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vendredi 9 avril 2010

« Envers du Décor » : France TV lance une campagne sur le respect de la "Diversité" mais vire sans raison, une femme enceinte originaire du Maroc

« Envers du Décor » : France Télévisions lance une campagne alibi sur le respect de la "Diversité" mais humilie et vire, sans ménagement ni aucune raison, d’une de ses filiales, une maghrébine enceinte de 6 mois, modèle parfait d’intégration.

« La diversité est loin des préoccupations » de France Télévisions, avait estimé le Club Averroès dans un rapport publié en novembre 2009. Le Club ne croyait pas si bien dire!

Enceinte de 6 mois, modèle parfait d’intégration puisque d’origine marocaine, salariée depuis des années et des années, non seulement de France 2 mais également d’une filiale de France Télévisions MFP, maintenue fallacieusement dans la précarité, elle est virée du jour au lendemain de l’émission de Taddéï.

La situation de stress et de souffrance psychologique qu’elle subit, fait courir des risques au bébé ainsi qu’à la future maman qui pourrait, vu l’état dépressif dans lequel elle se trouve du fait de son éviction.

Ses droits en tant que salariée après 450 émissions de la première à la dernière (tout du moins, au moment où on lui a dit « ton contrat n’est pas renouvelé » ), elle n’en aurait aucun selon France Télévisions !

Le groupe va voir ce qu’il en coûte civilement comme pénalement de conserver sciemment dans la plus totale illégalité quel(le) que salarié(e) que ce soit dans une situation précaire où l’intitulé de sa fonction n’a même rien à voir et n’a jamais rien eu à voir avec le travail qu’elle fait.

De ce point de vue là, l’article L.1242-12 du Code du travail prévoit clairement que: « Le contrat de travail à durée déterminée est établi par écrit et comporte la définition précise de son motif. A défaut, il est réputé conclu pour une durée indéterminée. »

C’est bien le cas, en ce qui concerne notre « future maman »; son dernier contrat de travail à MFP, filiale de France Télévisions dont Yves Garnier ex dégé de RFO est directeur général, mentionne « 1ère assistante réalisatrice ».

Elle n’est, ni n’a jamais été assistante réalisatrice, elle s’occupe de « recruter le public » pour les émissions… Elle est donc de facto en CDI Contrat à Durée Indéterminée.

Et que le réalisateur attitré de l’émission de Taddéï, Nicolas Ferraro dise le contraire !

Quant à la « Production », la « dir-prod » n’a pas donné à la collaboratrice émérite la moindre explication, refusant même d’établir le moindre écrit.

Le DG Yves Garnier, cela ne le concerne pas alors même que le président du CHSCT de France 3 a semble-t-il porté à sa connaissance, certains faits dont la «responsable public» avait été témoin et qui avait fait également l’objet de divers plaintes de spectateurs.

L’émission « phare » de France Télévisions « Ce soir où jamais » serait intouchable !!! MFP qui la produit, la fabrique et la réalise également !!! La filiale de France Télé qui avait d’ailleurs, sans succès, demandé une dérogation à l’application de la Convention Nationale pour la production, peut-elle continuer à établir des CDD qui n’en sont pas…. Une femme enceinte enchaînerait-elle les cdd successifs (ce qui n’est absolument pas le cas) ne peut se retrouver dehors, 3 mois avant d’accoucher et ce sans aucune raison.

France Télévisions souhaitait sûrement que cette histoire ne s’ébruite pas, au moment même où Patrice Duhamel déclare diffuser, début mai, sur les chaînes de FTV une campagne avec une vingtaine de ses animateurs et journalistes pour montrer sa diversité, non seulement "ethnique" mais aussi celle des âges ! « Pas une réponse aux critiques adressées fin novembre par le Club Averroès », assure Duhamel !

Pourtant la cellule mise en place à France Télévisions contre la « discrimination » et pour promouvoir la variété ethno-culturelle à l'écran et au sein du groupe public est aux abonnés absents.

Enfin renseignements pris, notre future maman n’est pas la seule à subir le même sort, c’est-à-dire être embauchée sous ce type de contrats hors la loi pour être mieux foutue dehors sans raison comme le croient ceux qui entretiennent le système où les virés n’auraient aucun droit !!!!! Les collaborateurs qui travaillaient avec elle sont virés aussi (les dommages collatéraux, ils appellent ça).

P.S: La HALDE est saisie, plusieurs Ministères et Associations dont SOS Racisme le sont également.... Rappelons qu'en fonction des procédures engagées, celles ou ceux qui sont à l'origine de l'éviction d'une femme enceinte dans de telles conditions, peuvent être passibles de peines de prison.

jeudi 8 avril 2010

Bernard Accoyer s'emporte...Xavier Bertrand se fait discret et Jean-François Copé fait étalage d'idées....

Lisez l'article trouvé sur le Net intitulé : "Copé, le leader inavoué de la droite? "

"Bernard Accoyer a eu raison de s'emporter sur la "confusion" des idées à droite. Qui est aujourd'hui le patron de l'UMP ? Nicolas Sarkozy, président de la République et leader incontesté (ou pas) par ses membres, Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, ou Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale ?

Depuis la fin des régionales - calamiteuse pour la majorité -, Xavier Bertrand se fait discret quand à l'inverse, Jean-François Copé fait étalage de sa profusion d'idées. Il y a la burqa qu'il continue de défendre ainsi que la fusion de l'impôt sur le revenu avec la Contribution sociale généralisée et la Contribution au remboursement de la dette sociale qu'il a proposé la semaine dernière dans les Echos.

Aujourd'hui, c'est sur la réforme de la télévision publique qu'il veut imposer ses idées."C'est formidable d'avoir supprimé la publicité après 20 heures", se réjouit-il, "mais les Français ne vivaient pas dans l'angoisse de ce que va devenir la publicité dans la journée".
Les Français peut-être pas mais le président si. Nicolas Sarkozy prévoyait à partir de 2011 une suppression totale de la publicité sur les antennes publiques.

"Il y avait une clause de rendez-vous", rappelle Jean-François Copé pour qui "des éléments économiques laissent à penser que [la suppression de la pub avant 20 heures] est une mauvaise chose".

En clair, pas la peine de poursuivre cette réforme - pas des plus urgentes - si cela doit aggraver les finances publiques. Jean-François Copé ose aller face à la parole présidentielle, ce que Xavier Bertrand n'a - et ne fera sûrement - jamais. Le chef de l'Assemblée le confond même avec les deux autres "leaders" du parti.

L'homme n'a jamais caché ses ambitions pour 2017 et s'impose de plus en plus en haut de la hiérarchie UMP... tout en laissant la direction de côté. "Le parti c'est pas moi !", se défend-il. Le chef de file des députés UMP préfère profiter de l'entente cordiale conclue il y a quelques mois avec Nicolas Sarkozy plutôt que de se livrer à une guerre des chefs.
Proche de M. Copé et vice-président du groupe UMP à l'Assemblée, Bernard Deflesselles, ne voit aucune aspiration personnelle au fait que le député-maire de Meaux occupe le devant de la scène politique à droite en ce moment. "Ses déclarations ont été très claires : il soutient Sarkozy pour 2012". "Il ne fait pas tout ça pour avoir l'envie d'exister puisqu'il existe déjà !", conclut le député.

mercredi 7 avril 2010

Copé vs Sarkozy …le premier dit vouloir maintenir la publicité sur France Télévisions mais pas le second !

Copé vs Sarkozy …le premier dit vouloir maintenir la publicité sur France Télévisions mais pas le second !

Qui fait quoi ? Qui dit quoi ? Qui décide quoi ?

Ce mercredi 7 avril 2010, dans une interview au Figaro accordée à Paule Gonzales et Enguérand Renault, Jean-François Copé indique : " Nous sommes parvenus à un équilibre satisfaisant à la fois pour les téléspectateurs qui apprécient l'arrêt de la publicité après 20 heures et pour les finances publiques ".

Et le président du groupe UMP à l'Assemblée d’annoncer son intention de déposer un projet de loi pour maintenir la publicité sur les antennes de France Télévisions avant 20 heures. Cette annonce sera faite lors du colloque organisé à l'Assemblée nationale par Michèle Tabarot présidente de la commission des affaires culturelles, sur la télévision publique et la suppression de la publicité visant «à faire travailler la représentation nationale pour affiner le point de vue sur un sujet qui a évolué très vite» selon J-F Copé.

«Dans le cadre de la coproduction législative, nous allons proposer un projet de loi pour maintenir la publicité avant 20 heures qui pourrait être voté avant fin 2010» détaille le député de Seine-et-Marne en ironisant un brin «J'avais eu l'intuition de proposer une clause de revoyure dans la loi pour faire le point fin 2011 avant d'engager la suppression totale de la publicité».

Quelle clairvoyance. Au même moment, Luc Chatel, porte-parole du gouvernement indique ce même jour, sur Europe 1, que "le gouvernement n'a pas modifié son projet de supprimer la publicité sur les chaînes de France Télévisions dans la journée [la loi prévoit la suppression de la publicité de 6h00 à 20h00 à partir de novembre 2011, c'est-à-dire au moment de l'extinction de la télévision analogique] ", contredisant ainsi souhait du chef de file des députés UMP.

Pour certains, à France Télévisions, cette prise de position de Jean-François Copé apporte une réponse que Matignon, sollicité par Carolis, ne donnait pas. Contacté par lepoint.fr, le Carolis affirme que sa position restera "conforme aux propos tenus dans le JDD " et qu’en conséquence, "il proposera à son conseil d'administration, le 13 avril, de stopper la négociation exclusive entamée avec le consortium Lov-Publicis, porté par le producteur Stéphane Courbit et le publicitaire Maurice Lévy".

Carolis semble ainsi s’en remettre à présent aux déclarations du Maire de Meaux plutôt qu’à la Tutelle et/ou représentants de l’État. Il confirme effectivement ce qu’il disait au JDD "France Télévisions n’a subi aucune influence. Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas".

Bruxelles qui entamé une procédure de sanction contre la France sur le fondement d'une incompatibilité de la taxe sur les télécoms et les fournisseurs d’accès, censée compenser l'arrêt de la pub après 20 heures, doit sûrement regarder tout cela avec un certain effarement.

mardi 6 avril 2010

Medias, le magazine de France 5 présenté par Thomas Hugues, devrait aborder ce 11 avril 2010, la succession de Carolis.

