne en rien la réflexion engagée sur la suppression de la pub sur les chaînes, sera suivie de bien d’autres.
Paris, le 27 février 2008 – 16h00
Le SNPCA-CGC destinataire de la déclaration d'un administateur de France Télévisisons lue en séance du CA auojurd'hui, vous la propose
Mesdames les administratrices,
Messieurs les administrateurs,
Patrick de Carolis quittera France Télévisions sans comprendre ce que sont les normes de la gouvernance version 2008.
Pendant ces dernières semaines je suis resté particulièrement silencieux en attendant que le Président de France Télévisions -ou ses collaborateurs directs- prennent des initiatives de communication vis à vis de son conseil en rapport avec la situation. Dans tous les cas, ce sont les articles de presse et les communiqués syndicaux qui m'ont informés sur ce qui se passait. C'est comme cela que j'ai appris qu'il y aurait mercredi un Conseil d'administration extraordinaire consacré à la suppression de la publicité.
Quatre jours avant le Conseil, je reçois enfin l'ordre du jour officiel et des documents en provenance de la Présidence du groupe. Dont acte.
Je rappelle que notre Conseil d'administration s'est doté il y a quelques mois d'un comité spécialisé chargé de réfléchir à la stratégie de l'entreprise. Celui çi ne s'est réuni qu'une fois pour avaliser des décisions -contestables- déjà prises.
Ce n'est pas son rôle.
On pouvait s'attendre, compte tenu des circonstances, que le Président réunisse de nouveau le Comité en question pour, entouré d'experts, lui demander de réfléchir aux perspectives. Le comité de la stratégie aurait alors fait une série de proposition au Conseil d'administration de mercredi: c'est ce qui se passe dans toutes les grandes sociétés.
Force est de constater que les choses ne se sont pas passées ainsi.
Mercredi prochain, le cas de figure que voudrait nous faire avaliser le Président du Conseil d'administration est donc simple: nous proposer un document qui, selon lui et ses équipes dirigeantes, serait une réponse... exclusive, miraculeuse, voire divine aux problèmes dont nous sommes informés par la presse !
Désolé mais, malgré tout les respect que je porte à notre Président, je n'ai pas le sentiment qu'un Conseil d'administration fonctionne comme cela !
Pour la séance de mercredi je souhaiterais, avant tout, que l'actionnaire nous explique quels sont le moyens mis à la disposition du groupe pour parvenir jusqu'à la transition.
Quelles sont les dispositions financières -et notamment celles éventuelles des transferts de capitaux prévus entre TV5, CFI, et France 24 et France Télévisions- puisque j'ai lu -selon le nouveau PDG de la holding France Monde que le montage financier serait arrêté dans la semaine.
Quelles sont -éventuellement- les dispositions organisationnelles ou règlementaires prévues pour accompagner ces mouvements: une assemblée générale est elle prévue et quand ? Sur quelles bases juridiques ?
Quelles sont les dispositions en matière de communication interne et externe qui ont été prévues par notre actionnaire unique pour que la transition annoncée ne nuise pas à l'intérêt social du groupe France Télévisions: c'est à dire à la crédibilité de la marque, à ses professionnels et aux téléspectateurs qui n'y comprennent plus rien du tout entre les affirmations des uns et des autres ?
Au cas où certains auraient reçu des informations spéciales ou individuelles -ce qui pourrait apparaitre comme normal compte tenu des rôles de chacun dans ce conseil- je rappelle que selon la loi, il n'y a pas plusieurs types d'administrateurs: ils sont tous égaux devant l'information.
Dans le respect du droit commercial, je rappelle que les réunions préliminaires de préparation entre les services des ministères de tutelle et les services de la Présidence de France Télévisions sont sujets à caution.
Dans la situation de crise dans laquelle nous sommes un pu plus de transparence dans la circulation des informations ne nuirait pas à la gouvernance.
Je me permets de rappeler également qu'au regard du code de commerce -et sans me faire trop d'illusion- les votes bloqués sont interdits dans les conseils d'administration.
Comme vous le savez, chacun de ses manquements -même dans le cas spécifique de notre société anonyme particulière- peut donner lieu à action juridique.
Par ailleurs et pour compléter le document du Président de Carolis sur le manque à gagner en terme de recettes publicitaires, je souhaiterais connaitre les informations que Monsieur Santini avaient à sa disposition pour se permettre d'annoncer dès le 8 janvier, une heure après la conférence de presse du Président de la République, que les activités de France Télévisions cesseraient au 31 décembre 2008 et que tous les salariés de cette filiale seraient licenciés ! Monsieur Santini est un habitué des prises d'otage: il en a tiré certaines leçons puisque j'ai appris -toujours par la presse- qu'il avait créé une cellule d'aide psychologique pour ses salariés !
Je me permets de rappeler également que j'émets les plus exprésses réserves sur le non remplacement de Monsieur Ruffin par le CSA à son poste d'administrateur de France Télévisions pour le prochain conseil. Que Monsieur Ruffin soit présent ou représenté par une délégation de pouvoir.
En vous remerciant de vos bons soins, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs les administrateurs, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Yves Loiseau
Administrateur de France Télévisions
Représentant du Personnel
Messieurs les administrateurs,
Patrick de Carolis quittera France Télévisions sans comprendre ce que sont les normes de la gouvernance version 2008.
Pendant ces dernières semaines je suis resté particulièrement silencieux en attendant que le Président de France Télévisions -ou ses collaborateurs directs- prennent des initiatives de communication vis à vis de son conseil en rapport avec la situation. Dans tous les cas, ce sont les articles de presse et les communiqués syndicaux qui m'ont informés sur ce qui se passait. C'est comme cela que j'ai appris qu'il y aurait mercredi un Conseil d'administration extraordinaire consacré à la suppression de la publicité.
Quatre jours avant le Conseil, je reçois enfin l'ordre du jour officiel et des documents en provenance de la Présidence du groupe. Dont acte.
Je rappelle que notre Conseil d'administration s'est doté il y a quelques mois d'un comité spécialisé chargé de réfléchir à la stratégie de l'entreprise. Celui çi ne s'est réuni qu'une fois pour avaliser des décisions -contestables- déjà prises.
Ce n'est pas son rôle.
On pouvait s'attendre, compte tenu des circonstances, que le Président réunisse de nouveau le Comité en question pour, entouré d'experts, lui demander de réfléchir aux perspectives. Le comité de la stratégie aurait alors fait une série de proposition au Conseil d'administration de mercredi: c'est ce qui se passe dans toutes les grandes sociétés.
Force est de constater que les choses ne se sont pas passées ainsi.
Mercredi prochain, le cas de figure que voudrait nous faire avaliser le Président du Conseil d'administration est donc simple: nous proposer un document qui, selon lui et ses équipes dirigeantes, serait une réponse... exclusive, miraculeuse, voire divine aux problèmes dont nous sommes informés par la presse !
Désolé mais, malgré tout les respect que je porte à notre Président, je n'ai pas le sentiment qu'un Conseil d'administration fonctionne comme cela !
Pour la séance de mercredi je souhaiterais, avant tout, que l'actionnaire nous explique quels sont le moyens mis à la disposition du groupe pour parvenir jusqu'à la transition.
Quelles sont les dispositions financières -et notamment celles éventuelles des transferts de capitaux prévus entre TV5, CFI, et France 24 et France Télévisions- puisque j'ai lu -selon le nouveau PDG de la holding France Monde que le montage financier serait arrêté dans la semaine.
Quelles sont -éventuellement- les dispositions organisationnelles ou règlementaires prévues pour accompagner ces mouvements: une assemblée générale est elle prévue et quand ? Sur quelles bases juridiques ?
Quelles sont les dispositions en matière de communication interne et externe qui ont été prévues par notre actionnaire unique pour que la transition annoncée ne nuise pas à l'intérêt social du groupe France Télévisions: c'est à dire à la crédibilité de la marque, à ses professionnels et aux téléspectateurs qui n'y comprennent plus rien du tout entre les affirmations des uns et des autres ?
Au cas où certains auraient reçu des informations spéciales ou individuelles -ce qui pourrait apparaitre comme normal compte tenu des rôles de chacun dans ce conseil- je rappelle que selon la loi, il n'y a pas plusieurs types d'administrateurs: ils sont tous égaux devant l'information.
Dans le respect du droit commercial, je rappelle que les réunions préliminaires de préparation entre les services des ministères de tutelle et les services de la Présidence de France Télévisions sont sujets à caution.
Dans la situation de crise dans laquelle nous sommes un pu plus de transparence dans la circulation des informations ne nuirait pas à la gouvernance.
Je me permets de rappeler également qu'au regard du code de commerce -et sans me faire trop d'illusion- les votes bloqués sont interdits dans les conseils d'administration.
Comme vous le savez, chacun de ses manquements -même dans le cas spécifique de notre société anonyme particulière- peut donner lieu à action juridique.
Par ailleurs et pour compléter le document du Président de Carolis sur le manque à gagner en terme de recettes publicitaires, je souhaiterais connaitre les informations que Monsieur Santini avaient à sa disposition pour se permettre d'annoncer dès le 8 janvier, une heure après la conférence de presse du Président de la République, que les activités de France Télévisions cesseraient au 31 décembre 2008 et que tous les salariés de cette filiale seraient licenciés ! Monsieur Santini est un habitué des prises d'otage: il en a tiré certaines leçons puisque j'ai appris -toujours par la presse- qu'il avait créé une cellule d'aide psychologique pour ses salariés !
Je me permets de rappeler également que j'émets les plus exprésses réserves sur le non remplacement de Monsieur Ruffin par le CSA à son poste d'administrateur de France Télévisions pour le prochain conseil. Que Monsieur Ruffin soit présent ou représenté par une délégation de pouvoir.
En vous remerciant de vos bons soins, je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs les administrateurs, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Yves Loiseau
Administrateur de France Télévisions
Représentant du Personnel
mardi 26 février 2008
PRÉAVIS DE GRÈVE GÉNÉRAL A DURÉE INDÉTERMINÉE
Le SNPCA-CGC qui a déposé sur France2 et France 3 deux préavis de grève générale, a été reçu ce mardi 26 février au matin, par François Guilbeau DG de France2, Christian Vion DGA et Christine N’Guyen DRH.
La direction n’avait rien à proposer. Tout au contraire, elle a cru devoir tenir des propos quelque peu menaçants à l’encontre du SNPCA-CGC mais plus particulièrement envers celui qui le représente légalement, à savoir son Secrétaire Général également Président de la Fédération.
Une heure et demie pour dénoncer l’irresponsabilité du SNPCA-CGC, de ses délégués sous emprise qui « aux facultés auditives et mentales déficientes » n’auraient « rien compris à la réforme Carolis » ! Réforme antérieure, il est utile de la rappeler, à l’annonce du Chef de l’État sur la suppression de la pub, dont s’est dans l’heure félicité le patron de FTV.
Une heure et demie pour dire au syndicat « qu’il pourrait être associé à la réflexion sur les chantiers et la charte». « Associés » a posteriori alors que jour après jour, l’ensemble des salariés concernés qui n’ont plus aucune confiance en cette équipe, nous font remonter l’état d’avancée de cette soi-disant « réflexion » dont tout le monde sait qu’elle est réellement la casse de France 2 et France 3.
Et ce n’est pas le mouvement du 13/02/08 dont se félicite, entre autres, Patrick de Carolis en indiquant qu’ « il a été extrêmement bien suivi » ou encore ce matin le même François Guilbeau DG de France2 qui en rajoutait une couche aux délégués SNPCA-CGC en redisant que « la grève avait été un succès…qu’il y avait énormément de monde ». Le monde à l’envers, un mouvement largement instrumentalisé arbre qui cache la forêt, d’une réforme sans logique, hors la loi, illégale, que seule France Télévisions continue à mettre en avant.
