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vendredi 4 avril 2008

"Mémorandum" non exhaustif remis, ce vendredi 4 avril, à la commission Copé qui recevait le SNPCA-CGC

"Mémorandum" non exhaustif remis, ce vendredi 4 avril, à la commission Copé qui recevait le SNPCA-CGC

Paris, le 4 avril 2008


L’Audiovisuel public est un outil de la politique de l’Etat. Dans ce cadre il convient de savoir quel rôle il doit jouer et comment articuler son action avec les autres acteurs culturels du service publique. Savoir comment positionner son action par rapport aux intervenants privés du secteur des médias est également important.

L’émergence dans notre quotidien de nouveaux supports, comme l’internet haut débit et bientôt la TMP, a brouillé le sens même du terme « secteur de l’audiovisuel ». L’exemple de la presse écrite, avec des sites web comportant des vidéos, nous montre qu’il n’y plus d’un coté la « télé » et de l’autre la presse écrite.
La multiplication des canaux de diffusion (satellite, adsl) a également fait exploser le nombre d’intervenants dans le secteur. Aujourd’hui, du particulier (ex : free) à la multinationale, tous sont en mesure de diffuser du contenu sur un téléviseur.
De même certains intervenants qui jusqu’à présent se contentaient d’être diffuseurs (orange, neuf) souhaitent également devenir producteurs.
Pour le SNPCA-CGC il est donc primordial de savoir quelle vision l’Etat a du rôle des entreprises de l’audiovisuel public dans sa politique culturelle.

Interrogé par notre syndicat, le candidat Nicolas Sarkozy nous répondait, dans un document de campagne ci-joint, le 18 avril 2007 qu’il souhaitait "un service public de la radio et de la télévision audiovisuel fort".
S’agissant de l’annonce faite le 8 Janvier 2008 par le Président de la République sur la suppression de la publicité sur fond de « A audiovisuel public, financement public et à audiovisuel privé, financement privé », cette philosophie nous semble plutôt logique.

Evidemment plusieurs conditions se posent au prolongement de ce projet :

- le respect des identités de nos chaînes France 2, France 3, France 5 et RFO, qui a une structure particulière, entre autres, qui sont soumises à la législation sur les sociétés anonymes, sauf dispositions contraires de la loi. Dont les statuts sont approuvés par décret, les instances représentatives du personnel distinctes et dont les budgets votés par le Parlement doivent leur être intégralement reversé.

- la compensation intégrale des recettes manquantes du fait de la suppression de la publicité. A ce sujet, il faut se référer au dernier rapport de la Cour des comptes qui écrit « Si l’Etat veut placer la télévision publique en situation de financer les ambitions qui lui sont assignées pour le contenu de ses programmes, il ne dispose que de 2 variables d’ajustement : l’assouplissement de l’encadrement actuel à la diffusion d’écrans publicitaires ou l’accroissement du taux de la redevance » et donc comprendre que la seule compensation du « manque à gagner » en matière de publicité, n’est donc pas suffisant aux ambitions de la télé publique.

- la compensation financière rendue nécessaires par le temps d’antenne ainsi libéré par le temps de publicité supprimé.

- Ces trois premiers points devront être bien évidemment liés à un état des lieux donc du périmètre qui depuis ces dernières années n’a cessé d’enfler avec à présent un nombre de filiales de 1er ou de second ordre d’environ 40 qui échappant de facto à tout contrôle.

- Face notamment au passage en tout numérique en 2011 et à la volonté de développer le secteur de nos entreprises dans un contexte de consommation de l’audiovisuel nouveau, il faudra en conséquence faire plus que « compenser la perte de recettes » comme le dit la Cour des comptes mais se donner les moyens de ces nouvelles ambitions.

- la garantie de notre indépendance dans le respect de notre cahier des charges et des missions

- la maîtrise du choix de nos moyens de production avec une possible adaptation voire une réécriture des dispositions dites « décrets Tasca ».

Un des autres souhaits du candidat Nicolas Sarkozy était « l’émergence d’une nouvelle culture audiovisuelle. » Pour ce faire il préconise le doublement des fictions dans sur nos chaînes qui représenteraient 400.000 journées de travail en plus pour les intermittents soit près de 2.000 ETP.(Emplois Temps Plein)

Pour le SNPCA-CGC, il s’agit de savoir aujourd’hui dans quelles mesures cette volonté de l’ancien candidat présidentiel devenu depuis le Président de tous les français, va-t-elle se concrétiser ? Ce doublement des fictions dans nos chaînes va-t-il réellement se faire ? Combien d’emplois cela va-t-il créer en conséquence ? Où ces emplois vont-ils être créés ? Dans nos entreprises ? Dans le tissu de la production privée ?

Il ne faudrait pas que cela se fasse dans le cadre de création de nouvelles filiales aujourd’hui des plus opaques qui année après année impactent de plus en plus les budgets des chaînes jusqu’à les plonger dans les déficits.

France 3 doit être la chaîne des Régions au service des téléspectateurs. Elle doit être le miroir de leur quotidien et montrer sa proximité avec eux. Comme « tout le monde » et puisque le téléspectateur est effectivement réputé être « tout le monde », il aime qu’on lui montre ce quotidien avec des moyens. Si France 3 veut, en tant que média de masse, continuer à capter l’attention du téléspectateur elle doit être dotée de moyens à la hauteur des ambitions que lui seront fixées par le législateur via le cahier des charges ou encore le COM.

Le SNPCA-CGC demande pour France 3 le renforcement de sa vocation régionale. Celle-ci peut se manifester par exemple par plus de contenu à vocation régionale ou locale. Elle peut également se concrétiser dans une rediffusion nocturne de ses programmes régionaux ou encore au niveau des décrochages dans les régions en prime-time. Les créneaux libérés par la suppression de la publicité peuvent être autant de temps accordé aux Régions.

La présence de France 3 sur les nouveaux circuits de distribution de contenus (web, VOD) est un formidable vecteur de développement en nous mettant en contact direct avec le téléspectateur et en nous permettant de réexposer nos produits de manière gratuite ou payante.

Les dividendes engendrés par ces nouveaux circuits de distribution pourraient permettre de financer (certes faiblement mais tout de même !) les produits diffusés sur la chaîne premium.

A l’heure où de grands Groupes audiovisuels privés (exemple TF1) renforcent leurs investissements sur internet pour, de leur propre aveu, rattraper leur retard par rapport à des groupes venant, par exemple, de la Radio, les sociétés de l’audiovisuel public dont France 3 sont, en terme d’audience quasiment inexistant. Le SNPCA-CGC milite depuis plusieurs mois de manière forte pour la présence accrue de France 3 sur ces médias.

De part son maillage et sa proximité avec ses téléspectateurs France 3 joue un rôle civique et d’éducation unique en France.

Pour le SNPCA-CGC, il serait intéressant de prolonger ce rôle par exemple avec des partenariats avec l’éducation nationale. On pourrait imaginer un travail conjoint entre professionnels de France 3 et l’éducation nationale pour, par exemple, sélectionner des reportages ou documentaire qui pourraient être mis à disposition des enseignants pour illustrer leurs cours.

De la même manière d’autres secteurs culturels pourraient bénéficier de ce genre rapprochements, comme par exemple les musées. Il faut bien évidemment vérifier que les dispositions législatives le permettent.

Dans les dernières rencontres avec des représentants élus de l’Etat, le SNPCA-CGC n’a pas manqué de faire remarquer que le mode de gouvernance avec l’Etat n’était pas simple et pouvait conduire au mieux à l’immobilisme, au pire à des situations schizophréniques. Il est fondamental pou notre syndicat de disposer d’un schéma clair de fonctionnement avec des responsabilités identifiées.
Le SNPCA-CGC est également favorable à un renforcement du contrôle parlementaire

En ce qui concerne l’évolution de nos structures, elles sont un moyen de remplir le Cahier des Charges et des Missions et non pas une fin en soi.

Faire aujourd’hui des réformes de structure à France Télévisions, c’est anticiper sur le nouveau Cahier des Charges et des Missions qui n’a pas encore été écrit et encore moins voté.

Par exemple, mutualiser un service des achats alors qu’on ignore aujourd’hui quels types de produits il faudra acheter n’est, à l’évidence pas « pertinent ». Si cela était « pertinent », cela le serait dans le cadre d’achats de fictions américaines aux Majors (exemple : le « output deal »), il le sera beaucoup moins voire pas du tout, moins pour acheter de la fiction française.

Parallèlement, des réformes auraient du être faites depuis longtemps. Exemple, quel impact ont eu les nouvelles technologies qui ne sont plus si nouvelles que ça ? Il n’a semble-t-il toujours pas été pris en compte. Certes une réflexion est en cours mais elle n’a débuté qu’à mi mandat de la présidence précédente de France télévisions et à ce jour, elle n’a jamais aboutie. La dernière réflexion donc accuse quelques années de retard, alors qu’il existe un cadre légal de négociation avec les employeurs.

Le SNPCA-CGC se désole que deux directions du Groupe successives n’aient toujours pas bougé sur ce thème malgré les engagements pris avec l’Etat.

Les textes et les systèmes conventionnels utilisés par nos sociétés sont, aujourd’hui, pour partie, obsolètes. Ils ne sont pas pour autant figés dans le marbre, loin de là.
Interpellées par les organisations syndicales et le SNPCA-CGC sur leur dépoussiérage ou tout simplement sur l’abandon de nos directions de les faire vivre, ces dernières les ont, de fait, laissé péricliter au fil des ans.