Dimanche 11 avril 2010 à 12h35 sur France 5 : Médias, le magazine présenté par Thomas Hugues, devrait aborder la question : Qui pour succéder à Patrick de Carolis?

Comme dit le slogan "Vous êtes bien sur France Télevisions"...vous ne rêvez pas! On n'est du reste jamais mieux servi que par soi-même!

Nul doute que l'on parlera du salaire du pdg Patrick de Carolis. Le prochain président, s'il vient du privé devra évidemment baisser son salaire (230 000 euros brut annuels plus 20% de part variable contre environ 6 fois celui du PDG d'une grande chaîne concurrente)...ça c'est pour dissuader celui qui imaginerait toucher le jackpot! Il ne faudrait pas qu'il pense que ça rapporte pour les soucis que ça cause!...comme dit l'autre: "ça eu payé mais ça paie pu!"

Nul doute que l'on parle également du bilan de Patrick de Carolis. En cinq ans, il en a fait des choses et n'a pas encore fini son "incroyable" réorganistion (autrement qualifiée de transformation en entreprise unique) qui attend les salariés, parsemé d’incertitudes sur fond de stress permanent. Là encore, celui qui imaginerait arriver pour "l'éclat" de la fonction, se trompe. Il en a eu du fil à retordre PdC mais il y est presque arrivé!!!
Mieux que les 12 travaux d'Hercule à lui tout seul....enfin, 11 et 1/2 car il ne pourra pas faire autrement que de laisser au suivant "le plan de départs volontaires" soi-disant en cours qui s'étalera sur 2 ans minimum, coutera quelques 66/70 millions d'euros imaginés pour 900 départs escomptés! A moins que.....

Nul doute que l'on parle aussi de la programmation de PdC. Il n'y en aura pas beaucoup des comme lui qui ont maintenu la qualité des programmes (encore dernièrement avec "le Jeu de la mort" que deux figures du PS Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès critiquent injustement!). Tout le monde ne peut se vanter d’être passé, en 4 ans et quelques, de 42% d’audience (France 2 + France 3 + France 5) à quelques 31% avec France 2 tombé à 16,7% de part d'audience contre 17,5% en 2008, France 3 qui fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et France 5 qui reste quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009. Celui qui imaginerait arriver pour "enrayer" cette baisse néo endémique mais - attention, qui ne s'est faite qu'au profit d'un gain en qualité -n'a pas toutes les clés!

Nul doute que l'on parle encore et toujours du « virage éditorial » de PdC. L'homme qui a su dire sur RTL donc à la France entière, que "l'analyse du Chef de l'Etat était stupide" et qui s'est félicité peu de temps après d'avoir incarné la "résistance" faisant que la Presse l'appelle "Patrick la Fronde... " sait ce qu'audace veut dire. Celui qui imaginerait arriver à France Télé pour distribuer des émissions aux copains, sans résister à son actionnaire par voie de Presse interposée, n'aurait rien compris.

Nul doute que l'on parle enfin de la nouvelle nomination constitutionnelle. Qui réussirait à faire "oublier le visage de Carolis qui (selon lui) incarnait le mieux le groupe" ? Un vrai casse-tête, non ?! Une chose est sûre, la barrière des "65 ans" repoussée (jusqu'à 70 ans) via le Conseil d'administration et par décret, la femme ou l'homme qui prendra la tête de France Télévisions n'aura pas la profil de Carolis (sinon pourquoi le changer?) ....il ou elle devra mettre les bouchées doubles et entrer dans l' entreprise comme en pays de connaissance, mais surtout l'aimer et inévitablement s'en faire aimer.

France Télévisions: ce ne sera pas Rémy Pflimlin qui laisse Presstalis, ex-NMPP, en situation de quasi faillite.

Rémy Pflimlin, directeur général de Presstalis, ex-NMPP, s'apprête à quitter l'entreprise au moment où celle-ci est en dépôt de bilan. Afin d’éviter un dépôt de bilan de Presstalis, ex-NMPP, l’État pourrait chercher un repreneur. La trésorerie de la coopérative est exsangue. Presstalis (ex-NMPP) n’a plus de trésorerie. La société est en état de dépôt de bilan virtuel.
(* lisez à la suite l'article de Emmanuel Schwartzenberg de ce 6 avril 2010 intitulé "Presstalis en quasi faillite")

1°) Son nom avait été évoqué comme possible successeur de Carolis.

2°) Certains esprits "torturés" avaient même imaginer un temps un ticket Carolis/Pflimlin dans l'hypothèse insensée où le chef de l'Etat déciderait de "reconduire" le premier !

Seulement voila ce 1er scénario a autant de chance de se produire que le 2ème. Comment confier les rênes de France Télévisions à celui qui laisse Presstalis en situation de quasi faillite?
Au au moment où le Premier ministre va devoir, à la demande des éditeurs, décider de recapitaliser Presstalis pour des dizaines de millions d’euros afin de lui éviter la faillite, comme effet d’image, il y a mieux.

De plus, Rémy Pflimlin, suite à l’assignation en référé devant le TGI de PARIS délivrée le 23 mars 2009 par les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et CFTC, pour discrimination syndicale, a été condamné ès qualité de dirigeant des NMPP pour "violation des droits des organisations syndicales représentatives, occasionnant un trouble manifestement illicite du fait du non respect de ses obligations légales." par une ordonnance de référé rendue le 30 avril 2009.

(*) Afin d’éviter un dépôt de bilan de Presstalis, ex-NMPP, l’État pourrait chercher un repreneur. La trésorerie de la coopérative est exsangue.

Presstalis (ex-NMPP) n’a plus de trésorerie. La société est en état de dépôt de bilan virtuel. Les fonds négatifs s’élèvent pour 2009 à 70 millions d’euros, la moitié étant directement imputée aux NMPP, l’autre à Transport Presse, une coquille juridique spécialisée dans les arrangements de barême des quotidiens.

La BNP, la principale banque de Presstalis, refuse pour le moment d’accorder le moindre prêt supplémentaire dans la mesure où elle ne possède aucune visibilité sur l’entreprise. Toutes les entreprises dont les comptes sont asséchés savent qu’elles n’arrivent plus à couvrir toutes leurs échéances, les banques ne leur faisant plus confiance.
Les perspectives pour 2010 sont, en effet, particulièrement inquiétantes. Le budget prévisionnel prévoyait déjà un déficit de 15 millions d’euros mais il avait intégré une aide exceptionnelle de l’État de 18 millions d’euros. La Direction du Développement des Médias n’a jamais eu l’intention d’accorder cette somme mais elle respectera ces engagements en versant seulement 11 millions d’euros.

Les 7 millions d’euros de différence correspondaient à une promesse de la DDM à laquelle Rémy Pflimlin, directeur général de Presstalis, avait cru.En outre, le budget 2010 n’a pas intégré le départ de la moitié des titres du groupe Mondadori, quatrième groupe de presse magazine de France, vers les MLP. La perte de TéléPoche et Téléstar devrait au moins représenter une perte de 10 millions d’euros par an. Et l’on pourrait ajouter les deux journées de grève qui ont fait perdre au total 1,2 million d’euros.Presstalis accuse déjà un manque à gagner de 33 millions d’euros qui va continuer de se creuser car la vente des quotidiens nationaux continue de chuter d’environ 10% si l’on compare janvier 2010 à janvier 2009. Seule exception, les quotidiens nationaux qui ne sont pas sortis le 1er janvier limitant ainsi leur chute à 8%.

Déficit de 100 millions d’euros

Pour les magazines, la baisse prévisible serait comprise entre 3 et 5% car la quasi-totalité de leurs ventes se déroule désormais par abonnement. Tous les responsables de Presstalis savent qu’une baisse du chiffre d’affaires global de 1% par an entraîne un manque à gagner de 25 millions d’euros. Or, les prévisions les plus optimistes tablent sur une baisse de 2 à 3 %... Le déficit d’exploitation de Presstalis va donc dépasser au total en 2010 les 100 millions d’euros.

Dans cette atmosphère proche de la déliquescence, le conseil de gérance de Presstalis est composé de personnalités qui auront du mal à prendre des décisions radicales dans la mesure où elles ne sont plus opérationnelles, même si elles ont toute eu à coeur de défendre ce réseau de distribution. Jean de Montmort, président du conseil de gérance, résident fiscal en Belgique pour de réelles raisons familiales, n’exerce plus aucune fonction dans le groupe Marie-Claire dont il était le directeur général. Jacqueline Galvez, ancienne directrice générale du Nouvel Observateur, est retraitée.

Bernard Villeneuve, directeur délégué des Echos, se trouve à la périphérie des décisions prises dans ce quotidien. Jean Pierre Caffin, ancien directeur général de Prisma Presse est retraité. Marc Feuillée, dg de l’Express, est le seul opérationnel à part entière de cet aréopage. Il ne faut pas s’étonner dès lors si le gouvernement a mandaté Bruno Mettling, inspecteur des finances, afin qu’il réalise une étude sur la viabilité financière des NMPP.

Rencontrer les éditeurs de presse

L’État, en effet, ne veut plus continuer à investir à fonds perdus dans une entreprise dont l’avenir est désormais en suspens. Officiellement, Bruno Mettling doit « déterminer les modalités de participation des actionnaires », à savoir les coopératives d’éditeur à hauteur de 49% et Lagardère de 51%. Officieusement, l’inspecteur qui aura besoin de tout le talent négociateur de son mentor Dominique Strauss-Kahn pour régler cette affaire sait parfaitement qu’aucun éditeur ne versera le moindre euro pour renflouer la trésorerie.Le financement du plan de départs qui prévoit 400 départs d’ouvriers du Livre sur les 1400 répertoriés a été suffisamment difficile à boucler pour que l’on puisse aujourd’hui affirmer qu’aucun titre de presse n’ira au-delà. Ce plan de départs est chiffré à 80 millions d’euros, chaque ouvrier percevant en moyenne 400 000 euros pour partir à 50 ans à la retraite. Son coût se partagera entre l’État et les éditeurs. Si l’on cumule les fonds négatifs et les pertes d’exploitation attendues cette année, il faudra trouver 170 millions d’euros de plus. Bruno Mettling va commencer, la semaine prochaine, à rencontrer tous les éditeurs pour trouver une solution.Si le dépôt de bilan semble exclu, l’hypothèse d’une cession à des fonds commence à poindre le jour. En ramenant les effectifs à 1000 salariés, en réduisant le nombre des dépôts à 115, l’entreprise pourrait devenir viable pour peu qu’elle mette fin aux conventions collectives et distribuent d’autres produits que la presse. Un fonds comme Walter Butler qui a restructuré la SNCM, cette entreprise de transports maritime en la remettant sur des rails, un Pierre-Jean Bozo, patron de 20 minutes dont la réputation de poigne n’est plus à faire, pourraient monter des tours de tables pour la reprendre. Tout en recevant un coup de pouce de l’État car ce serait, cette fois-ci le dernier. Lagardère, l’opérateur actionnaire, ne verrait que des avantages à cette vente car il serait débarassé d’un fardeau.

