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jeudi 7 juillet 2016

Après les fiches secrètes à France Télé, les fiches d'activité d'avant plan de licenciement collectif !

Après les fiches secrètes à France Télé, les "fiches d'activité" d'avant plan de licenciement collectif !   

La direction de France Télé a visiblement trouvé autre chose pour tenter de "dégraisser le mammouth" et supprimer des postes: le relevé d'activité individuel...afin de montrer à Bercy que les nombreux extérieurs qu'elle recrute actuellement à tire-larigot pour la chaîne d'info en continu préemptée par Audrey Azoulay que le CSA vient de satisfaire en lui attribuant le dernier canal disponible (le canal 27), seront compensés!

Son principe est simple; c'est un peu comme si les salariés de France Télé étaient les réparateurs d'une grande enseigne d'électro-ménager devant  remplir à chaque intervention et de façon détaillée un "relevé d'activité".

C'est pourtant l'ex-pédégé de Presstalis (ex-NMPP) qui devrait avec son ex financier faire l'objet d'une citation directe dans les mois qui viennent, connexe au procès qui va s'ouvrir après le renvoi en correctionnel de Patrick de Carolis, Bastien Millot, Camille Pascal et Bygmalion, avait dès sa nomination par Nicolas Sarkozy ajouté une dose de "service après vente" dans sa présentation devant le CSA avec son désormais célèbre "contrat de confiance".

Eh bien voila l'ex Orange prête à lui emboîter le pas!


Certains élus au CE du Siège (ceux de la CGC en l’occurrence) ont demandé des explications concernant des documents que s'est procuré le blog CGC Média et qui circulent dans différents services sous le logo France Télévisions avec une grille intitulé « Activité ».

La direction n'a d'ailleurs pas nié! Pour Frédéric Mautret l'ex bras droit de Murielle Beretti-Charles et ex délégué syndical CFTC lorsqu'il était avec elle chez Wolters Kluwer "Ça existe" (décidément il les collectionne!)  Il était presque amusé et pour un peu trouvait cela presque anecdotique!  

Sous ce vocable "Activité", il est pourtant demandé à chaque salarié de rendre compte par écrit de son activité sous couvert de dispositions qui seraient soi-disant légales « Mise en place d’indicateurs visant à évaluer votre activité, notamment auprès de la DRH pour le maintien des postes sur le périmètre d’activité. »

Non, non, vous ne rêvez pas !  La fin de l'écrit est assez invraisemblable et laisse ici entrevoir un plan de licenciements collectifs qui ne dit pas son nom: «Pour le maintien des postes sur le périmètre d’activité, il convient de justifier de votre activité»Autrement dit si les « indicateurs ne sont pas « convaincants » votre » poste pourra être supprimé.

Les élus qui ont révélé l'affaire et demandé que s’arrête immédiatement ce genre de pression sur les salariés, ont exigé de connaitre sur quels fondements légaux s'appuie France Télé pour mettre en place de telles pratiques.

mercredi 6 juillet 2016

Le fichage secret des salariés de France Télé nié publiquement par Ernotte prend une tournure politique.


Le fichage secret des salariés de France Télé nié publiquement par l'ex Orange Ernotte prend une tournure politique.

Le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne a, le 27 juin dernier, très officiellement interpellé par courrier (dont le blog CGC Média s'est procuré une copie) la ministre de la Culture et de la Communictaion sur les fiches secrètes mises en place à France Télévisions dont l'ex Orange avait au micro d'Inter publiquement nié l'existence avant d'annoncer leur destruction malgré une décision de Justice le lui interdisant et, au final, leur restitution qui n'aura évidemment jamais eu lieu (voir l'article du Canard) et dont le blog CGC Média qui les publie jour après jour, reprend aujourd'hui sa diffusion en bas avec (en bas de post) une 32ème fiche. 

Pour le député qui indique que "cette affaire n'est pas sans conséquences" ce système mis en place par Patrice Papet, l'ex dga/drh de Pflimlin conseiller de Ernotte qui a négocié jusqu'au bout des indemnités de licenciement pour plusieurs centaines de milliers d'euros et Murielle Beretti-Charles qui elle aussi a négocié de confortables indemnités de départ qui avait recruté pour faire le tour des régions Olivia Venner chargée d'expliquer comment remplir ces "maudites fiches"...mais pas que (il y en a d'autres!), la conclusion est sans appel : 

"Quelles sanctions seront prises à l'encontre des personnes coupables de ce fichage?
Quelles conséquences seront tirés de cette affaire de fichage au sein du groupe France Télévisions?
Quelles mesures seront mises en œuvre afin de rendre la climat plus serein au sein du groupe?" 




