jeudi 25 février 2010
Que la direction de France Télévisions fasse bien attention aux accusations qu'elle lance!
Voici l'article :
"L'émission de Guillaume Durand, "L'Objet du scandale" ne sera pas diffusée ce mercredi soir comme annoncée à 23 h 10 sur France 2. Elle est remplacée par un best-of de «Panique dans l'oreillette». Une panne d'alimentation du car-régie situé à l'extérieur du bâtiment de France Télévision (Paris XVè) a empêché l'enregistrement de l'émission en fin d'après-midi.
Le débat Daniel Cohn-Bendit-Claude Allègre, qui n'a pas eu lieu, a été reprogrammé pour le 10 mars. "
Voila qui est factuel et plutôt prudent.
France Télévisions dont une poignée de dirigeants étaient réunis hier soir en situation de "crise" lançant des propos plutôt scabreux laissant entendre qu'il pourrait s'agir de "faits graves" visant même certains salariés:
"France Télévisions a immmédiatement diligenté une enquête interne. Quelles en sont les raisons et les circonstances?"
Guillaume Durand d'ajouter "il y a un type qui a été identifié", qui pourrait être un membre de l'équipe.
Allégations graves. Selon nos informations, le car-régie situé à l'extérieur du bâtiment ayant "dijoncté", plusieurs techniciens sur place ont cherché à trouver pourquoi et commnent y remédier....le car a dijoncté à nouveau, ce qui aurait eu pour pour effet de faire "sauter" plusieurs mémoires dont celle de la console "son"....la panne a donc été totale.
Guillaume Durand peut bien qualifier d' "incompréhensible" l'incident technique d'hier soir qui a provoqué l'annulation de l'enregistrement de l'Objet du scandale, parler de mystère et indiquer que cela ressemble "a une énorme maladresse" d'un "type qui a été identifié", c'est pour le moins léger sinon un brin nauséabond même en pondérant le propos juste après avec "je refuse de croire à un acte de sabotage contre mon émission".
En conclusion et l'affaire Soumaré devrait inciter France Télévisions à une profonde retenue, écarter d'office un problème technique en laissant planner un doute sur une "intervention humaine malveillente" est, dans le climat actuel, très risqué et de nature à mettre le feu aux poudres.
mercredi 24 février 2010
Les quelques jours qui séparent Carolis de son départ se noircissent de plus en plus.
" C'est Patrick de Carolis qui souhaitait la création de cette société unique, il l'avait demandée à l'été 2007, pas l'Etat ...Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important. " disait la ministre au au JT de 20h sur France 2, le 21 octobre 2008.
Aujourd'hui, alors que le nom du successeur de PdC devrait être connu après les élections régionales, c'est une fois de plus, une fin de mandat en forme de chienlit où, ni le premier responsable PdC, ni sa garde rapprochée, ni ses équipes ne maîtrisent plus rien.
Comme le disait aujourd'hui même un des dirigeants "des grèves on peut gérer, mais le bord...on ne sait pas"...Et à voir comment Carolis "gère ses grèves":
- Le syndicat ayant déposé le préavis, à la direction "Vous avez des propositions?"
- La direction répondant au syndicat: "On a rien à vous dire"....personne ne peut être étonné de la tournure que vont prendre les derniers jours de son mandat.
Une fin de mandat que PdC a essayé d'enjoliver au maximum par une communication outrancière sur fond de fronde globale des salariés et d'affaires plus mal engagées les unes que les autres.
Tout d'abord les conditions de cession de la régie publicitaire qui font couler beaucoup d'encre et suscitent de plus en plus d'interrogations. Derniers articles en date, celui de Marianne : "La face cachée de la cession de France télévissions Publicité" ou encore celui de Médiapart signé Laurent Mauduit : "France Télévisions: un scandale peut en cacher un autre" qui débute ainsi:
"La privatisation de la régie publicitaire de France Télévisions au profit de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, allié pour la circonstance au groupe Publicis et conseillé par Alain Minc, apparaît de jour en jour plus opaque. Mediapart a déjà révélé les conflits d'intérêts d'Alain Minc dans ce dossier ou encore les documents confidentiels du conseil d'administration du groupe public faisant apparaître un prix de cession très enjolivé. Mais selon notre enquête, le groupe public pourrait, de surcroît, avoir violé la loi en ne procédant pas à un appel d'offres pour le renouvellement de son contrat de régie, le 31 juillet 2009, ce qui est impératif en cas d'ouverture de capital. Interrogée par Mediapart, la direction de France Télévisions conteste avoir dérogé à ses obligations. Ce pourrait être, toutefois, l'irrégularité de trop, ouvrant la porte à une cascade de recours devant la justice. Enquête...."
Les soi-disant négociations qui , sur les rails, seraient sur le point d'aboutir selon Carolis. Cela n'a jamais été le cas et il a fallu attendre 7 mois pour que dans la plus extrême déloyauté qui soit, un deuxième texte (après qu'un premier tellement minable, ait été retiré) "assez creux" (dixit la direction) soit remis fin janvier 2010 aux syndciats. Ce qui a eu pour effet radical de provoquer une véritable fronde et plusieurs communiqués parlant clairement de "déclaration de guerre".A ceux qui se seraient laissés attrapper par PdC, il convient de confirmer que depuis mars 2009, seules les quelques lignes (2 pages) d'introduction de la Convention "idéale" que prévoit Carolis, ont fait l'objet de réunions...
Il est on ne peut plus clair que la centaine de pages de l'avenant audiovisuel à la Convention des Journalistes et les quelques 300/400 pages que compte la Convention Collective de l'Audiovisuel avec ses avenants et protocoles que Carolis veut remettre à plat, ne peuvent en toute logique et en aucun cas faire l'objet d'un accord en moins de 2 mois.
Quant à ceux qui prétendent encore comme le dit Carolis que la date butoir est celle du 7 juin et qu'elle "serait bien l'ultime étape de la réforme" pour l'interessé, ils ne font que relayer le disours sans chercher à en vérifier le fond.
Le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ qui ont saisi le TGI, le 16 février, ne l'ont pas saisi pour "réclamer l'allongement de la durée de la négociation portant sur la nouvelle convention collective"comme certains ont pu l'écrire le plus faussement qui soit mais l'application de la loi sur les dispositions conventionnelles plus favorables que celles du Code du travail sur le délai de surivance des textes en cas de leur "mise en cause ou de leur dénonciation" , si tant est que le Tribunal décide que leur application (des convnetions) ne s'imposerait plus.
Là aussi pour tordre le cou à certaines inepties lues ici et là dont certains ont l'habitude "la loi audiovisuelle du 5 mars 2009 n' a jamais fixé à 15 mois la période qui permettrait à Carolis d'achever son quinquennat sur une signature des accords au 7 juin prochain", ce n'est là que pur élucubration et celui qui écrit trouver cela dans la loi, ne l'a, à l'évidence, pas lue.
Cerise sur le gateau, aller s'interroger sur le fait que "le juge du TGI qui rendra son jugement le 7 avril, ne peut ignorer un délai fixé par une loi" , en ajoutant "en principe non, mais sait-on jamais... " c'est intellectuellement malhonnête et insultant pout le Tribunal puisque ce soi-disant délai carolisien n'est justement pas contenu dans la loi du 5 mars.
Au regard de tout ce souk (pour ne pas reprendre la formeule plus explicite du dirigeant cité plus haut) les salariés qui voient par tout cela l'image de leur entreprise se ternir chaque jour un peu plus, n'attendent qu'une chose de l'Élysée: le nom du prochain président France Télévisions qui, après validation du CSA et de la commission parlementaire ad hoc, aura en toute logique la charge de conduire à son terme cette négociation capitale pour l'avenir des sociétés publiques de programmes télé et de façonner comme il l'entendra la nouvellle entité .
Carolis croit pouvoir humilier les salariés en rognant leur droit de grève….il se trompe.
Après les propos tenus sur la confiance et la transparence à la réunion du 19 février, Carolis s'est pris les pieds dans le tapis....il pensait, une fois encore, pouvoir humilier, ridiculiser avec cynisme et mépris les salariés, il vient de montrer une fois encore que ses paroles n'étaient bieen que des paroles en l'air. Il va devoir, se rendre à l'évidence, personne et surtout pas lui ni "les équipes qu'il a choisies et à qui il a réaffirmé son soutien" ne prennent impunément les salariés pour des billes!
Le 19 février au soir, le SNPCA-CGC déposait 2 préavis de grève de 24h.
- un pour le jeudi 25 février avec comme revendications : «Le maintien des garanties conventionnelles et accords d’entreprise actuels, sous la forme de deux textes distincts, pour les PTA et les journalistes et une négociation ayant pour base les textes existants ainsi que la prorogation des conventions et accords d'entreprises en vigueur pendant le temps nécessaire à la conclusion d'accords préservant les garanties des salariés. »- un pour le jeudi 26 février avec comme revendications : « Le gel de la restructuration mise en œuvre unilatéralement sans négociation ni concertation et sans consultation des instances représentatives des personnels (CE et CHS-CT) ».
Que s’est-il passé depuis ? Les plannings ont « viré » les productions des studios qui devaient se faire le jeudi en les décalant au mardi, l’enregistrement le Télématin du samedi qui se fait de « la régie AB » est ravancé à ce mercredi, etc…
Zut, le lendemain, la direction s’est aperçu qu’il y avait aussi un préavis pour le vendredi…on décale à nouveau donc, tout en urgence. Pour la production c’était donc réglé….Pour les émissions de flux et les JT en direct, comme d’habitude on les fera de la « régie finale ». Restait la retransmission des Jeux Olympiques sur les 2 jours que contractuellement France Télévisions est obligé d’assurer. Discrètement (enfin, le croit-elle mais pas tant que ça d’ailleurs puisque les techniciens se parlent entre eux, eh !oui) la direction va mettre en place son plan B.
Un technicien suffisamment zélé, qui a vraisemblablement bien entendu le message qu’on lui a fait passé « pensez à votre carrière professionnelle » a, lui-même demandé aux intermittents prévus ce jour là, s’ils étaient prêts à assurer. Fort de leur réponse (avaient-ils le choix) il a donc, toujours discrètement préparé le matériel afin d’assurer « le minimum syndical »la retransmission fortement dégradée.