Emmanuel Schwartzenberg

jeudi 1 avril 2010

"Stéphane Courbit : le hic éthique fait tiquer "

Lisez l'article d'Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos paru dans Libération du 30/03/2010 intitulé: "Stéphane Courbit : le hic éthique fait tiquer"


« Il y a un problème déontologique. » Il lui aura fallu le temps, mais ça y est : Frédéric Mitterrand a mis le doigt dessus. Engagée depuis le 3 février, la vente de la régie publicitaire de France Télévisions à Stéphane Courbit, lui-même pourvoyeur de programmes pour la télé publique, pose un « problème déontologique ». C’est ce qu’a déclaré lundi à l’Association des journalistes médias le ministre de la Culture et de la Communication, qui a précisé : « Il va falloir qu’ils changent le périmètre de leur activité économique. Ils ne peuvent pas être juge et partie. » « Ils » ? Comprendre l’alliance formée par Publicis et Stéphane Courbit pour le rachat de 70% de la régie publicitaire de France Télévisions.

Problème parce que Publicis se retrouverait ainsi vendeur d’espaces publicitaires, acheteur d’espaces publicitaires et conseil en achat d’espaces publicitaires… Problème parce que Courbit, qui produit N’oubliez pas les paroles sur France 2, coifferait aussi la casquette de celui qui va vendre de la pub pendant le même jeu de Nagui… Sans compter l’autre problème déontologique de taille, celui que Mitterrand n’a pas évoqué : Alain Minc, muse de Nicolas Sarkozy pour la suppression de la pub, est actionnaire de la société de Stéphane Courbit, lui-même proche d’un certain Sarkozy Nicolas.

Dans l’entourage de Patrick de Carolis, on se satisfait d’avoir trouvé un tel allié au gouvernement. Car, depuis l’ouverture des négociations exclusives avec Courbit, ça ferraillait sec en coulisses. Deux groupes de travail ont été formés pour mettre au point des verrous entre les deux activités du producteur et futur patron de la régie Stéphane Courbit. Et ils viennent de rendre leurs conclusions, ainsi que l’indiquait dimanche Mediapart. « Il n’y avait pas de verrous juridiques possibles, explique à Libération le membre d’un groupe, il fallait donc se déplacer sur le terrain de l’éthique ; or, sur le plan déontologique, on ne peut être à la fois producteur à France Télévisions et opérateur de la régie. Nous allons donc demander à Stéphane Courbit de choisir. » Ou il s’assoit sur la régie, ou il s’assoit sur ses activités de producteur…

« No comment », disait-on hier chez Courbit. Mais sa réponse est déjà connue. Car la question lui a été posée par l’un des groupes de travail. « C’était assez violent, raconte un témoin, Courbit a répondu qu’il n’y avait pas de conflit d’intérêt et que c’était vexatoire de mettre ainsi en cause sa loyauté. »

A l’aune de la déclaration de Frédéric Mitterrand, la présidence de France Télévisions juge la privatisation « clairement enterrée ». Et de passer à l’étape suivante : « Il faut garder la pub avant 20 heures. Il n’y a pas d’enjeu éditorial comme en soirée, on ne va pas diffuser de l’opéra ou du théâtre l’après-midi. » Prévue par la loi, la suppression de la pub en journée doit entrer en vigueur fin 2011. Mais il faudra bien que le gouvernement compense : même sans réclame en soirée, France Télévisions Publicité ramasse aujourd’hui 400 millions d’euros par an. C’est beaucoup, 400 millions d’euros, ma pauv’ dame, par les temps qui courent…

Du coup, l’hypothèse d’un maintien de la pub en journée fait sérieusement son chemin, dans l’opposition comme dans la majorité, jusqu’au chef même des députés UMP, Jean-François Copé, et le sujet devrait repointer le bout de son nez lors d’une table ronde à l’Assemblée nationale le 7 avril. A France Télévisions, on croise les doigts et on a même fait les comptes : « Sarkozy est largement minoritaire sur cette question et il ne peut compter que sur 20 à 25 parlementaires. » Carolis a d’ailleurs récemment prévenu, dans un entretien au JDD : « Si la publicité était maintenue avant 20 heures, la privatisation à hauteur de 70% ne se justifierait plus. Tout le processus serait à revoir. » Si on ajoute à cela que la taxe télécom supposée compenser l’arrêt de la pub après 20 heures (jusqu’à 350 des 450 millions d’euros attendus) est remise en cause par Bruxelles, on voit bien que le grand et bel édifice Suppression de la pub érigé par Nicolas Sarkozy a sacrément du plomb dans l’aile.

A ce propos, Frédéric Mitterrand - qui a visiblement décidé de mettre les pieds dans le plat et d’éclabousser tout le monde de sauce - a ressorti l’augmentation de la redevance du placard, certainement pour combler le trou béant creusé par la taxe retoquée. Laquelle redevance avait été l’objet d’homériques bastons en 2008 (souvenons-nous avec émotion du « Moi vivant, la redevance n’augmentera pas », de Jean-François Copé). Et voilà que notre jeune Mitte juge « pas choquant » de l’augmenter, allons bon.

Courbit, le rutilant ancien patron d’Endemol à qui tout réussit, connaîtrait-il là son premier revers ? A France Télévisions, on croit savoir que Courbit envisage, pour se tirer de cette mauvaise passe, de laisser traîner en longueur les négos. Oh, pas longtemps, un mois, deux tout au plus, le temps que le successeur de Carolis soit connu.

Car, oui, youpi, youpi, avec la fin des régionales, s’ouvre la saison du renouvellement du président de France Télévisions - le mandat de Patrick de Carolis arrive à expiration en août. Et Mitterrand a bien son idée, qu’il va souffler au Président. Mais celui-ci, pour la première fois, décidera seul et l’heureux élu sera… Alexandre Bompard, Simone Harari, Yamina Benguigui, Rodolphe Belmer, Rémy Pflimlin, Nicolas de Tavernost, Patrick Poivre d’Arvor, Etienne Mougeotte, Emmanuel Hoog, Christopher Baldelli, Dominique Farrugia, Denis Olivennes, Patricia Barbizet (si on ne tient pas le bon dans tout ça, c’est à pleurer).

Paru dans Libération du 30/03/2010


N.B:
Libération écrit: « Carolis a d’ailleurs récemment prévenu, dans un entretien au JDD : "Si la publicité était maintenue avant 20 heures, la privatisation à hauteur de 70% ne se justifierait plus. Tout le processus serait à revoir". »

Et d'ajouter: "A France Télévisions, on croise les doigts et on a même fait les comptes : « Sarkozy est largement minoritaire sur cette question [celle de la supression totale de la pub] et il ne peut compter que sur 20 à 25 parlementaires. »

Décidément Carolis n'a pas peur du ridicule. C'est lui qui fait voter et valider dans un premier temps par le Conseil d'Administration la vente de la régie pub....et qui, tout de suite après sollicite un nouveau vote toujours du même C.A. afin d'engager des dsicusssions exclusives avec Publicis et Courbit..."sans subir aucune influence", il l'a récemment réaffirmé au JDD!
Et voila, à présent, comme l'écrit Libé que "la présidence de France Télévisions juge la privatisation « clairement enterrée »"

Franchement, c'est surréaliste. De qui se moque-t-on ?

Courbit à la tête de France Télévisions

Plutôt que de faire bondir Didier Mathus à L'Assemblée Nationale qui pose en ces termes sa question au ministre, sur le cession de la régie publicitaire de France Télévisions dans le cadre des questions d'actualité: "Il y a quelques semaines, je vous avais questionné sur l'étrange privatisation de la régie publicitaire de France télévisions au bénéfice de M. Courbit, homme d'affaires ayant fait fortune dans la tété-réalité, ami du Président de la République et membre du « Club du Fouquet's ».

Avec un peu de retard, vous avez fait part hier de votre inquiétude face au conflit d'intérêt que cette vente à l'encan pourrait créer.

C'est le moins que l'on puisse dire: M. Courbit s'apprête à être tout à la fois l'un des principaux producteurs de France Télévisions, son régisseur publicitaire et conseil en achat pour les annonceurs. C'est effectivement un conflit d'intérêt majeur.

Au moment où il s'apprête par ailleurs à être l'un des principaux bénéficiaires de la loi sur les jeux en ligne, on peut s'interroger sur l'exceptionnelle sollicitude dont il bénéficie de la part du pouvoir.

Peut-être la présence d'Alain Minc à son conseil d'administration, par ailleurs conseiller du Président de la République, y est-elle pour quelque chose.

Le dépeçage de France Télévisions, suggéré par le même Alain Minc, prend une tournure franchement douteuse.

L'hypothèse du maintien de la publicité avant 20H, contrairement à ce que prévoyait la loi, pourrait transformer cette privatisation en véritable jackpot pour M. Courbit.

Alors que les financements substitutifs à la publicité sont dores et déjà condamnés par l'Union européenne, alors que cette régie rapporte 400 millions d'euros à la télévision publique et épargne donc le contribuable d'autant, pourquoi privatiser?

« Les affaires ne sont vraiment choquantes que lorsqu'on n'en fait pas! » disait Sacha Guitry. Cela semble en effet la devise des amis de la soirée du Fouquet's qui aura coûté décidément très cher à la France.

Ma question est simple: pourquoi un tel cadeau et au bénéfice de quels intérêts? "


la solution trouvée est toute aussi simple: nommer M. Courbit à la tête de France Télévisions avec Alain Minc comme conseiller.

Plus de problème avec la vente de la régie, elle reste dans le giron du groupe; plus de problème non plus avec le soin de décider des grilles de programmes de rentrée de France 2 et de France 3, M. Courbit sera tout à la fois l'un des principaux producteurs de France Télévisions, son régisseur publicitaire et son conseil en achat pour les annonceurs.