(*) Fichage de gueules à France Télé

Agnès Saal : le retour…« entre incompréhension et écœurement ».



Agnès Saal : le retour…« entre incompréhension et écœurement ».

Chacun se doute qu’après la publication de notre récent post « Audrey Azoulay réintègre Agnès Saal à son service, au ministère de la Culture » publié le 5 juillet dernier à 0h45, les commentaires que nous avons reçus sont allés bon train. 
Ils oscillent comme l’écrivent « Les Inrocks » dans l’article « Agnès Saal reconduite au ministère de la Culture »: « entre incompréhension et écœurement ».

Le blog CGC Média décidé de vous faire découvrir l’article précité qui ne mâche pas ses mots et de choisir, en premier lieu de diffuser, l’un des commentaires tout à fait dans le ton. 
« Un signe fort a également été donné par plusieurs titres de Presse qui se sont donnés le mot pour relayer de manière acritique l'affirmation du ministère selon laquelle la « victime »  s'était "remise dans les clous" (ben oui, ils sont comme ça, rue de Valois, ils aiment le langage simple).

Pourtant, sachant que la chère et tendre n'est pas censée avoir été en contact avec la rue de Valois durant son exclusion, cette affirmation est donc à prendre au premier degré : Agnès Saal a décidé de jouer à nouveau les crucifiées ! »  

Petite précision qui a son importance, elle ne percevra toutefois pas le salaire auquel elle pouvait prétendre à l’INA estimé sur le Net entre 12.000 et 15.000€ nets/mois – Ouf ! – mais plus vraisemblablement retrouvera celui qu’elle avait en rejoignant le ministère juste avant sa suspension présidentielle équivalant à celui d’un membre du Conseil d’État dont elle fait partie depuis 1990 soit depuis 26 ans (*) 

Le tableau ci-après pour un « hors échelle, dernier échelon » nous donne une petite idée tout de même. 



Voici donc maintenant l’article des « Inrocks » qui se fait l’écho du ras-le-bol général que ressent une très large majorité de français qui ne peuvent malheureusement que constater comme l’aurait dit Shakespeare qu’« Il y a quelque chose de pourri….. ».

« C’est, on l’espère, sans chauffeur qu’Agnès Saal a été reconduite au sein de la fonction publique le lundi 4 juillet 2016. Selon Le Monde, l’ancienne directrice du Centre Pompidou et de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), condamnée pour des frais de taxi extrêmement élevés est de retour au ministère de la Culture après 6 mois de suspension. Elle avait démissionné de la direction de l’INA le 28 avril 2015 après les révélations sur son goût immodéré pour les courses en taxis.


79.000 euros de frais de taxi.


Condamnée à 4.500 euros d’amende par le tribunal de Créteil pour ses frais de taxis à l’INA, 3000 euros d’amende et 3 mois de prison avec sursis pour ses frais de taxis au Centre Pompidou et avec 5.500 euros de frais de justice et de dommages et intérêts à verser à Anticor, l’association de lutte contre la corruption, Agnès Saal avait été exclue de la fonction publique par décret présidentiel.


Selon Le Figaro, la haut-fonctionnaire “était accusée de s’être fait rembourser 40.000 euros à l’Ina, dont 6.700 euros pour son fils, lequel possédait ses codes de réservation“. Tout cela sur une période allant seulement de mai 2014 à avril 2015. Des accusations auxquelles Agnès Saal avait répondu en plaidant le manque d’attention, notamment envers les dépenses de taxis effectuées par son fils, expliquant au Monde lui avoir laissé le code de taxi “en cas d’urgence“, ce qui ne l’a pas empêchée de plaider coupable.


Des faits qui s’étaient déjà produits lorsqu’elle dirigeait le Centre Pompidou, entre 2007 et 2014, via lequel elle s’était fait rembourser près de 39.000 euros de frais de taxi, et ce exclusivement entre janvier 2013 et avril 2014. 

“Remise dans les clous” selon le ministère


Selon Le Monde, Agnès Saal aurait terminé de payer ses amendes et divers remboursements. L’ancienne énarque (Issue de la promotion “Solidarité) est aujourd’hui en charge “d’une mission rattachée au secrétariat général du ministère, consistant à piloter la double démarche de labellisation ‘égalité professionnelle‘ et ‘diversité‘ engagée par le ministère“… [Le manque d’attention lui sera-t-il, là, préjudiciable ? Ça reste à voir. ndlr] 

Une suspension de courte durée qui a fait réagir Twitter, partagé entre incompréhension, amusement et écœurement.