Un bon coup pensait Carolis ! Il privait, de la sorte, les personnels, (au moins techniques) remontés contre sa réforme et quasiment tous grévistes, de l’efficacité de ces 2 jours de grève. Il mettait tout en place pour court-circuiter les préavis.
Seulement voilà, ces 2 préavis n’ont pas été déposés par hasard, ils l’ont été suite de la réunion du 19 février où Carolis n’a cessé de répéter « Vous pouvez avoir confiance, tout est fait dans la plus grande transparence ».
Ils avaient valeur de test…Force est de constater que l’on ne peut pas avoir confiance et que les salariés qu’il prétend couvrir avec son accord d’entreprise « idéal » (en réalité au rabais) auraient été les dindons de la farce; ce dont ne veut pas le SNPCA-CGC. Quant à la transparence, tant vantée, elle est aux abonnés absents.
Carolis a cru pouvoir, à nouveau, jouer le mépris, le cynisme dans l’opacité totale contre les salariés et leur faire payer le prix fort d’une grève presque sans effet.
Le SNPCA-CGC n’est pas dupe et n’entend pas laisser Carolis continuer de ridiculiser ainsi les salariés.
Il agit, d’ailleurs, avec les salariés comme avec les I.R.P (Instance de Représentation des Personnels), il s’en bat l’œil et les contourne allègrement. Le SNPCA-CGC suspend son 1er préavis du jeudi 25 et décidera demain de la suite à donner à ce mépris affiché.
QUE CAROLIS SE RASSURE : ON A TOUS LA FLAMME!!!!
Une direction désormais incapable de conclure un quelconque accord !
Suite à la réorganisation aux conséquences désastreuses qui a débuté le 4 janvier, la direction a "ouvert" des discussions très techniques concernant la mise en place de nouvelles Instances Représentatives du Personnel
(CE, DP et CHSCT).
Ces discussions, segmentées en trois phases, devraient déboucher, après l’été, à des élections professionnelles!
Au cours de la réunion du 23 février la direction a proposé de mettre en place une quinzaine de comités d’établissements qui s’articuleraient de la manière suivante :
S’opposant à cette vision impersonnelle de l’entreprise dont le seul but est de construire des instances où seraient diluées les préoccupations des salariés, le SNPCA-CGC a proposé un découpage de l’entreprise
épousant les communautés de travail existantes et tenant compte de leurs spécificités.
Au cours des échanges nous avons constaté une fois de plus les propos d’une direction voulant nous imposer une vision centralisée de l’entreprise et sans aucune marge de négociation.
Qui plus est , les incohérences du calendrier mis en avant par la direction est venu percuter, une fois de plus, l’échéance prochaine de la fin de mandat de l’équipe actuelle.
Ainsi pour ce qui est de la gestion des oeuvres sociales la direction a indiqué, que dans son schéma, les CE garderaient des moyens humains spécifiques dans tous les anciens établissements. Hélas, au vu de l’étalement des discussions, nul ne peut affirmer que les engagements oraux d’aujourd’hui seront les propositions écrites de la direction à échéance des élections, soit à l’automne prochain !
Devant l’absence, une fois de plus, de documents précis et chiffrés de la direction, les discussions se sont achevées sur un désaccord unanime avec les propositions de la direction.
La direction actuelle est-elle encore en mesure de négocier quoi que ce soit dans l’entreprise ?
La réponse est évidente et devrait inciter la direction à prendre les pleines mesures du climat social qui règne dans l’entreprise et en tirer toutes les conséquences !
mardi 23 février 2010
Carolis a compris lors de la réunion du 19 février 2010, que l’étape suivante était la défiance.
Après que l’ensemble des syndicats ait quitté la table des négociations sur ce projet de nouvel accord malgré les explications emberlificotées de F. Chazaud qui d’une voix éraillée a affirmé « ne pas avoir vraiment quitté la table des négociations »…tout en ajoutant « On ne veut pas quitter la table » alors qu’elle l’a quittée comme il est dit dans la déclaration du 4 février qu’elle a signée et où le texte parle de « déclaration de guerre », Carolis a donc contraint et forcé rencontré les syndicats pour soi-disant s’expliquer. « Se soumettre à la question » ironisait-il !
Ce terme de « déclaration de guerre », PdC le récuse...."La seule guerre qu'il veut mener c'est celle venant de l'extérieur".
Le 19 février 2010 donc, PdC devait préciser en quoi le projet de statut collectif qu’il « a voulu, choisi et qu’il a validé à la virgule près » (dixit) constituait un accord « gagnant, gagnant » pour les salariés. « Un texte idéal » comme il le dit !
PdC a commencé d’emblée par une langue de bois sans pareil. « Je voulais vous dire un mot de la stratégie que nous menons depuis 5 ans et de la stratégie que nous devrons mener… » là il y a un blanc et il modifie un peu son propos « J’ai envie de vous dire, tout simplement, que devra mener France Télévisions quelles que soient les équipes ».
La phrase était lâchée : quelques soient les équipes …(dixit) Il est, évidemment, sur le départ !
Et d’ajouter « France Télévisions devra affronter et gagner les défis qui sont les siens….Laissez-moi vous dire que je suis à la tête de FTV pour gagner des batailles et relever ces défis là ».
Le SNPCA-CGC ne fait pas partie de ceux qui espéraient grand chose de cette rencontre, il n’a donc pas été surpris.
Discours convenu, emphatique, hautain et très scolaire à l’adresse de certains syndicats qu’il pointait du doigt : « Tant que vous n’aurez pas admis que nous devons évoluer dans un mode exigeant où réactivité et où extrême souplesse se côtoient, vous aurez du mal à comprendre la logique dans laquelle nous sommes ». Phrase qui a eu pour effet de provoquer un tollé parmi les syndicalistes présents pris pour des crétins.
Menaces à peine voilées, ensuite, avec son « Si à la date du 7 juin 2010, si cette date est validée légalement, nous ne sommes parvenus à aucun accord, c’est VOUS, je dis bien VOUS syndicats qui porterez cette responsabilité ».
PdC a également donné dans le « Dallas, ton univers impitoyable » : « Avec la stratégie de bouquets que l’entreprise unique, commune, nous a officiellement demandé par la loi de faire (dixit, comprennes qui pourras) nous avons montré la voie. Notre stratégie a fait école et TF1 avec le rachat de TMC et NT1 ou encore M6 avec W9 nous ont suivis ».
Summum, juste ensuite dans les propos, « Nous avons répondu à cette stratégie de bouquets par une réorganisation mise en place à partir du 4 janvier de cette année….Je pense qu’il s’agit d’une stratégie « gagnant, gagnant »….Demain, dans les 2 ans à venir, nous avons un défi à relever, NOUS ALLONS NOUS BATTRE CONTRE L’UNIVERS »
Rien que ça !!!! Et d’embrayer après ce satisfecit Carolisien « En 2010, 25% des téléviseurs seront hybrides c’est-à-dire que pendant que les téléspectateurs regarderont nos programmes, ils seront interpellés par des icônes qui les orienteront vers d’autres programmes…et il faudra les retenir. Si nous ne sommes pas dans l’univers du broadcast (où nous somme), du broad-band, du global média, nous aurons perdu la partie »
Tu parles, Charles !
Après cet étalage « historique », ce rappel à l’entreprise unique, interpellé par un des participants lui mettant le nez dans ses contradictions : « Vous avez oublié la suppression de la pub que vous avez vanté » PdC a tout bonnement eu un trou de mémoire dans sa réponse « Moi j’ai vanté la suppression de la pub ? Moi ? Ah ! oui ? ….Vous pouvez me retrouver les propos !!! J’ai bien acté…ce n’est pas un projet qui était le nôtre ».
Il convient ici de lui rafraîchir la mémoire; voila ce qu’il a écrit et adressé à tous les salariés du groupe le lendemain de l’annonce du Président de la République, le 9 janvier 2008: « A plusieurs reprises, depuis deux ans, j’ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement, condition sine qua non pour préserver un groupe public fort dans la perspective du basculement au tout numérique. Cette clarification [la suppression de la pub donc] est aujourd’hui faite.. Elle va permettre de renforcer encore l’identité du service public, en confortant le travail mené depuis deux ans et que nous souhaitons amplifier. »
Il devient, dès lors, très difficile d’être crédible lorsqu’on a si peu de mémoire!
- Création d’une « commission de concertation » ou « commission de suivi » (après coup forcément) qui se substituerait aux commissions paritaires dont Chazaud autour de la table est la seule à dire « On n’est pas content du système des paritaires »;
- Les 58 postes en consultation dont Carolis affirme, péremptoirement, qu’ils ne relèvent pas des commissions paritaires et qui ne répondent à aucun dispositif conventionnel, aucune nomenclature en vigueur, aucune définition de poste dans les Conventions, aucun métier existant;
- L’indispensable souplesse qui fait cruellement défaut, selon PdC. Les dispositifs conventionnels actuels et les accords d’entreprises sont trop lourds…c’est de la souplesse dont a besoin l’entreprise pour s’adapter à la concurrence;
- Le paritarisme qui serait un frein pour l’encadrement. C’est le mérite et la compétence qui doivent être les critères essentiels pris en compte avec des rendez-vous plus fréquents sur l’air de la transparence, etc….
La supplique de Carolis lancée aux syndicats.est bien inutile « Il ne tient qu’à vous de rentrer dans une négociation réelle, positive pour laquelle vous ne pourrez pas dire que nous avançons masqués »…
Mais c’est bien lui qui a fait croire à toute la Presse que « les négociations étaient sur les rails et aboutiraient en juin », qui a transmis la majeure partie des points fondamentaux à négocier avec 7 mois de retard dans la fenêtre d’un an qu’il n’a cessé de revendiquer. Il ne manque pas d’air !
Affirmer que les personnels seront gagnants alors que la masse salariale subit une réduction drastique, que toutes leurs garanties passent dans la rubrique perte et ne laisser la place qu’à l’arbitraire, faut quand même oser!
En fait, c’est bien se sentant acculé et pris à son propre piège, celui d’une communication beaucoup proche de la propagande que de l’info, que PdC se dirigeant vers la porte, cherche le clash et voudrait rendre les syndicats responsables de l’échec de la négociation dont il est le seul responsable.