Les conséquences sont et ont été nombreuses et préjudiciables des deux côtés de la table. Gel du point d’indice, obsolescence de certaines grilles, métiers anachroniques ou au contraire inexistants, classifications qui n’ont rien à voir avec la réalité de l’activité du salarié. Le désengagement de nos employeurs de ces textes conventionnels est la source de nombreux blocages pour le développement de nos entreprises.

Si la commission Copé devait se substituer aux instances représentatives des sociétés anonymes que sont légalement France 2, France 3 et France 5 et par analogie aux directions successives du groupe, en tentant de suppléer leurs carences ou encore de prendre certaines orientations stratégiques à leur place voire de proposer à l’Etat de reprendre à son compte des « projets » aujourd’hui hors la loi, l’incongruité à prôner un « statut unique » à tout crin alors qu’il existe déjà des Conventions Collectives qui couvrent à peu près 85/90% des personnels, nous ne pourrions que demander à l’Etat de ne pas l’accepter et de garantir l’application de nos textes conventionnels voire leur extension à tous.


jeudi 3 avril 2008

Audiovisuel public - Madame Reding critique le projet de taxe télécoms

Le SNPCA-CGC a lu avec le plus grand intérêt la dépêche Reuters: "Audiovisuel public - Madame Reding critique le projet de taxe télécoms"

PARIS, 3 avril (Reuters) - La commissaire européenne chargée des télécoms, Viviane Reding, a critiqué jeudi le projet de taxation des opérateurs mobiles français pour financer l'audiovisuel public français pour compenser la suppression de la publicité. Intervenant devant l'Association des journalistes économiques et financiers, elle a estimé que ce projet allait à l'encontre de la volonté du gouvernement de favoriser la pénétration du haut débit en France. "On ne peut pas vouloir résoudre le problème de pénétration du haut débit en France et en même temps mettre des taxes supplémentaires. Je pense que ça va contre la logique et je le dis haut et fort", a-t-elle déclaré. Viviane Reding, qui mène une croisade contre les tarifs des opérateurs télécoms, a annoncé par ailleurs son intention de les publier sur un site internet pour stigmatiser ceux qui ne réduiraient pas avant le 1er juillet leurs frais d'itinérance pour les envois de messages ou les prix de gros pour la transmission de données. "Je prendrais tous les tarifs et j'en ferais un site Internet (...) Ainsi, tout le monde pourra voir qui n'a pas baissé ses prix," a-t-elle dit. "Ces prix sont une vraie vache à lait. Ils sont géants et cela ne peut pas durer", a ajouté la commissaire.

/YLG (Astrid Wendlandt)

mardi 1 avril 2008

Damien Cuier a fourni à la Justice les motivations pour une procédure en entrave pénale.


Damien Cuier ex conseiller de Jean François Copé président de la commission pour "une nouvelle télévision publique" et actuel directeur général du holding France Télévisions a fourni à la Justice les motivations pour une procédure en entrave pénale.

Le SNPCA-CGC a lu avec la plus grande attention les déclarations de Damien Cuier relayées, hier, lundi 31 mars par Satellifax (* voir texte en fin de texte). L’avocat du syndicat se félicite d’un texte si parlant et remercie l’ex conseiller de JF Copé, d’avoir si franchement donné à la Justice les motifs d’une condamnation en entrave. En effet, les propos qu’a tenus Damien Cuier sont bien de nature à caractériser le délit d’entrave qui devant une juridiction pénale est sanctionné selon le Code du travail, d'emprisonnement et/ou 3750 € d'amende.

Attendu que, Mr Damien Cuier indique « La direction de France Télévisions poursuit les huit chantiers de réorganisation interne lancés en décembre ».

Attendu que Mr Damien Cuier en précisant ainsi « Pour la direction du groupe, ces huit chantiers doivent être poursuivis malgré l’annonce par le président de la République de la suppression de la publicité sur les antennes publiques et malgré les risques de télescopage entre cette réflexion et les domaines de compétence de la commission Copé : gouvernance, modèle économique, contenu et diversification. », commet un délit d’entrave en ne considérant pas, ce qu’il considère pourtant par la suite et en parfaite contradiction avec ce qu’il dit, que les processus de droits d’alerte, bloqueraient quoi que ce soit.

Attendu que Damien Cuier en affirmant estimer que « dès lors que les sujets sont sensibles et urgents, il n’y a pas lieu d’attendre », sans faut-il le redire que les droits d’alerte n’aient été levés, caractérise un peu plus le délit d’entrave.

Attendu que, Mr Damien Cuier, précise dans les propos qu’il tient ensuite « J’espère que les trois directions communes - jeunesse, acquisitions, études -, actuellement dans un processus de droits d’alerte, seront opérationnelles "le plus tôt possible"» et d’ajouter « J’espère qu’ils montreront [les 3 chantiers avec leur direction commune] leur pleine efficacité "dès la rentrée de septembre" ».

Attendu que, Mr Damien Cuier en tenant ce discours, tente d’accréditer la thèse que « les processus de droits d’alerte actuellement en cours concerneraient les trois directions communes: jeunesse, acquisitions, études », ce qui n’est pas le cas puisqu’il indique clairement dès le début de l’entretien les huit chantiers.

Attendu qu’en procédant de la sorte, Mr Damien Cuier essaie de faire croire fallacieusement que la « réforme interne » serait fractionnable et que certains chantiers qui selon lui « seront opérationnels montreront [les 3 chantiers avec leur direction commune] "le plus tôt possible"» seraient traités à part. Mr Damien Cuier dissocie sciemment mais illégalement 3 des 8 chantiers pour 2008 qui ne sont pas dissociables du projet de « charte ».

Attendu qu’en fixant « l’aboutissement » du projet de charte et de chantiers à septembre puisque Mr Damien Cuier précise que les chantiers [les 3 qu’il essaie d’isoler, les 5 autres ou les 8 au total, personne ne le sait vraiment !] « montreront leur pleine efficacité « dès la rentrée de septembre », commet un délit d’entrave.
Attendu qu’en essayant d’isoler toujours dans son propos, chacun des 3 chantiers, l’un après l’autre, en affirmant que s’agissant, notamment, des achats « le groupe a intérêt à (les) optimiser le plus tôt possible ». Damien Cuier prouve la mauvaise foi de France Télévisions qui n’a jamais parlé de 3+5 mais bien toujours de 8.

Attendu de surcroît que, la direction de France 2 a bien essayé de modifier la lettre de mission du cabinet d’expertise indépendant, le cabinet « Raisonnances », chargé par le CE de la chaîne de la mission d’assistance dans le cadre de la procédure de droit d’alerte en ramenant, justement et mensongèrement, les 8 chantiers à trois.

Attendu que Mr Damien Cuier essaie, en plus, dans la tentative mensongère suite aux propos qu’il a tenus à la presse, de prendre les élus, les organisations syndicales mais surtout les cabinets d’audit, notamment le cabinet « Raisonnances « pour France 2 pour des « gens qui ne comprendraient rien », en affirmant encore que : « Le groupe"avance" donc sur la mise en place des directions communes jeunesse, acquisitions et études, sur lesquels les experts mandatés par les CE et CCE dans le cadre du droit d’alerte devraient prochainement rendre leur rapport. »

Attendu qu’il n’a jamais été question ni pour les cabinets auditeurs, ni pour les élus des CE et CCE des chaînes, ni pour les organisations syndicales de soi-disant « 3 premiers chantiers » mais toujours d’un projet de charte avec pour 2008 « 8 chantiers » contrairement à ce que voudrait faire croire Mr Damien Cuier.

Attendu que Mr Damien Cuier, cerise sur le gâteau, tente en plus d’isoler au sein même des ces « 3 soi-disant premiers chantiers », 2 d’entre eux. Pour ce faire il tente de justifier pour 2 sur 3 d’une « urgence » jamais prouvée mais surtout jamais avérée. Mr Damien Cuier affirme gratuitement à la presse, sans le moindre argument, que ce serait « le cas pour la jeunesse, secteur où " l’audience s’érode ", et les études qui devront "gérer la transition avec la mise en place d’indicateurs d’audience" » et qui nécessiteraient « un "repositionnement en interne" ».

Attendu pour couronner le tout que, les organisations syndicales ont révélé que les salariés de ces 3 chantiers des services« jeunesse, études et achats ». sous contrat France 2 et France 3, ont tous été convoqués par mail entre les 27 et 30 novembre [les CE et CCE n’ayant préalablement jamais été informés - preuves de convocations à l’appui] avant même que les instances de représentation des salariés aient été informés ou même convoqués.
Attendu que, s’agissant ne serait ce que de France 2, le Comité d’Entreprise n’a été ni informé ni convoqué avant le 12 décembre 2007, France 3 est dans le même cas donc après que les salariés aient été informés, eux, de leurs transferts. Ce qui est constitutif du délit d’entrave.

Attendu que, trois procédures de droits d’alerte, sont actuellement toujours en cours après avoir été votées par les CE de France 2 et France 5 et le CCE de France 3.

Attendu que, ces droits d’alerte ont pour effet juridique de geler tout nouveau processus et pour le moins la « continuation » du projet de charte et des chantiers que la direction voudrait mettre en œuvre.

Attendu que ces droits d’alerte votés légalement ne semblent pas arrêter la direction qui continue coûte que coûte son passage en force, les salariés des services financiers ont en effet été convoqués pour une réunion sur leur « filiarisation» sous une direction commune ( l’un des 8 chantiers donc) le 12 mars 2008. Entrave encore.