Le préavis du dimanche 9 mars 2008 a donc toute sa raison : exiger le retrait de la réforme illégale que France télévisions voudrait mettre en place à marche forcée. Réforme qui n’a pour but que de vider les chaînes de leurs salariés et donc :
- spolier tous les salariés en les privant de leur Convention Collective, (qu’il s’agisse de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public pour les P.T.A. ou de l’Avenant à la Convention Nationale des Journalistes)
- spolier tous les salariés en les privant de leurs accords d’entreprises respectives,
- spolier les salariés en les privant de leurs grilles salariales et des éléments de rémunération qui y sont liés.
Avec à terme, une facilité déconcertante de les licencier plus largement et à moindre frais après signature du nouveau contrat rattaché à France Télévisions. Les salariés « transférés » ne bénéficieront alors des dispositions de leur Convention d’origine que 12 mois seulement après signature. (Sans accord global au niveau de FTV SA, les indemnités de licenciement par exemple seraient celles prévues par le Code du travail, à savoir 1/10 de mois par année de présence).
Les personnels sont attachés à leur entreprise donc leur chaîne d’appartenance mais aussi et surtout attachés à leur statut (acquis et droits sociaux).
Avoir tenté de faire croire que seule, la suppression de la pub et surtout sa mise en place serait responsable de tous les maux, est certes une stratégie mais, quelque peu inefficace et à l’évidence une récupération bien orchestrée . Les personnels ne sont pas dupes.
Il était particulièrement édifiant de voir défiler la direction aux côtés des syndicats appelants : Éric Stemmelen, directeur des programmes de F2, Patricia Boutinard-Rouelle, qui dirige les documentaires toujours de F2 chaîne, Médéric Albouy nouveau venu dont personne ne sait vraiment ce qu’il fait sauf à être répertorié dans l’intranet comme l’un des responsables des études de FTV, Sophie Benoist nommée juste après directrice des programmes Internet, Philippe Landré à la direction de la programmation de « La Deux », Jean Bigot également à la direction des programmes, etc….
LES DROITS D’ALERTE CONTINUENT…
L’ensemble des syndicats à l’exception de FO (comme d’habitude!) a adopté mercredi une résolution portant, à France 2, sur la poursuite du droit d’alerte et le mandat confié au Cabinet d’expertise « Raisonnances » pour rendre un audit sur les trois dernières années sur la situation de France 2 dans le contexte du holding France Télévisions.
Il faut rappeler que cinq syndicats de France 2 (SNPCA-CGC, SNJ, SNRT-CGT, CFDT et SNJ) avaient voté ce droit d'alerte le 12 décembre dernier.
A France 3, le 8 février 2008, la CGT qui n’avait déjà pas voulu le droit d’alerte a, lors du dernier CCE, demandé la levée de ce droit d’alerte. La demande de la CGT France 3 n'a pas abouti, les voix majoritaires du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ ont permis de poursuivre ce droit d’alerte.
Dernier rebondissement, le 21 février 2008, la CFTC de France 3 dans un courrier adressé hier à Geneviève Giard, directrice générale, où elle explique avoir pris cette décision « après réflexion et devant l'importance des enjeux que va rencontrer l'entreprise dans les prochaines semaines » s’est associée au droit d’alerte.
RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Comme l’ensemble des syndicats, Le SNPCA-CGC a bien évidemment été reçu à l’Élysée le 19/02/08 à 10h00. Le rendez-vous avec le chef de l’état, sur le financement de l’audiovisuel public, sur le calendrier pour le retrait de la pub des antennes ou encore sur le périmètre de France Télévisions, a été l’occasion d’entendre de sa bouche ce dont la presse se faisait l’écho depuis plusieurs jours.
Concernant le fameux « périmètre » dont certains souhaitent le maintient, nous rappelons que France Télévisions compte aujourd’hui plus de quarante filiales dont certaine des plus opaques échappent à tout contrôle. Le SNPCA-CGC n’entend par « maintient du périmètre » que le « périmètre » des chaînes et pas de toutes ces nébuleuses additionnelles créées ces dernières années qui plombent les comptes de France 2 ou France 3 entre autres.
Le SNPCA-CGC prône comme il le fait depuis 2005 et plus encore depuis le rapport général de l’I.G.F. rendu en janvier 2006, avant toute décision une analyse extrêmement fine de ce « périmètre ». Cela fait partie de ses propositions, une parmi celles que nous allons transmettre à J-F Copé.
NOMINATIONS A FRANCE TÉLÉ…ÇA CONTINUE !
- Le 18 février : A France Télévisions, un directeur du développement et de la diversification du groupe est nommé.
- Le 21 février : A FTVI, un directeur des antennes internet et une directrice des programmes internet sont nommés.
A l’heure où le SNPCA-CGC publie ce document de synthèse les recrutements Holding continuent. FTV est sur le point, si cela n’est déjà fait de recruter une « responsable des relations avec les syndicats » (particulièrement ceux de France 2 qui donneraient plus de fil à retordre que ceux de France 3, si l’on en croit certaines indiscrétions).
Des 115 salariés incontestablement présents sur les listes électorales du holding en 2005 au départ de Tessier dont certains étant détachés des chaînes n’étaient pas directement à FTV, son successeur a prétendu en réunion publique que depuis son arrivée, ils n’avaient été augmentés que de 6 postes.
Outre le fait que ceci soit totalement faux puisque les effectifs holding en 2006 atteignaient 152 salariés, la masse salariale s’y rapportant est, elle, passé à 10,216. millions d’euros, (plus de 65 millions de francs).
Masse salariale à France télévisions qui continue de grimper en flèche et qui représentera pour 2007 environ de 15 millions d’euros pour quelques 175 salariés.
CONCLUSION
Qui osera encore prétendre qu’après un tel constat, la suppression de la pub serait responsable des mille et un maux dont souffre la télé publique ?
La direction n’avait rien à proposer. Tout au contraire, elle a cru devoir tenir des propos quelque peu menaçants à l’encontre du SNPCA-CGC mais plus particulièrement envers celui qui le représente légalement, à savoir son Secrétaire Général également Président de la Fédération.
Une heure et demie pour dénoncer l’irresponsabilité du SNPCA-CGC, de ses délégués sous emprise qui « aux facultés auditives et mentales déficientes » n’auraient « rien compris à la réforme Carolis » ! Réforme antérieure, il est utile de la rappeler, à l’annonce du Chef de l’État sur la suppression de la pub, dont s’est dans l’heure félicité le patron de FTV.
Une heure et demie pour dire au syndicat « qu’il pourrait être associé à la réflexion sur les chantiers et la charte». « Associés » a posteriori alors que jour après jour, l’ensemble des salariés concernés qui n’ont plus aucune confiance en cette équipe, nous font remonter l’état d’avancée de cette soi-disant « réflexion » dont tout le monde sait qu’elle est réellement la casse de France 2 et France 3.
Et ce n’est pas le mouvement du 13/02/08 dont se félicite, entre autres, Patrick de Carolis en indiquant qu’ « il a été extrêmement bien suivi » ou encore ce matin le même François Guilbeau DG de France2 qui en rajoutait une couche aux délégués SNPCA-CGC en redisant que « la grève avait été un succès…qu’il y avait énormément de monde ». Le monde à l’envers, un mouvement largement instrumentalisé arbre qui cache la forêt, d’une réforme sans logique, hors la loi, illégale, que seule France Télévisions continue à mettre en avant.
Le préavis du dimanche 9 mars 2008 a donc toute sa raison : exiger le retrait de la réforme illégale que France télévisions voudrait mettre en place à marche forcée. Réforme qui n’a pour but que de vider les chaînes de leurs salariés et donc :
- spolier tous les salariés en les privant de leur Convention Collective, (qu’il s’agisse de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public pour les P.T.A. ou de l’Avenant à la Convention Nationale des Journalistes)
- spolier tous les salariés en les privant de leurs accords d’entreprises respectives,
- spolier les salariés en les privant de leurs grilles salariales et des éléments de rémunération qui y sont liés.
Avec à terme, une facilité déconcertante de les licencier plus largement et à moindre frais après signature du nouveau contrat rattaché à France Télévisions. Les salariés « transférés » ne bénéficieront alors des dispositions de leur Convention d’origine que 12 mois seulement après signature. (Sans accord global au niveau de FTV SA, les indemnités de licenciement par exemple seraient celles prévues par le Code du travail, à savoir 1/10 de mois par année de présence).
Les personnels sont attachés à leur entreprise donc leur chaîne d’appartenance mais aussi et surtout attachés à leur statut (acquis et droits sociaux).
Avoir tenté de faire croire que seule, la suppression de la pub et surtout sa mise en place serait responsable de tous les maux, est certes une stratégie mais, quelque peu inefficace et à l’évidence une récupération bien orchestrée . Les personnels ne sont pas dupes.
Il était particulièrement édifiant de voir défiler la direction aux côtés des syndicats appelants : Éric Stemmelen, directeur des programmes de F2, Patricia Boutinard-Rouelle, qui dirige les documentaires toujours de F2 chaîne, Médéric Albouy nouveau venu dont personne ne sait vraiment ce qu’il fait sauf à être répertorié dans l’intranet comme l’un des responsables des études de FTV, Sophie Benoist nommée juste après directrice des programmes Internet, Philippe Landré à la direction de la programmation de « La Deux », Jean Bigot également à la direction des programmes, etc….
LES DROITS D’ALERTE CONTINUENT…
L’ensemble des syndicats à l’exception de FO (comme d’habitude!) a adopté mercredi une résolution portant, à France 2, sur la poursuite du droit d’alerte et le mandat confié au Cabinet d’expertise « Raisonnances » pour rendre un audit sur les trois dernières années sur la situation de France 2 dans le contexte du holding France Télévisions.
Il faut rappeler que cinq syndicats de France 2 (SNPCA-CGC, SNJ, SNRT-CGT, CFDT et SNJ) avaient voté ce droit d'alerte le 12 décembre dernier.
A France 3, le 8 février 2008, la CGT qui n’avait déjà pas voulu le droit d’alerte a, lors du dernier CCE, demandé la levée de ce droit d’alerte. La demande de la CGT France 3 n'a pas abouti, les voix majoritaires du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ ont permis de poursuivre ce droit d’alerte.
Dernier rebondissement, le 21 février 2008, la CFTC de France 3 dans un courrier adressé hier à Geneviève Giard, directrice générale, où elle explique avoir pris cette décision « après réflexion et devant l'importance des enjeux que va rencontrer l'entreprise dans les prochaines semaines » s’est associée au droit d’alerte.
RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Comme l’ensemble des syndicats, Le SNPCA-CGC a bien évidemment été reçu à l’Élysée le 19/02/08 à 10h00. Le rendez-vous avec le chef de l’état, sur le financement de l’audiovisuel public, sur le calendrier pour le retrait de la pub des antennes ou encore sur le périmètre de France Télévisions, a été l’occasion d’entendre de sa bouche ce dont la presse se faisait l’écho depuis plusieurs jours.
Concernant le fameux « périmètre » dont certains souhaitent le maintient, nous rappelons que France Télévisions compte aujourd’hui plus de quarante filiales dont certaine des plus opaques échappent à tout contrôle. Le SNPCA-CGC n’entend par « maintient du périmètre » que le « périmètre » des chaînes et pas de toutes ces nébuleuses additionnelles créées ces dernières années qui plombent les comptes de France 2 ou France 3 entre autres.
Le SNPCA-CGC prône comme il le fait depuis 2005 et plus encore depuis le rapport général de l’I.G.F. rendu en janvier 2006, avant toute décision une analyse extrêmement fine de ce « périmètre ». Cela fait partie de ses propositions, une parmi celles que nous allons transmettre à J-F Copé.
NOMINATIONS A FRANCE TÉLÉ…ÇA CONTINUE !
- Le 18 février : A France Télévisions, un directeur du développement et de la diversification du groupe est nommé.
- Le 21 février : A FTVI, un directeur des antennes internet et une directrice des programmes internet sont nommés.
A l’heure où le SNPCA-CGC publie ce document de synthèse les recrutements Holding continuent. FTV est sur le point, si cela n’est déjà fait de recruter une « responsable des relations avec les syndicats » (particulièrement ceux de France 2 qui donneraient plus de fil à retordre que ceux de France 3, si l’on en croit certaines indiscrétions).