Carolis a bien compris, que la partie de bluff qu’il avait jouée se termine.
Sa formule «Aucun salarié ne restera au bord de la route », a fait penser à certains, à celle-là même utilisée à TDF «Si aucun salarié n’est resté au bord de la route, beaucoup ont fini dans le fossé».
Cette « guerre » que Carolis dit « vouloir gagner, vis-à-vis de l’extérieur », il aurait peut-être pu la mener avec l’ensemble des partenaires sociaux…mais il n’est plus temps, il ne reste plus aucun espace de discussion face aux déréglementions sauvages qu’il espérait mettre en place…
La prochaine étape ne peut plus être que la défiance.
Stress en entreprise: En orange, on trouve France Télécom et France Télévisions
Le gouvernement a distribué jeudi bons et mauvais points aux grandes entreprises, classées en fonction de leurs efforts de prévention du stress au travail, mais sans envisager de sanction pour celles dans le rouge, comme Bull, Goodyear Dunlop, ou KFC .
En pleine série noire de suicides de salariés à France Télécom, le ministre du Travail Xavier Darcos avait lancé début octobre un plan national d'urgence, fixant aux quelque 1.500 entreprises françaises de plus de 1.000 salariés la date-limite du 1er février pour entreprendre des démarches.
Selon les résultats publiés jeudi sur le site travailler-mieux.gouv.fr, 45% des entreprises sont classées en rouge (elles n'ont rien entrepris ou n'ont pas répondu au questionnaire soumis par le ministère), 35% en orange (ont engagé une ou plusieurs réunions de négociations ou de discussions) et 20% en vert (ont signé un accord de fond ou de méthode).
Pour M. Darcos, "ces résultats sont relativement positifs" et "les entreprises françaises " ont joué le jeu car le "name and shame" (nommer et faire honte, ndlr) a des conséquences sur leur image". Les listes seront actualisées chaque mois. "Je suis persuadé que la transparence suffira, qu'il serait inutile de créer une taxe", a ajouté le ministre.
Parmi les entreprises dans le rouge figurent Picard Surgelés, GSK, Bull, Goodyear Dunlop, KFC , Veolia Transport ou encore...l'Agence France Presse. Souvent, ces entreprises "assument" de ne rien faire, a noté le ministre. Picard et GSK ont assuré à l'AFP prévoir d'engager en mars des négociations. Labeyrie s'est étonné de figurer dans cette catégorie alors que le groupe agroalimentaire a lancé un plan d'actions.
Parmi les bien notées, en vert: Areva, Alstom, EDF, Eurodisney, GDF-Suez, L'Oréal, PSA, Renault. Ces entreprises déclinent ainsi l'accord interprofessionnel sur le stress au travail de juillet 2008, qui était resté quasiment lettre morte.
En orange, on trouve France Télécom, qui a commencé depuis septembre des négociations sur le point d'aboutir dans certains domaines. Chanel, Conforama, France Télévisions, la Banque Postale et Total sont également en orange.
Le Conseil d'orientation des conditions de travail examinera mercredi ces résultats ainsi qu'un rapport qui vient d'être remis au Premier ministre, soulignant la responsabilité des dirigeants et préconisant de modifier à la marge leur mode de rémunération en intégrant le niveau de santé de leurs salariés. Tous ces éléments doivent contribuer au Plan santé au travail 2010-2014, qui doit être adopté en mars.
Le problème du stress reste brûlant, comme l'illustre la tentative de suicide mardi d'un cadre de Pôle Emploi dans les locaux de la direction régionale à Ajaccio, qui a suscité une grève en Corse jeudi. "Il y a une montée considérable des risques, avec la précarité grandissante" des salariés, observe le directeur général du cabinet de conseil Technologia, Jean-Claude Delgènes. "Cette opération médiatique ne pourra laisser les entreprises dans un repli sur soi, d'autant que ce n'est pas simplement un classement: cela peut donner une indication à un juge" en cas de procédure pénale, a-t-il souligné à l'AFP. L'Anact (agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail) met en garde contre trop de précipitation, pouvant conduire à "des accords un peu vides" ou "sans réflexion sur la situation propre à l'entreprise".
La CFDT, qui a constitué un groupe de travail sur le stress, a observé des mesures "inégales" selon les entreprises, les numéros verts et formations au management étant "inefficients" selon elle, et en appelle à une analyse sur le fond des démarches.
reb/im/ag
lundi 22 février 2010
"Nous sommes de l'autre côté de la table maintenant" répond Téaldi à Carolis qui l'interpelle!
Dans un communiqué commun, le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ ont indiqué que :"loin de la constitution sociale vantée par Patrick de Carolis", la nouvelle convention "n'a pour but que de casser et de rogner tous les acquis des personnels".
Le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ qui ont saisi TGI de Paris pour voir dire que l'application des textes conventionnels doit se poursuivre au dela de juin 2010, attendent maintenant depuis l'audience du 16 février, le jugement du TGI de Paris pour le 4 avril 2010.
Les 3 syndicats unis s'inquiètent notamment de la disparition de facto des grilles de salaires, des conditions de travail dégradées et d'une couverture à minima que voudrait mettre en place PdC.
Cette réunion ne fut qu'une vaste fumisterie qui ne trompe personne...quant aux pseudos déclarations de Téladi du SNJ-CGT qui y voit "une réunion de dupe", elles non plus elles ne trompent personne.
Le même qui ose qualifier la rencontre de "très tendue des deux côtés" (il doit parler pour lui et son syndciat) mais ajoute aussitôt "On a l'impression que Patrick de Carolis qui refuse de toucher au moindre point de la convention cherche le conflit avec les syndicats pour ne pas arriver à un accord".
S'il y avait besoin d'une preuve supplémentaire sur le double jeu et sur les intentions de la CGT, les voila ainsi résumées "Carolis refuse de toucher au moindre point de la convention"...autrement dit, le but poursuivi par la CGT était bien que Carolis touchât à la Convention avec le plein et entier soutien du syndicat donc!
Seulement, la CGT qui a été prise les doigts dans le pot de confiture que la direction lui avait refilé, ne sait plus quelle parade inventer pour faire croire qu'elle n'y serait pour rien. C'est peine perdue.
Le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ ne s'y laissent, bien évidemment, pas prendre....et la remarque lors de la réunion du 19/02, entendue par tous, de Téaldi répondant à Carolis qui l'interpellait sur la responsabilité de son syndicat dans le blocage des négociations : "Nous sommes de l'autre côté de la table maintenant", est plus qu'édifiante.
Chacun appréciera, le "maintenant"...
France Télévisions débouté dans son référé contre Mediapart
Vendredi 19 février à 18 heures, France Télévisions et France Télévisions Publicité ont décidé d'introduire une procédure d'heure à heure visant à demander le retrait de documents adressés aux administrateurs du Conseil d'Administration de France Télévisions, que le site d'information Mediapart avait publiés.
C'est donc lors de cette réunion que France Télévisions a fait voter aux administrateurs la décision "d'entamer des négociations exclusives avec le duo Stéphane Courbit/Publicis en vue de la privatisation de la régie publicitaire de France Télévisions".
D'autre part, Christophe Girard, responsable de la culture à la mairie de Paris, a saisi le Conseil d’Etat pour demander l’annulation de la décision du conseil d’administration de France Télévisions mandatant son président pour qu’il ouvre des négociations exclusives avec Financière Lov de Stéphane Courbit et le groupe Publicis; Catherine Tasca, vice-présidente du Sénat, lui a emboîté le pas en exigeant des explications sur ce dossier.
Ils sont de plus en plus nombreux, d'ailleurs, à s'interroger à commencer même par des parlementaires de la majorité sur les conditions de cette cession - à présent exclusive! - qui n'a pas fait l'objet de la moindre publicité à la vente alors que l'ensemble des privatisations dans le passé ont pourtant eu droit à des communications officielles!!!! Etonnant pour une régie publicitaire de ne pas avoir fait de pub!!!!
Tout a semble-t-il été concocté dans la plus grand secret depuis le départ...France Télévisions et sa filiale France Télévisions Publicité ont donc choisi d'assiger le site dans une procédure d'urgence, le "référé-interdiction", demandant "le retrait des documents confidentiels issus du conseil d'administration de France Télévisions dont la teneur pourraitcompromettre la négociation". Les deux plaignants demandaient le retrait immédiat des documents.
Samedi à 11 heures, le juge des référés de la première chambre du Tribunal correctionnel de Paris, a débouté les plaignants de leur demande, estimant qu'elle « représenterait une restriction excessive et disproportionnée à la liberté d'informer ». Le tribunal a ainsi jugé qu'il n'y avait pas lieu à référé et les a invité « à se pourvoir devant le juge du fond si elles l'estiment opportun ».
Enfin, France Télévisions et FTP ont été condamnés à rembourser les frais de justice de Mediapart à hauteur de 3 000 euros.
lundi 15 février 2010
France Télévisions doit agir en toute indépendance en se conformant à la loi…dit le Conseil d’Etat
C’est ce qu’a rappelé le Conseil d’Etat saisi antérieurement par 24 sénateurs du groupe CRC-SPG, ce jeudi 11 février 2010, en suivant les conclusions du Rapporteur public et en annulant l’ingérence de l’exécutif du 15 décembre 2008 et la décision de France Télévisions qui s'en est suivie.
L’arrêt du Conseil d’Etat a ainsi sanctionné l’ « incompétence » de l’exécutif; "fait sans précédent dans l’histoire de la République française", dit un communiqué des sénateurs demandeurs, qui "prouve que la résistance institutionnelle face aux dérives autoritaires de l’exécutif est possible et nécessaire".
Les sénateurs ont salué cette décision du Conseil d’Etat, indiquant que "dans une affaire aussi grave pour l’avenir de l’audiovisuel public et pour le respect de la séparation des pouvoirs…la décision obtenue est une garantie essentielle de l’indépendance du Parlement. "
France Télévisions doit donc agir, rappelle le Conseil « en toute indépendance et en se conformant à la loi… ».
Force est de constater que cela n’a pas été le cas.