Attendu que Mr Damien Cuier en ajoutant « Sur cette base-là sera mise en place une nouvelle phase d’information et consultation des CE, CCE » et en ajoutant estimer que « toute paralysie (du groupe) revient à donner un signal négatif », confirme bien contrairement à ce qu’il dit à savoir « espérer que les chantiers [8 et non 3] actuellement dans un processus de droits d’alerte seront opérationnels "le plus tôt possible"», commet une nouvelle entrave aux différents CE et CCE en disant vouloir poursuivre à marche forcée et illégalement « une nouvelle phase d’information et consultation ».

Attendu qu’il ne suffit pas pour Mr Damien Cuier d’affirmer « Sur cette base-là sera mise en place une nouvelle phase d’information et consultation des CE, CCE », en taxant les élus, O.S et auditeurs « d’immobilisme» pour être convaincant.

Pas plus, ne suffit-il pour Mr Damien Cuier de « menacer » les élus, les O.S et auditeurs « d’être regardés »On nous regarde nous organiser et nous adapter » dit-il ] pour justifier de violer les dispositions du Code du Travail mais avant tout, les prérogatives des élus des salariés dans les instances où ils sont élus.

Il ne suffit pas non plus, de prétendre pour Mr Damien Cuier que ne pas « avancer » serait considéré comme une «paralysie (du groupe) » et reviendrait « à donner un signal négatif » pour penser transgresser impunément la loi.

Il suffit encore moins de mettre en opposition comme tente de le faire Mr Damien Cuier «l’immobilisme » que traduirait «l’inquiétude» avec « un moratoire sur l’organisation interne » et espérer vilipender ainsi les élus, les O.S et auditeurs avec une énième provocation ainsi faite « Au contraire, il n’y a pas de raison de limiter nos capacités de réorganisation », pour pouvoir espérer faire croire à quiconque que c’est de « bonne foi » que France Télévisions agirait.

Pour s’en convaincre, il faut reprendre les propos tenus au CE du 12 décembre 2007 par Patrick de Carolis figurant au PV: « Je veux le groupe et le statut unique pour France Télévisions… C’est le gouvernement et les parlementaires qui le voteront ou pas ... Maintenant on peut faire sans. C’est plus long. C’est ce que je vous propose de faire puisque pour l’instant je n’ai pas la clé du statut unique ».

Attendu que Mr Damien Cuier en imaginant « enfoncer le clou » quand précise qu’il « met bien une limite entre ce qui relève de l’organisation interne qui était, est et restera une attribution de la présidence et des directeurs généraux du groupe et ce qui relève du gouvernement et de la commission Copé», contredit donc ses propres propos ceux rappelés ci-devant, à savoir que ce sont bien les « chaînes » avec leurs directeurs généraux mais plus particulièrement avec leurs instances de représentation des personnels qui décident de leur avenir et non le CE de France Télévisions S.A.
Attendu que Mr Damien Cuier en indiquant au surplus que la direction « attend les "préconisations" sur les questions de production, direction financière, ressources humaines, technologie et informatique pour courant mai. » démontre qu’en ajoutant ces 5 chantiers aux 3 premiers qu’elle voudrait dissocier, le projet est bien global et concerne en effet pour 2008 : 8 chantiers que la direction continue de « faire avancer » comme si les droits d’alerte n’existaient pas. Ce qui constitue derechef une nouvelle entrave.
Attendu que Mr Damien Cuier en affirmant que «toute paralysie (du groupe) revient à donner un signal négatif » ne justifie en rien ni stratégiquement, ni financièrement et encore moins socialement, la poursuite de facto hors la loi de cette « filiarisation» de personnels qui seraient contraints de signer des nouveaux contrats de travail avec France Télévisions au détriment de leur couverture conventionnelle actuelle.

Attendu que la notion de « filière supports » ou de « filière métiers » utilisée dans le texte de la charte comme dans celui lié aux 8 chantiers est une notion sans aucun fondement juridique.

Attendu que pour essayer de contourner les dispositions du Code du Travail, la loi mais surtout les prérogatives des CE et CCE Mr Damien Cuier en ajoutant encore « la réunion du CE de France Télévisions SA, qui accueillera les "58 salariés concernés" » commet un 4ème ou 5ème délit d’entrave. En effet, la loi d’août 2000, n’a pas donné comme prérogative au CE de France Télévisions SA la compétence à se substituer aux CE et CCE des chaînes filiales, en l’occurrence les CE de France 2 et France 5 et le CCE de France 3, en décidant à la place de ces sociétés de télévisions publiques distinctes.

Attendu que cette loi d’août 2000 a consacré le principe d’une société « holding » destinée uniquement à « coordonner» les sociétés filiales, principalement les chaînes « premium », mais en aucun cas le principe de création d’une société « mère » qui déciderait pour les chaînes autonomes et dont le budget voté par le parlement leur est, entre autres, reversé intégralement.

Attendu que Mr Damien Cuier mélange tout et tente maladroitement de faire « diversion » dans ses propos à plusieurs « étapes » et plusieurs « instances » : lorsqu’il dit notamment « La direction de France Télévisions attend les « préconisations » sur les questions de production, direction financière, ressources humaines, technologie et informatique pour courant mai. ». A quelles «conclusions», que Mr Damien Cuier dit souhaiter « les plus proches possibles de la remise des conclusions des experts », fait-il référence ? Quelle « dernière concertation » met en avant Mr Damien Cuier et de quelles « préconisations » parle Mr Damien Cuier ?

Des « préconisations » que devrait rendre en mai la commission pour "une nouvelle télévision publique" dite commission Copé avec Jean François Copé comme président et ses 4 sous commissions : gouvernance, modèle économique, contenu et diversification ?
Des « préconisations » que Mr Damien Cuier indique comme venant « des salariés qui pilotent les 5 chantiers internes à France Télévisions relatifs à la production, à la direction financière, aux ressources humaines, à la technologie et à l’informatique qui rendront leur préconisation dans le courant du mois de mai » (dixit, vendredi 28 mars, Damien Cuier) ?

Enfin, s’il fallait comptabiliser le nombre de fois où les propos et les agissements de Mr Damien Cuier , ex conseiller de JF Copé (voir article Mariane.fr en bas de page) , sont susceptibles de caractériser incontestablement le délit d’entrave [10 au moins], il conviendrait de rajouter une caractéristique supplémentaire en citant ce dernier : « tous les postes sont transférés tels qu’ils existent actuellement », se défendant que le groupe ait un « objectif » de « suppression de postes ».

Parler de transferts sous couvert de l’article L.122-12 de Code du Travail est tout a fait illégal. Il n’est pas suffisant d’indiquer que « Ces transferts seront " éventuellement " accompagnés de « redéfinition de postes » et que les nouvelles directions auront « une palette d’activité encore plus large qu’aujourd’hui, notamment au niveau des études » pour que cela soit vrai. Le cas échéant ces affirmations sont non seulement erronées mais constituent également une énième entrave. Il convient de souligner le " éventuellement " !

Par ces motifs le Tribunal ne peut que condamner France Télévisions pour entrave, en notant le caractère répétitif et aggravant du délit et en le sanctionnant, ainsi, plus lourdement.




vendredi 28 mars 2008

La Fédération CGC des Médias avoue ne plus rien comprendre aux déclarations faites, concernant la suppression de la pub sur FranceTélévisions

La Fédération CGC des Médias avoue ne plus rien comprendre aux déclarations faites concernant la suppression de la pub sur FranceTélévisions.

1. Christine Albanel, aujourd’hui, 28 mars 2008, alors que la commission Copé pour "une nouvelle télévision publique" que préside Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et dont Monsieur Hervé Barbaret en est le rapporteur et qui n’aurait dû faire connaitre ses recommandations que fin mai, la ministre de la Culture a donc déclaré lors du forum Télérama que :« les 150 millions d'euros, "un chiffre assez consensuel", seraient versés "maintenant... dans les semaines ou les mois prochains". »
Madame Albanel a ajouté : « Cette somme sera apportée "par anticipation sur ce qui est versé au titre de la redevance" ». La Ministre a enfin précisé que « Cela sera ensuite compensé évidemment en fin d'année (2008: ndlr) au moment de la loi de finances rectificative » [dépêche AFP - fmp/mpf/sh du 28/03]

2. Jean-François Copé, président de la commission qui porte son nom, avait déclaré pour sa part le 25 mars que: « La commission chiffrait à 150 millions d'euros l'abondement nécessaire pour compenser les pertes subies par le groupe en 2008 du fait de l'annonce faite par Nicolas Sarkozy de sa décision de supprimer la publicité sur les chaines publiques à partir de 2009 ».
Jean-François Copé, avait en l’occurrence annoncé (voir nombreuses dépêches et articles de presse) le jour dit, le principe « d’une dotation devant être "forfaitaire" , évaluation du manque à gagner publicitaire en 2008 fixée à 150 millions d'euros et établie à partir de du chiffre d'affaires publicitaires enregistré en 2007 pour France Télévisions [chiffre fourni apparemment pour FTV par Damien Cuier ancien conseiller de Jean-François Copé et actuel directeur général du holding] ». [dépêche AFP - du 28/03]