L'identité du prochain PDG de France Télévisions ne fait donc plus mystère...et avec une telle annonce à laquelle personne ne s'attendait vraiment, c'est le mois d'avril qui commence bien....cliquez ici pour continuer.

mercredi 31 mars 2010

Les actes d’Appel sont déposés aujourd’hui à la Cour, la triplette « CGT /FO /DIRECTION » s’est réjouie un peu trop vite… Rien n’est joué

Les actes d’Appel sont déposés aujourd’hui à la Cour, la triplette « CGT /FO /DIRECTION » s’est réjouie un peu trop vite… Rien n’est joué.

Retour sur la journée du 30 mars 2010. Hier matin donc, le bruit courre que le Tribunal de Grande Instance de Paris qui devait rendre son jugement le 7 avril 2010 sur la plainte déposée par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ concernant l’application des Conventions Collectives et à tout le moins, de leur délais de survivance, allait le rendre ce jour.

Etonnement ! Une première…un Tribunal allait donner plus tôt que prévu sa décision ! Les 3 syndicats SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ qui avaient initié la procédure en première Instance sur le fond, ont immédiatement appelé en fin de matinée leur avocat qui venait tout juste de l’apprendre lui aussi.

Dans les couloirs, on ne parle plus que de ça. Nombreux Cégétistes sur les chaînes, allant même jusqu’à indiquer vers 12h30/13h00 : « Ils ont été déboutés…tant mieux ».

« Ils » ? Qui, ils ? Le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ ? Nouveau coup de téléphone à l’avocat qui nous indique qu’il n’a rien et qu’il enverra quelqu’un aux greffes du TGI à 14h 00 puisque le prononcé ne peut intervenir avant.


Petit détail qui a son importance, alors que le cabinet d’avocats n’avait toujours pas ce 31 mars au matin la notification du TGI, le 30/03/2010 à 15:28 Berretta publiait sur « Le Point.fr » un article intitulé « Carolis gagne au TGI contre les syndicats » et d’écrire : « Selon une source judiciaire, le TGI a confirmé que France Télévisions et les syndicats avaient jusqu'au 7 juin - et pas un jour de plus - pour adopter la nouvelle convention collective de l'audiovisuel public. La décision vaut aussi pour l'INA et Radio France. »

« De source judiciaire, Berretta du Point auraient eu un jugement que les 3 demandeurs n’avaient même pas ?!! La CGT qui n’était pas dans la procédure CGC-CFDT-SNJ mais intervenant a posteriori, l’aurait donc eu aussi pour affirmer, dès la fin de matinée, que les demandeurs étaient déboutés ?!!! Quant à FO aucun de ses représentants n’était présent au TGI le 16 février. Comment ont-ils pu communiquer sur ce jugement avant tout le monde ?

En fin d’après midi du 30 mars, la CGT/FO sortait un tract (à chacun le sien) qui une fois de plus mettait en avant le double jeu auquel le tandem se livre avec la direction depuis des mois et des mois.

Les salariés qui ne sont plus dupes, ont pu lire notamment sur le torchon de FO ( * voir en tout bas de page) : « J-69…date butoir à laquelle nous devons parvenir à un accord cadre avant le 7 juin [« grâce au soutien des salarié »,…cela ne s’invente pas, c’est écrit].»

Quand au papier de la CGT, il est du même tonneau ; voila ce qui est également écrit : «La CGT l’a dit et répété, nous ne pouvions pas prendre le risque de nous retrouver au soir du 7 juin avec pour seule couverture la convention nationale des journalistes sans son avenant audiovisuel, l’accord d’entreprise FTV SA qui ne couvre aucun des métiers de l’audiovisuel…et le Code du travail ».

A vomir, il faut le répéter. Le couple CGT/FO qui appelait à la grève le 21 mars puis levait son préavis sans rien avoir obtenu, « ne pouvait pas prendre le risque de se retrouver au soir du 7 juin dans 69 jours sans rien» !!!!
Donc il continuait à discuter avec la direction et à vouloir signer un texte bidon véritable humiliation pour les salariés.

Les gesticulations malsaines de l’alliance CGT/FO chaque salarié en a soupé…devant la direction, c’est un discours, devant les salariés un autre.

Le SNPCA-CGC tient donc à démentir les propos de certains titres de Presse ainsi que de la Direction qui affirment que « les syndicats ont le dos au mur après le jugement du TGI…et que seules les concessions « historiques » obtenues par la CGT, après ses préavis de grève [qui ne valent absolument rien] constituent un PLUS ». Quel baratin.

C’est pourquoi, le SNPCA-CGC avec la CFDT et le SNJ ont mandaté dès hier, expressément leur avocat pour qu’il fasse appel de ce jugement…L’Appel est donc en route ; les actes de procédure sont lancés. Pour la FIN des conventions annoncée par la triplette « CGT /FO /DIRECTION » prête donc à tirer un trait sur une trentaine d’années d’acquis sociaux, RIEN n’est encore joué.

Ce combat nous le menons pour le gagner dans l’intérêt des salariés.



(*)

mardi 30 mars 2010

Dans un article intitulé " Je ne pense pas avoir démérité" dixit J-J Aillagon, Le Monde évoque sa succession à Versailles

Jean-Jacques Aillagon "ne pense pas avoir démérité"
extrait de l'article de Michel Guerrin LE MONDE | 24.03.10 | 15h51 • Mis à jour le 25.03.10 | 15h58

Jean-Jacques Aillagon a semble-t-il eu rendez-vous, jeudi 25 mars, avec Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée. Une rencontre "prévue de longue date".
Il a rencontré, il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy, puis Frédéric Mitterrand, pour les informer qu'il était candidat à sa succession à la présidence du Château de Versailles. "Je n'ai pas reçu une réponse expresse, mais plusieurs indices me laissent penser que ma demande aura une réponse positive".

"J'ai aussi pris connaissance, hier, de la rumeur selon laquelle Xavier Darcos me succéderait le 7 juin 2010"... j'ai interrogé des collaborateurs du président de la République, qui m'ont rassuré."

Simple rumeur? Xavier Darcos ayant quitté son poste ministre du travail après la défaite de la droite aux élections régionales, l'annonce avait rapidement été faite que "Mr Darcos était appelé à d'autres fonctions".

Selon Le Monde, l'ambassade de France à Rome ou la direction de CulturesFrance, une agence chargée du rayonnement de la culture française à l'étranger, lui aurait té proposées. L'ancien ministre aurait refusé ces deux postes.
IEn revanche, toujours selon Le Monde, il en aurait donc accepté un troisième : la présidence du Château de Versailles où il y remplacerait ainsi Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture.

Joint au téléphone mercredi 24 mars, M. Aillagon ne cachait pas son doute : "Je n'ai aucune information à ce sujet. Personne ne m'a informé que Xavier Darcos serait appelé à me succéder. Personne ne m'a demandé de faire mes bagages. Mais je vois que ce dernier essaie de forcer le mouvement, et peut-être rêve-t-il de ce poste."

M. Aillagon remarque aussi que, selon une rumeur, l'ancienne ministre de la culture, Christine Albanel, allait remplacer Bruno Racine à la présidence de la Bibliothèque nationale de France. "Jusqu'au moment où on a appris qu'elle rejoindrait France Télécom", dit-il. Il ajoute : "J'ai même entendu dire que Denis Tillinac et Patrick de Carolis me remplaceraient !".

En affirmant qu'il veut rester à Versailles, Jean-Jacques Aillagon dit qu'il n'en fait pas "un caprice". "Je respecte évidemment le pouvoir de décision du président de la République et du premier ministre. Et je sais que Versailles peut susciter des convoitises. Mais un grand établissement comme Versailles a besoin de stabilité. J'ai mis en place des chantiers. Un mandat de trois ans, c'est frêle pour mener à bien un projet."

La position de M. Aillagon est fragilisée par son âge : il aura 65 ans le 2 octobre 2011, ce qui ne lui permettrait pas d'achever un deuxième mandat. "Je souhaite achever ma vie professionnelle en 2011 à Versailles, tout en travaillant avec mon successeur, afin d'assurer la continuité."

M. Aillagon, s'il est évincé, peut trouver cela injuste. Car son bilan est bon. L'établissement qu'il dirige, un des plus visités de France, à battu des records de fréquentation : 6 millions de visiteurs par an pour le château, 10 millions pour l'ensemble du site.

Dans un établissement surtout fréquenté par des touristes, donc dépendant de la conjoncture économique mondiale, cette excellente fréquentation est en partie liée à une politique d'expositions temporaires, qui ont aussi dynamisé l'image du lieu. M. Aillagon a notamment fait entrer en force l'art contemporain au château, par exemple avec l'exposition Jeff Koons, en 2008, qui a eu un grand retentissement.

M. Aillagon a également mené à bien plusieurs campagnes de travaux, qu'il avait initiés quand il était ministre de la culture, entre 2002 et 2004. En place à Versailles, il a amélioré l'accueil et contribué à rénover le bâtiment comme les jardins. Et il a programmé une deuxième tranche de travaux.

Il souhaite aussi poursuivre les acquisitions d'objets visant à remeubler un château qui a été vidé de sa substance durant la Révolution. "Notre bilan d'acquisition est déjà impressionnant", dit-il. Il a aussi remis en route l'Opéra royal logé dans le château.

Son bilan, dans la recherche de mécénat, est aussi solide : autour de 16 millions d'euros en 2008, 8 à 10 millions en 2009, alors que la conjoncture était mauvaise. "Mais le mécénat repart fort, indique M. Aillagon. J'ai signé un gros contrat de compétence avec l'entreprise de travaux publics Colas pour la rénovation des terrasses et allées, un autre avec Vinci. D'autres sont en négociation." M. Aillagon, s'il est débarqué, a-t-il l'impression de payer son attachement à Jacques Chirac ? "Au moment où François Baroin entre au gouvernement, je ne crois pas. Nicolas Sarkozy a toujours marqué de la cordialité à mon égard."

Jean-Jacques Aillagon tient également un blog remarqué, consacré notamment à la vie culturelle, où sa parole est franche. Il a eu aussi des mots durs, dans Le Monde, sur le fonctionnement du ministère de la culture, évoquant même sa disparition. "Je suis très attaché à ma liberté, mais je suis resté dans le cadre de ce qu'on peut tolérer d'un serviteur de l'Etat." Que fera-t-il s'il doit partir ? "Je n'y ai pas pensé. Parce que je ne pense pas avoir démérité."

