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vendredi 18 mars 2011

Le SNPCA CGC portera plainte si France Télévisions continue malgré ses déclarations, de violer la loi en poussant à bout les salariés....

Le SNPCA CGC portera plainte si France Télévisions continue malgré ses déclarations, de violer la loi en poussant à bout les salariés à la mode France Télécom.

Mi février le SNPCA-CGC dénonçait dans un tract et un blog, les méthodes de « pressions psychologiques » indignes [il faut toujours appeler un chat, un CHAT] que met en œuvre la direction afin de pousser à bout les salariés.

La direction avait même cru devoir sortir un communiqué, VALIDANT AU PASSAGE LES RÉVÉLATIONS DU SYNDICAT, mais affirmant que ces pratiques qui faisaient même l’objet d’une formation managériale interne, n’avaient plus cours.

Voila ce qu’écrivait la direction : « … cette formation communément utilisée dans les entreprises pour aider à mieux comprendre les réactions observées pendant les phases d'un changement d’organisation et qui avait pour vocation d'accompagner la ligne managériale dans la transformation de l’entreprise, n’a été dispensée que jusqu'à l'été 2010»

La direction prétend que depuis 2010, ces méthodes ne seraient plus utilisées mais c’est CECI EST TOTALEMENT FAUX. La direction continue sa politique de l’arbitraire, de l’humiliation, du mépris du travail de chacun, du « jeunisme à outrance » pour mieux dégoûter les « seniors », de la mise à l’écart voire de la placardisation totale ou encore de la surcharge de travail visant à faire craquer. Elle continue à monter les collaborateurs d’une Antenne contre une autre.

C’est l’exemple de cette salariée, à qui personne n’a rien à reprocher et qui connaît bien son travail mais qui la cinquantaine, ne revient pas au directeur nouvellement nommé qui prône le « rajeunissement » des équipes ! Illégal au cas où il ne connaîtrait pas la législation. Cette salariée qui ce responsable ne recevra même pas [il n’a rien à lui dire] mais à qui l’on fait dire : « A partir de maintenant, tu n’es plus France 2, tu es France 3 [alors que juridiquement les sociétés n’existent plus depuis un an et que d’autre part dans le cadre de la fusion/absorption son contrat de travail reste inchangé]…tu ne vas plus faire ce que tu faisais, tu n’as pas la choix…tu signes ta lettre….et si tu refuses ce sera lourd de conséquences… ».

C’est lamentable, inadmissible et cela démontre une chose, c’est que la direction continue bel et bien ce qu’elle indique ne plus utiliser, à savoir le processus du deuil à la mode France Télécom jusqu’à ce que le salarié craque physiologiquement comme psychologiquement.

L'employeur doit pourtant légalement mettre en œuvre les mesures prévues à l'article L. 4121-1 du Code du travail sur le fondement des principes généraux de prévention suivants :

Éviter les risques ;

Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;

3° Combattre les risques à la source ;

4° Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ;

5° Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ;

6° Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;

7° Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral, tel qu'il est défini à l'article L. 1152-1 ;

8° Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;

9° Donner les instructions appropriées aux travailleurs.

La direction qui viole ainsi allègrement la loi, devrait s’intéresser aux alinéas 1, 3, 7 et 8 et plus particulièrement au 6ème alinéa, "Remplacer ceux qui sont dangereux…" et virer tous ceux dont les dents raient le 3ème sous-sol, ceux qui se prennent pour des p’tits chefs et qui appliquent au quotidien sur des collègues une politique de torture morale et mentale.

P.S: Prochainement nous publierons un dossier édifiant sur les pratiques de JLO Conseil choisi par la direction, justement pour évaluer ces risques psychosociaux et les prévenir !!!!!


La direction communique sur la chorale dans le hall de France Télévsions mais pas sur la composition du bureau du CE

Vendredi 18 mars 2011, toujours pas de fumée blanche du 8ème étage de la maison commune. Alors que l'élection du bureau du CE du Siège a eu lieu, il y a deux jours, la direction n'a toujours pas informé les salariés de l'entreprise.

En revanche, les salariés par note interne sont bien au courant du passage de la chorale dans le hall de la maison commune.