3. Patrick de Carolis, président de France Télévisions dans un communiqué suivant celui de J-F Copé a "salué cette avancée positive qui permet de poursuivre sereinement la stratégie éditorial de France Télévisions, tout en gardant une structure financière saine." Patrick de Carolis a ajouté "Cette annonce constitue pour nous tous une motivation à poursuivre nos efforts, avec une plus grande visibilité" et affirmé qu’il "Il appartient maintenant à l'Etat de prendre le relais sur la base de ces recommandations

4. Jean-François Téaldi, délégué SNJ-CGT, relève juste à la suite du communiqué de P. de Carolis "que la somme proposée par la commission Copé pour indemniser France Télévisions de ses pertes de recettes publicitaires en 2008, soit 150 millions d'euros, est inférieure de 10 millions d'euros à la prévision budgétaire 2008" en ajoutant toutefois qu’ils "ne mettent pas [ces 150M€] le groupe à l'abri d'une éventuelle dégradation des rentrées publicitaires",

5. Eric Besson , Secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et (récemment) du Développement de l’économie numérique auprès du Premier ministre, ce matin sur L.C.I. qui répondait au journaliste lui demandant « s’il était pour une taxe sur l’internet pour financer l’audiovisuel public comme la piste avait été envisagée :« Je plaiderai contre…c’était une piste qui avait été effectivement évoquée dont les "acteurs internet", je ne vous le cache pas, ne veulent évidemment pas ». Eric Besson d’ajouter :« Il y aura des arbitrages [sur le financement et les pistes évoquées, ndlr], je vois Jean-François Copé à ce sujet la semaine prochaine… » [LCI matin - du 28/03]

Synthèse :


Si le SNPCA-CGC affilié à la Fédération CGC des Médias a « tout bien compris » : « Les 150 millions d'euros, chiffre donné par FTV via Damien Cuier ancien conseiller de Jean-François Copé et actuel directeur général du holding, 150 millions d'euros que Carolis salue et dont Téaldi dit qu’il sont en dessous de 10 millions de ce que l'État en prenant le relais devrait verser sous forme d’une dotation « forfaitaire » pour le manque à gagner publicitaire en 2008, somme qui selon Madame Albanel sera versée "par anticipation sur ce qui est versé au titre de la redevance" [dont l’augmentation n’est toujours pas prévue dans le contexte difficile du pouvoir d’achat] et qui de toute façon selon Monsieur Besson ne devrait être une taxe supplémentaire dont les "acteurs internet" ne veulent pas. !!! »

Et dire que la dite commission n’a encore quasiment entendu personne ! A ce rythme de déclarations qui se succèdent, se télescopent ou se contredisent, le bruit court y compris parmi les membres, que « tout serait écrit d’avance » !!!

Paris, le 28 mars 2008

Le SNPCA-CGC se félicite du tract de la CGT France 2 publié ce jour

Le SNPCA-CGC se félicite du tract de la CGT France 2 publié ce jour



Le SNPCA-CGC rend hommage au courage et à la clairvoyance de Luc Deléglise qui diffuse ce papier qui rejoint à l'évidence et en grande partie notre analyse

Le SNPCA-CGC a lu le dossier de "CAPITAL" du 27/03/08

Voyez plutôt








jeudi 27 mars 2008

COMMUNIQUÉ suite au communiqué que Patrick de Carolis

Le SNPCA-CGC a adressé, le 26 mars 2008, à Monsieur Hervé Barbaret, rapporteur de la commission Copé sur l'audiovisuel, un mail suite au communiqué que Patrick de Carolis a adressé à l'ensemble des salariés de France Télévisions (*) qui faisait suite, lui-même, aux annonces du Président de la Commissions la veille.

Le communiqué de Patrick de Carolis (*) qui se termine par "Il appartient maintenant à l'Etat de prendre le relais sur la base de ces recommandations [celles faites, la veille, par Jean-François Copé]" a contraint le syndicat s’interroger sur le fonctionnement de la commission.

Jean-François Copé, président de ladite commission a annoncé (voir nombreuses dépêches et articles de presse) le 25 mars le principe " d’une dotation devant être « forfaitaire », évaluation du manque à gagner publicitaire en 2008 fixée à 150 millions d'euros et établie à partir de du chiffre d'affaires publicitaires enregistré en 2007 pour France Télévisions".

Immédiatement après cette annonce, Patrick de Carolis a "salué cette avancée positive qui permet de poursuivre sereinement la stratégie éditorial de France Télévisions, tout en gardant une structure financière saine." Patrick de Carolis a ajouté "Cette annonce constitue pour nous tous une motivation à poursuivre nos efforts, avec une plus grande visibilité."

Il est surprenant pour le SNPCA-CGC de constater que cette annonce est faite le 26 mars, trois semaines avant même la remise des conclusions ou des recommandations que pourrait faire la commission qui, d'ailleurs ne recevra la CGC que le 4 avril !!!

Si tout semble "bouclé" et que les annonces ainsi faites n'impliquent plus qu'une chose comme l’écrit Patrick de Carolis, c'est que maintenant "l'Etat prenne le relais", alors à quoi peuvent bien servir les membres de la commission comme ceux des « intéressés » qui ont déjà été « entendus » ou encore ceux qui pourraient l’être?


Enfin, quant aux propos tenus à l’AFP hier par Jean-François Téaldi qui relève "que la somme proposée par la commission Copé pour indemniser France Télévisions de ses pertes de recettes publicitaires en 2008, soit 150 millions d'euros, est inférieure de 10 millions d'euros à la prévision budgétaire 2008" en ajoutant toutefois qu’ils "ne mettent pas le groupe à l'abri d'une éventuelle dégradation des rentrées publicitaires", ils sont bien évidemment hors de toute réalité et sans aucun fondement.

Le différentiel de "10 millions d'euros" qu’il relève entre l’annonce de chiffrage fait par J-F Copé et ses chiffres qu’il rattache à une soi-disant prévision budgétaire 2008 sont loin, très loin de la situation.

Selon les prévisions des cabinets d’audit dans le cadre des droits d’alerte votés sur les chaînes, le manque à gagner se situerait plus probablement déjà entre 300 et 400 millions d’euros.

Mais puisque tout est déjà dit et annoncé, que reste-t-il alors à discuter ?

mercredi 26 mars 2008

Le SNPCA-CGC refuse fermement «la création d'un statut unique à FTV » car il y a déjà celui des Conventions Collectives de l’Audiovisuel Public

Le SNPCA-CGC déclare fermement « refuser la création d'un statut unique à France Télévisions » car il y a déjà celui des Conventions Collectives de l’Audiovisuel Public.

Le SNPCA-CGC qui s’oppose clairement depuis 2007 à la réforme de France Télévisions, affirme qu’un statut unique existe déjà :

- Pour les P.T.A. (Personnels Techniques et Administratifs) il s’agit de la C.C.C.P.A. (Convention Collective de la Communication et de la Production Audiovisuelles)

- Pour les Journalistes, il s’agit de l’Avenant Audiovisuel (à la Convention Collective Nationale de Travail des Journalistes).

C’est pourquoi, le SNPCA-CGC qui ne comprend absolument pas pourquoi certains veulent sortir de ce cadre conventionnel, a lu avec le plus grand étonnement la dépêche AFP du 26/03/08 par laquelle « Les syndicats de France Télévisions, reçus mercredi par la commission pour une "nouvelle télévision publique" présidée par Jean-François Copé, ont fait part de leurs craintes d'un statut unique pour les salariés du groupe, dans la perspective de la suppression de la publicité ».

Tout d’abord, le SNPCA-CGC dit et redit que tenter de lier la mise en place « d'un statut unique pour les salariés du groupe » à « la perspective de la suppression de la publicité » est non seulement totalement fallacieux mais constitue, à l’évidence, une tentative partisane d’unir 2 chantiers qui n’ont aucun véritable rapport l’un avec l’autre : celui initié par FTV fin 2007 et celui lié à l’annonce faite par le Chef de l’État en janvier 2008.

Le SNPCA-CGC juge ensuite que déclarer à l’AFP par la voix du porte-parole issu du SNJ-CGT : "Nous [l’intersyndicale de l’audiovisuel public du 13/02 créée suite à la suppression de la pub sur les chaînes publiques annoncée par Nicolas Sarkozy, ndlr] sommes renforcés dans nos inquiétudes. Nous craignons que la commission préconise un statut juridique unique pour l'ensemble des salariés de France Télévisions" relève d’une certaine mystification.

En effet comment prétendre «craindre ce statut unique pour les salariés du groupe » après que la CGT ait déclaré, le 18 mars 2008, en interne, à la réunion des coordonnateurs de groupe que « les orientations [celles de la réforme Carolis] leur convenaient » ? Cela reviendrait à dire craindre les « travaux » de la commission tout en donnant quitus à France Télévisions pour mener exactement les mêmes travaux à leur terme !

Le sénateur UMP Jacques Valade qui a reçu ce mercredi matin plusieurs syndicats, au sujet de la gouvernance de France Télévisions, a dû être particulièrement surpris d’entendre Jean-François Téaldi estimer que "Les salariés de France Télévisions ont des contrats avec chaque filiale [chaînes, ndlr] du groupe, ce qui fait que chaque journal a une couleur éditoriale différente en fonction de la chaîne et qu’un statut juridique unique remettrait en cause la diversité des journaux du service public", alors qu’un autre discours avait été précédemment tenu justement à cette séance des coordonnateurs de groupe au holding.