Des 115 salariés incontestablement présents sur les listes électorales du holding en 2005 au départ de Tessier dont certains étant détachés des chaînes n’étaient pas directement à FTV, son successeur a prétendu en réunion publique que depuis son arrivée, ils n’avaient été augmentés que de 6 postes.
Outre le fait que ceci soit totalement faux puisque les effectifs holding en 2006 atteignaient 152 salariés, la masse salariale s’y rapportant est, elle, passé à 10,216. millions d’euros, (plus de 65 millions de francs).
Masse salariale à France télévisions qui continue de grimper en flèche et qui représentera pour 2007 environ de 15 millions d’euros pour quelques 175 salariés.
CONCLUSION
Qui osera encore prétendre qu’après un tel constat, la suppression de la pub serait responsable des mille et un maux dont souffre la télé publique ?
Préavis de grève générale à durée indéterminée à partir du dimanche 9 mars sur F2
Le SNPCA – CGC qui avait précédemment appelé tous les personnels de France 2 à cesser le travail, le 24 janvier 2008, grève qui a été largement suivie et à qui le 26 mars 20008, le directeur général de France 2, le directeur général adjoint et la DRH de France2 ont répété « qu’ils n’avaient rien compris à la réforme », dépose dans les chaînes du groupe un nouveau préavis de grève générale.
- Dans le contexte des nombreuses incertitudes qui règnent sur France Télévisions, particulièrement concernant son financement mais aussi tout le volet social porté disparu,
- après les propos de Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 12 décembre 2007, prévoit non seulement de contourner la loi mais plus grave de faire sans : « Je veux pour le groupe, le statut unique à France Télévisions…C’est le Gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas…Maintenant, on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé de ce statut unique », qui a conduit le 17 décembre 2007, à la démission du directeur général de France 2, Philippe Baudillon, en total désaccord avec la « réforme »
- après les déclarations du même Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 24 janvier 2008 affirmait: "C’est la privatisation qui nous attend, si vous continuez comme ça",
- après les déclarations toujours distillées par Patrick de Carolis sous forme d’ultimatum, entre autres, au dernier C.E de France Télévisions le 29 janvier 2008 sur « les risques de démantèlement voire de privatisation qui pourraient découler de la modification du mode de financement de l’audiovisuel public et de la non mise en route de sa réforme»,
- après la réponse de René Maisonneuve au CE de France 2, le 24 janvier, suite à la question d’un élu du SNPCA-CGC en séance de CE « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », qui indiquait très clairement « Aucun »,
- devant la volonté de Patrick de Carolis d’avancer à marche forcée pour vider les chaînes de leurs salariés, à commencer par France 3 et France 2 , en les transférant, illégalement encore, avec l’utilisation de l’article L-122.12 à France Télévisions et donc en les sortant de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public,
Le SNPCA – CGC
· qui ne laissera pas morceler les différents secteurs de l’entreprise et plus largement du groupe en « filières métiers autrement appelées filières supports » qui seront en réalité autant d’ « appartements » individuels sous la dominante totale de France Télévisions ;
· ne laissera pas sortir les salariés de la Convention Collective ;
· ne laissera pas mettre en place cette "charte" (23 pages) sur l’air de « c’est un chèque en blanc qu’on vous demande, on verra ensuite…) qui n’est ni plus ni moins que la casse annoncée des chaînes de télévision publique.
appelle l’ensemble des salariés de France 2, France 3….
à cesser le travail pour une durée indéterminée
A partir dimanche 9 mars 2008 à partir de 0h00
pour exiger le retrait des «8 chantiers de modernisation et d’harmonisation » partie intégrante du projet hors la loi de « charte de fonctionnement » et de cette logique à marche forcée de mise en place du statut unique.
Paris, le 26 février 2008
- Dans le contexte des nombreuses incertitudes qui règnent sur France Télévisions, particulièrement concernant son financement mais aussi tout le volet social porté disparu,
- après les propos de Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 12 décembre 2007, prévoit non seulement de contourner la loi mais plus grave de faire sans : « Je veux pour le groupe, le statut unique à France Télévisions…C’est le Gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas…Maintenant, on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé de ce statut unique », qui a conduit le 17 décembre 2007, à la démission du directeur général de France 2, Philippe Baudillon, en total désaccord avec la « réforme »
- après les déclarations du même Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 24 janvier 2008 affirmait: "C’est la privatisation qui nous attend, si vous continuez comme ça",
- après les déclarations toujours distillées par Patrick de Carolis sous forme d’ultimatum, entre autres, au dernier C.E de France Télévisions le 29 janvier 2008 sur « les risques de démantèlement voire de privatisation qui pourraient découler de la modification du mode de financement de l’audiovisuel public et de la non mise en route de sa réforme»,
- après la réponse de René Maisonneuve au CE de France 2, le 24 janvier, suite à la question d’un élu du SNPCA-CGC en séance de CE « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », qui indiquait très clairement « Aucun »,
- devant la volonté de Patrick de Carolis d’avancer à marche forcée pour vider les chaînes de leurs salariés, à commencer par France 3 et France 2 , en les transférant, illégalement encore, avec l’utilisation de l’article L-122.12 à France Télévisions et donc en les sortant de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public,
Le SNPCA – CGC
· qui ne laissera pas morceler les différents secteurs de l’entreprise et plus largement du groupe en « filières métiers autrement appelées filières supports » qui seront en réalité autant d’ « appartements » individuels sous la dominante totale de France Télévisions ;
· ne laissera pas sortir les salariés de la Convention Collective ;
· ne laissera pas mettre en place cette "charte" (23 pages) sur l’air de « c’est un chèque en blanc qu’on vous demande, on verra ensuite…) qui n’est ni plus ni moins que la casse annoncée des chaînes de télévision publique.
appelle l’ensemble des salariés de France 2, France 3….
à cesser le travail pour une durée indéterminée
A partir dimanche 9 mars 2008 à partir de 0h00
pour exiger le retrait des «8 chantiers de modernisation et d’harmonisation » partie intégrante du projet hors la loi de « charte de fonctionnement » et de cette logique à marche forcée de mise en place du statut unique.
Paris, le 26 février 2008
vendredi 22 février 2008
Mon Pouvoir d’achat et mes Acquis sociaux !
Dans le cadre des chantiers de réforme mis en place par la Holding France Télévisions, la question se pose de savoir si les salariés concernés par le transfert de société sont perdants ou pas.
Il s’agit d’un passage de nos sociétés (France 2, France 3, …) couvertes par la Convention Collective de l’Audiovisuel Public vers France Télévisions SA dont l’accord d’entreprise a été dénoncé par le SNPCA-CGC qui, bien évidemment, n’en est donc plus aujourd’hui signataire.
La Présidence de France Télévisions a explicitement fait connaître ses objectifs dans le cadre de ces chantiers présents et à venir: vider nos sociétés de leurs salariés.
Extrait du PV du CE de France 2 du 12/12/07 dixit René Maisonneuve (DRH groupe) : « Sur la cible finale…juridiquement : une seule structure juridique et tous les salariés dans cette structure juridique ».
Et à la question d’un élu SNPCA-CGC en séance (page 46) « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », René Maisonneuve promu il y a quelques mois directeur général adjoint de France Télévisions SA, a répondu « AUCUN ».
NOUS SOMMES DONC TOUS CONCERNÉS
Le SNPCA-CGC organisation syndicale responsable est convaincue comme l’est une majorité de salariés, que cette réforme sous forme de « transferts illégaux » leur fera perdre énormément.
Voici un comparatif non exhaustif mais sans appel, des conséquences de ce changement de contrat :
(est noté d’un v là où c’est le plus avantageux pour le salarié et d’une X là où ça ne l’est pas)
Le constat est accablant : La quasi-totalité des points est défavorable aux salariés. Le seul qui ne l’est pas pour 2006 n’est dû, là encore, qu’à des accords d’entreprise chaînes par chaîne et rien ne dit qu’en 2007, il y ait un intéressement
C’est pour cela que le 9 Mars le SNPCA-CGC appelle à la mobilisation !
Le 9 Mars à vous de faire comprendre à la Direction de France Télévisions que votre quotidien n’est pas à brader !
Le SNPCA-CGC défend Vos Acquis sociaux et Votre Pouvoir d’achat dans l’entreprise !
Il s’agit d’un passage de nos sociétés (France 2, France 3, …) couvertes par la Convention Collective de l’Audiovisuel Public vers France Télévisions SA dont l’accord d’entreprise a été dénoncé par le SNPCA-CGC qui, bien évidemment, n’en est donc plus aujourd’hui signataire.
La Présidence de France Télévisions a explicitement fait connaître ses objectifs dans le cadre de ces chantiers présents et à venir: vider nos sociétés de leurs salariés.
Extrait du PV du CE de France 2 du 12/12/07 dixit René Maisonneuve (DRH groupe) : « Sur la cible finale…juridiquement : une seule structure juridique et tous les salariés dans cette structure juridique ».
Et à la question d’un élu SNPCA-CGC en séance (page 46) « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », René Maisonneuve promu il y a quelques mois directeur général adjoint de France Télévisions SA, a répondu « AUCUN ».
NOUS SOMMES DONC TOUS CONCERNÉS
Le SNPCA-CGC organisation syndicale responsable est convaincue comme l’est une majorité de salariés, que cette réforme sous forme de « transferts illégaux » leur fera perdre énormément.
Voici un comparatif non exhaustif mais sans appel, des conséquences de ce changement de contrat :
(est noté d’un v là où c’est le plus avantageux pour le salarié et d’une X là où ça ne l’est pas)

Le constat est accablant : La quasi-totalité des points est défavorable aux salariés. Le seul qui ne l’est pas pour 2006 n’est dû, là encore, qu’à des accords d’entreprise chaînes par chaîne et rien ne dit qu’en 2007, il y ait un intéressement
C’est pour cela que le 9 Mars le SNPCA-CGC appelle à la mobilisation !
Le 9 Mars à vous de faire comprendre à la Direction de France Télévisions que votre quotidien n’est pas à brader !
Le SNPCA-CGC défend Vos Acquis sociaux et Votre Pouvoir d’achat dans l’entreprise !
PRÉAVIS DE GRÈVE GÉNÉRALE POUR LE 9 MARS 2008 À FRANCE 2 ET FRANCE 3
Le SNPCA-CGC a déposé sur France2 et France 3 deux préavis de grève générale pour le dimanche 9 mars 2008, afin d’exiger le retrait de la réforme illégale que France télévisions voudrait mettre en place à marche forcée. Cette réforme n’a pour but que de vider les chaines de leurs salariés et donc :
- spolier tous les salariés en les privant de leur Convention Collective, (qu’il s’agisse de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public pour les P.T.A. ou de l’Avenant à la Convention Nationale des Journalistes)
- spolier tous les salariés en les privant de leurs accords d’entreprises respectives,
- spolier les salariés en les privant de leurs grilles salariales et des éléments de rémunération qui y sont liés.
Avec à terme, une facilité déconcertante de les licencier plus largement et à moindre frais après signature du nouveau contrat rattaché à France Télévisions. Les salariés « transférés » ne bénéficieront alors des dispositions de leur Convention d’origine que 12 mois seulement après signature. (Sans accord global au niveau de FTV SA, les indemnités de licenciement par exemple seraient celles prévues par le Code du travail, à savoir 1/10 de mois par année de présence).
Les personnels sont attachés à leur entreprise donc leur chaîne d’appartenance mais aussi et surtout attachés à leur statut (acquis et droits sociaux).
Avoir tenté de faire croire que seule, la suppression de la pub et surtout sa mise en place serait responsable de tous les maux, est certes une stratégie mais, quelque peu inefficace et à l’évidence une récupération bien orchestrée . Les personnels ne sont pas dupes.
Il était particulièrement édifiant de voir défiler la direction aux côtés des syndicats appelants : Éric Stemmelen, directeur des programmes de F2, Patricia Boutinard-Rouelle, qui dirige les documentaires toujours de F2 chaîne, Médéric Albouy nouveau venu dont personne ne sait vraiment ce qu’il fait sauf à être répertorié dans l’intranet comme l’un des responsables des études de FTV, Sophie Benoist nommée juste après directrice des programmes Internet, Philippe Landré à la direction de la programmation de « La Deux », Jean Bigot également à la direction des programmes, etc….