Seul un article de Satellifax dans la revue de presse en fait état. Le voici:

Avis de recherche à France Télévisions: Où sont passés Papet et Pflimlin ?

Avis de recherche à France Télévisions: Où sont passés Papet et Pflimlin ?

La dernière fois qu’ils ont été aperçus, c’était dans une des salles de projection de la maison où ils s’étaient retirés pour se lamenter tous deux des résultats électoraux au Siège de France Télévisions. Malgré leurs efforts, l’alliance cgt-fo n’était pas majoritaire au C.E. du pôle parisien qui représente à lui seul pas loin de la moitié des effectifs de l’entreprise.

Ils avaient eu beau compter et recompter le nombre d’élus pour les deux syndicats alliés, sur 25 sièges (titulaires), tous collèges confondus, en additionnant les voix de la cgt et fo dans l’instance, ils n’arrivaient qu’à 11 au maximum. Et 11 quelle que soit la façon dont ils ont pu tourner le problème, 11 ce n’est pas la majorité sur 25. Ils ont bien essayé, il y a quelques jours, de proposer la tenue d’un « nouveau CCE transitoire » où, en attendant la fin des élections dans toute l’entreprise, chacun des 3 pôles déjà élu aurait un élu titulaire et un élu suppléant (1 au lieu de 10 pour le pôle parisien, par exemple)…cette bonne blague! La cgt n’y était pas opposé [comme c’est étrange] mais ça n’a pas marché.

Non, décidément c’était plus qu’ils ne pouvaient supporter…c’était dit, ils ne verraient pas ça. Ils ne participeraient pas à la séance constitutive du Comité d’Etablissement que le pdg doit pourtant juridiquement et légalement convoquer. Ils n’y arriveraient pas ; entendre les suffrages à bulletins secrets (réclamés par fo), se porter vote après vote des 20 membres du CE (10 membres titulaires et 10 membres suppléants) qui siègeront au C.C.E. sur des élus CFDT, SNJ et SNPCA-CGC, c’était au-dessus de leurs forces.

Alors, ils ne participeraient pas à cette réunion du 16 mars. NON. Comme ils avaient cependant obligation de l’organiser, ils allaient devoir décider tous les deux, qui s’y collerait. Plouf, plouf, c’est pas toi, c’est pas moi, alors ce sera le dg chargé des finances [le dg chargé des ressources humaines dont c’est pourtant le job, il n’ira pas et le président encore moins].

Les premiers élus au CE du Siège de France Télévisions, ont donc vu l’homme des dossiers financiers dont ce n’est absolument pas la charge, présider cette séance. Malgré la déclaration de la cgt organisant sa victimisation, malgré le soutien de ses alliés fo et les demandes systématiques de votes à bulletins secrets, « l’envoyé spécial » de la présidence, a dû se rendre à l’évidence : le bureau CFDT, SNJ et SNPCA-CGC a été élu et les 20 membres du CE (10 membres titulaires et 10 membres suppléants) qui siègeront au C.C.E. sur des élus CFDT, SNJ et SNPCA-CGC.

A ce jour, la direction si prompte à sortir des communiqués le jour même de certaines publications du SNPCA-CGC ou encore de lui envoyer des courriers pour le suspendre sur demande expresse de la cgt, des moyens de communication interne, n’a toujours pas sorti la moindre ligne….Un problème de stylo ? non, bien sûr. La direction ne sait pas comment tourner sa rédaction pour minimiser la portée d’une telle situation et caresser quand même un peu dans le sens du poil ses alliés défaits.

PS : Dernière minute. On aurait des nouvelles de Papet. On apprend qu’il se rend en coup de vent à Toulouse pour y rencontrer la Rédaction...pas l’ensemble des salariés, non, la Rédaction seulement et plus précisément les journalistes. Quel scoop Papet a-t-il à donner aux journalistes de la rédaction toulousaine?

jeudi 17 mars 2011

Comment France Télévisions pousse les salariés à bout.

Comment France Télévisions pousse les salariés à bout.

Une cellule des risques psychosociaux à France Télévisions, quelle mystification ! A la Presse et aux média, France Télévisions communique sur sa mise en place, dans les faits il ne se passe strictement rien. Bien au contraire, la direction continue de maintenir sur l’ensemble des salariés une pression psychologique de tous les instants.