Versailles, en revanche, permettrait vraisemblablement à M. Darcos, professeur agrégé de lettres, de replonger dans la culture classique, une de ses passions, tout en restant en contact avec la gestion d'un établissement lourd, ce qu'il souhaitait!

Carolis n'en a pas fini avec la Justice.

« Choquant et révoltant. Alors que son ambition était de dénoncer les dérives de la téléréalité, le Jeu de la mort en fait l’apologie », estiment deux figures du PS Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès qui dénonçant une « incitation à la violence » ont déposé plainte contre les auteurs du documentaire.

Hier, leur avocat, Me Gilles-Jean Portejoie, a saisi le doyen des juges d’instruction de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). La plainte dénonce donc une « provocation directe à la commission d’atteintes volontaires à la vie et à l’intégrité de la personne », réprimée par la loi de 1881 sur la liberté de la presse. « C’est une véritable incitation à la violence », décode Me Portejoie. Les plaignants visent l’auteur et les réalisateurs du documentaire, ainsi que le directeur des programmes de France Télévisions.

« Il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté d’expression et de création. Le but est de clarifier ce qui est permis à la télévision et ce qui ne l’est pas », explique Marie-Noelle Lienemann, 58 ans, députée européenne.
« Nous ne jouons pas les pères la vertu, mais on ne peut pas dire et présenter n’importe quoi au nom d’une liberté sans frein », renchérit Paul Quilès, 68 ans, maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn).

Dans leur démarche, les concepteurs du « Jeu de la mort » ont voulu dénoncer les capacités de la télé à manipuler les esprits et analyser le processus. Selon les plaignants, c’est un échec. « Les auteurs ont tout simplement incité les candidats à commettre des actes de torture. », jugent Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès. « Dénué de tout intérêt scientifique, ce reportage n’est plus qu’une banalisation choquante de la violence », peut-on lire dans leur plainte.

C'est pourquoi, les deux anciens ministres attaquent les auteurs du « Jeu de la mort » ainsi que le diffuseur dans cette plainte....
Ces anciens ministres socialistes du Logement et de l’Intérieur ont été scandalisés par ce documentaire où les participants d’un jeu télé factice infligent des décharges électriques, dont certaines mortelles, à un candidat sans savoir qu’il s’agit d’un comédien.

Les deux ex-ministres soulignent aussi que « le Jeu de la mort » a été programmé sur le service public en prime time, sans précaution particulière hormis un avertissement destiné aux téléspectateurs de moins de 12 ans.
"C’est d’autant plus grave", argumente Paul Quilès, que, comme le prévoit sa charte, France Télévisions s’abstient en général de montrer, notamment dans les journaux, le spectacle de la violence pour la violence. « Imaginons l’impact du Jeu de la mort sur les esprits fragiles ou sur un jeune de 13 ans qui aura pris cette émission en cours ! »

De son côté, Marie-Noëlle Lienemann ne décèle aucune vertu dans le documentaire. « Au bout du compte, le spectateur risque de retenir qu’une majorité de gens sont manipulables, et donc pas responsables », redoute l’élue PS.
Il appartient désormais à la justice de dire si oui ou non le « Jeu de la mort » avait une vertu éducative ou était une incitation à la violence.

Article extrait du journal "Le Parisien"
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La vente de France Télévisions Publicité contestée par par Laurence Girard pour Le Monde.

lisez l'article dujournal Le Monde"La vente de France Télévisions Publicité contestée", par Laurence Girard

La vente de la régie publicitaire de France Télévisions à Publicis et Stéphane Courbit pose "un problème déontologique". Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication, n'a pas fait dans le détail, lundi 29 mars, lors d'un déjeuner avec la presse, en critiquant énergiquement les conditions de cette cession. "Il va falloir qu'ils changent le périmètre de leur activité économique. Ils ne peuvent pas être juge et partie. On est dans une situation a priori malaisée à résoudre", a-t-il ajouté.


Ces déclarations du ministre de tutelle de France Télévisions interviennent au moment où Patrick de Carolis, PDG du groupe d'audiovisuel public, mène des négociations exclusives avec le tandem Publicis-Lov Group, la holding de Stéphane Courbit, pour céder 70 % du capital de France Télévisions Publicité (FTP). Un choix qui suscite des critiques et interrogations de plus en plus nombreuses.

La première voix à s'élever a été celle de Dominique Wolton, sociologue des médias, administrateur de France Télévisions, qui s'est abstenu, début février, lors du vote entérinant le choix du repreneur. "C'est un débat de morale publique. La télévision publique appartient aux Français. Il me semblait précipité de céder la régie alors que Bruxelles venait de retoquer la taxe sur les opérateurs de télécommunications qui devait compenser la suppression de la publicité à la télévision", explique-t-il avant de souligner les "conflits d'intérêts et l'impossibilité de bâtir une muraille de Chine entre la régie et les intérêts particuliers des repreneurs".

D'autres voix ont exprimé leur rejet du projet, comme celle de Guillaume Pannaud, président de l'agence TBWA-Paris du groupe publicitaire américain Omnicom (Le Monde du 12 février). En ligne de mire, l'entrée de son concurrent Publicis au capital de FTP, qui induirait, selon lui, des risques de conflit d'intérêts, le groupe publicitaire étant conseil en stratégie médias, acheteur d'espace publicitaire mais aussi vendeur d'espace.

Les sociétés d'auteur comme la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et la Société civile des auteurs multimédias (SCAM) ont à leur tour tiré la sonnette d'alarme, demandant une "suspension immédiate du processus de vente". Elles arguent tout à la fois des problèmes économiques, affirmant "que le flou règne sur le financement du service public à long terme et que de nombreuses voix de parlementaires s'élèvent pour souhaiter le maintien de la publicité en journée après 2011", et des problèmes d'ordre déontologique, estimant que "le risque de conflit d'intérêts est loin d'être nul, les acquéreurs ayant déjà des positions établies dans la production audiovisuelle et dans l'achat d'espaces publicitaires".

Des questions que se sont posées les deux groupes de travail créés par France Télévisions et qui avaient mandat du conseil d'administration pour étudier les garanties de cession de FTP. L'un piloté par Damien Cuier sur les aspects commerciaux et concurrentiels, l'autre par Patrice Duhamel sur les aspects éditoriaux. Ce dernier, qui a auditionné M. Courbit, a conclu à l'impossibilité de conjuguer activité de production et activité de régie, en se plaçant sur le plan de l'éthique. Or, M. Courbit, par le biais de sa société de production Banijay, possède la société de l'animateur et producteur Nagui, qui vend de nombreuses émissions au service public.

Ces conclusions pourraient être soumises aux administrateurs lors d'un prochain conseil fixé au 13 avril. Le processus de cession de FTP est-il plombé ? Certains le pensent. Ils évoquent une réunion à l'Assemblée nationale, prévue le 7 avril, ayant pour thème la télévision et la publicité un an après la loi de mars 2009, qui a entériné l'arrêt de la publicité sur France Télévisions après 20 heures en 2009 et sa suppression totale fin 2011. C'est cette loi, dont l'initiateur n'était autre qu'Alain Minc, conseiller de M. Courbit et actionnaire de sa holding financière, qui avait justifié le processus de cession de FTP. Or, des députés s'expriment pour un maintien de la publicité avant 20 heures. Ce qui remettrait en question la nécessité de la vente de la régie.

Mais en toile de fond se joue une autre bataille politique, celle de la succession de M. de Carolis, dont le mandat expire en août.

Laurence Girard
Article paru dans l'édition du 31.03.10

Il convient, ici, de toujours avoir en mémoire l'interview de Carolis du 5/02/10 au JDD: « France Télévisions n’a subi aucune influence. Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas. »!!!!!

Réorganisation à France Télé : un foutoir sans nom révélateur d’une totale impréparation sur fond d’humiliation permanente des salariés.

Réorganisation à France Télé : un foutoir sans nom révélateur d’une totale impréparation sur fond d’humiliation permanente des salariés.

Depuis l’avis rendu en CCE par la CGT le 15 décembre 2009 qui a permis à Carolis de penser mettre en œuvre sa réorganisation sans queue ni tête, les salariés qui refusent leur nouveau « POSITIONNEMENT » (autant incompréhensible que le « fonctionnigramme » que la direction tente de mettre en place le plus illégalement qui soit) sont de plus en plus nombreux à nous saisir, à descendre voir le médecin du travail ou à se faire arrêter par leur médecin traitant.

Pour le SNCPA-CGC pour sa part dit, redit et réaffirme que vous n’avez pas à accepter une nouvelle « affectation » ou un nouveau « positionnement ». La lettre du 4 janvier signée Maisonneuve qui n’a de toute façon aucune portée légale, le dit clairement : « nous vous rappelons qu’il est indispensable que vous assuriez la continuité de vos activités… »

Cette lettre ne peut, en aucun cas, correspondre à une quelconque acceptation de votre part d’une modification de votre contrat de travail.

Rappelons qu’ « en cas de transfert d'entreprise, le nouvel employeur est tenu de toutes les obligations qui incombaient à l'ancien à l'égard des salariés dont le contrat de travail subsiste. »

France Télévisions n’a donc pas la possibilité de modifier le contrat de travail du salarié « repris » dit transféré automatiquement qui continue de produire ses effets sans qu’il soit besoin de signer un nouveau contrat de travail ou même un avenant. La loi du 7 mars 2009 renforce même dans le cadre de la « fusion-absorption » ce principe.

Vous n’avez donc pas à signer un nouveau contrat de travail ni même un quelconque avenant. Au cas où la direction essaierait de vous mettre la pression, écrivez leur simplement ces quelques lignes :

« Madame, Monsieur,

L'article L. 1224-2 (ex L. 122-12-1) du Code du travail indique qu’en cas de transfert, mon contrat de travail est automatiquement transféré sans qu’il soit nécessaire de signer un nouveau contrat de travail ou même un avenant, disposition renforcée par la loi du 7 mars 2009. Je ne vois donc pas au nom de quoi je devrais accepter une nouvelle affectation ou un nouveau « positionnement » qui de facto modifierait mon contrat.