LES DROITS D’ALERTE CONTINUENT…
L’ensemble des syndicats à l’exception de FO (comme d’habitude!) a adopté mercredi une résolution portant, à France 2, sur la poursuite du droit d’alerte et le mandat confié au Cabinet d’expertise « Raisonnances » pour rendre un audit sur les trois dernières années sur la situation de France 2 dans le contexte du holding France Télévisions.
Il faut rappeler que cinq syndicats de France 2 (SNPCA-CGC, SNJ, SNRT-CGT, CFDT et SNJ) avaient voté ce droit d'alerte le 12 décembre dernier.
A France 3, le 8 février 2008, la CGT qui n’avait déjà pas voulu le droit d’alerte a, lors du dernier CCE, demandé la levée de ce droit d’alerte. La demande de la CGT France 3 n'a pas abouti, les voix majoritaires du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ ont permis de poursuivre ce droit d’alerte.
Dernier rebondissement, le 21 février 2008, la CFTC de France 3 dans un courrier adressé hier à Geneviève Giard, directrice générale, où elle explique avoir pris cette décision « après réflexion et devant l'importance des enjeux que va rencontrer l'entreprise dans les prochaines semaines » s’est associée au droit d’alerte.
RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Comme l’ensemble des syndicats, Le SNPCA-CGC a bien évidemment été reçu à l’Élysée le 19/02/08 à 10h00. Le rendez-vous avec le chef de l’état, sur le financement de l’audiovisuel public, sur le calendrier pour le retrait de la pub des antennes ou encore sur le périmètre de France Télévisions, a été l’occasion d’entendre de sa bouche ce dont la presse se faisait l’écho depuis plusieurs jours.
Concernant le fameux « périmètre » dont certains souhaitent le maintient, nous rappelons que France Télévisions compte aujourd’hui plus de quarante filiales dont certaines des plus opaques échappent à tout contrôle. Le SNPCA-CGC n’entend par « maintien du périmètre » que le « périmètre » des chaînes et pas de toutes ces nébuleuses additionnelles créées ces dernières années qui plombent les comptes de France 2 ou France 3 entre autres.
Le SNPCA-CGC prône comme il le fait depuis 2005 et plus encore depuis le rapport général de l’I.G.F. rendu en janvier 2006, avant toute décision une analyse extrêmement fine de ce « périmètre ». Cela fait partie de ses propositions, une parmi celles que nous allons transmettre à J-F Copé.
NOMINATIONS À FRANCE TÉLÉ…ÇA CONTINUE
- Le 18 février : A France Télévisions, un directeur du développement et de la diversification du groupe est nommé.
- Le 21 février : A FTVI, un directeur des antennes internet et une directrice des programmes internet sont nommées.
A l’heure où le SNPCA-CGC publie ce document de synthèse les recrutements Holding continuent. FTV est sur le point, si cela n’est déjà fait de recruter une « responsable des relations avec les syndicats » (particulièrement ceux de France 2 qui donneraient plus de fil à retordre que ceux de France 3, si l’on en croit certaines indiscrétions).
Des 115 salariés incontestablement présents sur les listes électorales du holding en 2005 au départ de Tessier dont certains étant détachés des chaînes n’étaient pas directement à FTV, son successeur a prétendu en réunion publique que depuis son arrivée, ils n’avaient été augmentés que de 6 postes.
Outre le fait que ceci soit totalement faux puisque les effectifs holding en 2006 atteignaient 152 salariés, la masse salariale s’y rapportant est, elle, passé à 10,216. millions d’euros, (plus de 65 millions de francs).
Masse salariale à France télévisions qui continue de grimper en flèche et qui représentera pour 2007 environ de 15 millions d’euros pour quelques 175 salariés.
CONCLUSION
Qui osera encore prétendre qu’après un tel constat, la suppression de la pub serait responsable des mille et un maux dont souffre la télé publique ?
Paris, le 22/02/08
- spolier tous les salariés en les privant de leur Convention Collective, (qu’il s’agisse de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public pour les P.T.A. ou de l’Avenant à la Convention Nationale des Journalistes)
- spolier tous les salariés en les privant de leurs accords d’entreprises respectives,
- spolier les salariés en les privant de leurs grilles salariales et des éléments de rémunération qui y sont liés.
Avec à terme, une facilité déconcertante de les licencier plus largement et à moindre frais après signature du nouveau contrat rattaché à France Télévisions. Les salariés « transférés » ne bénéficieront alors des dispositions de leur Convention d’origine que 12 mois seulement après signature. (Sans accord global au niveau de FTV SA, les indemnités de licenciement par exemple seraient celles prévues par le Code du travail, à savoir 1/10 de mois par année de présence).
Les personnels sont attachés à leur entreprise donc leur chaîne d’appartenance mais aussi et surtout attachés à leur statut (acquis et droits sociaux).
Avoir tenté de faire croire que seule, la suppression de la pub et surtout sa mise en place serait responsable de tous les maux, est certes une stratégie mais, quelque peu inefficace et à l’évidence une récupération bien orchestrée . Les personnels ne sont pas dupes.
Il était particulièrement édifiant de voir défiler la direction aux côtés des syndicats appelants : Éric Stemmelen, directeur des programmes de F2, Patricia Boutinard-Rouelle, qui dirige les documentaires toujours de F2 chaîne, Médéric Albouy nouveau venu dont personne ne sait vraiment ce qu’il fait sauf à être répertorié dans l’intranet comme l’un des responsables des études de FTV, Sophie Benoist nommée juste après directrice des programmes Internet, Philippe Landré à la direction de la programmation de « La Deux », Jean Bigot également à la direction des programmes, etc….
LES DROITS D’ALERTE CONTINUENT…
L’ensemble des syndicats à l’exception de FO (comme d’habitude!) a adopté mercredi une résolution portant, à France 2, sur la poursuite du droit d’alerte et le mandat confié au Cabinet d’expertise « Raisonnances » pour rendre un audit sur les trois dernières années sur la situation de France 2 dans le contexte du holding France Télévisions.
Il faut rappeler que cinq syndicats de France 2 (SNPCA-CGC, SNJ, SNRT-CGT, CFDT et SNJ) avaient voté ce droit d'alerte le 12 décembre dernier.
A France 3, le 8 février 2008, la CGT qui n’avait déjà pas voulu le droit d’alerte a, lors du dernier CCE, demandé la levée de ce droit d’alerte. La demande de la CGT France 3 n'a pas abouti, les voix majoritaires du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ ont permis de poursuivre ce droit d’alerte.
Dernier rebondissement, le 21 février 2008, la CFTC de France 3 dans un courrier adressé hier à Geneviève Giard, directrice générale, où elle explique avoir pris cette décision « après réflexion et devant l'importance des enjeux que va rencontrer l'entreprise dans les prochaines semaines » s’est associée au droit d’alerte.
RENCONTRE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
Comme l’ensemble des syndicats, Le SNPCA-CGC a bien évidemment été reçu à l’Élysée le 19/02/08 à 10h00. Le rendez-vous avec le chef de l’état, sur le financement de l’audiovisuel public, sur le calendrier pour le retrait de la pub des antennes ou encore sur le périmètre de France Télévisions, a été l’occasion d’entendre de sa bouche ce dont la presse se faisait l’écho depuis plusieurs jours.
Concernant le fameux « périmètre » dont certains souhaitent le maintient, nous rappelons que France Télévisions compte aujourd’hui plus de quarante filiales dont certaines des plus opaques échappent à tout contrôle. Le SNPCA-CGC n’entend par « maintien du périmètre » que le « périmètre » des chaînes et pas de toutes ces nébuleuses additionnelles créées ces dernières années qui plombent les comptes de France 2 ou France 3 entre autres.
Le SNPCA-CGC prône comme il le fait depuis 2005 et plus encore depuis le rapport général de l’I.G.F. rendu en janvier 2006, avant toute décision une analyse extrêmement fine de ce « périmètre ». Cela fait partie de ses propositions, une parmi celles que nous allons transmettre à J-F Copé.
NOMINATIONS À FRANCE TÉLÉ…ÇA CONTINUE
- Le 18 février : A France Télévisions, un directeur du développement et de la diversification du groupe est nommé.
- Le 21 février : A FTVI, un directeur des antennes internet et une directrice des programmes internet sont nommées.
A l’heure où le SNPCA-CGC publie ce document de synthèse les recrutements Holding continuent. FTV est sur le point, si cela n’est déjà fait de recruter une « responsable des relations avec les syndicats » (particulièrement ceux de France 2 qui donneraient plus de fil à retordre que ceux de France 3, si l’on en croit certaines indiscrétions).
Des 115 salariés incontestablement présents sur les listes électorales du holding en 2005 au départ de Tessier dont certains étant détachés des chaînes n’étaient pas directement à FTV, son successeur a prétendu en réunion publique que depuis son arrivée, ils n’avaient été augmentés que de 6 postes.
Outre le fait que ceci soit totalement faux puisque les effectifs holding en 2006 atteignaient 152 salariés, la masse salariale s’y rapportant est, elle, passé à 10,216. millions d’euros, (plus de 65 millions de francs).
Masse salariale à France télévisions qui continue de grimper en flèche et qui représentera pour 2007 environ de 15 millions d’euros pour quelques 175 salariés.
CONCLUSION
Qui osera encore prétendre qu’après un tel constat, la suppression de la pub serait responsable des mille et un maux dont souffre la télé publique ?
Paris, le 22/02/08
vendredi 15 février 2008
La CGC Médias [SNPCA-CGC et SPC-CGC] maintient les positions qu’elle a défendues à l’Élysée concernant France Télévisions
Hors de toute manipulation politique et de toute récupération, la CGC continue de défendre ses positions ; celles qu’elle a réaffirmées lors de son entretien du 12 février à l’Elysée.
Le SNPCA-CGC & le SPC-CGC n’ont, eux, jamais changé leur fusil d’épaule.
Le SNPCA-CGC & le SPC-CGC qui ont voté les droits d’alerte sur France 2 comme sur France 3, ne demandent pas, eux, qu’ils soient levés comme certains l’ont pourtant déjà fait.
Au contraire, la CGC souhaite le plus logiquement qui soit : un audit autrement dit un état des lieux.
Et pour être tout à fait clair, la CGC qui avait appelé à la grève le 24 janvier sur France 2 (grève très suivie sur la chaîne), à laquelle s’étaient associés les autres syndicats autour d’une même revendication, tous contre la réforme Carolis avec sa "charte de fonctionnement" illégale et ses "8 chantiers" qui consistent à vider, à terme, les chaînes de l’ensemble de leurs collaborateurs en les faisant sortir de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public.
Le SNPCA-CGC & le SPC-CGC ne confondent pas, eux, la réflexion menée par le Chef de l’Etat sur la possible suppression de la pub avec la réforme hors la loi d’un Carolis qui propose en CE devant les élus de la contourner, de la transgresser et « de faire sans » [la loi]
C’est pourquoi :
1. La CGC continue de demander le retrait de la réforme Carolis et de sa charte de fonctionnement qui ont été concoctées de manière totalement illégale et qui vise, à terme, à vider les chaînes de leurs salariés en les sortant de leurs Conventions Collectives et autres accords d’entreprise. Ce point essentiel qui ne faisait pas partie des «revendications» des autres organisations syndicales dans leur préavis de grève du 13 février, explique pourquoi la CGC avait décidé en toute conscience de ne pas se joindre au mouvement.
2. La CGC demande donc un état des lieux général de France Télévisions sur les 3 dernières années, préalablement à toute réforme qui n’est que la suite logique des droits d’alerte votés sur les chaînes.
3. La CGC demande une analyse fine du périmètre de France Télévisions, périmètre aujourd’hui des plus opaques avec ses 40 filiales dont certaines sont de véritables niches hors contrôle.