Et le communiqué des sénateurs de renvoyer PdC à ses propres déclarations, celles tenues dans l’interview du 5/02/10 au JDD que : "France Télévisions n’a subi aucune influence. Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas" .
La CGC relevait également cette contradiction flagrante où PdC disait « agir en toute indépendance et ne subir aucune influence » alors que la loi n’était pas passée, qu’il le savait et qu’il violait donc les droits élémentaires des parlementaires.
Etre jugé hors la loi par le Conseil d'Etat pendant plus de 2 mois, du 5 janvier au 7 mars 2009, ce n’est pas admissible pour quiconque a en charge une entreprise d’Etat… PdC en a bien conscience.
Il n’y a, redisons-le, pour celui qui dit respecter scrupuleusement les règles et en être au nom de l’Etat le garant, qu’une seule issue suite à ce constat sans appel du Conseil d’Etat: la démission.
Les sénateurs d’ajouter "L’amputation pure et simple de ses ressources publicitaires décidée dès le 15 décembre 2008 ayant été annulée, la réduction de la publicité ne s’impose désormais à France Télévisions que dans les limites où une contrepartie financière est effectivement accordée, conformément à la réserve de constitutionnalité posée par le Conseil Constitutionnel en mars dernier."
Il est donc implicite, à l’heure où le mode de financement de la compensation accordée à France Télévisions est remis en cause par la Commission européenne, "qu’il appartient au conseil d’administration de France Télévisions de tirer les conséquences de la décision du Conseil d’Etat. "
Dans un tel contexte, la privatisation engagée par Carolis de la régie publicitaire semble bien être totalement incongrue. Au moment où de nombreux parlementaires s’interrogent de la même façon que la Presse a pu le faire récemment, la précipitation dont il a fait preuve est d’autant plus incompréhensible qu’inopportune.
dimanche 14 février 2010
Carolis : ses derniers Jeux Olympiques…il devrait rentrer sans médaille !
Le 5 février 2010, PdC racontait au JDD que « la révision des conventions collectives et des accords sociaux devait aboutir début juin». Pures balivernes.
Comment, du reste saurait-il, à quel stade en sont les soi-disant « négociations », il ne participe jamais à aucune d’entre elles. S’il s’était renseigné, il aurait appris que les « discussions » ne sont jamais allées plus loin que les quelques lignes d’introduction du « nouveau texte » dont il assure qu’il doit aboutir en juin !
C’est face à ce constat qui s’est vérifié tout au long de son mandat, à savoir qu’il n’est quasiment jamais présent dans les instances de représentation des personnels, que l’ensemble des organisations syndicales après un premier communiqué le 4 février 2010 dénonçant "la véritable déclaration de guerre que constituent l’ensemble des textes remis au 29 janvier par la direction contre les salariés du service public et contre ses missions" exigent ce dans un nouveau communiqué en date du 11 février 2010 diffusé à 16h00, "que PdC soit à la table de négociation sur la convention collective."
Le communiqué poursuit "Compte tenu de la violence des attaques contre les garanties sociales et les acquis des salariés, il est impératif qu’il vienne expliquer en quoi le texte proposé à la négociation est plus favorable aux salariés que les textes auxquels il est supposé se substituer."
Mais des syndicats il se moque bien, il est à Vancouver pour les Jeux Olympiques… vraisemblablement jusqu’au jeudi 18. Alors pensez-donc, une réunion avec les syndicats, impensable…il a autre chose de mieux à faire.
Il ne pouvait quand même pas ne pas se priver de Canada pour ses derniers Jeux Olympiques et aller s’expliquer devant les partenaires sociaux à Paris.
Bien sûr il rentrera sans médaille mais des médailles il n’en a pas besoin !!! Sa dernière interview au JDD sur l’air de « je suis le meilleur et même le privé envie ma réorganisation qui se fait en douceur et sur fond de bilan que beaucoup voudraient avoir », c’est mieux qu’une médaille.
Il convient de le dire et le redire, contrairement à ce qu’affirme faussement PdC, rien ne sera abouti en juin, c’est certain.
Son calendrier, depuis le début est un leurre.
Il n’a jamais pu être tenu car intenable à l’origine. Et c’est sur la base de cette affirmation bidon qu’il a gagné du temps, laissant croire que le passage à l’entreprise unique se ferait avant qu’il ne parte ! Précipitation, impréparation, inconséquence, souk permanent, armée mexicaine, usine à gaz, manque évident de concertation, absence totale d’adhésion des personnels…etc.
Pourquoi faut-il finalement attendre après les élections régionales pour avoir le nom du nouveau patron de France Télé alors que la situation est dramatique et que plus les jours passent plus elle se dégrade ?
jeudi 11 février 2010
Carolis lâché tous azimuts
Dans un nouveau communiqué en date du 11 février 2010 diffusé à 16h00, "l'ensemble des organisations syndciales de France télévisions veulent que PdC soit à la table de négociation sur la convention collective."
Le communiqué poursuit "Compte tenu de la violence des attaques contre les garanties sociales et les acquis des salariés, il est impératif qu’il vienne expliquer en quoi le texte proposé à la négociation est plus favorable aux salariés que les textes auxquels il est supposé se substituer."
Pour marquer son indépendance face au Pouvoir réaffirmée au JDD et après la décison du Conseil d'Etat, PdC devrait donc donner sa démission
Le Conseil d'Etat a ainsi jugé que la lettre de la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel demandant le 15 décembre 2008 à PdC "d'envisager de cesser, à partir du 5 janvier 2009, la commercialisation des espaces publicitaires entre 20h et 6h" était une "décision ne pouvant relever que du pouvoir réglementaire". La lettre constituait donc une "instruction ministérielle illégale".
C’est ce jeudi soir que le Conseil d'Etat saisi par les sénateurs PCF-PG, a donc annoncé avoir annulé la mise en œuvre de la limitation de la publicité télévisée sur les chaînes publiques mais cette décision ne pourra pas réellement remettre en cause la loi du 7 mars 2009 supprimant les écrans publicitaires après 20h.
Le Conseil dans son communiqué, note également que "la suppression de la publicité pendant une part substantielle du temps d'antenne était une mesure qui avait pour effet de priver France Télévisions d'une part significative de ses recettes et d'affecter la garantie de ses ressources, qui constitue un élément de son indépendance. Or les règles concernant l'indépendance des médias relèvent, aux termes de l'article 34 de la Constitution, du pouvoir législatif".
Cette annulation ne concernerait donc que la période comprise entre le 5 janvier, date de mise en œuvre de la mesure par PdC et le 7 mars 2009, date à laquelle la loi est entrée en vigueur. Personne n’imagine que la décision prise par PdC, jugée donc hors la loi, puisse ne déboucher sur rien !
PdC en tant que journaliste reconverti, qui sait ce que « déontologie » veut dire et qui affirme dans son interview du 5/02/10 au JDD que : « France Télévisions n’a subi aucune influence. Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas. », ne peut à présent expliquer qu’il a agi en toute indépendance, sous aucune influence – pas même la lettre de la ministre - en mettant à l’ordre du jour du Conseil d’Administration cette mesure jugée hors la loi par le Conseil d’Etat mais qu’il n’est pas responsable aujourd’hui !
PdC sait trop ce qu’éthique signifie pour ne pas en tirer sans délai les conséquences….Il a trop de respect pour la charte de déontologie des journalistes mais plus généralement pour la loi, le droit et les instances suprêmes de ce Pays pour accepter de les bafouer même une seconde.
Alors pensez, violer la loi pendant plus de 2 mois, du 5 janvier au 7 mars 2009, être jugé hors la loi par le Conseil d'Etat, ce n’est pas possible; il en fait une affaire personnelle.
Suite à cette décision du Conseil d'Etat et pour marquer l’indépendance face au Pouvoir qu’il revendiquait et réaffirmait ce week-end au JDD, PdC devrait donc donner sa démission.
Le Conseil d'Etat annule la limitation de la pub à la télé décidée avant la loi
Le Conseil d'Etat annule la limitation de la pub à la télé décidée avant la loi
PARIS, 11 fév 2010 (AFP) - Le Conseil d'Etat a annoncé jeudi avoir, comme le
lui demandaient les sénateurs PCF-PG, annulé la mise en oeuvre, avant l'adoption
d'une loi en ce sens, de la limitation de la publicité télévisée sur les chaînes
publiques par le ministère de la Culture et les administrateurs de France
Télévisions.
cgd-szb/mad/jpa
France Télé veut « élaborer les microzoning dans le cadre de la phase opérationnelle du réaménagement spatial des emprises parisiennes ».
Pourquoi voudriez-vous que les collaborateurs de France Télé comprennent et adhèrent à une réforme incompréhensible pour laquelle plus de 9 salariés sur 10 ont dit ne pas avoir été informés, quand ce que la direction appelle les « directeurs de secteurs » reçoivent ce genre de courrier ?
Damien Cuier directeur général chargé de la gestion, des finances et des ressources humaines à France Télévisions a donc écrit aux « directeurs de secteurs » , le 10 février 2010 pour leur demander « dans un premier temps, d’élaborer les microzoning…. »
Quelle stupeur !!!!! Nous voila donc passés « dans la phase opérationnelle du réaménagement spatial des emprises parisiennes justifiant donc l’élaboration des microzonings »….Personne n’était au courant…
Eh ! oui, à France Télé on explique toujours qu’après le macro vient le micro….Donc où est donc le macro ?
« Nous entrons désormais dans la phase opérationnelle du réaménagement spatial des emprises parisiennes.
Nous allons donc dans un premier temps élaborer les microzoning, les présenter au fil des mois aux IRP puis dans un second temps mettre en œuvre les déménagements.
La direction des affaires immobilières et des moyens généraux doit absolument s'appuyer, au sein do chaque direction, sur des référents «déménagements» qui doivent être en mesure :
-de relayer vos propres demandes et décisions en la matière, voire de décider de certains points en vos lieux et place ;
.d'assurer l'interface entre les collaborateurs de votre direction et les responsables de la gestion des espaces ;
-de participer à toutes les opérations de communication qui seront mises en place à l'égard de voire direction concernant les réaménagements ;
-d'assister le cas échéant la direction des affaires immobilières et des moyens généraux pour les réunions IRP ;
-d'assurer des tâches très opérationnelles (lister les liens entre collaborateurs et secrétariats, préciser où doit être livré le courrier d'un collaborateur donné, à quelle imprimante il doit être rattaché, etc...).