La seule affectation que je connaisse est celle qui correspond actuellement à mon contrat de travail qui reste en l’occurrence juridiquement inchangé.
En aucun cas, le vocable « affectation » ou « positionnement » utilisé, ne correspond à une quelconque acceptation de ma part d’une modification de mon contrat de travail tant sur ma qualification, mon poste, mon activité et l’exercice des fonctions qui sont les miennes ou bien une quelconque mobilité géographique dont vous pourriez vous prévaloir avec une signature au bas d’un courrier.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées ».

lundi 29 mars 2010

Enceinte de 6 mois, modèle parfait d’intégration, employée d’une filiale de France Télé, elle est virée du jour au lendemain de l’émission de Taddéi

Enceinte de 6 mois, modèle parfait d’intégration, employée d’une filiale de France Télévisions, elle est virée du jour au lendemain de l’émission de Taddéï.


Elle attend un heureux évènement. Ses collègues ne parlent que de ça. De toute façon, cela se voit déjà depuis plusieurs semaines. Enceinte de 6 mois donc, travaillant sur l’émission de Frédéric Taddeï « Ce soir où jamais » depuis l’origine, elle est jetée comme une malpropre du jour au lendemain.

Tout le monde s’en fout. Femme, née au Maroc et qui plus est attendant un « mouflet », qui s’en soucie ? Personne !!! Tes affaires, tu les prends « ce soir où jamais » et tu dégages… avec en prime une interdiction de site pour l’émission de Taddéï.

Ses droits en tant que salariée sur l’émission, après 450 « numéros » de la première à la dernière (tout du moins, au moment où on lui a dit « ton contrat n’est pas renouvelé »), elle n’en aurait aucun selon France Télévisions. C’est ce que nous allons voir.

Donc, notre future maman qui prenait la nationalité française et son 2ème prénom, à l’âge de 20 ans, pour pouvoir, alors, travailler et qui est pourtant, depuis des années, un modèle d’intégration et de réussite, la voilà virée sans raison !!! A moins qu’elle n’ait soulevé un lièvre… !!!!

Aujourd’hui, la HALDE est officiellement saisie, la Tutelle l’est aussi, le SNPCA-CGC qui prend sa défense va déposer une procédure aux Prud’hommes pour licenciement abusif sans aucune cause. Le syndicat étudie également le dépôt d’une plainte au pénal pour discrimination. Imaginez, à quelques semaines de l’accouchement, l’état psychologique dans lequel elle se trouve.

Quant à la « Production », la « dir-prod » n’a pas donné à la collaboratrice émérite la moindre explication, refusant même d’établir le moindre écrit. Le DG Yves Garnier, cela ne le concerne pas alors qu’il est visiblement au courant du lièvre....
Et si le lièvre était en réalité un « gros garenne » avec plus de témoignages qu’il n’en faut pour faire sauter la marmite ?!

L’émission « phare » de France Télévisions « Ce soir où jamais » serait-elle intouchable ? MFP qui la produit, la fabrique et la réalise également !!! Mais nul n’est au dessus de la Loi. Une femme enceinte fut-elle réellement en CDDU ne peut se retrouver dehors à 3 mois d’accoucher sans aucune raison.

France Télévisions souhaitait sûrement que cette histoire ne s’ébruite pas…trop tard. Cerise sur le gâteau, renseignements pris, notre future maman n’est pas la seule à subir le même sort…

vendredi 26 mars 2010

Le couple CGT/FO partenaire indéfectible de la direction, continuera ses bobards jusqu’à la signature d’un nouvel accord minimaliste dit « socle »....

Le couple CGT/FO partenaire indéfectible de la direction, continuera ses bobards jusqu’à la signature d’un nouvel accord minimaliste dit « socle » qui se substituera aux Conventions Collectives et scellera leur mort définitive…


Le SNPCA-CGC n’a pas l’intention de laisser faire le binôme CGT/FO serviteur zélé de la direction pour qu’il signe avec cette dernière, avant le jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris saisi par le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ prévu pour le 7 avril 2010, un texte qui se substituerait aux Conventions Collectives et scellerait leur mort sans appel !
Il faut quand même entendre Chauvelot dire en réunion pour négocier et signer un 2ème accord de méthodologie: « Avec cette signature, la CGT veut ajouter du droit au droit »…Des comme ça, fallait oser !!!!!

Il faut également entendre les relais CGT, en Régions comme à Paris, expliquer pour justifier la levée du préavis de grève, affirmer: « Qu’après le 7 juin 2010, il n’y a plus rien »…C’est totalement faux et leur soi-disant protocole de sortie de grève qui « garantirait » aux salariés « un minimum de couverture » plutôt que l’application simple du Code du travail » est un leurre.

Voila pourquoi leur protocole est du vent :

S’agissant de la Convention Collective dont faut-il le rappeler, le duo CGT/FO demandait le maintien:

1/ La CGT/FO prétend avoir obtenu des « garanties de progression salariale pour tous et tout au long de la vie » ! PIPEAU.
« tout au long de la vie »
!!! Comme si les salariés travaillaient de la naissance à la mort !!! Quelle fumisterie, particulièrement, au moment où il est question de reculer l’âge de la retraite. De surcroît, la progression salariale était déjà garantie par 2 éléments de rémunération automatiques de la Convention Collective applicables à tous : l’ancienneté et les niveaux tous les 4 ans…qui disparaissent du nouveau texte validé par le trio CGT/FO/DIRECTION.

Donc du vent, aucune avancée bien évidemment mais un net recul…et lorsqu’on lit « La direction s'engage à faire évoluer ses dernières propositions dans le cadre de la négociation », chacun aura compris ce que valent les engagements de la direction. Le reste du texte n’est que foutaise « la revalorisation annuelle des minima salariaux » qui seront tellement bas que quasiment personne ne sera concerné… « un comité suivi des salaires » qui n’aura aucun pouvoir et se fera balader en permanence…et « un dispositif prévoyant la revalorisation annuelle des minima salariaux dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire N.A.O. » qui est en réalité une réunion obligatoire annuelle prévue par le Code du travail.

2) La CGT/FO prétend avoir obtenu le « Respect des métiers et reconnaissance des qualifications, l’abandon de nouvelles fonctions, notamment (TAR (technicien audiovisuel de reportage) et JPQ (journaliste pluri- qualifié) » ! PIPEAU.
« La définition des métiers et des emplois, en cohérence avec celle retenue dans le champ professionnel ainsi que le positionnement des métiers et des emplois dans la classification » était déjà garantis par la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien…points qui disparaissent du nouveau texte validé par le trio CGT/FO/DIRECTION. Aucune avancée bien évidemment mais un net recul.

3) La CGT/FO prétend avoir obtenu le «respect et la reconnaissance de l’expérience pour les fonctions administratives »…parce que ce n’était pas le cas avant ????? PIPEAU.

Et de s’empresser de préciser que: « chaque collaborateur peut accéder au cours de sa carrière professionnelle au statut "Confirmé" puis au statut "Expert" selon des modalités à définir dans le cadre de la négociation de la convention collective. ». Quelle fumisterie, là aussi. « Des modalités à définir » dans le nouveau texte que veut mettre en place la direction ! Au passage la direction en profite pour glisser la notion de "Confirmé" avant celle d’ "Expert" qui n’était pas dans la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien…palier supplémentaire compris dans le nouveau texte validé par le trio CGT/FO/DIRECTION. Aucune avancée bien évidemment mais un net recul.

Et l’on passe sur le baratin «analyse des carrières et de l’expérience des personnels administratifs ayant une ancienneté importante pour s’assurer de l’équité de traitement au moment de l’intégration dans le nouveau système rémunération ». La direction n’avait-elle pas balancé ses salades, fin 2009, avec les 1.800 mesures qui tenaient soi-disant compte de ces critères !!!!!

4) La CGT/FO prétend avoir obtenu « des droits individuels garantis collectivement pour les cadres » ! Parce que, là aussi, ce n’était pas le cas avant ????? PIPEAU.

Et la direction place en douce avec la bénédiction des 2 compères « un niveau confirmé et un niveau expert pour tous les salariés avec une soi-disant une augmentation salariale de x % et que toute promotion entraîne une augmentation d’au moins x % ». (sans dire ce que représente X et sans aucune garantie). Ben voyons !

La direction dans ses documents annonce 4% alors que la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien, prévoyait 3,5% pour un avancement et 7,5% pour une promotion.
Voila ce que valide la CGT/FO qui indique par ailleurs que «chaque salarié, quel que soit son statut dans l’entreprise, peut se faire assister, s’il le souhaite, par une personne salariée de l’entreprise lorsqu’il sollicite un entretien avec son supérieur hiérarchique » mais cela a toujours été et cette disposition figure dans la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien, notamment son préambule sur les usages et les accords d’entreprise.

La plus grosse supercherie ce sont les « modules de des formations destinées à l’encadrement sur son rôle social à France Télévisions ». Aucune avancée bien évidemment mais une incroyable langue de bois.

5) La CGT/FO prétend avoir obtenu « Un déroulement de carrière qui tienne compte des qualifications, de la formation, de l'expérience, de l'ancienneté »…« La direction s’engage à ce que la formation, la qualification, reconnues par des diplômes et certifications, ainsi que l’expérience occupent une place incontournable dans le déroulement des carrières ». PIPEAU.

Encore heureux, vous faites des formations, vous passez des diplômes et la direction n’en tiendrait pas compte ????
Tout cela était écrit noir sur blanc dans la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien, mais qui plus est s’agissant de la formation professionnelle fait l’objet d’accord nationaux étendus et signés par l’ensemble de s partenaires sociaux. Aucune avancée bien évidemment mais le respect des textes et accords existants !

Le plus gros et ce que le duo CGT/FO a le plus de mal à faire gober, c’est le phrase « l’ensemble de ces éléments sera examiné lors de la négociation de la convention collective. »…Le texte que veut refourguer la direction…..rien n’est donc acquis !

6) La CGT/FO prétend avoir obtenu « la garantie que la mobilité sera choisie et que le principe de la mobilité géographique relèvera d’un choix du salarié sera inscrit dans la convention collective » ! PIPEAU.

Rappelons que l’employeur qui tente de modifier unilatéralement le contrat de travail du salarié, viole l'article du code du travail L.1224-2 (ex L. 122-12-1).
Le contrat de travail du salarié « des ex chaînes de FTV» continue de produire ses effets sans qu’il soit besoin de signer un nouveau contrat de travail ou même un avenant, la loi du 7 mars 2009 renforce même dans le cadre de la « fusion-absorption » ce principe.