Quel rapport y aurait-il entre "ce statut juridique unique" et "la remise en cause de la diversité des journaux du service public" ? Pourquoi parler de "craintes concernant une "harmonisation des conventions collectives" des salariés au groupe" [en omettant, au passage de mentionner les nombreux accords d’entreprises] alors qu’il serait si facile d’exiger l’application pure et simple de ces textes qui couvrent déjà, de fait, plus de 80% des salariés du groupe ?

Le SNPCA-CGC qui sera reçu pour sa part le 4 avril 2008 par la commission Copé, réaffirmera ses positions, à savoir : son refus des chantiers de FTV et de sa charte (aboutissant à terme au vidage organisé des salariés des chaînes) et sa demande d’extension des Conventions Collectives à l’ensemble des collaborateurs de France Télévisions, seul statut unique pertinent.

vendredi 21 mars 2008

La direction de France 2 a essayé de modifier la lettre de mission du cabinet d’expertise

La direction de France 2 a bien essayé de modifier la lettre de mission du cabinet d’expertise indépendant chargé par le CE de la chaîne de la mission d’assistance dans le cadre de la procédure de droit d’alerte.

Au motif que ni le cabinet « Raisonnances », ni les élus du Comité n’auraient, encore une fois, vraiment rien compris au « cadre » de la mission. La direction de France 2 a en effet, indiqué qu’il convenait de distinguer 3 chantiers prioritairement (Jeunesse – Achats – Études) et donc de les dissocier clairement des 8 premiers annoncés.

Nouvelle entrave manifeste de cette direction qui ne sait plus quoi inventer pour justifier l’injustifiable. Alors que le 12 décembre 2007, elle remettait aux membres du C.E. un document intitulé « Note d’orientation Information sur les 8 chantiers de synergie pour 2008 », cette direction voudrait que les élus et le cabinet d’expertise croient qu’il aurait toujours été question de 3 + 5 chantiers !! Tu parles, Charles !
Pire encore, la direction qui tente de faire à présent accréditer cette version, a bel et bien écrit dans le document précité « Les 8 chantiers de synergies pour 2008 concernent deux domaine : 1- Les contenus avec a) les programmes jeunesse, b) l’acquisition de programmes, c) les études, d) le production, e) les moyens techniques des rédactions et 2 – a) les finances, b) les ressources humaines, c) les technologies. »

Venir prétendre, aujourd’hui, que certains de ces 8 chantiers seraient à « prendre à part », relève d’une grande fumisterie mais surtout de la plus étonnante malhonnêteté intellectuelle qui soit.

Oser encore expliquer aux représentants des syndicats comme la direction essaie de le faire avaler au cabinet que « cela a toujours été comme ça » alors qu’à la suite du document remis, elle insiste en écrivant « Les objectifs des 8 chantiers sont les suivants: », montre clairement que la perte de confiance dont elle fait les frais est bien légitime.

La lettre de mission du cabinet d’expertise, en son préambule, est on ne peut plus précise : « L’analyse critique de la mise en place de la nouvelle organisation à travers le projet des huit chantiers de France Télévisions »…

Le cabinet « Raisonnances » et le SNPCA-CGC avaient donc très bien compris dès le départ, ce que concoctait la direction et plus largement la présidence, à savoir, est-il besoin de le rappeler : vider les chaînes de leurs salariés, à commencer par France 3 et France 2, en les transférant à France Télévisions, illégalement et avec l’utilisation fallacieuse de l’article L-122.12 du Code du travail donc en les sortant de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public.

Cerise sur le gâteau, Philippe Baudillon ex DG de France 2 et prédécesseur de François Guilbeau, lui aussi en total désaccord avec la « réforme » l’avait bien compris et voila pourquoi le 17 décembre 2007, il a démissionné .


Paris, le 21/03/08

L’intersyndicale de Radio France reçue jeudi 20 mars 2008 au ministère de la Culture et de la Communication

L’intersyndicale de Radio France (CFDT-CFTC-CGC–CGT–SNJ- SNFORT-SUD) et des représentants de l’intersyndicale de l’audiovisuel public ont été reçus jeudi 20 mars 2008 au ministère de la Culture et de la Communication, par Christophe Tardieu directeur adjoint du cabinet, Mathieu Galet, conseiller, et Nicolas Gaudemet pour la Direction du Développement des Médias, en présence de Martin Ajdari, directeur général de Radio France.

Il s’agissait pour l’intersyndicale d’obtenir des garanties quant à la compensation financière liée à la suppression de la publicité sur les antennes de la télévision et de la radio publiques.

Les représentants de l’intersyndicale ont demandé des assurances concernant le respect du cahier des charges et des missions de Radio France, le maintien du périmètre, de tous les effectifs et de toutes les activités, en particulier la production en interne.
Ils ont réaffirmé l’attachement des personnels de Radio France à la convention collective de l’audiovisuel public, à son unité et à son indépendance.


L’intersyndicale a rappelé la nécessité de financement des nouveaux modes de diffusion multimédia et des projets de développement de l’entreprise, soulignant l’actuel sous-financement de l’audiovisuel public.

Le chantier de réhabilitation de Radio France pèse lourdement sur le fonctionnement des services et la production, les niveaux des emplois et les salaires.
L’intersyndicale a demandé au cabinet du ministre des garanties sur l’engagement de l’Etat relatives au financement des travaux.

L’arrêt de la publicité amputera le budget de Radio France de 8% soit 45 millions d’euro. Les membres de l’Intersyndicale ont demandé la compensation intégrale évolutive et pérenne du financement de l’audiovisuel public, par l’augmentation de la redevance.

Christophe Tardieu n’a pris aucun engagement.
« Je ne peux pas vous dire quel montant sera compensé, car le périmètre de la suppression n’est pas encore défini. On en parlera avec la commission Copé » a-t-il déclaré.
Il a également rappelé la volonté présidentielle de ne pas augmenter la redevance mais promettant une compensation euro par euro.

Il a précisé que le parrainage aurait vocation à être maintenu pour Radio France comme pour France Télévisions ainsi que les campagnes pour les grandes causes et la publicité pour les produits culturels.

Il précise que les décisions seront prises suite aux conclusions de la commission Copé qui devraient être connues fin mai. Un pré-rapport sera rendu public le 15 avril.

D’ores et déjà Christophe Tardieu a affirmé qu’on ne pouvait pas imaginer de ne pas lier les deux dossiers, celui de France Télévisions et de Radio France.
« Les orientations qui seront prises en matière de compensation pour la télévision, seront calquées pour la radio » a précisé le directeur adjoint du cabinet.

Les pistes évoquées par Christophe Tardieu sont toujours celles de la taxation des opérateurs de téléphonie mobile, fournisseurs d’accès à internet, des chaînes de télévision privées et de l’électronique grand public.

Cette rencontre n’aura pas permis de lever les incertitudes sérieuses qui pèsent sur le financement et l’avenir de Radio France. Le sort de Radio France est donc lié aux travaux de la commission Copé.

Paris, le 20 mars 2008

le SNPCA-CGC sera reçu le 4 avril dans le cadre de la Commission Copé

A l’heure de l’incertitude sur le financement et le devenir de nos chaînes, le SNPCA-CGC sera reçu le 4 avril dans le cadre de la Commission Copé.

Le SNPCA-CGC y défendra ses positions dans l’intérêt des salariés et des entreprises dans lesquelles ils travaillent depuis des années.

Le SNPCA-CGC mettra, notamment, l’accent sur la nécessité d’une vision globale et réaliste de l’audiovisuel public en France, vision sans laquelle toute réforme de notre secteur est condamnée.

Seront abordés la politique éditoriale et le rôle des entreprises de l’audiovisuel public dans les tissus culturels nationaux et régionaux, la gouvernance, les structures filiales autrement dit le périmètre, les modes de financement, les moyens nécessaires pour être présent et leader sur tous les supports de diffusion …

jeudi 20 mars 2008

Le SNPCA-CFE-CGC souhaite un excellent anniversaire pour les 65 ans de Philippe BÉLINGARD.


Le SNPCA-CFE-CGC souhaite un excellent anniversaire pour les 65 ans de Philippe BÉLINGARD.

Né le 2 mars 1943, il serait donc depuis le début du mois en retraite mais…
…voila, tel n’est pas le cas. L’année dernière, ce furent environ 600 lettres que France Télévisions (FTV) a adressées aux femmes et hommes du groupe qui allaient être fin 2007 voire début 2008 concernés par un départ en retraite.

Certes Philippe BELINGARD n’est pas le seul à être né en 1943. Il y a bien dans le groupe public des responsables comme Jean MINO mis à disposition pendant un temps par l’une des chaînes du holding public (France 5) en tant que DG de CFI (filiale de FTV) et né en 1942. Ou encore le Président de TV5 (également filiale de FTV) François BONNEMAIN né en octobre 1942 qui va donc sur ces 66 ans.

Et oui comme aurait dit Jean de La Fontaine « Que vous soyez puissants ou misérables… », la suite coule de source : vous serez jugé différemment !

Autrement dit, les salariés des chaînes que FTV voudrait priver pour des centaines d’entre eux des Conventions collectives et autres accords d’entreprise, doivent quitter le groupe à 65 ans – pas un jour de plus – mais pour certains il existe des passe-droits.
Le SNPCA-CGC y voit peut être une explication ! Celle-ci serait directement liée et proportionnelle au SMIC (12 fois 1.280,07€ bruts/mois, soit 15.360,84€ bruts annuels).

Il serait donc vraisemblable que pour quelqu’un qui gagnerait plus de 10 fois le SMIC par an voire 12 ou 15 fois cette somme, le départ à 65 ans pourrait aussi être proportionnellement retardé.