4. La CGC demande, au moment où la France prend la présidence européenne dès juillet, que la réflexion du Chef de l’État si elle devait aller jusqu’à la «suppression» de la pub sur la télé publique, soit mise en œuvre avec un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes. (On voit mal, en effet, comment Bruxelles sollicité pour intervenir, en Allemagne, dans un dossier analogue (Bitkom) faisant référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes, pourrait émettre un avis favorable sur un mécanisme similaire de nouvelles taxes !
5. La CGC demande parallèlement que soit engagée une réflexion sur la réglementation des droits audiovisuels limitant les chaînes publiques qui ne peuvent donc générer de recettes sur des productions qu’elles auraient financées ou cofinancées (décrets Tasca).
Le tout, bien sûr, en cohérence avec la réécriture probable du cahier des missions et des charges dont est chargée, aujourd’hui, une commission nommée par l’Elysée.
Paris, le 14/02/08
Le SNPCA-CGC & le SPC-CGC n’ont, eux, jamais changé leur fusil d’épaule.
Le SNPCA-CGC & le SPC-CGC qui ont voté les droits d’alerte sur France 2 comme sur France 3, ne demandent pas, eux, qu’ils soient levés comme certains l’ont pourtant déjà fait.
Au contraire, la CGC souhaite le plus logiquement qui soit : un audit autrement dit un état des lieux.
Et pour être tout à fait clair, la CGC qui avait appelé à la grève le 24 janvier sur France 2 (grève très suivie sur la chaîne), à laquelle s’étaient associés les autres syndicats autour d’une même revendication, tous contre la réforme Carolis avec sa "charte de fonctionnement" illégale et ses "8 chantiers" qui consistent à vider, à terme, les chaînes de l’ensemble de leurs collaborateurs en les faisant sortir de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public.
Le SNPCA-CGC & le SPC-CGC ne confondent pas, eux, la réflexion menée par le Chef de l’Etat sur la possible suppression de la pub avec la réforme hors la loi d’un Carolis qui propose en CE devant les élus de la contourner, de la transgresser et « de faire sans » [la loi]
C’est pourquoi :
1. La CGC continue de demander le retrait de la réforme Carolis et de sa charte de fonctionnement qui ont été concoctées de manière totalement illégale et qui vise, à terme, à vider les chaînes de leurs salariés en les sortant de leurs Conventions Collectives et autres accords d’entreprise. Ce point essentiel qui ne faisait pas partie des «revendications» des autres organisations syndicales dans leur préavis de grève du 13 février, explique pourquoi la CGC avait décidé en toute conscience de ne pas se joindre au mouvement.
2. La CGC demande donc un état des lieux général de France Télévisions sur les 3 dernières années, préalablement à toute réforme qui n’est que la suite logique des droits d’alerte votés sur les chaînes.
3. La CGC demande une analyse fine du périmètre de France Télévisions, périmètre aujourd’hui des plus opaques avec ses 40 filiales dont certaines sont de véritables niches hors contrôle.
4. La CGC demande, au moment où la France prend la présidence européenne dès juillet, que la réflexion du Chef de l’État si elle devait aller jusqu’à la «suppression» de la pub sur la télé publique, soit mise en œuvre avec un calendrier de réduction progressive de la publicité sur les chaînes. (On voit mal, en effet, comment Bruxelles sollicité pour intervenir, en Allemagne, dans un dossier analogue (Bitkom) faisant référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes, pourrait émettre un avis favorable sur un mécanisme similaire de nouvelles taxes !
5. La CGC demande parallèlement que soit engagée une réflexion sur la réglementation des droits audiovisuels limitant les chaînes publiques qui ne peuvent donc générer de recettes sur des productions qu’elles auraient financées ou cofinancées (décrets Tasca).
Le tout, bien sûr, en cohérence avec la réécriture probable du cahier des missions et des charges dont est chargée, aujourd’hui, une commission nommée par l’Elysée.
Paris, le 14/02/08
mercredi 13 février 2008
Les propositions de la CGC faites, hier, à l’Elysée
Selon nos informations, après avoir été reçue le mardi 11 février par des conseillers de l'Elysée Georges-Marc Benamou, Raymond Soubie, et des représentants des ministères de la Culture et du Budget, l’intersyndicale ne sera reçue, aujourd’hui, que rue de Valois au Ministère de la Culture.La CGC Médias qui pour sa part a été reçue hier à 16 heures mais qui ne fait pas partie de l’intersyndicale, contrairement à ce que l’ensemble de la presse laisse entendre en indiquant « que tous les syndicats appellent à la forte mobilisation, une première depuis 1974, depuis l’annonce faite le 8 janvier par Nicolas Sarkozy d’engager une réflexion sur la fin de la publicité dans ce secteur », a fait valoir ses positions.
La CGC estime que les points qu’elle défend, le plus pragmatiquement qui soit et hors de toute manipulation politique, ont toutes les chances d’aboutir.
1. Le retrait de la réforme Carolis et de sa charte de fonctionnement qui ont été concoctés de manière totalement illégale et visant, à terme, à vider les chaînes de leurs salariés en les sortant de leurs Conventions Collectives et autre accords d’entreprise [point essentiel qui ne fait pas partie des « revendications » du préavis du 13/02 et que la CGC avait exigé, faute de quoi elle a décidé de ne pas se joindre au mouvement, ndlr]
2. Préalablement à toute réforme, un état des lieux général sur tout France Télévisions (suite logique aux droits d’alerte votés sur les chaînes) et sur ce qui est passé ces 3 dernières années, à savoir le passage d’une poignée de filiales en plus des chaînes hertziennes (F2, F3, F4, F5 et RFO) à 40 filiales, aujourd’hui, plus opaques les unes que les autres.
3. Une analyse exhaustive de ce que beaucoup qualifient de "périmètre" et dont ils réclament "la pérennité" sans vouloir rien changer avec la mise en exergue de ses « structures de 1er ou second rang » sortant, de fait, de tout contrôle des organes de représentation des personnels.
4. La décision de geler le dossier pour l’instant qui n’est, semble-t-il, pas conforme aux règles en vigueur de Bruxelles et de prévoir, si toutefois la réflexion du Chef de l’État devait aller jusqu’à la « suppression » définitive de la pub sur la télé publique, un calendrier de réduction progressive de celle-ci sur les chaînes. En effet, Bruxelles sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, démarche soutenue par le groupe de pression EICTA (European Information, Communication Technologies Association) faisant référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes devrait émettre un avis plus que réservé sur un mécanisme similaire de taxes nouvelle.
5. Pour faire suite aux déclarations de Hervé Novelli, Secrétaire d'État auprès de la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, chargé des Entreprises et du Commerce Extérieur qui vont dans ce sens et qui déclarait, entre autres, le 21/01/08 sur une chaîne d’info continue « Une taxe n’est jamais le bon moyen de développer une activité économique, on en a des exemples partout », dans le contexte européen et concurrentiel, dans le cadre de la présidence européenne que va assurer la France dès juillet de cette année et donc du respect de ses principes, de l’amélioration du pouvoir d’achat, étudier les impacts financiers d’une telle décision.
6. Le tout en cohérence avec la réécriture probable du cahier des missions et des charges dont est chargée, aujourd’hui, une commission nommée par l’Elysée.
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mardi 12 février 2008
La CGC Médias reçue à son tour, aujourd’hui.
La dépêche AFP du 11 février, au sujet du mouvement du 13 février dans l’audiovisuel public, indique que « l’intersyndicale doit être reçue mardi à l'Elysée pour une "première réunion de travail" avec les conseillers de l'Elysée Georges-Marc Benamou, Raymond Soubie, et des représentants des ministères de la Culture et du Budget ».
La CGC Médias n’appelant pas à la grève, bien que très inquiète et très préoccupée vis-à-vis, notamment du désengagement des annonceurs qui d’ores et déjà pratiquent des coupes nettes dans les budgets pub destinés à France 2 et France 3, a demandé également à être reçue par Georges-Marc Benamou pour faire valoir distinctement son point de vue.
C’est à présent, chose faite. Le président de la CGC Médias dont le SNPCA-CGC est plus précisément le syndicat de l’Audiovisuel, a été reçu à 16h.
Le SNPCA-CGC l’a dit et répété, la revendication de la grève quasi unitaire (FO/CFTC ayant choisi un débrayage de 46minutes à 13h) et largement suivie sur France 2, le 24 janvier jour du CE de la chaîne, à savoir « le retrait de la réforme Carolis et de sa charte de fonctionnement » étant totalement absente du mouvement du 13/02, elle n’y participera pas.
La CGC Médias s’est, le cas échéant, étonnée de la communication faite par l’intersyndicale, le 7 février, ainsi rédigée « Les syndicats constatent que la décision du président de la République remet en cause le financement de service public de l’audiovisuel…. ». Elle s’en étonne peut-être moins, à présent, après avoir lu ce jour la conclusion de l’article du quotidien « le Monde » qui indique dans son dernier paragraphe au sujet de la grève du 13/02 : « Jean-François Tealdi, candidat communiste aux municipales à Nice et ami de Georges-Marc Benamou, a bien conscience du ridicule qu'il y aurait à réclamer sur des pancartes : "Maintien de la pub." Alors pour la grève, il a choisi un slogan obscur : "Pour le développement de l'audiovisuel public : pérennité, financement, périmètre, pluralisme." ».
La CGC Médias a également mis en avant l’annonce faite simultanément par Patrick de Carolis PDG de France Télévisions qui a convoqué un conseil d'administration extraordinaire le 27 février sur la suppression de la publicité, demandant aux ministres de tutelle des garanties de compensation dès 2008.
Un Carolis qui ne manque pas d’air en prenant en otage les administrateurs de l’État mais aussi des institutions de représentation nationale [sur l’air de « ma réforme sinon le chaos »] et qui écrivait pourtant 1h après l’annonce du Chef de l’État « en liaison permanente avec notre actionnaire, depuis deux ans à plusieurs reprises, à qui j’ai demandé cette clarification ». Lorsqu’on est en liaison depuis 2 ans avec quelqu’un, on ne le somme pas d’accorder des garanties ; cela ne tient pas debout ! D’ailleurs, le 27 février 2008, Carolis pourrait bien avoir une vraie surprise.
Se positionner en victime, demander des compensations pour soi-disant "maintenir les hypothèses du budget 2008 avec une substitution à la recette perdue." et continuer à marche forcée sa réforme qui est justement basée sur " des hypothèses du budget 2008 caduques", est totalement incohérent.
Aujourd’hui en prônant « la pérennité du périmètre de la télé publique ; la pérennité de son financement et l’impact de la décision présidentielle de supprimer la ressource publicitaire » tout le monde, à part la CGC Médias, fait comme si la régie pub était définitivement liquidée et ses 300 et quelques salariés sacrifiés.
La CGC Médias s’agissant des « des annonces devant avoir lieu dans les jours qui viennent sur la fin de la publicité, prévue pour 2009 » (ce qu’a indiqué la Ministre Christine Albanel) a réaffirmé son analyse à savoir concernant la " la réflexion sur la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, qu’a souhaité mener le Président de la République qui, selon lui, pourrait être financée par une taxe sur les recettes publicitaires accrues des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication comme la téléphonie mobile et l'accès à Internet." , l’annonce d’un calendrier de réduction progressive de la publicité selon les règles en vigueur à Bruxelles.
En effet, Bruxelles sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, démarche soutenue par le groupe de pression EICTA (European Information, Communication Technologies Association) faisant référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes devrait émettre un avis plus que réservé sur les mécanismes de taxes nouvelles qui permettraient de financer la télé publique.
De fait, Bruxelles qui avait déjà considéré la redevance comme une «taxe parafiscale», en invitant les états concernés à la transformer en impôt dans la nouvelle constitution budgétaire, estimerait que de nouvelle taxes sur les PC, l’internet, la téléphonie, les nouvelles technologies, si elle venait à être validée, les entreprises privées pourraient se retrouver complètement désavantagées par rapport à leurs concurrentes.
C’est pourquoi, la CGC Médias estime que ce qu’elle défend, a toutes les chances d’aboutir.