Ces référents doivent pouvoir être très accessibles.
Une réelle Implication sera donc nécessaire pondant plusieurs mois, un peu à l'image du rôle qu'ont assumé les pivots dans le cadre du projet de réorganisation, même si la tâche, relativement aux seuls déménagements, sera évidemment moins lourde.
Je vous remercie donc d'indiquer si possible dans la semaine à venir à la direction IMG l'identité du référent que vous souhaitez investir de cette mission.
Signé Damien Cuier »

mercredi 10 février 2010
"France Télévisions, conflits et intérêts" (lisez l'article paru dans Le monde du 11/02/10)
"Depuis des mois, chaque fois qu'on évoque devant lui Patrice Duhamel et Patrick de Carolis, les patrons de France Télévisions, Nicolas Sarkozy lève les yeux au ciel : "Je ne peux plus les supporter !" Il n'est pas certain que la polémique suscitée par la vente de France Télévisions Publicité (FTP), la régie publicitaire de la télévision publique, améliore leurs relations.
La guerre sourde que se livrent plusieurs amis du président pour prendre le contrôle de l'un des joyaux de France Télévisions et l'inquiétude que cette vente suscite parmi les grandes agences de publicité ont fini par semer le doute dans le milieu politique. Et par inquiéter un Elysée qui craint la remise en cause de l'une de ses mesures phares : la suppression totale des écrans publicitaires sur le réseau public.
France Télévisions Publicité a longtemps été une belle source de revenus de France Télévisions, avec un chiffre d'affaires tournant autour de 840 millions d'euros avant l'annonce de la suppression de la publicité. Ses équipes ont la réputation d'être performantes et des télévisions du monde entier cherchent à copier son logiciel, qui permet de gérer l'achat et la vente d'espaces publicitaires automatiquement.
Son patron, Philippe Santini, un ancien d'Havas, âgé de 59 ans, dirige la régie comme une entreprise florissante et vit lui-même sur un grand pied, 500.000 euros les bonnes années. Riad à Rabat, maison dans le Luberon, voiture de fonction allemande avec chauffeur. Chaque année, les annonceurs se pressent pour le voir, à Méribel, où il reçoit pendant dix jours dans un Relais et Châteaux.
La privatisation de la régie est sa grande idée. Il en parlait déjà au prédécesseur de Patrick de Carolis, quand il paraissait fou que l'Etat privatise sa seule source de revenus. Le 8 janvier 2008, la décision de Nicolas Sarkozy de supprimer la publicité sur les chaînes publiques a été comme un coup de massue pour ses équipes. Lui a compris que, pour éviter l'hémorragie parmi ses commerciaux, il doit chercher avec soin le meilleur repreneur.
Au mois de mai 2009, la Banque Rothschild, mandatée par France Télévisions, fait le tour des investisseurs potentiels, en proposant la vente de 70 % de FTP, l'Etat gardant les 30 % restants. Elle en distingue vingt-sept, seize se disent intéressés, mais seuls sept candidats se déclarent à la fin du mois de juillet.
A l'automne, après les premières discussions approfondies, ils ne sont déjà plus que quatre. La rentabilité de la régie est devenue aléatoire, après l'arrêt total de la publicité sur les chaînes publiques, fin 2011. Et le dossier est trop politique pour ne pas présenter de risques.
Le groupe Lagardère, qui dispose d'une régie adossée à son groupe médias, devrait être un candidat majeur. Mais sa candidature suscite de gros débats internes entre son directeur financier, Dominique d'Hinnin - surnommé "Dit non" tant il douche les enthousiasmes coûteux -, opposé à cet investissement risqué, et Constance Benqué, présidente de Lagardère Publicité, soutenue par le patron de Lagardère Active, Didier Quillot. Dans sa première offre, le groupe propose un rachat de la régie pour 1 euro symbolique, ce qui révulse les personnels de FTP et est inacceptable pour la Commission de privatisation. Depuis, il n'est pas parvenu à rattraper sa bévue.
L'autre investisseur venu de la presse est Alain Weill, patron de Next Radio TV. Lui aussi dispose d'une régie adossée à son groupe de médias (RMC, BFM radio et BFM TV, La Tribune). Son projet industriel est malin (il propose un rapprochement de FTP avec la régie de Next), mais son prix reste inférieur de près de 30 % à celui des deux derniers candidats : Hi-Media (une régie spécialisée sur le Web, dirigée par Cyril Zimmermann) et Lov Group Investment (LGI), de Stéphane Courbit. Ces deux-là paraissent tenir la corde.
Stéphane Courbit, 44 ans, n'est pas inconnu à France Télévisions. Sous ses allures de grand jeune homme un peu gauche, il est l'un des plus riches producteurs du paysage audiovisuel français (PAF). Fils d'une postière de Crest, dans la Drôme, il a débuté comme stagiaire auprès de l'animateur Christophe Dechavanne, avant de monter sa propre société de production, puis, à force d'ingéniosité, de devenir président d'Endemol France. Il en est parti avec plusieurs centaines de millions d'euros. Depuis, il investit aussi bien dans la télévision, l'énergie, ou même l'hôtellerie, en proposant à chaque fois une petite part du capital aux salariés. Sa réputation de jeune loup a longtemps eu une faille : il n'est pas un produit classique de l'establishment. Mais il s'attache depuis longtemps à le pénétrer.
A ses débuts, il a connu le journaliste Charles Villeneuve. C'est en évoquant avec lui, en 1999, son idée de vendre les programmes d'Endemol à une chaîne de télévision ivoirienne que ce dernier l'a envoyé voir l'ancien ministre de la coopération, Michel Roussin. Par le jeu de dominos propre aux relations de pouvoir, ce dernier lui a présenté son employeur de l'époque, Vincent Bolloré. Et Vincent Bolloré l'a envoyé vers Alain Minc avec une recommandation : "Ce petit jeune a du talent, tu devrais jouer pour lui les Pygmalion.
"Alain Minc est, d'une certaine façon, l'antithèse de Stéphane Courbit. Pur produit de l'élite française, ce conseiller des puissants est introduit jusqu'au coeur de l'Elysée. De Courbit, il a tout de suite pensé "c'est un petit Pinault" - il a le même profil d'autodidacte que l'industriel François Pinault. Minc présentera à Courbit Bernard Arnault et la famille Agnelli et, dans le milieu politique, Nicolas Sarkozy, dont le jeune patron fêtera l'élection présidentielle, au Fouquet's. Courbit donne à Minc, en échange de ses conseils et de son introduction au coeur du capitalisme européen, 3 % du capital de l'une de ses sociétés, Financière Lov. Lov comme les initiales de ses trois enfants : Lila, Oscar et Vanille.
Pour le rachat de la régie de France Télévisions, Stéphane Courbit et Alain Minc ont tout de suite compris que la partie sera difficile. Minc est celui-là même qui a soufflé à Nicolas Sarkozy l'idée de supprimer la publicité sur les chaînes publiques. A la fois juge et partie, il ne doit pas apparaître dans cette affaire. Courbit, de son côté, fournit des programmes à la télévision publique, essentiellement en produisant les émissions de variétés présentées par Nagui. Il n'a, par ailleurs, aucune expérience dans la publicité, et son passé à Endemol, la société qui a introduit la télé-réalité en France, reste sulfureux pour le service public. "Nous ne sommes ni crédibles ni compétents", analyse Courbit. Il lui faut trouver un associé susceptible de lui apporter savoir-faire et respectabilité.
Dès le mois d'octobre 2009, le voici dans le bureau de Maurice Lévy. Le PDG de Publicis Groupe est un magnat de la publicité. Une sorte de caïman du milieu, influent et respecté. "Donnez-moi 48 heures", propose d'abord Lévy par politesse, déjà certain de dire non. Mais, à y regarder de plus près, la proposition est tentante. Le rachat de FTP ne serait qu'une goutte d'eau dans les investissements de Publicis, mais permettrait de renforcer le développement des régies publicitaires dans l'Internet, dont Maurice Lévy, âgé de 68 ans, veut faire son dernier défi.
En connaisseur du monde de la publicité, il est conscient de l'émoi que son engagement susciterait. Il deviendrait à la fois conseil en stratégie, via ses agences de publicité, acheteur d'espaces, via ses centrales, et vendeur d'espaces via son entrée dans FTP. Vincent Bolloré, grand ami de Nicolas Sarkozy et président d'Havas, deuxième groupe publicitaire en France, a déjà fait savoir son mécontentement à l'Elysée. Pour éviter la polémique, Maurice Lévy propose de rester minoritaire à 40 %, laissant Stéphane Courbit à la manoeuvre.
La Commission de privatisation, devant laquelle passent obligatoirement toutes les ventes de sociétés publiques, a fixé une série de critères, dont le prix d'achat et la reprise des personnels sont les deux critères déterminants. Hi-Media et le duo Courbit-Lévy sont au coude à coude. Mais le tandem dispose manifestement de l'appui du cabinet de Christine Lagarde, la ministre de l'économie. Mieux informé des critères de sélection, c'est lui qui, pour finir, propose la meilleure offre : le rachat pour 16 millions d'euros, suivi d'une recapitalisation de 4 millions d'euros, le maintien du personnel de métropole pendant trois ans et la distribution aux 280 salariés de 15 % du capital.
Le 3 février, Patrick de Carolis convoque un conseil d'administration extraordinaire pour proposer l'engagement de négociations exclusives avec Lov-Publicis. Mais une intervention du représentant de l'Assemblée nationale, le député UMP Christian Kert, va semer le trouble. La Commission européenne a en effet changé la donne. En retoquant le projet de taxation de 0,9 % sur le chiffre d'affaires des opérateurs de télécommunications qui devait compenser financièrement la suppression de la publicité, elle a mis l'Etat dans l'embarras : il devra combler les 350 millions d'euros annuels de manque à gagner dans le budget de France Télévisions.
Dans ces conditions, explique le député de la majorité, "je suis favorable au maintien de la publicité avant 20 heures". En privé, l'élu n'a pas caché à Patrick de Carolis que plusieurs de ses collègues UMP, dont le patron du groupe, Jean-François Copé, jugent que le maintien des recettes publicitaires pour France Télévisions éviterait une nouvelle dépense budgétaire de l'Etat.