Lorsque le salarié poussé à bout, quotidiennement provoqué, talonné, se rebelle et refuse son sort, il se retrouve traqué, on l’épuise comme on épuise un animal avant l’estocade…allant dans certains cas, jusqu’à commettre l’irréparable.

Et la direction n’hésite pas à mentir systématiquement pour justifier l’injustifiable. Elle abreuve tout un chacun de son baratin habituel sur le dialogue social et le respect de chaque collaborateur mais en réalité, elle fait tout pour faire craquer le salarié dont l’avis ne compte absolument pas.

Un exemple très récent dans lequel une majorité de salariés devrait se retrouver.

Cette collaboratrice (ça marche aussi avec collaborateur), une vingtaine d'années d’ancienneté au moins, qui depuis plusieurs mois maintenant est sous médication, elle n'en revient toujours pas, elle dort très mal voire passe des nuits à ne pas dormir et est traitée, jour après jour comme une quantité négligeable.

Elle avait 2 responsables, elle en a maintenant 5 avec la réorganisation Pflimlo/Carolisienne.

Elle est sous contrat France 2 depuis son embauche, on lui indique maintenant qu’elle est à présent France 3…alors que la loi est claire :

- dans le cas d’une fusion ou d’une absorption, le contrat de travail transféré reste inchangé et n’est pas modifié (elle n'a rien à accepter)

- France 3 pas plus que France 2 n’existent pas juridiquement.

Son activité est considérablement modifiée, alors que le 4 janvier 2010, la direction avait écrit à chacun « vous continuez à faire ce que vous faisiez…» .

Enfin, elle ne pourrait pas refuser ces "modifications" sinon ce serait grave pour elle; cela pourrait être considéré comme une contestation de sa hiérarchie allant jusqu’au licenciement.

En plus d’être totalement FAUSSES ces pratiques inadmissibles que nous dénoncions dans un précédent blog et que via des fiches internes du style France Télécom, France Télévisions inculquait à ses « managers », s’apparentent à l’évidence à une forme de harcèlement. Ces pratiques doivent être dénoncées.

La personne qui subit cela au quotidien est à bout, elle a fait part de son désarroi et de sa souffrance au travail à son entourage mais également au Médical, elle se demande à quoi elle sert et finit par avoir des idées morbides. Elle a tiré la sonnette d’alarme; nous la tirons aujourd’hui pour elle mais plus généralement pour l’ensemble des salariés qui subissent en permanence.

Le SNPCA-CGC exige de la direction qu’elle stoppe la poursuite de cette perverse et inhumaine réorganisation et surtout qu’elle prenne en compte la souffrance d’une majorité de salariés que diverses expertises externes rendues ont mise en avant. Si tel n’est pas le cas, le syndicat prendra ses responsabilités et sera contraint de saisir la Justice pour manquements graves aux obligations sécuritaires de l’employeur.

mercredi 16 mars 2011

La cgt dénonce le « contexte syndical perturbé » et donne des leçons d’arithmétique.

La cgt dénonce le « contexte syndical perturbé » et donne des leçons d’arithmétique.

A la première séance du Comité d’Entreprise de France Télévisions Siège, la cgt déclare « représenter à elle seule près de 30% des salariés ». Puis elle vante « la reconnaissance du travail effectué par la cgt et ses élus auxquels les salariés ont renouvelé leur confiance » (dixit).

Après quoi la cgt a tenu à faire une déclaration : « la cgt fidèle à ses engagements, en dépit d’un contexte syndical perturbé est prête à travailler dans le cadre d’une large unité condition indispensable dans la situation dans laquelle se trouve l’entreprise tant du point de vue économique, que du point de vue de l’activité de production et de fabrication ».

La cgt s’est ensuite hissée en porte-étendard de la défense de l’intérêt collectif « La cgt pose comme condition indispensable, les rapports de force que NOUS serons [tous ensemble, tous ensemble, yep, yep…] collectivement capables de créer pour être à la hauteur prioritairement des négos de qualité concernant la nouvelle Convention Collective ».