A savoir :
Préalablement, un état des lieux de tout France Télévisions (suite logique aux droits d’alerte) votés sur les chaînes.
Une analyse fine autour des chaînes, du périmètre aujourd’hui des plus opaques que compte France Télévisions avec les 40 filiales
Une cohérence avec la réécriture probable du cahier des missions et des charges
La décision de geler pour l’instant avant l’aval de Bruxelles le dossier et de prévoir un calendrier de réduction progressive de la pub dans les chaînes, nous a semblé, la plus pragmatique et la plus rationnelle des solutions.
La CGC Médias n’appelant pas à la grève, bien que très inquiète et très préoccupée vis-à-vis, notamment du désengagement des annonceurs qui d’ores et déjà pratiquent des coupes nettes dans les budgets pub destinés à France 2 et France 3, a demandé également à être reçue par Georges-Marc Benamou pour faire valoir distinctement son point de vue.
C’est à présent, chose faite. Le président de la CGC Médias dont le SNPCA-CGC est plus précisément le syndicat de l’Audiovisuel, a été reçu à 16h.
Le SNPCA-CGC l’a dit et répété, la revendication de la grève quasi unitaire (FO/CFTC ayant choisi un débrayage de 46minutes à 13h) et largement suivie sur France 2, le 24 janvier jour du CE de la chaîne, à savoir « le retrait de la réforme Carolis et de sa charte de fonctionnement » étant totalement absente du mouvement du 13/02, elle n’y participera pas.
La CGC Médias s’est, le cas échéant, étonnée de la communication faite par l’intersyndicale, le 7 février, ainsi rédigée « Les syndicats constatent que la décision du président de la République remet en cause le financement de service public de l’audiovisuel…. ». Elle s’en étonne peut-être moins, à présent, après avoir lu ce jour la conclusion de l’article du quotidien « le Monde » qui indique dans son dernier paragraphe au sujet de la grève du 13/02 : « Jean-François Tealdi, candidat communiste aux municipales à Nice et ami de Georges-Marc Benamou, a bien conscience du ridicule qu'il y aurait à réclamer sur des pancartes : "Maintien de la pub." Alors pour la grève, il a choisi un slogan obscur : "Pour le développement de l'audiovisuel public : pérennité, financement, périmètre, pluralisme." ».
La CGC Médias a également mis en avant l’annonce faite simultanément par Patrick de Carolis PDG de France Télévisions qui a convoqué un conseil d'administration extraordinaire le 27 février sur la suppression de la publicité, demandant aux ministres de tutelle des garanties de compensation dès 2008.
Un Carolis qui ne manque pas d’air en prenant en otage les administrateurs de l’État mais aussi des institutions de représentation nationale [sur l’air de « ma réforme sinon le chaos »] et qui écrivait pourtant 1h après l’annonce du Chef de l’État « en liaison permanente avec notre actionnaire, depuis deux ans à plusieurs reprises, à qui j’ai demandé cette clarification ». Lorsqu’on est en liaison depuis 2 ans avec quelqu’un, on ne le somme pas d’accorder des garanties ; cela ne tient pas debout ! D’ailleurs, le 27 février 2008, Carolis pourrait bien avoir une vraie surprise.
Se positionner en victime, demander des compensations pour soi-disant "maintenir les hypothèses du budget 2008 avec une substitution à la recette perdue." et continuer à marche forcée sa réforme qui est justement basée sur " des hypothèses du budget 2008 caduques", est totalement incohérent.
Aujourd’hui en prônant « la pérennité du périmètre de la télé publique ; la pérennité de son financement et l’impact de la décision présidentielle de supprimer la ressource publicitaire » tout le monde, à part la CGC Médias, fait comme si la régie pub était définitivement liquidée et ses 300 et quelques salariés sacrifiés.
La CGC Médias s’agissant des « des annonces devant avoir lieu dans les jours qui viennent sur la fin de la publicité, prévue pour 2009 » (ce qu’a indiqué la Ministre Christine Albanel) a réaffirmé son analyse à savoir concernant la " la réflexion sur la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, qu’a souhaité mener le Président de la République qui, selon lui, pourrait être financée par une taxe sur les recettes publicitaires accrues des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication comme la téléphonie mobile et l'accès à Internet." , l’annonce d’un calendrier de réduction progressive de la publicité selon les règles en vigueur à Bruxelles.
En effet, Bruxelles sollicité pour intervenir dans un dossier analogue (Bitkom) en Allemagne, démarche soutenue par le groupe de pression EICTA (European Information, Communication Technologies Association) faisant référence aux articles 81 et 82 du traité de la Communauté européenne, sur les taxes arbitraires et injustes devrait émettre un avis plus que réservé sur les mécanismes de taxes nouvelles qui permettraient de financer la télé publique.
De fait, Bruxelles qui avait déjà considéré la redevance comme une «taxe parafiscale», en invitant les états concernés à la transformer en impôt dans la nouvelle constitution budgétaire, estimerait que de nouvelle taxes sur les PC, l’internet, la téléphonie, les nouvelles technologies, si elle venait à être validée, les entreprises privées pourraient se retrouver complètement désavantagées par rapport à leurs concurrentes.
C’est pourquoi, la CGC Médias estime que ce qu’elle défend, a toutes les chances d’aboutir.
A savoir :
Préalablement, un état des lieux de tout France Télévisions (suite logique aux droits d’alerte) votés sur les chaînes.
Une analyse fine autour des chaînes, du périmètre aujourd’hui des plus opaques que compte France Télévisions avec les 40 filiales
Une cohérence avec la réécriture probable du cahier des missions et des charges
La décision de geler pour l’instant avant l’aval de Bruxelles le dossier et de prévoir un calendrier de réduction progressive de la pub dans les chaînes, nous a semblé, la plus pragmatique et la plus rationnelle des solutions.
vendredi 8 février 2008
CCE de France 3, la CGT refuse de voter la poursuite du droit d'alerte
Vendredi 8 février 2008, les élus CGT à la séance du CCE de France 3, alors qu’ils appellent à la grève le 13/02/08, ont refusé de voter la poursuite du droit d’alerte.
Devant les autres élus médusés, notamment CFDT, SNJ ou encore CGC, qui fort heureusement sont majoritaires, le droit d'alerte se poursuit.
Le droit d’alerte sur France 2, voté concomitamment, se poursuit. Les élus du CE de France 2 qui aura lieu le 20 février 2008, devraient quant à eux renforcer le dispositif.
Devant les autres élus médusés, notamment CFDT, SNJ ou encore CGC, qui fort heureusement sont majoritaires, le droit d'alerte se poursuit.
Le droit d’alerte sur France 2, voté concomitamment, se poursuit. Les élus du CE de France 2 qui aura lieu le 20 février 2008, devraient quant à eux renforcer le dispositif.
Préavis de grève générale le dimanche 9 mars sur FTV
Le SNPCA – CGC qui avait précédemment appelé tous les personnels de France 2 à cesser le travail, le 24 janvier 2008, grève qui a été largement suivie, dépose dans les chaînes du groupe un nouveau préavis de grève générale.
- Dans le contexte des nombreuses incertitudes qui règnent sur France Télévisions, particulièrement concernant son financement mais aussi tout le volet social porté disparu,
- après les propos de Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 12 décembre 2007, prévoit non seulement de contourner la loi mais plus grave de faire sans : « Je veux pour le groupe, le statut unique à France Télévisions…C’est le Gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas…Maintenant, on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé de ce statut unique », qui a conduit le 17 décembre 2007, à la démission du directeur général de France 2, Philippe Baudillon, en total désaccord avec la « réforme »
- après les déclarations du même Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 24 janvier 2008 affirmait: "C’est la privatisation qui nous attend, si vous continuez comme ça",
- après les déclarations toujours distillées par Patrick de Carolis sous forme d’ultimatum, entre autres, au dernier C.E de France Télévisions le 29 janvier 2008 sur « les risques de démantèlement voire de privatisation qui pourraient découler de la modification du mode de financement de l’audiovisuel public et de la non mise en route de sa réforme»,
- après la réponse de René Maisonneuve au CE de France 2, le 24 janvier, suite à la question d’un élu du SNPCA-CGC en séance de CE « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », qui indiquait très clairement « Aucun »,
- devant la volonté de Patrick de Carolis d’avancer à marche forcée pour vider les chaînes de leurs salariés, à commencer par France 3 et France 2 , en les transférant, illégalement encore, avec l’utilisation de l’article L-122.12 à France Télévisions et donc en les sortant de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public,
Le SNPCA – CGC
· qui ne laissera pas morceler les différents secteurs de l’entreprise et plus largement du groupe en « filières métiers autrement appelées filières supports » qui seront en réalité autant d’ « appartements » individuels sous la dominante totale de France Télévisions ;
· ne laissera pas sortir les salariés de la Convention Collective ;
· ne laissera pas mettre en place cette "charte" (23 pages) sur l’air de « c’est un chèque en blanc qu’on vous demande, on verra ensuite…) qui n’est ni plus ni moins que la casse annoncée des chaînes de télévision publique.
appelle l’ensemble des salariés de France 2, France 3….
à cesser le travail
le dimanche 9 mars 2008 à partir de 0h00
pour exiger le retrait des «8 chantiers de modernisation et d’harmonisation » partie intégrante du projet hors la loi de « charte de fonctionnement » et de cette logique à marche forcée de mise en place du statut unique.
- Dans le contexte des nombreuses incertitudes qui règnent sur France Télévisions, particulièrement concernant son financement mais aussi tout le volet social porté disparu,
- après les propos de Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 12 décembre 2007, prévoit non seulement de contourner la loi mais plus grave de faire sans : « Je veux pour le groupe, le statut unique à France Télévisions…C’est le Gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas…Maintenant, on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé de ce statut unique », qui a conduit le 17 décembre 2007, à la démission du directeur général de France 2, Philippe Baudillon, en total désaccord avec la « réforme »
- après les déclarations du même Patrick de Carolis qui en séance du CE de France 2, le 24 janvier 2008 affirmait: "C’est la privatisation qui nous attend, si vous continuez comme ça",
- après les déclarations toujours distillées par Patrick de Carolis sous forme d’ultimatum, entre autres, au dernier C.E de France Télévisions le 29 janvier 2008 sur « les risques de démantèlement voire de privatisation qui pourraient découler de la modification du mode de financement de l’audiovisuel public et de la non mise en route de sa réforme»,
- après la réponse de René Maisonneuve au CE de France 2, le 24 janvier, suite à la question d’un élu du SNPCA-CGC en séance de CE « A terme, Combien restera-t-il de salariés dans les chaînes ? », qui indiquait très clairement « Aucun »,
- devant la volonté de Patrick de Carolis d’avancer à marche forcée pour vider les chaînes de leurs salariés, à commencer par France 3 et France 2 , en les transférant, illégalement encore, avec l’utilisation de l’article L-122.12 à France Télévisions et donc en les sortant de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public,
Le SNPCA – CGC
· qui ne laissera pas morceler les différents secteurs de l’entreprise et plus largement du groupe en « filières métiers autrement appelées filières supports » qui seront en réalité autant d’ « appartements » individuels sous la dominante totale de France Télévisions ;
· ne laissera pas sortir les salariés de la Convention Collective ;
· ne laissera pas mettre en place cette "charte" (23 pages) sur l’air de « c’est un chèque en blanc qu’on vous demande, on verra ensuite…) qui n’est ni plus ni moins que la casse annoncée des chaînes de télévision publique.
appelle l’ensemble des salariés de France 2, France 3….
à cesser le travail
le dimanche 9 mars 2008 à partir de 0h00
pour exiger le retrait des «8 chantiers de modernisation et d’harmonisation » partie intégrante du projet hors la loi de « charte de fonctionnement » et de cette logique à marche forcée de mise en place du statut unique.
jeudi 7 février 2008
Une agitation en trompe l’œil sur fond de réforme illégale visant à flinguer la Convention Collective de l’Audiovisuel
Les faits :
- En septembre 2007, Patrick de Carolis bien que n’étant pas présent au CE de « La Deux » [comme de coutume, ndlr], fait présenter pour la 1ère fois, sa charte de fonctionnement, par Philippe Baudillon directeur général de France 2, après l’avoir fait au C.C.E. de France 3. Cette charte, volontairement confuse (un peu comme certains contrats d’assurances !) n’est que peu détaillée en dépit de ses 23 pages.