Une habitude de la haute fonction publique culturelle ?


Mathieu Gallet, son prédécesseur à l’INA avait lui aussi été épinglé pour des frais hors-norme, en 2015, un an après son arrivée à la direction de Radio France. Alors que la maison ronde connaissait l’une des grèves les plus importantes de son histoire pour protester contre réductions budgétaires et plan social, les travaux effectués dans le bureau du nouveau PDG aurait été estimé à plus de 105.000 euros selon le Huffington Post."


mardi 5 juillet 2016

Recrutements tous azimuts à France Télé pour la chaîne info continu....le contribuable va banquer.



Les soi-disant « volontaires » pléthoriques qu’évoquait le couple Field/Ernotte en interne se sont, au fil des semaines,  réduits comme peau de chagrin.

Les recrutements extérieurs vont bon train, tel rédacteur débauché de LCI, tel ou telle autre de BFM TV et ITélé, des collaborateurs du réseau France Bleu, etc… et ce malgré les propos récemment tenus par le couple Field/Ernotte devant les SDJ de France Télé « On est sur l’os, financièrement ».

Autrement dit, la chaîne d’info en continu qui n’est pas financée,  n’a aucune existence légale, Bercy voyant rouge s’agissant de cette nouvelle augmentation des effectifs après 3 plans de licenciements successifs qui n’ont  rien permis sauf le départ d’une vingtaine de de dirigeants (le G20) partis entre 300.000 et 500.000 euros, n’a rien à se refuser….C’est le contribuable qui banquera !

« On a beau être sur l’os, financièrement » à France Télé (réellement en faillite) les français paieront pour cette chaîne voulue par François Hollande avant la présidentielle de 2017.

Et comme si cela ne suffisait pas, toujours en interne, un objectif « dégouter le plus de monde possible » pour pousser les uns à la retraite, les autres à la démission et lorsque cela ne suffit pas convoquer à l’entretien préalable en vue de leur licenciement…eh oui, il faut bien virer pour mieux embaucher.

Ça ne vous rappelle rien ? Une entreprise de téléphonie où les démissions et les suicides se sont succédé à la vitesse grand V !

Cerise sur le gâteau, l’adaptation permanente des textes : dispositions légales et/ou conventionnelles qui de toute façon ont force de loi, de la jurisprudence, des décrets et autres ordonnances, etc…

Un exemple parmi tant d’autres, nombre de salariés qui ont été intégrés par décision de Justice à temps partiel dont le minimum était, il y a peu, fixé à 17 h par semaine avant de passer légalement à 24h par semaines, se voient tout simplement refuser cette application pourtant mise en œuvre depuis 2014.

Les courriers/réponse à ceux qui demandent de passer sinon au 24h/semaine aux 35h légales (alors même que dans leur service les prestations extérieures  explosent !)  sont surréalistes : « Dans votre courrier en date du…., vous estimez en droit d’exiger de travailler 24h /semaine comme la loi le prévoit. Vous avez tort, l’article L3123-8 du Code du travail ne justifie pas une telle exigence»

Et de citer ledit article mais partiellement (ça s’arrête à emploi équivalent) pour expliquer que le démarche est vaine.

Voici dans son intégralité l’article L3123-8



 

Les salariés à temps partiel qui souhaitent occuper ou reprendre un emploi d'une durée au moins égale à celle mentionnée à l'article L. 3123-14-1 ou, le cas échéant, à celle fixée par convention ou accord de branche étendu sur le fondement des dispositions de l'article L. 3123-14-3, ou un emploi à temps complet et les salariés à temps complet qui souhaitent occuper ou reprendre un emploi à temps partiel dans le même établissement, ou à défaut, dans la même entreprise ont priorité pour l'attribution d'un emploi ressortissant à leur catégorie professionnelle ou d'un emploi équivalent. L'employeur porte à la connaissance de ces salariés la liste des emplois disponibles correspondants. 


Une convention collective ou un accord de branche étendu peuvent prévoir la possibilité pour l'employeur de proposer au salarié à temps partiel un emploi à temps complet ne ressortissant pas à sa catégorie professionnelle ou un emploi à temps complet non équivalent."


Le SNPCA-CGC qui a d’ores et déjà mis l’affaire dans les mains de son avocat, devrait saisir très prochainement la juridiction compétente pour que soit appliqué à tous les salariés de France Télévisons placés en temps partiel contraint  le minimum légal obligatoire de 24h/semaine.