Le SNJ a tenu après ce procès d’intention en règle de la cgt, à réaffirmer que « les organisations syndicales SNJ, CFDT et CGC qui avaient gagné la procédure d’Appel pour faire reconnaître les délais de survie des Conventions collectives représentaient, elles, plus de la moitié de l’entreprise et qu’elles sauraient [que la cgt se rassure] faire face à tout ce que leurs mandats implique ».

Le vote a donc eu lieu pour le poste de Secrétaire du CE. Le nombre d’élus votant était maximum, soit 25 membres du Comité à voter. FO a demandé un vote à bulletin secret.

Le candidat cgt qui se présentait Luc Deléglise, a obtenu 11 votes [le vote a beau être secret lorsqu’on additionne les voix de fo à celles de la cgt, on trouve sans surprise 11 voix]

L’autre candidat au poste de Secrétaire, élu de la liste commune CFDT-CGC Salim Larfa, a lui obtenu 14 suffrages [le vote a beau être secret lorsqu’on additionne les voix de la CFDT, du SNJ, de la CGC mais aussi celle de la CFTC on arrive à 14 voix…]

Salim Larfa est donc élu Secrétaire du CE France Télévisions Siège. Dans la foulée, le bureau CFDT, SNJ et CGC a été adopté intégralement.

N.B :

1°) Le SNPCA-CGC ne peut laisser dire comme le clame la cgt que « le contexte syndical serait perturbé » car, une fois encore, la démonstration est très claire, fo et la cgt sont ensemble et ne font plus mystère de leur alliance…et cela ne perturbe plus les autres syndicats qui s’y sont malheureusement habitués.

2°) Le SNPCA-CGC rappelle pour la cgt et fo qui voudraient faire prendre des vessies pour des lanternes aux salariés, que le lendemain du jugement de première instance, la cgt sortait un tract intitulé « jugement défavorable » indiquant au salariés qu’il ne restait que quelques semaines avant la fin. Que fin décembre 2009, la cgt rendait un avis-passeport à la réorganisation Carolis....d'où "la situation dans laquelle se trouve l’entreprise tant du point de vue économique, que du point de vue de l’activité de production et de fabrication" qu'ils dénoncent aujourd'hui.

Le SNPCA-CGC rappelle également qu’avant le jugement de la Cour d’Appel sur la survivance des Conventions Collectives, fo et le cgt prônaient la signature d’un accord de substitution qui aurait entraîné leur mort prématurée purement et simplement. Alors venir ensuite raconter dans des propos « moralisateurs » que la cgt « sera à la hauteur des négos de qualité concernant la nouvelle Convention Collective », c’est mieux que le 2ème effet Kiss-Cool.

Tessier s agite pour prendre la place d’Alain de Pouzilhac !

Tessier s agite pour prendre la place d’Alain de Pouzilhac !

Lu dans la lettre A : « l’ancien président de France Télévisions (1999-2005), Marc Tessier, qui s'ennuie un peu dans ses jobs actuels (Netgem, Video Futur) se verrait bien PDG d'AEF (France 24 et RFI). Alors que le chèque d'Ockrent bloque Tessier. Marc Tessier est le mieux placé pour prendre la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF). Encore faut-il faire partir Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent. »

Alors que l'Inspection générale des finances (IGF) va enquêter sur les comptes de l'Audiovisuel Extérieur de la France - Matignon en a informé mardi le PDG de l'AEF - Tessier s’agite apparemment à nouveau pour reprendre une présidence télévisuelle.

Dans les dîners en ville, notamment aux dîners mensuels du « Siècle », l’«officine» de réflexion qui réunit chaque mercredi du mois non loin de l’Elysée à l’hôtel Crillon, «l’élite» des politiques, des journalistes et des industriels, il en parlerait.

Celui qui se dit le mieux placé pour prendre la tête de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) met en avant la proximité qu’il « aurait » avec l’entourage du chef de l’État, un peu comme la proximité de la place de la Concorde avec le Palais de l’Élysée.