- Jusqu’à novembre 2007 plus rien. Entre le 27 et le 30, bien que Patrick de Carolis n’ait toujours pas informé les élus de ses huit chantiers[12 les semaines suivantes, puis 15 et plus après], la présidence convoque, entre autres par mails, de très nombreux salariés de France 2 et de France 3, à commencer par les secteurs des « études », de la « jeunesse », des achats » qui font partie de ces huit « chantiers ».
- En décembre 2007, C.E. de France 2 particulièrement houleux. Les élus découvrent que ces « fameux huit chantiers » n’ont fait l’objet d’aucune communication préalable à la convocation des salariés concernés. La majorité des organisations syndicales évoque pour de fait : le délit d’entrave.
- Le 17 décembre 2007, le directeur général de France 2, Philippe Baudillon démissionne en total désaccord avec la « réforme » dont Patrick de Carolis écrit pourtant au personnel que « sa mise en œuvre nécessite le vote d’une loi au Parlement ».
- Toujours en décembre 2007, le 12 pour être précis, les élus du C.E. de France 2 votent le droit d’alerte, en fonction de l’article 432-5 du Code du travail qui dispose que: «Lorsque le Comité d'Entreprise a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l'entreprise, il peut demander à l'employeur de lui fournir des explications.». Le C.E. de France 2 sera suivi dans cette démarche par le C.C.E. de France 3 qui votera, à son tour, le droit d’alerte.
- Le 8 janvier 2008, le SNPCA-CGC dépose un préavis de grève général sur France 2 pour la journée du 24 janvier, jour du premier C.E. de l’année pour la chaîne. La revendication de ce préavis de grève (largement suffisante à une large mobilisation) est la suivante : « le retrait des « huit chantiers de modernisation et d'harmonisation du service public » partie intégrante du projet hors la loi de « charte de fonctionnement » où Patrick de Carolis envisage d'unifier les statuts des cinq sociétés du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô) »
- Le 16 janvier 2008, le SNPCA-CGC est rejoint dans sa démarche de grève générale par l’ensemble des organisations syndicales (à l’exception de FO/CFTC qui, de toute façon, n’avaient pas voté, les droits d’alerte) qui à leur tour s’associent à leur demande de « retrait de la réforme Carolis » en y incluant une revendication contre la décision de supprimer le JT de la Nuit et de le remplacer par un « tout images ».
- Le 24 janvier 2008, la grève qui est massivement suivie, est un succès. Patrick de Carolis peut bien indiquer aux élus en grève, en séance du C.E. "C’est la privatisation qui nous attend, si vous continuez comme ça".
Quoiqu’il en soit, le constat est pourtant évident: les personnels se sont fortement mobilisés contre cette réforme illégale qui par un jeu de passe-passe, à savoir l’utilisation d’un article du Code Du Travail, le L-122.12, les contraints à signer des contrats France Télévisions, dont l’objectif évident est qu’au bout d’un an, ils ne dépendent plus de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public.
- Entre temps, début janvier, le Chef de l’État venait d’annoncer en conférence de presse, son intention d’engager une réflexion sur la suppression de la pub dans l’Audiovisuel Public ; Annonce qui n’a rien à voir, bien évidemment, avec la réforme Carolis entreprise bien avant.
- Dès le 25 janvier, le lendemain donc de la grève, les salariés de France 3 en appellent également à la mobilisation sur fond de rumeurs de « démantèlement » ayant fait l’objet d’un article sur un site web.
- Le 6 février après de nombreuses déclarations à la presse dans les jours qui ont précédé, 8 organisations syndicales appellent à la grève pour la journée du 13 février afin « d’exiger la pérennité du service public audiovisuel, de son financement, de son périmètre et le respect du pluralisme ».
- Dès l’élaboration du texte du préavis où les organisations syndicales ont demandé au Président de la République à être reçues, le SNPCA-CGC dont la détermination reste intacte, s’étonne fortement que sa demande initiale et prioritaire, à savoir «le retrait de la réforme Carolis », ne figure toujours pas dans le préavis. Le SNPCA-CGC ne serait pas entendu, au moment où pourtant, en dépit des droits d’alerte, Patrick de Carolis continue de vouloir mener sa réforme à son terme, à marche forcée.
La conclusion: Le SNPCA-CGC qui maintient plus que jamais sa revendication de « retrait de la réforme Carolis » indépendante de la notion de financement qui bien évidemment nous préoccupe au premier chef, va déposer des préavis communs aux chaînes en ce sens, dans les jours à venir.
- En septembre 2007, Patrick de Carolis bien que n’étant pas présent au CE de « La Deux » [comme de coutume, ndlr], fait présenter pour la 1ère fois, sa charte de fonctionnement, par Philippe Baudillon directeur général de France 2, après l’avoir fait au C.C.E. de France 3. Cette charte, volontairement confuse (un peu comme certains contrats d’assurances !) n’est que peu détaillée en dépit de ses 23 pages.
- Jusqu’à novembre 2007 plus rien. Entre le 27 et le 30, bien que Patrick de Carolis n’ait toujours pas informé les élus de ses huit chantiers[12 les semaines suivantes, puis 15 et plus après], la présidence convoque, entre autres par mails, de très nombreux salariés de France 2 et de France 3, à commencer par les secteurs des « études », de la « jeunesse », des achats » qui font partie de ces huit « chantiers ».
- En décembre 2007, C.E. de France 2 particulièrement houleux. Les élus découvrent que ces « fameux huit chantiers » n’ont fait l’objet d’aucune communication préalable à la convocation des salariés concernés. La majorité des organisations syndicales évoque pour de fait : le délit d’entrave.
- Le 17 décembre 2007, le directeur général de France 2, Philippe Baudillon démissionne en total désaccord avec la « réforme » dont Patrick de Carolis écrit pourtant au personnel que « sa mise en œuvre nécessite le vote d’une loi au Parlement ».
- Toujours en décembre 2007, le 12 pour être précis, les élus du C.E. de France 2 votent le droit d’alerte, en fonction de l’article 432-5 du Code du travail qui dispose que: «Lorsque le Comité d'Entreprise a connaissance de faits de nature à affecter de manière préoccupante la situation économique de l'entreprise, il peut demander à l'employeur de lui fournir des explications.». Le C.E. de France 2 sera suivi dans cette démarche par le C.C.E. de France 3 qui votera, à son tour, le droit d’alerte.
- Le 8 janvier 2008, le SNPCA-CGC dépose un préavis de grève général sur France 2 pour la journée du 24 janvier, jour du premier C.E. de l’année pour la chaîne. La revendication de ce préavis de grève (largement suffisante à une large mobilisation) est la suivante : « le retrait des « huit chantiers de modernisation et d'harmonisation du service public » partie intégrante du projet hors la loi de « charte de fonctionnement » où Patrick de Carolis envisage d'unifier les statuts des cinq sociétés du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô) »
- Le 16 janvier 2008, le SNPCA-CGC est rejoint dans sa démarche de grève générale par l’ensemble des organisations syndicales (à l’exception de FO/CFTC qui, de toute façon, n’avaient pas voté, les droits d’alerte) qui à leur tour s’associent à leur demande de « retrait de la réforme Carolis » en y incluant une revendication contre la décision de supprimer le JT de la Nuit et de le remplacer par un « tout images ».
- Le 24 janvier 2008, la grève qui est massivement suivie, est un succès. Patrick de Carolis peut bien indiquer aux élus en grève, en séance du C.E. "C’est la privatisation qui nous attend, si vous continuez comme ça".
Quoiqu’il en soit, le constat est pourtant évident: les personnels se sont fortement mobilisés contre cette réforme illégale qui par un jeu de passe-passe, à savoir l’utilisation d’un article du Code Du Travail, le L-122.12, les contraints à signer des contrats France Télévisions, dont l’objectif évident est qu’au bout d’un an, ils ne dépendent plus de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public.
- Entre temps, début janvier, le Chef de l’État venait d’annoncer en conférence de presse, son intention d’engager une réflexion sur la suppression de la pub dans l’Audiovisuel Public ; Annonce qui n’a rien à voir, bien évidemment, avec la réforme Carolis entreprise bien avant.
- Dès le 25 janvier, le lendemain donc de la grève, les salariés de France 3 en appellent également à la mobilisation sur fond de rumeurs de « démantèlement » ayant fait l’objet d’un article sur un site web.
- Le 6 février après de nombreuses déclarations à la presse dans les jours qui ont précédé, 8 organisations syndicales appellent à la grève pour la journée du 13 février afin « d’exiger la pérennité du service public audiovisuel, de son financement, de son périmètre et le respect du pluralisme ».
- Dès l’élaboration du texte du préavis où les organisations syndicales ont demandé au Président de la République à être reçues, le SNPCA-CGC dont la détermination reste intacte, s’étonne fortement que sa demande initiale et prioritaire, à savoir «le retrait de la réforme Carolis », ne figure toujours pas dans le préavis. Le SNPCA-CGC ne serait pas entendu, au moment où pourtant, en dépit des droits d’alerte, Patrick de Carolis continue de vouloir mener sa réforme à son terme, à marche forcée.
La conclusion: Le SNPCA-CGC qui maintient plus que jamais sa revendication de « retrait de la réforme Carolis » indépendante de la notion de financement qui bien évidemment nous préoccupe au premier chef, va déposer des préavis communs aux chaînes en ce sens, dans les jours à venir.
mercredi 6 février 2008

Le SNPCA-CGC qui, à son grand dam, n’a malheureusement pas fait partie du Jury révèle en exclusivité les derniers tours de passe-passe de l’équipe Carolis.
Dans la catégorie: "Ma réforme illégale à marche forcée" voici, preuve à l’appui et sans trucage, les fiches de paie de 2 salariés de FTS (France Télévisions Services) bien différentes l’une de l’autre pour les collaborateurs d’une même structure et dans le même groupe. Une première sans précédent où l'attitude de la direction de France Télévisions avec sa volonté de conduire à marche forcée sa réforme, est flagrante....voir la suite ci-dessous
Sélection officielle du Festival de la Magie 2008 (suite)

Volonté obsessionnelle de vider les chaînes, de mettre tous les salariés sous statut unique, en leur faisant perdre au passage leur Convention Collective et en ignorant sciemment le processus d'information et consultation sur fond d’obstruction caractérisée aux élus du CE.
Alors que les personnels de FTS ne sont pas immédiatement concernés par les 8 premiers chantiers de siphonage des chaînes, les nouveaux intitulés des personnels de France 2 et France 3 travaillant pour FTS sont édifiants.
Grâce aux flèches rouges vous constaterez que sur les contrats dépendant de France 3, mais pas ceux de France 2, figure maintenant "MAIS. FRANCE TV" (Maison France Télévisions). A titre d’information les précédents contrats portaient à la place de cette mention "France Télévisions Services". Que constate-t-on ensuite que les contrats France 3 comportent une mention "Sit. Adm." (pour situation Administrative) avec "MIS A DISPOSITION" contrairement à ceux de France 2 où cela ne figure pas.
A croire que, France 2 et France 3 dans une même maison « dite commune », auraient deux façons de voir les choses. Il n’y en a qu’une et les personnels de ce secteur – premiers cobayes de fait - dépendent effectivement des chaînes et ne laisseront pas leurs contrat changer au gré des velléités du président.
voir suite ci-dessous
mardi 5 février 2008
Le SNPCA-CGC mandate très officiellement son avocat afin de porter plainte contre France Télévisions pour entrave.
Patrick de Carolis qui a réuni il y a quelques jours « ses cadres » leur a demandé de le soutenir face aux menaces qui pèsent sur la télévision publique.