Et dire qu’au fur et à mesure des réunions de groupe, FTV prône, entre autres, l’indispensable nécessité de faire des économies" notamment en regroupant les salariés de France 2 et France 3 à France Télévisions SA en les sortant par le fait de leurs Conventions Collectives !!! A moins que l’économie ne soit sur les bougies du gâteau ! On voit bien d’ailleurs qui continue à se le partager…le gâteau.

Lu dans le "Canard enchaîné" du 19 mars

Le "Canard enchaîné" du 19 mars publie un article qui a eu pour effet de faire s'interroger un peu, encore un peu plus si besoin était, le SNPCA-CGC sur la confiance qu'il faut accorder aux déclarations faites à France Télévisions.

Jugez plutôt l'article intitulé
"Patrice Duhamel: ça balance sur Sarko" : "Le numéro 2 de France Télévisions, Patrice Duhamel, le raconte sans se faire prier : « Avec (le superpédégé) Carolis, nous avons rencontré à plusieurs reprises Sarko après son élection. Chaque fois il nous disait :« Vous allez avoir plus de pub ! » Du coup, le duo se dit convaincu que l'annonce, dans la conférence de presse du 8 janvier, de la suppression de la pub était aussi destinée à le « déstabiliser ». Et pourquoi pas à rendre service à TF1, tant qu'on y est ?"

Et dire qu'une heure après l'annonce du Chef de l'Etat sur la suppression de la pub, Patrick de Carolis rendait public un courrier qu'il adressait à l'ensemble des salariés où il écrivait travailler depuis 2 ans avec l'actionnaire (*) dans ce cadre! Incroyable mais vrai : "Le Président de la République a fait connaître ce matin son souhait de « revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique », et de « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision, en compensant l'incidence financière de cette suppression.Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique. Ces conséquences sont d'ores et déjà étudiées avec précision, à l'intérieur de notre Groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire. A plusieurs reprises, depuis deux ans, j'ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement..."

(*) Il faudrait que quelqu'un explique à Patrick de Carolis qu'il n'y a pas d'actions France Télévisions sur le marché boursier. L'Etat donc les français sont propriétaires à 100% de la télé publique et nul n'est besoin pour cela de parler d'actionnariat ou d'actionnaire.

mercredi 19 mars 2008

« Vous êtes pour le Groupe ? » [question France Télé]....

« Vous êtes pour le Groupe ? » [question France Télé],
« Nous sommes pour la défense des salariés, la sauvegarde des Conventions Collectives mais surtout le respect de la loi » [réponse SNPCA-CGC]

Voila comment le président de France Télévisions a interpellé, quasiment d’«entrée de jeu », les coordonnateurs présents le 18 mars 2008 faisant suite à la réunion du 11 mars.

Question des plus absurdes, un peu comme si quelqu’un vous demandait si, en tant que propriétaire de votre logement « vous étiez pour la copropriété ? ». Cette question n’a bien évidemment aucun sens et personne ne devrait se prononcer sur une telle demande.

La loi d’août 2000 est claire, elle crée un holding [structure quasi administrative de « coordination » des moyens chargée de reverser intégralement le budget de France 2, France 3 entre autres votés par les parlementaires]. Chaque chaîne même si elle devient de fait filiale de ce holding conserve bien évidemment légalement, structurellement et juridiquement sa totale autonomie principalement avec ses instances de représentation, notamment son Conseil d’Administration ou encore son Comité d’Entreprise. Chaque chaîne possède également des instances de représentation des personnels propres et distinctes. Ce holding n’est en aucun cas une « maison mère » qui dénierait à chaque chaîne cette indépendance de fait qu’a souhaité le législateur.
Il est particulièrement utile de le redire, encore et encore, à ceux qui ne veulent pas le comprendre.

Alors lorsque Patrick DE CAROLIS entouré de Patrice DUHAMEL, René MAISONNEUVE, René SCIACCI, François GUILBEAU, Claude ROBIN, Catherine FABIAN-SAUTTER, rappelle sa précédente proposition, à savoir : « modalités d’application des chantiers, à condition de s’en tenir aux 3 premiers », il dénie de facto à chaque chaîne cette indépendance et cette autonomie de gestion qu’elle soit financière, technologique ou bien sociale.

De toutes les manières et le SNPCA-CGC n’a cessé de le répéter, ces « réunions de coordonnateurs de groupe » ne sont en rien des réunions de négociations.

Alors FO peut bien aller dans le sens du président et déclarer que « ces chantiers sont pertinents » (ça n’étonnera personne) ;
la CGT indiquer que « les orientations [celles de la réforme Carolis] leur conviennent mais demander néanmoins un état des lieux des conventions collectives et autres accords d’entreprise,… »
la CFTC bien qu’ayant adhéré au droit d’alerte sur France 3 se dire « plutôt favorable à une réforme » mais « ne pas signer un chèque en blanc » ;
cela, à part renseigner les salariés sur la position de chaque syndicat, n’y changera rien.

Il est bien évident que le SNJ qui « s’interroge sue la pertinence économique d’un tel projet et demande s’il y a un lien avec quelconque une réalité budgétaire" » a raison. ;
que la CFDT qui rappelle, à juste titre, que si "négociation" il y a « ces négociations doivent se tenir au sein des chaînes, là où les droits d’alerte ont été déclenchés c’est-à-dire dans les C.E. des différents sociétés du groupe », dit vrai et rejoint ainsi dans son analyse le SNPCA-CGC.
Le SNPCA-CGC « martèle d’ailleurs depuis fin 2007, qu’il s’agit bel et bien d’un projet global. Qu’on ne peut maintenant déconnecter les trois premiers chantiers des 5 autres. Et que ce sont les élus des C.E. qui ont voté le déclenchement des droits d’alerte » note le manque de confiance.
Le SNPCA-CGC « note aussi la perte de confiance flagrante ».


Patrick DE CAROLIS est-il conscient qu’il viole la loi, en parlant de "négociations". Les coordonnateurs syndicaux n’ont légalement pas vocation à se substituer aux délégués syndicaux des différentes entreprises du holding. Patrick DE CAROLIS est-il conscient qu'il entrave la bonne marche des instances représentatives et respectives des chaînes, en proposant « d’encadrer les "négociations" en mandatant René MAISONNEUVE pour mener celles-ci ; laissant ainsi Messieurs SCIACCI et MAISONNEUVE, seuls face aux organisations syndicales ».

René MAISONNEUVE fait preuve d’une véritable méconnaissance des textes, des lois et du Code du Travail en « rappelant l’utilisation de l’article 122-12 du code du travail pour transférer les salariés des " Études ", "Achats " et "Jeunesse " ». Quant à l’insistance à redire la volonté de la Direction sur l’obligation de négocier un accord d’adaptation pour les salariés transférés (en invoquant soudainement l’article L.132-8) et le fait que " la dite négociation" devrait avoir lieu dans la société d’accueil », elle est sans aucun fondement juridique.

Le SNPCA-CGC qui se bat depuis le début contre ce projet injuste rappelle de surcroît que « les organisations syndicales présentes au sein de FTV S.A. ne sont pas forcément représentés par des « coordonnateurs groupe ». Il y a des syndicats dans les chaînes qui n’ont pas de coordonnateurs de groupe.

Enfin, la proposition faite par la bouche de René MAISONNEUVE pour la Présidence de FTV, à savoir: « Pour les personnels transférés, via l’article 122-12, la Présidence proposerait une "dérogation" qui permettrait à ceux qui refuseraient ce transfert, d’être mis à disposition de FTV S.A., conservant ainsi leur contrat avec leur société d’origine », elle aussi est sans fondement juridique et représente un véritable écran de fumée.

La Présidence qui avait certes précisé, en début de séance, que ces « échanges de vues » ne concerneraient que les 3 premiers chantiers, n’espère tout de même pas comme elle le souhaite que les organisations syndicales dignes et responsables « signent relevé de conclusions permettant à la présidence de mettre en place ces 3 premiers chantiers (*)» ! Nonobstant le fait que les droits d’alerte sont toujours actifs et loin d’être levés et malgré la pression de la présidence sur certains pour les faire « sauter » dès avril et ainsi provoquer alors une consultation des C.E., le SNPCA-CGC ne laissera pas sacrifier les dizaines de salariés concernés tout comme le SNPCA-CGC ne laissera pas vider les 300 salariés de la régie Pub sans combattre par tous les moyens, à commencer par la Justice.

(*) Rappelons ce que Patrick de CAROLIS disait au CE daté du 12 décembre 2007:
« Quand je dis à la direction des études : "vous êtes une direction, mais est-ce que vous vous échangez les études les uns avec les autres? est-ce que vous ne commandez pas les mêmes études parfois ? " Elles ne sont pas échangées et puis les mêmes études sont parfois commandées. On est dans notre silo. On est dans notre donjon. Ce n’est pas comme ça que l’on peut faire un groupe et ce n’est pas comme ça que l’on peut répondre à la concurrence. Stratégiquement, c’est une gabegie»…

Le SNPCA-CGC rappelle sa position, qui est celle des C.E. des sociétés qui ont déclenché des droits d’alerte : « Le projet des chantiers liés à la charte est un projet global ; il est donc hors de question d’en morceler telle ou telle partie pour tenter d’obtenir une quelconque adhésion. Mettre le doigt dans l’engrenage, c’est à coup sûr et à très court terme, y perdre le bras et plus encore. Le SNPCA-CGC rappelle son opposition ferme à ce projet »

De plus, le SNPCA-CGC a réaffirmé sa demande de garanties s’agissant clairement de l’application des Conventions Collectives.