Pourquoi dans ces conditions vendre la régie, l'élément le plus rentable du service public ? "Il est urgent d'attendre", estime de son côté le journaliste Laurent Bignolas, représentant des salariés. Le sociologue des médias, Dominique Wolton, administrateur lui aussi, juge que "c'est typiquement le genre de décision prématurée prise pour faire plaisir à Sarko".
Le contrat de cession a déjà prévu qu'en cas de maintien de la publicité avant 20 heures, l'intégralité du surplus des recettes après impôts reviendrait à France Télévisions. Face au trouble de son conseil d'administration, Patrick de Carolis, dont le mandat s'achèvera cet été, décide de demander à Matignon la confirmation que le gouvernement ne reviendra pas sur la suppression de la publicité. Jusqu'ici, il n'a obtenu aucune réponse.
Ce week-end, le président des chaînes publiques affirmait au Journal du dimanche : "La vente n'est pas faite. Loin s'en faut." Une phrase qui a achevé d'exaspérer l'Elysée. (*)
Raphaëlle Bacqué et Marie-Pierre Subtil
Article paru dans l'édition du 11.02.10"
(*) La veille PdC prononçait également une autre phrase, toujours dans son interview au JDD que nous relations dans notre précédent post: « si la taxe télécoms n’est pas affectée au budget de France Télévisions, cela posera un problème au budget de l’Etat, pas au notre » ...autrement dit, c'est l'Etat donc le contribuable français qui paiera. Cette phrase aussi on peu imaginer asiément qu'elle a largement contribué itou à exaspérer l'Elysée!
mardi 9 février 2010
Carolis raille l'Etat actionnaire: « si la taxe télécoms n’est pas affectée au budget de France Télé, cela posera un problème au budget de l’Etat...
Dans une interview au JDD en date du 5 février 2010, PdC interrogé sur la décision de la Commission européenne d'ouvrir une procédure officielle d'infraction contre la France, pouvant déboucher en dernier recours sur l'envoi de l'Etat français devant la Cour européenne de justice car jugeant la taxe imposée depuis 2009 par la France au secteur des télécoms pour financer l'audiovisuel public comme "une charge administrative incompatible avec le droit européen", répond : « Si la "taxe télécoms" d'un montant de 0,9 % du chiffre d'affaires du secteur était annulée et donc pas affectée à France Télévisions, cela poserait un problème au budget de l’Etat, pas au notre».
Voici comment celui qui sous Tutelle de l’Etat devrait au minimum faire preuve de retenue (et c’est peu dire) balance un « scud » contre son actionnaire. Autrement dit, si ce mécanisme imaginé par le Gouvernement est incompatible au droit européen et ne rapporte rien à France Télévisions, c’est l’Etat qui paiera…et par conséquent le contribuable.
Voila donc comment PdC voit la chose…et puis le pouvoir, il l’a dit au JDD, il s’en moque: de son oreille comme du reste de quelque partie de son organisme que cela vienne « Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas.»
Au moment où, suite notamment au dernier rapport de la Cour des comptes qui s'ouvre sur la constatation de la forte aggravation de la situation des finances publiques : le déficit est passé de 3,4% du PIB en 2008 à environ 8% du PIB en 2009 avec une dette est passée de 1.000 milliards en 2003 à 1.500 milliards en 2009 et qui pourrait atteindre 2.000 milliards en 2013, soit 100% du PIB, c’est probablement en totale solidarité avec l’Etat et son représentant que PdC donne ce genre d’interview incendiaire !
L'UMP demande des éclaircissements sur les conséquences de cette procédure officielle d'infraction lancée par Bruxelles et le manque à gagner pour France Télévisions perdant les revenus de cette taxe mise en place pour compenser la perte de recettes publicitaires liées à la suppression progressive de la publicité dans l'audiovisuel public.
Les parlementaires tous azimuts, UMP en tête ne font pas que s’interroger, alors que PdC s’arc-boute sur la vente de la régie publicitaire, ils ont de plus en plus nombreux à se demander s’il est bien judicieux de privatiser une régie publicitaire performante, alors que personne ne sait aujourd’hui comment l’Etat entend compenser demain l’enveloppe « taxe télécoms ».
Une grande partie d'entre eux s’interrogent également sur la validité de ce plan de « reprise », au motif, notamment, que l’on ne peut être à la fois régisseur d’espaces publicitaires et producteur de programmes au sein d’un même groupe, comme ce sera le cas pour l’ancien patron d’Endemol France, Stéphane Courbit !
Certains vont même jusqu’à avancer l’hypothèse du maintien de la pub sur France Télés, sachant que les caisses de l’Etat sont quasi vides. En se projetant un peu d’autres évoquent les textes qui prévoient une clause de rendez-vous fixé à novembre 2011, date à laquelle un premier bilan de la suppression de la pub devait être tiré…de là à se poser la question de la réintégration de la publicité sur les écrans de France Télévisions après 20 heures, il n’y a qu’un pas.
Christian Kert député UMP et membre du Conseil d’administration de France Télévisions, qui a suivi Carolis au dernier CA en votant avec lui le principe de la cession de la régie pub (le seul administrateur à s’être abstenu, en plus des 2 représentants de salariés à voter contre est Dominique Wolton) lui ne s’interroge peut-être pas ?!
Il n’a, du reste, pas attendu la réponse du Gouvernement au courrier qu’a adressé PdC au Premier ministre sur le sujet avant de voter la vente de la régie publicitaire de France Télévisions !
Curieusement, il invite à présent le Parlement à prendre ses responsabilités si la question du financement des chaînes publiques devait revenir sur le tapis du fait de la décision de Bruxelles, et n’écarte pas le dépôt d’un texte.
ANNULATION DES ELECTIONS PAR LA JUSTICE A FRANCE3 SUD
Depuis le 12 juin 2009, le SNPCA-CGC affilié à la Fédération CGC des Médias attendait la décison du Tribunal d'Instance de Toulouse visant à demander l’annulation des élections à France 3 Sud.
C'est chose faite aujourd'hui, ces élections sont annulées. Rappelons que la procédure engagéee devant le TI de Paris 15ème contre France Télévisions ayant pour but d'ordonner la suspension de toute nouvelle réunion ordinaire et/ou extraordinaire du CCE notamment jusqu’à ce que les conditions permettant à l'instance de siéger régulièrement soient réunies....est toujours pendante devant le TGI.
Plus que jamais, le SNPCA-CGC demandera l'annulation de tous les CCE irréguliers depuis ces élections hors la loi notamment l'annulation des CCE des 1er , 7-8 octobre 2009 et 12-13 novembre 2009 et ceux de décembre dont celui du 16 décembre plus particulièrement .
lundi 8 février 2010
Carolis : "Un bilan tout en trompe l’œil…Après lui qui d’autre ? Lui, lui et encore lui"
L’interview de Patrick de Carolis que publie le JDD de ce 5 février 2010 est surréaliste. Dans un numéro de prestidigitation des plus immodestes, il essaie de faire passer un des bilans les plus désastreux de la télé publique pour une réussite qu’on verrait rarement « même dans le secteur privé! » (la tournure de phrase est de l’intéressé) !
Souvenez-vous Marc Tessier, le prédécesseur de PdC avait à quelques mois de son départ, pratiqué le même exercice. Le Nouvel Economiste l’avait même désigné « manager de l’année 2004 ».
Il convient donc de démontrer, ici, point par point que ces affirmations ne reflètent en rien la réalité.
I) Le projet présenté au CSA le 6 juillet 2005 est loin, bien loin d’avoir été respecté.
A la question du JDD: « quel bilan tirez-vous de votre quinquennat? », PdC a beau prétendre que « l’heure du bilan n’est pas arrivée », l’exercice d’autosatisfaction auquel il se livre, tout au long de l’article, ne trompe personne.
PdC au JDD: « J’avais présenté un projet au CSA que j’ai respecté. Je souhaitais reconquérir l’audience avec des programmes de qualité et préparer l’arrivée de la TNT »
Dans les grandes lignes :
- 1°) PdC au CSA: « Je prévois un plan pour relancer le soutien à la production et à la création. Ce plan est à la fois ambitieux et réaliste. Il sera financé par un redéploiement budgétaire à l’occasion de l’élaboration des grilles de programmes et, à partir de Janvier 2007, par l’affectation prioritaire de l’effet d’aubaine financier lié à l’ouverture de la publicité pour la grande distribution sur les chaînes généralistes. »
« L’effet d’aubaine financier» voila comment PdC appelait l’ouverture du marché publicitaire à la grande distribution : aubaine.
Rappelons aussi qu’à l’été 2007, c’est le même PdC qui était allé défendre auprès de Nicolas Sarkozy, François Fillon et Christine Albanel, l’augmentation de la durée de la pub (alors 8 min/h) et la coupure d’émission jeux ou dites de flux.
C’est à cette époque qu’il expliquait lui-même « avoir réussi à convaincre et sûr d’obtenir gain de cause ». Le Président de la République et son 1er ministre, avaient fini selon PdC par accepter la proposition, dans le but d’aider le service audiovisuel à améliorer ses programmes avec 75 à 100 millions de bénéfice par an, « France Télévisions devant fortement affirmer son identité de service public à travers une offre culturelle plus dense, plus créative, plus audacieuse».
Et PdC de sortir en janvier, juste après l’annonce de la suppression de la pub par le Chef de l’Etat : "Le Président de la République a fait connaître ce matin son souhait de « revoir profondément le cahier des charges de la télévision publique », et de « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques » de télévision, en compensant l'incidence financière de cette suppression. Cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions, car elle modifie profondément notre modèle économique. Ces conséquences sont d'ores et déjà étudiées avec précision, à l'intérieur de notre Groupe, en liaison permanente avec notre actionnaire. A plusieurs reprises, depuis deux ans, j'ai demandé à notre actionnaire une clarification de notre mode de financement..."
Cette déclaration à l’ensemble des salariés de France Télévisions vient contredire totalement la présentation de PdC au CSA, pire elle est en opposition totale à la démarche de PdC à l’été 2007.