Un comble. C’est celui supposé être le garant de l’Etat qui demande au «personnel » ne lui accordant plus aucune confiance de toute façon, d’être avec lui….sinon ce sera le chaos.
Patrick de Carolis continue sa réforme à marche forcée. Il fait comme si les votes par les Comités d’Entreprise de France 2, France 3 relayés maintenant par celui de France 5 n’avaient pas eu lieu ; comme si les procédures d’alerte pour exiger des informations sur la réforme de la présidence, n’avaient aucun effet.
Pour ce faire et en dehors de toute concertation (cela fait bien longtemps que le mot n’a plus aucun sens à France télévisions) et en toute illégalité, la présidence donc a mis en place au BARJAC une cellule d’une trentaine de personnes déjà à la tâche pour procéder le plus rapidement possible aux transferts souhaités.
Aujourd’hui même, la présidence chercherait à savoir catégorie par catégorie, autrement dit « cadres » ou « non cadres », qui était en grève le 24 janvier 2008 notamment à l’appel du SNPCA-CGC. Quel but poursuit Patrick de Carolis et son équipe rapprochée ? Sanctionner ceux des « cadres » qui s’étaient déclarés grévistes ? La grève est un droit constitutionnel, Monsieur Carolis. Les listes « noires » le sont sûrement moins !!!
Il est clair que Patrick de Carolis a du mal à comprendre que les droits d’alerte votés sur les chaînes ont pour conséquence, pour le moins, de geler ses manœuvres. Sa tentative de les faire lever avec la bienveillance de certains, ne risque pas grâce à la vigilance du SNPCA-CGC d’aboutir.
Bien que la remise en cause du financement de France Télévisions intimement liée à l’éventuelle suppression de la pub sur France Télévisions, ainsi que les rumeurs de démantèlement de la seule entreprise publique de proximité (Qui a bien pu les lancer ? Qui y avait intérêt ? Ne s’agirait-il pas là d’un leurre ?), soient de véritables écueils pour la pérennité de la télé publique, la Présidence maintient le cap avec ses chantiers de réorganisation qui ont été conçus, est-il besoin de le rappeler, bien avant l’annonce surprise du Chef de l’État.
Sans avoir fourni quelque information que ce soit sur la pertinence, la légalité et sur les conséquences (économiques, structurelles, stratégiques ou sociales….) des 8 chantiers de « synergies » [8 aujourd’hui, 12 demain, 15/20 fin 2008], qui se traduiraient à terme par des transferts massifs de personnels à France Télévisions S.A., la Présidence en totale entrave continue à annoncer sa volonté de faire aboutir son dispositif aux échéances prévues (premier trimestre 2008).
Le SNPCA-CGC ne peut qu’être en phase avec la CFDT qui dans son dernier tract « Pendant la durée des travaux, le magasin reste ouvert ! », indique qu’il y a bien « donc un double combat à mener pour défendre les missions, la pérennité et les moyens de France Télévisions, tout en préservant le pluralisme de l’information, mais aussi au plan interne du Groupe France Télévisions pour faire échec à une tentative de centralisation sans visibilité et à une remise en cause des garanties sociales ».
Paris, le 5 février 2008
Un comble. C’est celui supposé être le garant de l’Etat qui demande au «personnel » ne lui accordant plus aucune confiance de toute façon, d’être avec lui….sinon ce sera le chaos.
Patrick de Carolis continue sa réforme à marche forcée. Il fait comme si les votes par les Comités d’Entreprise de France 2, France 3 relayés maintenant par celui de France 5 n’avaient pas eu lieu ; comme si les procédures d’alerte pour exiger des informations sur la réforme de la présidence, n’avaient aucun effet.
Pour ce faire et en dehors de toute concertation (cela fait bien longtemps que le mot n’a plus aucun sens à France télévisions) et en toute illégalité, la présidence donc a mis en place au BARJAC une cellule d’une trentaine de personnes déjà à la tâche pour procéder le plus rapidement possible aux transferts souhaités.
Aujourd’hui même, la présidence chercherait à savoir catégorie par catégorie, autrement dit « cadres » ou « non cadres », qui était en grève le 24 janvier 2008 notamment à l’appel du SNPCA-CGC. Quel but poursuit Patrick de Carolis et son équipe rapprochée ? Sanctionner ceux des « cadres » qui s’étaient déclarés grévistes ? La grève est un droit constitutionnel, Monsieur Carolis. Les listes « noires » le sont sûrement moins !!!
Il est clair que Patrick de Carolis a du mal à comprendre que les droits d’alerte votés sur les chaînes ont pour conséquence, pour le moins, de geler ses manœuvres. Sa tentative de les faire lever avec la bienveillance de certains, ne risque pas grâce à la vigilance du SNPCA-CGC d’aboutir.
Bien que la remise en cause du financement de France Télévisions intimement liée à l’éventuelle suppression de la pub sur France Télévisions, ainsi que les rumeurs de démantèlement de la seule entreprise publique de proximité (Qui a bien pu les lancer ? Qui y avait intérêt ? Ne s’agirait-il pas là d’un leurre ?), soient de véritables écueils pour la pérennité de la télé publique, la Présidence maintient le cap avec ses chantiers de réorganisation qui ont été conçus, est-il besoin de le rappeler, bien avant l’annonce surprise du Chef de l’État.
Sans avoir fourni quelque information que ce soit sur la pertinence, la légalité et sur les conséquences (économiques, structurelles, stratégiques ou sociales….) des 8 chantiers de « synergies » [8 aujourd’hui, 12 demain, 15/20 fin 2008], qui se traduiraient à terme par des transferts massifs de personnels à France Télévisions S.A., la Présidence en totale entrave continue à annoncer sa volonté de faire aboutir son dispositif aux échéances prévues (premier trimestre 2008).
Le SNPCA-CGC ne peut qu’être en phase avec la CFDT qui dans son dernier tract « Pendant la durée des travaux, le magasin reste ouvert ! », indique qu’il y a bien « donc un double combat à mener pour défendre les missions, la pérennité et les moyens de France Télévisions, tout en préservant le pluralisme de l’information, mais aussi au plan interne du Groupe France Télévisions pour faire échec à une tentative de centralisation sans visibilité et à une remise en cause des garanties sociales ».
Paris, le 5 février 2008
Le SNPCA-CGC avait bien raison sur la création de ce comité télé a posteriori…
Dans sa publication intitulée « Confidentiel : un comité télé a posteriori… » du 4 février, le SNPCA-CGC s’interrogeait sur la pertinence d’un « comité des sages » dont l’annonce par le Chef de l’État était selon nos informations, imminente.
Le SNPCA-CGC en donnait la composition :
Frédéric Mitterrand devait en être Président et ce « comité des sages » devait également compter 3 personnalités de la télévision :
- Ève Ruggieri
- Jacques Chancel
- Bernard Pivot
Force est de constater que la SNPCA-CGC avait raison. A la lecture de l’article de « 20 minutes » ce jour que découvre-t-on ?
«Cette commission, nommée dans quelques jours par le président de la République….sera présidée par Frédéric Mittérrand »
Dont acte. Que découvre-t-on ensuite ?
Il convient, ici, de citer fidèlement.
« Frédéric Mitterrand ne souhaite pas s’exprimer "tant que rien n’est encore officiel" »
« Frédéric Mitterrand ne souhaite pas s’exprimer "tant que rien n’est encore officiel" »
La commission n’a donc, selon les propos de F. Mitterrand, « aucune existence officielle » donc légale !
Comment alors "une source proche de la commission" qui n’a donc encore "aucune existence officielle" est donc autorisée à s’exprimer voire à ironiser ! Coluche l’aurait tellement mieux dit.
La question qui reste en suspens, concernant les 4 noms cités par "ce proche de la commission qui n’existe pas", c’est qui serait qui ?
"Betty Boop" on a bien une idée
Mais alors qui donc est "Tarzan", qui est "Tom" et qui est "Jerry" ?
Paris, le 5 février 2008
Le SNPCA-CGC en donnait la composition :
Frédéric Mitterrand devait en être Président et ce « comité des sages » devait également compter 3 personnalités de la télévision :
- Ève Ruggieri
- Jacques Chancel
- Bernard Pivot
Force est de constater que la SNPCA-CGC avait raison. A la lecture de l’article de « 20 minutes » ce jour que découvre-t-on ?
«Cette commission, nommée dans quelques jours par le président de la République….sera présidée par Frédéric Mittérrand »
Dont acte. Que découvre-t-on ensuite ?
Il convient, ici, de citer fidèlement.
« Frédéric Mitterrand ne souhaite pas s’exprimer "tant que rien n’est encore officiel" »
« Frédéric Mitterrand ne souhaite pas s’exprimer "tant que rien n’est encore officiel" »
La commission n’a donc, selon les propos de F. Mitterrand, « aucune existence officielle » donc légale !
Comment alors "une source proche de la commission" qui n’a donc encore "aucune existence officielle" est donc autorisée à s’exprimer voire à ironiser ! Coluche l’aurait tellement mieux dit.
La question qui reste en suspens, concernant les 4 noms cités par "ce proche de la commission qui n’existe pas", c’est qui serait qui ?
"Betty Boop" on a bien une idée
Mais alors qui donc est "Tarzan", qui est "Tom" et qui est "Jerry" ?
Paris, le 5 février 2008
lundi 4 février 2008
Confidentiel : un comité télé a posteriori…
Selon nos informations, le SNPCA-CGC s’interroge aujourd’hui sur la pertinence d’un « comité des sages » dont le Chef de l’État pourrait annoncer dans les jours prochains, la composition.Frédéric Mitterrand ex directeur général délégué en charge des programmes pour la chaîne internationale francophone TV5 dont il démissionne en juin 2005, devrait en être Président. Ce « comité des sages » à l’instar de celui créé sur « le métier d'enseignant » (un comité présidé par Michel Rocard qui vient d’en claquer la porte, ndlr), serait ainsi composé de 3 personnalités de la télévision :
- Ève Ruggieri
- Jacques Chancel
- Bernard Pivot.
Ce « comité des sages » serait, entre autres missions, chargé d’étudier les modalités de la suppression de la publicité sur France Télévisions. Christine Albanel Ministre de la Culture et de la Communication qui annonçait, il y a quelques jours, son intention de se mêler aux cadres dirigeants de France Télévisions lors du prochain Forum des téléspectateurs qu'organise le groupe, en avril, à Poitiers (Vienne), n’aurait apparemment pas été au courant. Du reste, la Ministre pourtant en charge du secteur ne piloterait, ni ne ferait partie de ce comité. L’annonce aurait-elle été faite « À une des réunions du mercredi soir avec Nicolas Sarkozy à laquelle participe Nadine Morano » ?!
Réunion hebdomadaire à laquelle ne participe apparemment pas Christine Albanel Ministre de la Culture et de la Communication comme l’indique Nadine Morano, porte-parole de l’UMP, dans l’émission de France 2 du 14 janvier 2008 « Mots croisés » et où Nicolas Sarkozy aurait annoncé en avant première la suppression de la pub sur la télé publique ? Christine Albanel est d’ailleurs bien en peine de prétendre aujourd’hui avoir été mise au courant car le 30 janvier recevant une délégation syndicale au Ministère parmi les points abordés, jamais celui de ce type de commission pourtant d’actualité s’agissant de la suppression de la pub, n’a été mis en avant par la Ministre.
Cacophonie sans nom que Jean-François Kahn, le patron de Marianne ou encore Hélène Jouan Chef du service politique sur France Inter ont bien essayé de souligner dans l’émission d’Yves Calvi en confirmant comme tout le monde sait, que « ni Madame Albanel, ni même Georges-Marc Benamou n’auraient été au courant de l’annonce du Président sur la pub » mais qui n’augure rien de bon sur le devenir de la télévision publique.
Quant à ce comité où seuls des « professionnels de la profession » (comme dirait l’autre) sont présents, quelle légitimité pourrait-il bien avoir dans le cadre des implications ne serait-ce qu’économiques et financières à venir, avant le passage en 2011 au tout numérique ? A moins que certains n’aient d’autres idées derrière la tête…..
Paris, le 4 février 2008
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