Le SNPCA-CGC qui doit rencontrer dans la semaine plusieurs autres organisations syndicales a indiqué être disponible pour définir avec elles une position et une stratégie communes.

Paris, le 19/03/08






Voir ci-desssous, au sujet de la réunion des coordonnateurs de groupe, le tract de la CFDT Médias

mardi 18 mars 2008

La responsable des achats de France 3, transfuge de T.P.S loue villa à Cannes et continue de dépenser sans compter…


Dans le cadre du Festival du film cannois qui aura lieu du 14 au 25 mai 2008, Caroline GOT responsable des achats de France 3 ayant rejoint la chaîne juste avant l’été 2007 en provenance de T.P.S. et qui était quasiment donnée « directrice des achats » à France Télévisions (entre autres « Libération » du mercredi 17 octobre dans son article intitulé «CAROLIS, la réforme à coulisse »), continue dans la cadre de la réforme et des 8 chantiers, de dépenser sans compter.


Pourquoi cette location ? Pour pouvoir loger le C.D.D. qu’elle a fait embaucher Florestan LA TORRE, également transfuge comme elle de T.P.S. dont elle fait renouveler, mois après mois le contrat de travail. La manœuvre, le faire intégrer par France 3 après avoir dégagé, les unes après les autres, les ex collaboratrices de Patrick BRION qui s’occupaient, à ses côtés, des achats cinéma et fictions.


Caroline GOT s’était déjà illustrée, il y encore quelques semaines, en partant seule à Los Angeles, en 1ère classe pour quelques 6.000€ payés par « La Trois », fournissant pour l’occasion un certificat médical mettant en avant «des problèmes de jambes ».

Alors que France Télévisions justifie la mise en œuvre de ses 8 chantiers par des économies, ce nouveau dérapage (un parmi tant d’autres) est édifiant. Quant aux collaboratrices virées, mises à l’écart ou encore humiliées, rabaissées, vilipendées à qui l’on parle comme des chiens, véritables souffre-douleur, lorsqu’elles auront toutes « débarrassé le plancher »,
le C.D.D. pourra être recruté en C.D.I. au motif que la répétition de ses contrats, sciemment organisée, est illégale.

Et avec tout cela, il n’y aurait pas matière à se révolter !!!


Venir parler d’économies, de synergies se traduisant par la fusion de secteurs dont les salariés de France 2 et France 3 directement rattachés à FTV, alors que tant d’argent public –celui des contribuables, en l’occurrence – part en fumée, c’est indécent. Venir, pour couronner le tout, faire un odieux chantage aux organisations syndicales « Si les organisations syndicales sont d’accord avec ces 3 premiers chantiers [dont celui des achats, ndlr] de réforme, alors la Direction du Groupe acceptera de discuter des modalités statutaires des salariés concernés. » est tout aussi indécent.
Les salariés apprécieront!!!


Le 18/03/08

jeudi 13 mars 2008

Mise au point par la CFDT suite au mouvement du SNPCA-CGC


Après le texte publié sur le bolg d'Yves Loiseau Administrateur de France Télévisions (CFDT) nous vous invitons, à présent, à lire le papier de la CDFT Médias diffusé le 12/03/08 et allant bien évidemment dans le sens des revendications du SNPCA-CGC.

Proposition indécente


Proposition indécente

Paris, le 13 Mars 2008

Après un premier rendez-vous manqué le 11 Mars suite à un vice de procédure soulevé par la Direction du Groupe, les coordonnateurs syndicaux ont de nouveau été réunis afin d’échanger sur la situation. Ce n’était donc pas une réunion de négociation.

Tout d’abord le SNPCA-CGC a demandé où en était la Direction du Groupe sur ses 3 premiers chantiers de réformes. Chantiers dont le SNPCA-CGC dénonce l’impact social sur les salariés puisqu’ils perdent leur statut conventionnel.
La Direction du Groupe en indiquant que les 3 chantiers n’étaient toujours pas opérationnels a ainsi démenti ce que véhiculait une organisation syndicale sur l’un de ses tracts.
Plusieurs autres sujets ont été évoqués : les procédures de droit d’alerte dans les sociétés du Groupe ou encore le devenir des salariés de FTP.

Le SNPCA-CGC précise que tant que les droits d’alerte qu’il a votés sont toujours actifs dans les entreprises concernées, la réforme, les chantiers qu’elle veut mettre en oeuvre ne peuvent aboutir.

La Présidence du Groupe s’est ensuite longuement attardée à vanter les mérites et l’urgence de sa réforme.
Le tout pour arriver à une proposition indécente :
« Si les organisations syndicales sont d’accord avec ces 3 premiers chantiers de réforme, alors la Direction du Groupe acceptera de discuter des modalités statutaires des salariés concernés. »

Soyons clair si le SNPCA-CGC n’a jamais été contre le principe de réformes, elles sont la vie d’une entreprise, suspendre le destin des salariés concernés à un principe de discussion sans calendrier et sans garantie de succès de cette discussion n’est pas acceptable.

Qui d’ailleurs aujourd’hui oserait accepter cette proposition ?
Qui oserait, ce faisant, mépriser les salariés concernés ?


La Présidence a ensuite clos la discussion par le proverbe suivant : « Pour faire un voyage de 20 000 pas, il faut faire un pas ».
Ce à quoi le SNPCA-CGC répondra par :

« Une petite impatience ruine un grand projet » ou « parler ne fait pas cuire le riz »

De Carolis et la CGT France 3 s'embrassent sur la bouche !













Nous ne résistons pas à l'envie de publier sur notre blog la tribune d'Yves Loiseau, Administrateur à France Télévisions qu'il a rendu publique sur son blog le mercerdi


12 mars 2008 à 17:26 http://yves.loiseau.free.fr/blog/index.php?2008/03/12/96-de-carolis-et-la-cgt-france-3-s-embrassent-sur-la-bouche

"C'est l'information people de la semaine. Marc Chauvelot et Patrick de Carolis ont été vus ensemble hier soir dans les couloirs de France Télévisions après une réunion d'où ils ont viré les autres syndicats !
L'information est d'importance parce que le Président Sarkozy avait eu un très fort mouvement de recul du menton en écoutant Marc Chauvelot lui expliquer pourquoi il fallait maintenir la publicité dans les programmes.
Le Chef de l'Etat avait marqué son incompréhension: « C'est la CGT qui me dit ça ! ».



Et le Président de la République, malgré ses services secrets et sa police, ignorait que, de longue date, la CGT de France 3 était l'alliée des Présidents successifs de France Télévisions. La CGT de France 3 malgré son discours sur les modifications de structures est en fait opposée -totalement opposée- à la modernisation de la télévision publique ! (voir le dernier tract CGT en la matière en haut de page - cliquez dessus pour agrandir)

Je vais tout vous expliquer.





L'idée de Carolis -exprimée en petit comité- est de faire de sa réforme sur les chantiers le test qui montrera à l'actionnaire unique qu'il a les choses en main et qu'il est l'homme qui doit piloter le futur avion mis au point par la commission Cope ! C'est grave pour les salariés qui seront les cobayes de ce test... Pour eux le chemin, quel que soit l'avenir, sera irréversible: c'est un groupe d'otages ou de sacrifiés !



La réalité est terrible.



Ces chantiers sont un ersatz de modernisation. La mise sur pied d'un vrai groupe piloté par une société de groupe -avec des filiales- ou le rassemblement de toutes les activités actuelles dans une société du type Radio-France est le choix qui sera fait par la Commission Cope.... ou le Chef de l'Etat. La première solution semble -peut être- la plus souple mais le système BBC n'est pas exactement le retour à l'ORTF... avant de proférer des avis peut être faudrait il étudier sérieusement le dossier.
La réalité c'est que les chantiers Carolis-CGT sont l'arbre qui cachent la forêt.



Je ne pense pas personnellement que l'actionnaire unique soit dupe de ce décor devant lequel on invite les partenaires sociaux à sacrifier conventions collectives et salariés sur l'autel de l'illusion.La modernisation de France Télévisions c'est quelque chose de beaucoup plus profond qui depuis 10 ans aurait du requérir la mobilisation de tous. La modernisation de France Télévisions, c'est la mise sur pied d'une stratégie du numérique. Il y a, sur le plan éditorial, plusieurs propositions possibles ! Mais, quelle que soit la solution choisie, les métiers vont être mis en cause, peut être même les rédactions et les rythmes de travail de tous... Inutile de dire qu'il s'agit d'un chantier qui impacte tous les autres....