- 2°) PdC au CSA: « S’agissant de la redevance, je m’emploierai à défendre avec force et détermination la position du Groupe en mettant en avant la nouvelle ambition éditoriale. Une augmentation de la redevance se mérite. C’est à la lumière des performances qualitatives et financières de France Télévisions que j’évoquerai l’évolution de cette redevance avec l’Etat actionnaire et avec les parlementaires».
L’augmentation de la redevance dont il écrivait évoquer l’évolution avec l’Etat, il savait que le Président de la République ne la souhaitait pas…sinon pourquoi aurait-il prôné : l’augmentation de la durée de la pub (alors 8 min/h) et la coupure d’émission jeux ou dites de flux ?
- 3°) PdC au CSA: « Dans le cadre de la nouvelle partition de Service Public, la personnalité des chaînes doit être clarifiée.
France 2 par exemple, souffre d’une crise identitaire. Son audience (19,5% au premier semestre) s’érode et vieillit. Un effort soutenu s’impose pour qu’elle soit réellement perçue comme une grande chaîne généraliste caractérisée, dans l’information comme dans les programmes, par le foisonnement d’idées, l’audace, l’ouverture sur le monde, la réactivité évènementielle.
France 3, grande chaîne de la proximité, de l’authenticité, du lien entre les générations, du patrimoine, de la valorisation du tissu social, souffre d’une faiblesse de programmes nationaux et régionaux et d’une grave érosion de son audience (14,5% au premier semestre).
Pour ces deux chaînes comme pour France 4, France 5 et RFO, je présenterai demain devant vous une série d’orientations et de propositions qui devront être mises en œuvre dès le début 2006. »
19,5% pour France 2 au premier semestre 2005 auxquels s’ajoutent les 14,5% de France 3 et les quelques 3,5% pour France 5 qui placent France Télévisions autour alors de 38% (dixit PdC) est à dix mille lieues des engagements de PdC qui « souhaitait reconquérir l’audience »
L’audience est passée de 42% avant Tessier et lui-même (France 2 + France 3 + France 5) à quelques 31% au global (chiffres Médiamétrie) pendant son mandat:
France 2 tombé à 16,7% de part d'audience en 2009 contre 17,5% en 2008,
France 3 qui fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et
France 5 qui reste quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009
Quant à la « crise identitaire dont souffrait France 2 et la faiblesse des programmes nationaux et régionaux avec une grave érosion de son audience dont souffrait France 3 » PdC n’y a pas remédié, c’est clair.
- 4°) PdC au CSA: « Parallèlement, et au plus vite, la cohérence éditoriale et l’harmonisation dans les genres et les publics comme dans les contenus et dans la programmation, seront sensiblement renforcées. Pour mettre un terme aux rivalités souvent stériles, je proposerai aux rédactions de créer un nouvel esprit, de clarifier leurs missions éditoriales respectives et de mettre en commun, par étape et dans la concertation, un certain nombre d’outils logistiques et techniques dans le respect de leur spécificité.»
C’est sûrement dans « le respect de la spécificité des rédactions et de leurs missions éditoriales respectives » que PdC prône, à présent leur « rapprochement, sinon leur "fusion" ».
- 5°) PdC au CSA: «Gérer un groupe aussi large et multiforme que France Télévisions, c’est aussi mobiliser ses forces, libérer ses énergies et moderniser son dialogue social. Une partie des moyens de MFP sera ainsi consacrée au développement de projets imaginés par les collaborateurs du Groupe. Sur le plan social, je propose d’ouvrir deux chantiers avec les représentants du personnel : celui de la mobilité, essentielle dans un Groupe au périmètre aussi large ? et celui de l’égalité salariale entre hommes et femmes à qualification équivalente, entreprise par entreprise».
La mobilité, depuis cette présentation en 2005 devant le CSA, elle est restée lettre morte.
L’égalité salariale entre hommes et femmes à qualification équivalente, entreprise par entreprise, il a fallu attendre fin 2009 pour que craignant le rapport remis au Parlement par la HALDE, le 24 décembre 2009, France Télévisions fasse passer 1.800 mesures sans concertation, ni critères que l’ensemble des organisations syndicales ont dénoncées.
Un rapport sur le bilan de la politique de gestion des ressources humaines des sociétés nationales de programmes de l’audiovisuel public (Radio France, France Télévisions et la société de l’audiovisuel extérieur de la France - SAEF), afin de lutter contre les discriminations et de mieux refléter la diversité de la société française. [Pour voir le http://halde.fr/IMG/pdf/rapport-SNP.pdf]
La HALDE y met en évidence le fait que la situation des trois sociétés auditées ne se différencient pas de celle des grandes entreprises françaises, alors même qu’elles sont censées être exemplaires : certaines actions ciblées par publics sont mises en œuvre (handicap, salariés âgés, égalité entre hommes et femmes, diversité « sociale »), avec des résultats variables. La dimension de prévention des discriminations, fondée notamment sur la revue des processus de gestion des ressources humaines, est encore peu prise en compte.
La HALDE souligne page 27 : « Un premier niveau de traitement doit permettre de relever d’éventuels écarts injustifiés, en lien avec une caractéristique discriminatoire, entre salariés en situation de « travail comparable » (et non seulement « de travail égal »). Ce qui n’a, à l’évidence, pas été le cas pour France Télévisions.
La HALDE de poursuivre : « Les écarts constatés (ex : faible présence de femmes parmi les plus hautes rémunérations, indications de rémunérations globalement inférieures des salariés nés hors de l’Union européenne) doivent donner lieu à une analyse approfondie, destinée à en identifier l’origine et les causes. »
Une « méthodologie » qu’aurait dû suivre France Télévisions mais qu’elle n’a pas suivie.
Enfin, « le développement de projets imaginés par les collaborateurs du Groupe auxquels MFP devait consacrer une partie des moyens », il n’a jamais été réalisé….les dits collaborateurs attendent toujours !!!
Les manquements au projet présenté devant le CSA ne s’arrêtent pas là et sont nombreux….Il ne s’agit, là, que d’exemples édifiants et parlants.
- 6°) PdC au CSA: « Je proposerai au prochain Conseil d’Administration [2005] de la holding France Télévisions une réorganisation afin d’en faire un outil simplifié, au service de cette nouvelle ambition et plus proche de chacune des chaînes».
« Une réorganisation plus proche de chacune des chaînes », on peut dire qu’avec l’usine à gaz que tente de mettre en place PdC, la formule présentée au CSA a de quoi laisser pantois.
Et PdC d’ajouter «Elle est sur le point d’être finalisée. Nous avons fusionné cinq entreprises en dix mois. C’est plus rapide que la plupart des fusions dans le secteur privé! »
Mais quelle fumisterie… Elle n’est bien évidemment pas sur le point d’être finalisée. Cette réforme que PdC prétend « subir » mais qu’il affirme « mener à terme en laissant de côté son avenir personnel qui ne doit pas interférer avec cet enjeu », n'est absolument pas aboutie puisque le "fonctionnigramme" (auquel personne en comprend rien) il l'a mailé aux salariés, en totale entrave puisqu'il le remettait le même jour aux élus. Il sait donc pertinemment qu'il n'a fait l'objet d'aucune consultation et n'est donc pas applicable.
Sa réorganisation – car il s’agit bien de sa réorganisation – voila ce qu'en disait Christine Albanel à David Pujadas le 21 octobre 2008 au JT de 20h: " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui souhaitait justement la création de cette société unique qui l'avait demandée à l'été 2007".
Aujourd'hui, elle n’est ni comprise, ni souhaitée.
PdC qui affirmait au CSA pour France Télévisions vouloir « mobiliser ses forces, libérer ses énergies et moderniser son dialogue social », à l’été 2007 n’imaginait pas en expliquant à toute la Presse et aux pouvoirs publics que « sa réforme (réorganisation) non seulement était comprise mais surtout que les salariés la souhaitaient », que ces derniers dans un référendum montreraient et prouveraient le contraire.
En effet, les résultats du référendum interne à France Télévisions organisé depuis le 17 janvier dernier par 6 syndicats et présentés le 28 janvier 2010, ont sonné sonnent comme un désaveu pour PdC.
Appelés à se prononcer sur la réforme portée depuis des mois par Carolis – la transformation de France Télévisions en une entreprise unique -, les 2.250 salariés (sur 9.184 permanents, soit 1 salarié sur 4, ndlr) qui se sont exprimés ont envoyé un signal clair à la direction.
A la question:
"Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?", 93,3 % des votants ont répondu "Non".
A la question :
"Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?", 95,9 % des votants ont répondu "Oui".
C’est le même PdC qui disait « moderniser son dialogue social », qui conteste ce référendum en expliquant avec dédain que seulement 25% des salariés ça n’est rien et que ce référendum ne vaut rien !
En revanche, le sondage commandé et effectué auprès un millier de sondés l’année dernière par TNS Sofres pour dire si « oui ou non Carolis devait être reconduit », lui, il est valable !
Si l’on ramène 1.000 et quelques sondés sur 63 millions de téléspectateurs potentiels aux 2.250 sur 9.184 salariés ça ne fait que 0,0000016 %....
Et France Télévisions de prétendre, il convient de citer, que : « ce sondage portait plus largement sur "la satisfaction" des téléspectateurs s’agissant des programmes et qu’il n’était pas destiné à être publié ».
Le journal « Libération » qui écrivait, à l’époque: « Et vous, vous en pensez quoi, de Patrick de Carolis ? Rien ? Eh bien, vous n’êtes pas représentatif de la population qui, à en croire un sondage TNS Sofres dans son écrasante majorité (94 % !) ont plébiscité Patrick de Carolis avec 85% des sondés qui souhaiteraient la reconduction de son mandat », avait finalement bien compris la manœuvre.
Avoir eu le culot d’expliquer que « le sondage portait sur "la satisfaction" des téléspectateurs sur les programmes » alors qu’y étaient glissées des questions pour "tester l'image de l’actuel dirigeant et la comparer à ses prédécesseurs" c’était déjà une véritable farce.
Avoir ajouté que ce sondage «pas destiné à être publié » était représentatif (au prix où sont les sondages de ce type), et affirmer que celui des salariés ne l’était pas, c’est lamentable et méprisant.