Tout cela était écrit noir sur blanc dans la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien, mais qui plus est dans le Code du travail. Aucune avancée bien évidemment mais le respect des textes et du Code du travail.

7) La CGT/FO prétend avoir obtenu « Le respect des durées maximales du travail, des temps de transport, et la non généralisation du forfait jour, le maintien de l'accord du dimanche et son extension au samedi, l’abandon de la coupure des 4 heures dans une vacation quotidienne » ! PIPEAU.

« La direction garantit, que quel que soit le mode d’organisation du travail, elle assure que les limites légales applicables en matière de durée du travail seront respectées pour toutes catégories de personnels » mais c’est la loi !!! Tout cela était écrit noir sur blanc dans la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien, mais qui plus est dans le Code du travail. Aucune avancée bien évidemment mais le respect des textes et du Code du travail.

Concernant spécifiquement le forfait jours, personne n’en a jamais parlé sauf la direction et seul le couple CGT/FO qui prétend avoir arraché sa « non généralisation » alors le sujet n’a rein à voir avec le maintien de Convention Collective demandé par la CGT et FO.

8) La CGT/FO prétend avoir obtenu «un paritarisme rénové pour un dialogue social digne de ce nom ». PIPEAU.

« La direction s'engage dans ses propositions de négociations salariales, à laisser toute leur place aux représentants des salariés dans leur rôle de garants du respect des textes conventionnels, de l'équité de traitement des salariés » mais là encore, c’est la loi !!! Et puis, tout cela était écrit noir sur blanc dans la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien, mais qui plus est dans le Code du travail. Aucune avancée bien évidemment mais le respect des textes et du Code du travail.

Cerise sur le gâteau : « La direction s’engage à réouvrir la discussion pour les niveaux de sanctions inférieures à la mise à pied. »...Qu’est-ce que cela vient faire dans la demande de maintien des Conventions ? Quant à cette échelle de sanctions, elle est inscrite dans la loi.
Et puis, tout cela était écrit noir sur blanc dans la Convention Collective dont CGT/FO demandait le maintien, mais qui plus est dans le Code du travail. Aucune avancée bien évidemment mais le respect des textes et du Code du travail.

9) La CGT/FO prétend avoir obtenu «que la direction s’engage à étudier et à mettre en oeuvre tous les moyens permettant de respecter le délai du 7 juin 2010. »
Là c’est le pompon et cela vaut d’être encadré

Le duo signataire explique avoir obtenu ce que le direction tente d’imposer depuis des mois, qui plombera définitivement les salariés et qui permettra à Carolis de finir d’appliquer sa réforme.

C’est tout simplement se foutre du monde.

Le reste avec les points 10, 11, 12, 13 et 14 c’est du même tonneau.

10) La CGT/FO prétend avoir obtenu « le maintien des 900 postes rendus vacants par les départs en retraite et leur comblement par l'embauche CDD maintenus dans la précarité » alors que la direction écrit pourtant « ne pouvoir s'engager à combler les postes rendus vacants par les départs ». ÉNORME PIPEAU….ET SURTOUT L’EXEMPLE PARFAIT DE L’ENFUMAGE.

11) La CGT/FO prétend avoir obtenu « La relance des programmes régionaux en info et au delà de l'info avec des créneaux et des moyens pour les antennes de proximité ». PIPEAU.

La direction écrit d’ailleurs qu’elle « souhaite multiplier la nouvelle dynamique mise en place… » Un souhait, tout au plus avec « une réflexion globale » mais surtout rien, ni de garanti, ni de concret.

12) La CGT/FO prétend avoir obtenu « des moyens humains dédiés aux nouveaux supports de diffusion ». PIPEAU.

La encore, la direction écrit « La mise en place des nouvelles organisations, fera l'objet de concertations avec les représentants des salariés ».
Une concertation future, sans délai fixé pour aboutir à quoi que ce soit …rien non plus, ni de garanti, ni de concret et selon un calendrier qui devrait faire l’objet d’un vote !!!!!

13) La CGT/FO prétend avoir obtenu « des télés pays de plein exercice en outre mer pour faire face à l'arrivée de la TNT avec des moyens financiers, matériels et humains suffisants ». PIPEAU.

La direction garantit 5 millions d’euros pour cela en 2010 pour « renforcer les contenus »…Non seulement ce chiffre est ridicule mais surtout, que vient-il faire dans les demandes de maintien des conventions collectives et du gel de la réorganisation ???

14) La CGT/FO prétend avoir obtenu «un contrôle effectif de la réorganisation, dans le respect des instances existantes (CCE, CE, CHSCT, DP) »

Là aussi, c’est le pompon et cela mérite comme pour le point 9 d’être encadré.

Le duo signataire explique avoir obtenu ce que le direction signe un accord de méthodologie 2 qu’elle tente d’imposer depuis des mois, qui plombera définitivement les salariés et qui permettra à Carolis de finir d’appliquer sa réforme…dans le respect des instances de représentation des salariés.

Il convient donc, de le dire et de le redire, contrairement aux salades de l’inséparable couple CGT/FO, ce soi-disant protocole, prétexte pour lever leur préavis de grève du 21 mars 2010, c’est du vent, du vent et encore du vent.

Et ce n’est pas comme certains trouvent encore le moyen de le prétendre « un plus » sur l’air de « si on n’avait pas signé ça, c’était plus rien ».

Il s’agit là, ni plus, ni moins, d’un renouvellement de passeport : celui que la CGT et FO ont donné à Carolis avec la signature de l’accord de méthodologie (et son calendrier au 4 janvier 2010) puis l’avis de la CGT le 15 décembre 2009 au CCE qui ont permis, et vont continuer de permettre, à Carolis de poursuivre son entreprise de démolition.

La conclusion, elle est donnée par la direction de France Télévisions affirme n'avoir fait aucune concession aux syndicats.

Dixit Damien Cuier, directeur général de France Télévisions qui indiquait au Figaro, le 23 mars 2010, dans un article intitulé : « France Télévisions conteste avoir fait des concessions », que « les garanties données en matière de minima sociaux seraient parfaitement indolores».

Damien Cuier qui «contestait donc que France Télévisons ait fait des concessions aux syndicats» ajoutait « La direction n'a cédé sur aucun point capital….quant aux mesures générales salariales, elles ne devrait pas bouleverser le paysage dans la mesure où la totalité des salariés du groupe sont, de toute façon, au-dessus de ces minima »

Enfin, s’agissant du « plan de départs soi-disant volontaires, France Télévisions dit ne pas y renoncer, tout juste est-elle prête à jouer avec les non permanents » [autrement dit, à virer en masse les salariés non permanents].

N.B : Dans une énième séance dite de négociation, mercredi 24 mars, qui s’est soldée par une énième demande unanime de report de réunion, les syndicats ont justement demandé des explications à René Maisonneuve directeur général adjoint de France Télévisions sur ces propos tenus par Damien Cuier.

Le seule réponse René Maisonneuve a été : « JE NE SUIS PAS DAMIEN CUIER » (il est vrai qu’au 8ème c’est la débandade et que la solidarité, à quelques semaines du remplacement de Carolis, n’est plus de mise…à une exception près l’alliance CGT/FO qui ne ménage ni ses efforts, ni son soutien).

Le couple CGT/FO, ne rate du reste pas une occasion d’annoncer à la direction qu’il souhaite signer au plus vite un texte qu’ils appellent "socle".

jeudi 25 mars 2010

Vente de la régie publicitaire de France TV : 2 raisons de dire NON !

Lisez l'article mis en ligne dont voici le lien: http://www.sacd.fr/Vente-de-la-regie-publicitaire-de-France-TV-2-raisons-de-dire-NON.1548.0.html intitulé : "Vente de la régie publicitaire de France TV : 2 raisons de dire NON !"

La SACD et la SCAM regrettent vivement l’ouverture d’une négociation exclusive entre France Télévisions et le consortium LOV-Publicis concernant la vente de la régie publicitaire de France Télévisions.

Cette vente est en effet critiquable à bien des égards.

Sur le plan économique et politique, elle constitue une aberration en l’absence de toute garantie apportée par les pouvoirs publics de la suppression totale de la publicité sur le service public. Alors que de nombreuses voix de parlementaires de la majorité s’élèvent pour souhaiter le maintien de la publicité en journée après 2011 et que le flou règne sur le financement du service public à long terme, il parait inenvisageable et inopportun d’engager la régie publicitaire dans la voie de la privatisation dans un contexte qui manque singulièrement de visibilité.

En cas de maintien de la publicité après 2010, alors cette vente s’apparenterait à un effet d’aubaine pour le consortium qui l’aurait racheté.

Sur le plan déontologique, la SACD et la SCAM estiment que le risque de conflit d’intérêts est loin d’être nul, les acquéreurs ayant déjà des positions établies dans la production audiovisuelle et dans l’achat d’espaces publicitaires.

Aussi, les auteurs ne peuvent se résoudre à ce qu’aucune garantie ne soit prise pour éviter une confusion des genres entre programmes et publicité.

Afin de garantir l’indépendance éditoriale et financière de France Télévisions, la SACD et la SCAM demandent donc une clarification de l’avenir financier du service public et la suspension immédiate de la procédure de vente de la régie publicitaire du service public.

mercredi 24 mars 2010

Le couple CGT/FO a floué les salariés en levant le préavis du 21 mars sans que soit signé de protocole de sortie de grève.

Le couple CGT/FO a floué les salariés en levant le préavis du 21 mars sans que soit signé de protocole de sortie de grève.
Ils ne sont plus que quelques uns à croire encore les mensonges permanents de duo de bonimenteurs CGT/FO qui, la veille du 2ème tour des élections régionales, levait son préavis de grève, après avoir soi-disant signé un protocole.

Il apparaît, ce mercredi 24 mars, que le protocole n’a jamais été signé et que le texte serait toujours dans un parafeur sur le bureau de Carolis. D’ailleurs, au cours d’une réunion qui s’est tenue, lundi 22 mars 2010 dans les locaux de France Télévisions, le SNJ, le SNPCA-CGC et la CFDT ont demandé à la direction de leur faire parvenir une copie du protocole qui aurait été signé par elle et le binôme d’illusionnistes : CGT/ FO qui les avait conduit à lever leur préavis.