La modernisation de France Télévisions c'est une entreprise sociale, technologique, sans précédent dans un groupe où il y a 5 chaînes de programme, autant de cultures d'entreprises que de sociétés et l'incapacité si on ne tape pas sur la bonne table d'obtenir des résultats.
Un exemple: depuis 7 ans, j'ai toujours deux ordinateurs sur mon bureau: l'un France 2 sous Windows 2000 avec un logiciel de messagerie GroupWare, l'autre France 3 sous Windows XP avec une messagerie Outlook.... Les deux messageries ne sont pas compatibles entre elles.Je m'envoie quelques fois des messages de l'un à l'autre parce que même à l'intérieur du siège de France Télévisions les réseaux France 2 et France 3 ne sont pas les mêmes: il m'arrive -je le jure- de recevoir le soir sur l'ordinateur France 3 le message que j'ai envoyé le matin sur l'ordinateur France 2 !En 2001, devant l'ensemble du Conseil d'administration, Marc Tessier avait promis que ce problème serait réglé dans les 6 mois. Deux administrateurs de France Télévisions de l'époque, Jean Pierre Jouyet et Didier Mathus, doivent s'en souvenir: eh bien non, Monsieur le Ministre, Monsieur le Député le problème n'est toujours pas réglé. Est il besoin de monter un « chantier » pour que ces dysfonctionnements cessent ! Comment se fait il qu'il y a quelques mois France 2 et France 3 aient acheté des caméras dont on dit qu'elles ne sont pas compatibles !
Comment se fait il que dans certaines régions de France 3 les responsables puissent acheter -sur caisses noires- des matériels incompatibles dans le reste de la société!



Aucun de nos patrons -aucun- n'a été capable de mettre ses chantiers la sur le tapis.... « Tessier n'était pas Messier » comme je l'avais dit à Libération quant à Carolis il s'est rapidement séparé de Thierry Bert qui était prêt à se colleter à ce chantier.... jusqu'aux limites des lois en vigueur ! Quant il s'est agi de bloquer les négociations sur les sujets de fond les Présidents de France Télévisions ont toujours trouvé la CGT à leur coté.... Et ça remonte à loin !



Peu de temps avant les années 2000 -si ma mémoire est bonne- la direction technique de France 3 avait décidé de faire une tentative d'implantation d'un desk informatique à Reims. Reims, Nancy sont depuis des lustres des fiefs incontournables de la CGT. Autant dire que faire une expérimentation la bas du type du desk informatique la bas, c'était aboutir inéluctablement à l'échec. C'était sans doute ce que voulait la Direction Générale de France 3 et son directeur technique. L'acceptation de la machine aurait entraîné trop de tracas, d'efforts et de négociations pour nos patrons afin d'implanter. La chose s'est passée comme prévue ! Le CE de France 3 Reims a rejeté l'expérimentation et aucune rédaction de France Télévisions jusqu'à ce jour -à ma connaissance- n'a été équipée d'un tel matériel. Le délégué syndical de l'époque s'appelait Marc Chauvelot. Si la réponse n'avait été négative, cela aurait pu être pour France Télévisions l'ouverture aux réseaux, aux disques durs et aux caméras numériques desservant leurs images sur des serveurs..... Depuis cette époque, tout s'est figé ! C'est aujourd'hui le même Marc Chauvelot qui déclare au Président de la République qu'il est pour le maintien de la publicité sur l'antenne de la télévision publique et qui soutient le Président Carolis dans la mise en route des chantiers.....
Marc Chauvelot s'en prend aujourd'hui à la CGC et à son préavis de gréve en des termes qui méritent d'être cités tels quels....


"A moins que le but de ce syndicat (il s'agit de la CGC - voir tract CGC juste après) ne soit pas le financement de l’entreprise, ni même les chantiers de réorganisation interne ouverts en septembre dernier, mais plus prosaïquement, d’obtenir, comme il l’exprime à mots plus ou moins couverts, l’éviction de l’actuelle équipe dirigeante. Mais si c’était le cas, on quitterait le domaine du syndicalisme pour entrer dans celui de la politique."


Et quand bien même, qui peut croire qu’un patron nommé par Sarkozy serait plus sensible aux questions sociales? Ne serait-il pas plutôt choisi pour faciliter la mise en place de restructurations et de plans sociaux, comme on l’a vu par le passé ? »


L'insinuation est perfide....
Qui critique les chantiers s'attaque au Président de Carolis.
Qui critique les chantiers fait de la politique.
Si je traduis le tract de la CGT, la CGT France 3 vient de découvrir que Patrick de Carolis était un homme de gauche ce dont personnellement en tant qu'administrateur de France Télévisions « ne me bouge pas l'une quand je secoue l'autre » -description attribuée à Jacques Chirac- et que l'actuel dirigeant du groupe serait à la fois sensible « aux questions sociales » et « opposé aux restructurations ».



Merci à celui qui me fournira la marque de la moquette !



Pour ce qui me concerne, ce n'est pas la personne de Carolis où son équipe qui sont en tant que tels-dans les quelques semaines qui viennent- visés: ils feront atterrir l'avion jusqu'à ce qu'une nouvelle équipe prenne le pouvoir dans une nouvelle configuration. Le contraire n'aurait aucun sens.
Mais en tant qu'administrateur, attaché à l'intérêt social de l'entreprise, du groupe, de France Télévisions, de ses 11.000 salariés répartis sur plus de 40 sociétés avec -sans doute- 4 ou 5 régimes sociaux différents, cette entreprise doit se moderniser pour ne pas disparaître..... Ce sont qui s'opposent aux changements de fond qui seront les responsables des restructuration à la hache et aux licenciements.
Certes Carolis- largement aidé par Patrice Duhamel- aura réussi à infléchir légèrement la qualité du contenu de l'antenne. C'est bien. Mais c'est loin d'être suffisant en 2008.



Ce n'est pas en déplaçant 50 personnes d'une société à une autre -en leur faisant perdre leur statut au passage- que Libération, le Monde, etc.... sont passés à l'ère du numérique. C'est en exigeant comme l'on fait les personnels de ces entités -mais il y a d'autres exemples dans le monde- un vrai plan de bataille avec un calendrier, en dégageant des moyens pour informer les personnels, préparer les changement en dégageant des formations, etc.....



En dehors de la négociation conduite sur les droits d'auteur, rien ne s'est passé si ce n'est la création d'un club de téléspectateurs et d'une fondation France Télévisions: bref rien d'autres que de la com ! En terme de modernisation effective: rien !



Il faut faire revenir l'ensemble du contenu éditorial dans les chaînes, négocier avec les journalistes le passage au multisupport, créer des sites internet qui soient le reflet de la vie de l'ensemble des sociétés de programme et pas des espèces d'OVNIS sans armature qui se traînent en terme d'audience dans le peloton de queue des sites généralistes. Bref, un vrai chantier quoi !



Bref, s'il y avait au Conseil d'administration de France Télévisions un comité des rémunérations et des nominations -comme dans toutes les grandes sociétés françaises- et si les représentants des salariés avaient pu s'y exprimer, on voit tout de suite ce que j'aurai dit ! C'est d'ailleurs en gros ce que j'ai dit au seul comité de la stratégie réuni par celui qui est si sensible « aux questions sociales ».



Ce qu'il faut -comme je l'ai écrit aux administrateurs du groupe- c'est que Carolis mette fin à ses chantiers mais qu'il organise à l'intérieur du groupe la même concertation que celle qui s'est mise en place à l'extérieur sur la modernisation du service public de la télévision. Une concertation qui permette à chacun, syndiqué ou non syndiqué, technicien ou journaliste, employé de bureau ou spécialiste des finances, de la publicité ou du marketing, de se prononcer sur l'avenir de son outil de travail.
C'est parce que nos dirigeants n'ont pas été capables de mettre ça sur pied dans les six mois qui précedent que l'actionnaire s'est réveillé.
Dommage pour ceux qui voulaient continuer à endormir tout le monde !

Le 6 pages datées de mars, de la CGT au sujet de la suppression de la pub sur la télé publique

Suite à l'annonce de la suppression de la publicité sur la télé publique, le SNRT -CGT a sorti un 6 pages [1 de plus ,mais il y a les dessins, que le rapport de la sous-commission "gouvernance" de la commission Copé ou encore que la News Letter de P. de Carolis]

Dans ce document que le SNPCA-CGC a choisi de vous faire découvrir, le paysage est dès le premier paragraphe "Pour la CGT, l'annonce de M.Sarkozy pose la question du modèle économique de l'audiovisuel public...".
Pour la CGT par exemple, qui considère (page 1, dernier paragraphe) la régie publicitaire de FRTV "l'un des poumons financiers du groupe doit faire face au plan social qui s'annonce en ayant une vision élargie du mode de financement..", il est particulièrement curieux de voir comment ce syndciat passe "la régie" dans la rubrique perte sans profits

A l'instar de ce qu'a demandé le SNPCA-CGC, dès le 9 janvier 2008, le lendemain de l'annonce en conférence de presse du Chef de l'Etat, le syndicat propose en mars (2 mois après) "une diminution par palier".

Sans jamais remettre en question le périmètre de France Télévisions avec ses 49 filiales et 11.500 salariés, la CGT propose entre autres:

"une augmentation raisonnable et progressive de la redevance" [drôle d'idée au moment où la préoccupation première est la progression du pouvoir d'achat des français qui ne cesse de diminuer, au pire son maintien !]

"un premier palier de diminution de la pub qui pourrait être fixé avec suppression de la pub sur les chaînes publiques avant 19h et après 21h" [en français dans le texte, supprimer la pub avant 19h et après 21h revient à la permettre donc après 19h00 et avant 21h00 - autrement dit juste avant et après le journal de 20h00 - cela ne s'invente pas, c'est page 6 du document 3ème paragraphe donc grosso modo permettre de la pub entre 19h01 et 20h59. Là encore quelle drôle d'idée et bonjour le tunnel et l'info sponsorisée ]
Après avoir sorti précédemment un tract se prononçant dans le sens de P.de Carolis, la CGT -sans que nous ayons de conseil à lui donner - oublie un peu vite l'intérêt des salariés de France Télévisisons qui sont les premiers en ligne de mire.