II) Qui peut, en conséquence, être surpris de la réponse faite par PdC à la question du JDD: « Que pensez-vous de la liste de vos potentiels successeurs? » : « Ce n’est plus une liste, c’est un annuaire… » ?!
Et puisque « 94 % des sondés ont plébiscité Patrick de Carolis en souhaitant la reconduction de son mandat » !!! Il peut bien y avoir un annuaire ou une liste, si PdC dit qu’il sera « en mesure de donner une réponse, après la réforme », qui pourrait bien le contredire.
Lui qui indiquait à l’adresse du Président de la République, il y a peu par Presse interposée que: " Le Chef de l’Etat doit avoir une vision qui dépasse son mandat", doit être assuré que le «nom que le Chef de l'État avait déclaré avoir en tête », c’était bien le sien !
III) L’affirmation selon laquelle, en réponse à la question du JDD : « cette réforme passe par la réduction des effectifs de 10% », PdC indique : « Il n’y aura pas de plan social, mais un dispositif de départs volontaires à la retraite qui pourrait concerner 900 personnes sur trois ans. Elles ne seront pas systématiquement remplacées, nous aviserons au cas par cas…. » est totalement farfelue.
Ce soi-disant plan de départs volontaires à la retraite qui pourrait concerner 900 personnes, n’a jusqu’à présent fait l’objet que de : 19 demandes !
Dans ces dernières, France Télévisions imaginerait même de comptabiliser pour 2009 ceux des salariés qui sont partis au cours du 2ème semestre et dont le départ après préavis se faisait en fin d’année !
Encore un effet d’annonce. Du reste, sur ces soi-disant 900 départs, un tiers environ n’est pas éligible. Sur la liste des 234 nominations « directeurs, sous-directeurs et conseillers », un autre tiers environ serait concernés mais vu la « promo » ne répondra pas au courrier. Resterait un tiers d’éligibles….faudrait-il encore que tous soient d’accord pour partir dans de piètres conditions !
Comment croire ce dont Philippe Seguin de la Cour des Comptes doutait, à savoir ces 900 départs annoncés ? [entre 1349 hypothèse haute et 844 hypothèse basse selon FTV pour être précis]
Pour couronner le tout, PdC et son équipe, René Maisonneuve en tête avait fait le même coup en 2007 avec les soi-disant 900 départs qu’il avait déjà « lancé » dès la fin du premier semestre 2007 et qui se décomposaient comme suit :
-600 lettres d’incitation à faire valoir les droits à la retraite avaient été adressées aux salariés du groupe âges de 56,5 à 63 ans (voire 64 ans)
-300 départs qualifiés de « naturels » par France Télévisions étaient prévus et dixit le direction : non remplacés.
Résultat, à l’automne 2007, France Télévisions avait dû admettre que seulement 26 demandes sur France 3, 9 demandes sur France 2 et 1 seule pour France 5 avaient été enregistrées. On était loin, bien loin des 900 départs annoncés !!!
Tout au plus France Télévisions avait pu tabler, en fin d’année 2007, sur une centaine de demandes. Précision de taille et qui a son importance : les salariés concernés faisant valoir leur droit à la retraite, quittant donc à leur demande la société (donc pas officiellement à l’initiative de l’employeur) voyaient donc leurs faibles indemnité imposées contrairement à un licenciement ou une mise à la retraite à 65 ans venant de l’employeur où elles ne le sont pas. D’où le peu d’intérêts pour la démarche.
Fin 2008, France Télévisions n’avait pas eu plus de 150/180 demandes (grand maximum). Il est bien évident que les 420/450 salariés qui n’avaient alors pas donné suite pour diverses raisons, n’ont pas l’intention de donner suite aujourd’hui…surtout qu’ils savent à présent pour certains qu’ils pourraient très bien demander à travailler jusqu’à 70 ans.
Carolis peut toujours (itw au Figaro) : " reconnaître que son groupe est contraint à des sérieuses économies en démentant fermement tout projet de plan social seulement l’ouverture d’un guichet de départs volontaires à la retraite pour 900 salariés du groupe", tout cela n’est pas sérieux.
C’est la démonstration qu’il n’est pas facile de considérer les salariés comme la Presse, les politiques ou les pouvoirs publics pour des naïfs à qui l’on pourrait raconter en boucle la même histoire éculée !
IV) Oser prétendre, toujours en réponse au JDD que : « la révision des conventions collectives et accords sociaux doit aboutir début juin. », c’est du même tonneau.
Contrairement à ce que PdC a affirmé partout depuis des mois et des mois, son calendrier n’a jamais été tenable et ne sera jamais tenu. (il ne reste que 15 jours pour négocier un texte style Convention Collective de l’Audiovisuel qui avait pris quasiment 2 ans pour voir le jour).
L’ensemble des syndicats a finalement décidé, après 8 réunions dont les dernières sans la présence du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ qui avaient quitté la table, laissant l’alliance CGT/FO et la CFTC à ne parler que du préambule du « nouvel accord » a publié, le 4 février 2010, à17H30, un communiqué commun :
Déclaration des organisations syndicales CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, SNJ de France télévisions lors de la séance du 4 février 2010.
Après avoir pris connaissance de la véritable déclaration de guerre que constituent l’ensemble des textes remis au 29 janvier, contre les salariés du service public et contre ses missions, les organisations syndicales demandent à la direction de renoncer notamment à :
- son système de salaires et classification des emplois
-la remise en cause des commissions paritaires
-à son dispositif sur le temps de travail, notamment le forfait jour
- sa volonté de détruire le statut de journaliste.
Les organisations syndicales décident de se retrouver ce 5 février pour travailler sur des propositions alternatives communes. »
En tout état de cause, c’est le 16 février 2010 que la procédure sur le fond, à l’initiative de la CGC, de la CFDT et du SNJ vient devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Les 3 syndicats demandeurs veulent faire dire au TGI que les Conventions Collectives sont toujours bien applicables et que si elles ne l’étaient pas, leur délai de survivance plus favorable que le Code du travail (3 ans en plus des 3 mois de préavis pour la convention Collective de l’Audiovisuel) les mèneraient largement après le 7 juin…pour la CCCPA en juin 2012.
IV) Toujours en réponse au JDD sur l’éventuel maintien de la publicité sur le service public, au moins en journée qui ferait s’interroger sur la pertinence de cette cession, PdC répond : « C’est l’aboutissement d’une procédure précise et transparente conduite avec nous par la Banque Rothschild, et sous le contrôle de Bercy. »
« Aboutissement » signifie : réussite, issue favorable….Pour PdC la vente de la régie c’est l’aboutissement donc d’une stratégie qui s’inscrit dans le cadre actuel de la loi?!
Pourtant, juste après, il explique que « La vente n’est pas faite. Loin s’en faut. Nous sommes simplement entrés dans une phase de négociation exclusive. Il s’agit maintenant d’installer des verrous et des conditions particulièrement strictes pour empêcher tout risque de conflits d’intérêts et tout mélange des genres. Un nouveau conseil d’administration se tiendra, une fois ces garanties obtenues ».
PdC qui écrivait, voila deux ans, aux salariés de la régie pub: "Je serai naturellement très vigilant sur l’impact de la décision de Président de la République de supprimer la pub sur le service public en réorganisant en même temps l'entreprise, travail mené depuis deux ans en totale concertation avec l'actionnaire et que nous souhaitons amplifier, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l’avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation."
Mais c’est bien PdC qui vend… Et il dit avoir « demandé par écrit à l’Etat actionnaire de France Télévisions de me confirmer que ce cadre de la loi qui prévoit la fin totale de la publicité en novembre 2011 n’était pas appelé à évoluer » mais sans attendre la réponse, il se félicite de la privatisation à hauteur de 70%.
Au cas où la publicité serait maintenue avant 20 heures, il ne remettrait pas pour autant sa décision en question et ne reviendrait pas sur le processus de cession… « Son conseil d’administration a décidé fin 2008 d’entériner la suppression de la publicité en soirée dès le 5 janvier 2009, les grilles de programmes, la nouvelle politique commerciale de la régie sans pub en soirée étaient prêtes depuis plusieurs mois et la ressource publique pour compenser la fin de la publicité était déjà votée. »
Que le Conseil d’Etat condamne cette procédure...ça ne le touche pas. De toute façon, il le dit et le répète à loisir : « France Télévisions n’a subi aucune influence. Si je devais me soucier de tous ceux qui prétendent avoir l’oreille du pouvoir, ma journée n’y suffirait pas. »
Eh ! oui, il est comme à ça PdC…il décide seul.
V) Quant à l’incertitude concernant la "taxe télécom" contestée par Bruxelles, PdC indépendant qu’il est, rejette le tout sur l’Etat [donc sur le contribuable, finalement]
« Si cette taxe –non affectée à France Télévisions– était annulée, cela poserait un problème au budget de l’Etat, pas au notre. » dit PdC.
La meilleure preuve en est que le Gouvernement a retenu 35 millions sur les 450 millions prévus parce que comme le rappelle PdC : « La surperformance de la régie » était au rendez-vous…Cession de la régie surperformante donc, qu’il maintient. Cherchez l’erreur !
C’est sûr qu’avec un déficit prévisionnel de 135 millions d’euros, quelques millions en plus ou en moins, quelle importance ! L’Etat comblera puisque PdC affirme « avoir deux ans d’avance sur le plan d’affaires ».
Eh ! oui rappelez-vous, c’est bien le même PdC qui le 24/11/2008 réunissait les syndicats de France Télévisions pour "faire le point avant le début du débat parlementaire du 25 novembre et mettre en garde contre une réduction des taxes".
D’où la célèbre formule PdC « le compte n'y est pas ».
C’est lui qui expliquait que « même si les recettes publiques du groupe devraient bénéficier "d'une garantie de la Tutelle", la décision des députés de limiter la taxation des chaînes commerciales (le passage de la taxe de 3% à 1,5 % amendé) était grave et pouvait entraîner la faillite de France Télévisions. »
Cette liste étayée et détaillée, sans être exhaustive constitue déjà un devoir de vérité auquel les salariés ont droit, tout comme les lecteurs et/ou les téléspectateurs.
Il fallait que cela soit dit et que le JDD ne restât pas sur de fausses impressions !