Les trois organisations souhaitaient mesurer le contenu de ce document, ainsi que ses incidences sur les négociations en cours, avant de se livrer à tout commentaire.
Reniant ses engagements (c’est la ixième fois), ce soi-disant protocole n’a toujours pas été transmis à la veille des négociations. Pour cause, renseignements pris, il n’est toujours pas signé !!!! (voir tract commun CFDT et SNPCA-CGC)

La direction imagine sans doute refaire le coup de Wallis et Futuna, signer le 12 janvier 2010 et dire ensuite que la date d’effet est au 8 mars 2009. C’est pitoyable. Quand bien même, le trio indigne : DIRECTION/CGT/FO aurait signé ce texte (ce qui n’est toujours pas le cas à l’heure où nous publions), le contenu étant tellement nul et sans relation avec leur protocole, que leur numéro « pré écrit » est d’autant plus minable.

Du reste, hier, Damien Cuer le DG de France Télévisions « contestait [dans une interview au Figaro] avoir fait des concessions aux syndicats »
« La direction n'a cédé sur aucun point capital et les garanties données en matière de minima sociaux seraient
[aux yeux de Damien Cuer, directeur général] parfaitement indolores». Pour lui, «les relever autant et en même temps que «les mesures générales» salariales, ne devrait pas bouleverser le paysage dans la mesure où la totalité des salariés du groupe sont, de toute façon, au-dessus de ces minima ».
Enfin, s’agissant du « plan de départs soi-disant volontaires, France Télévisions dit ne pas y renoncer, tout juste est-elle prête à jouer avec les non permanents » [autrement dit, à virer en masse les salariés non permanents].

Soi-disant avancées que le duo de pitres : CGT/FO aurait souhaité vendre aux salariés mais que le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ ont immédiatement dénoncées.

Une chose est sure, les salariés remontés contre les 2 serviteurs zélés de la direction, la CGT et FO, vont leur monter ce que représailles signifie et surtout, vont les empêcher de signer tout nouveau texte avec la direction qui coulera encore plus l’entreprise et les femmes et les hommes qui y travaillent.

France Télévisions conteste avoir fait des concessions

Nous vous invitons à lire ci-dessous, l'article de Paule Gonzales pour le Figaro:

France Télévisions conteste avoir fait des concessions

Par Paule Gonzales 23/03/2010 | Mise à jour : 18:51

La direction affirme n'avoir fait aucune concession aux syndicats pour qu'ils lèvent le préavis de grève qui menaçait de perturber la dernière soirée électorale des régionales

La direction de France Télévisions affirme n'avoir fait aucune concession aux syndicats pour qu'ils lèvent le préavis de grève qui menaçait de perturber la dernière soirée électorale des régionales. Au contraire. Elle n'aurait cédé sur aucun point capital. Les garanties données en matière de minima sociaux, seraient aux yeux de Damien Cuer, directeur général du groupe, «parfaitement indolores». En effet, «les relever autant et en même temps que «les mesures générales» salariales, ne devrait pas bouleverser le paysage dans la mesure où la totalité des salariés du groupe sont, de toute façon, au-dessus de ces minima ».

De même, France Télévisions affirme ne pas avoir renoncé à une forfaitisation du travail à la journée contrairement à ce que prétendait la CGT. «Nous n'y renonçons pas mais nous proposons un coup de pouce salarial à tous ceux - en l'occurrence ceux de France 3 - qui seront soumis à cette nouvelle durée du temps de travail comme nous l'avions fait précédemment pour les salariés de France 2», explique encore Damien Cuer.

Quant au plan de départs volontaires, France Télévisions est loin d'y renoncer. La seule modulation que la direction aurait accepté c'est «de ne pas avoir d'objectif de réduction d'équivalent temps plein par rapport à 2009». Une modulation d'autant plus facile à accepter qu'en 2009, le nombre de départs volontaires aurait été au-dessus des projections initiales et que la formulation du protocole d'accord permet de jouer avec les non permanents. Quant aux efforts sur les programmes régionaux et les 30 millions débloqués par la direction en faveur des télévisions de pays de l'outre-mer… ils avaient été validés par des conseils d'administration antérieurs ou décidés au moment du budget à l'automne dernier.

lundi 22 mars 2010

La CGT France Télévisions pousse les seniors vers la porte avec un tract à vomir

Le SNPCA-CGC a reçu un mail qu'on lui a fait suivre et émis à l'origine par le secréatriat administratif de la CGT France Télévisions.

Ce mail de la CGT, chacun l'aura compris, n'est bien entendu pas destiné au SNPCA-CGC mais aux sections de la CGT dans les divers établissements de France Télévisions et est donc accompagné en pièce jointe d'un projet de tract - à vomir -que chacune d'entre elles pourra "adapter".

L'émetteur ne fait aucun doute à la lecture du document. L'objet mentionné est le suivant: "Avantages individuels acquis - projet de tract ANNULE ET REMPLACE LE PRECEDENT ENVOI"

Voici maintenant le texte adressé aux sections CGT qui accompagne le projet de tract: "Je vous communique ci-joint le projet de tract que vous pouvez adapter pour vos AG, en prenant par exemple le prénom d'1 salarié/e qui douterait"

Ce tract indigne, ignoble et qui plus est mensonger, est une pression inadmissible exercée sur les salariés âgés de 60 ans pour qu'ils dégagent de l'entreprise au cas où ils n'auraient pas bien compris qu'après le 7 juin comme l'écrit la CGT "les avantages acquis et les conventions collectives tomberont et que seul le Code du travail s'appliquera"
[Ce qui est totalement faux puisque, si par extraordinaire le TGI de Paris dans son jugement qui sera rendu le 7 avril, venait à ne pas donner raison à la CGC, la CFDT et le SNJ qui l'ont saisi, les dispositions de l'accord France télévisions eux seraient applicables et s'agissant des indemnités de retraite et de licenciement, sont identiques à la Convention Collective. ndlr]

dimanche 21 mars 2010

Chapeau à tous...votre large mobilisation, toutes sensibilités confondues, nous donne encore plus de responsablité à vous défendre


Le SNPCA-CGC tient à souligner le courage de toutes celles et ceux qui ont porté haut et fort leurs convictions, qui se sont mobilisés dans le cadre du préavis de grève sur cette journée du 21 mars 2010 et qui ont adressé un message clair à la direction:

Ceux qui ont cru pouvoir abuser les salariés, en signant "un réel passeport à Carolis pour poursuivre et accélérer sa réforme avant le 7 juin 2010" vont voir la colère des salariés lorsqu'ils sont trompés.

L’analyse du SNPCA-CGC sur le texte proposé par la direction à la CGT et FO est la suivante : la direction s’engage à faire des efforts pour améliorer ses propositions actuelles (cette bonne blague !) et s’engage à signer avant le 07 juin notre enterrement à tous!

Cette grève, véritable rendez-vous des salariés qui se battent pour leur avenir, montre effectivement une chose - et ils peuvent rire ceux qui balancent des pourcentages sur le nombre total de grévistes [ 46% sur France 2 et il s'agit là du décompte de la direction prête à tout pour humilier et rabaisser les femmes et les hommes qui s'impliquent en donnant des chiffres moindres à la presse ] - que la détermination ne fait que commencer.

Oui cette grève s'est vue. (* voyez l'encart du Journal 20 Minutes). La soirée électorale de France 2 s'est déroulée dans la vingtaine de mètres carrés de la régie Finale. Sur France 3, elle à pu se faire grâce à une pression extrême de la direction sur les salariés et avec le concours de certains cadres qui se sont remis à la fabrication pour l’occasion, soit en exploitant ou encore en installant du matériel de remplacement !

Dès lundi 22 mars, nous nous réunissons avec nos partenaires CFDT, Sud, SITR, SRCTA et SNJ pour décider des actions à venir...Nous avons également prévu de voir la CFTC qui n'a pas levé son préavis et a refusé de signer un tel document.

Dimanche soir n’était qu’un début, une étape…Quand on défend ses convictions avec le cœur, on est toujours gagnant. Hier, il y avait du cœur à France Télé.

Pour les soirées électorales nationales, France Télévisions indique qu'elle fera "au mieux".

Pour le second tour des régionales, ce dimanche 21 mars au soir, France Télévisions communique à la Presse que pour "les éditions nationales, elle fera au mieux".

La direction croit dur comme fer que le scénario des Municipales 2010 où 100% des personnels avaient ,à la dernière minute, accepter quand même de faire l'émission bien que tous grévistes.

Ce qui s'est passé en 2008 ne se reproduira pas en 2010.

Le JT de 13h00 sur France 2 a été présenté depuis la Régie Finale de France 2 (un local d'une vingtaine de mètres carrés), par Laurent Delahousse en plan buste avec derrière lui un "carton" élections 2010 et qui débute ainsi: "cette édition vous l'aurez compris n'est pas réalisé dans les conditions normales du fait d'un mouvement de grèves de techniciens" .

L'édition nationale de la mi-journée sur France 3 se limitait à un "tout en image" avec pour explication le mouvement de grève.

Ce sera le même scénario pour le Journal de 20h00 de France2. L'édition du soir se déroulera dans les mêmes conditions et David Pujadas, lui aussi, devrait se retrouver en Régie Finale pour "annoncer la soirée"....La soiré électorale qui sur France2, n'aura tout simplement pas lieu.

La direction a prévu de mettre également en Régie Finale, le couple de présentateurs côte à côte, lisant des dépêches, annonçant des pourcentages, des estimations et ensuite des résultats. Quant aux débats d'après élections, aux invités politiques, la direction pourrait tous les décommander...il serait particulièrement malvenu de les faire se serrer comme des sardines dans un 20 mètres carrés.

La soiré électorale, sur France3 devrait vraisemblablement comme sur France 2, subir le même sort.

La direction qui n'a pas souhaité discuter, dans le cadre du préavis déposé lundi par le SNPCA-CGC, avec les représentants du syndicat préférant concocter avec l'alliance CGT/FO un simulacre de texte dit "de sortie de grève", en réalité une nouvelle trahison par le duo infernal contre l'ensemble des salariés, texte qui n'est que "un nouveau passeport donné par la CGT & FO à Carolis pour lui permettre de continuer sa réforme à marche forcée et imaginer la boucler avant le 7 juin 2010"!