A l’Élysée, on a quand même dû lire le mensuel Capital de septembre 2010 qui indiquait sur la désignation de Remy Pflimlin: "En coulisse, Marc Tessier l'ancien président de France Télévisions a plaidé la cause de l'Alsacien qu'il avait nommé à la tête de France 3. Le même Tessier est aujourd'hui très étroitement consulté par son poulain pour composer son organigramme"… A l’Élysée, on a du lire aussi "l'éviction de Marc Tessier de la présidence de France Télévisions, en juin 2005, le CSA sous l'influence de Dominique Baudis, refusant de reconduire Marc Tessier en dépit des injonctions de Dominique de Villepin, alors Premier ministre."etc…

Il est certain qu’Alain de Pouzilhac appréciera ! De toute façon, rien ne sera décidé avant le retour de la mission d’analyse de la situation financière du groupe et de ses filiales par l'Inspection générale des finances (IGF), ainsi qu'à l'examen des hypothèses et des perspectives qui ont conduit à l'élaboration du nouveau plan d'affaires".

Que Tessier ne se fasse quand même pas trop d’idées…il pourrait être déçu.

lundi 14 mars 2011

La Commission de Bruxelles traduit la France devant la Cour de justice européenne contre l'instauration de la taxe "télécoms" ....

La Commission de Bruxelles traduit la France devant la Cour de justice européenne contre l'instauration de la taxe "télécoms" supposée financer la suppression de la pub sur France Télévisions.

Il semble que la Commission de Bruxelles ai déposé un recours devant la Cour de justice européenne contre l'instauration par la France d'une taxe sur les opérateurs télécom (taxe de 0,9 % sur leur chiffre d'affaires, supposée compenser l'arrêt de la pub sur France Télévisions et estimée à 400 millions d'euros par an)

La Commission de Bruxelles indique que de jurisprudence constante, la taxation du secteur des télécoms est contraire au droit européen, lorsqu’elle n’est pas liées à la couverture des coûts de la réglementation du secteur. La France ne veut pas en entendre parler.

Bilan des opérations, la France si elle est condamnée (dans les 2 ou 3 ans à venir) devra rembourser des sommes considérables aux opérateurs : Orange, SFR, Bouygues Telecom, etc…Au bout du compte, en imaginant que le dossier traîne un peu et la décision ne soit rendu qu’après 2012 (les élections présidentielles étant entre temps passées par là) la France condamnée, ce sera alors,« le prochain gouvernement » qui devra rembourser les centaines de milliers d’euros voire le milliard passé.

Enfin lorsqu’on dit, « le prochain gouvernement » c’est une façon de parler car au bout du compte c’est toujours le contribuable qui paiera.

Tout ça sur fond de dégringolade vertigineuse des audiences sur la Deux comme sur la Trois (passées de quelques 42/45% d’audience il y a un vingtaine d’années à 23/24% aujourd’hui) et une réorganisation inhumaine qui traite les salariés comme de vulgaires pions.


vendredi 11 mars 2011

Le Canard enchaîné pose la question du conflit d'intérêts à France Télévisions....C'est grave

Le Canard enchaîné vient de publier une information qui a de quoi faire réagir: " la directrice déléguée au dialogue social de France Télés, Murielle Charles, est la femme du pédégé de la boîte de conseil en management Altédia (*), choisie voilà deux ans par France Télévisions pour œuvrer à la restructuration du groupe public".

Au moment où le Président de la République a réaffirmé publiquement « l’obligation d’exemplarité de l’État et a indiqué vouloir réprimer les conflits d'intérêts pouvant impliquer membres du gouvernement et de leur cabinet, des responsables d'entreprises et établissements publics », cela fait plutôt désordre.

Chacun a encore en mémoire les déboires d'
Eric Woerth ex ministre écarté lors du dernier remaniement, empêtré dans « l’affaire Bettencourt» avec notamment l'activité salariée de sa femme !

Si l'on considère la facture payée aux divers cabinets conseils intervenant pour France Télévisions (estimée à une dizaine de millions sur ces trois dernières années) , il est clair que tout cela ne pourra pas rester sans suite.

(*)


jeudi 10 mars 2011

Ali Baddou va remplacer Franz-Olivier Giesbert sur France 2 et le soleil de Canal+ brillera sur France Télévisions !

Ali Baddou va remplacer Franz-Olivier Giesbert sur France 2 et le soleil de Canal+ brillera sur France Télévisions !

Depuis plusieurs jours, les couloirs de Canal + bruissent des « confidentiels » de France Télévisions, sans pour autant provoquer d'émotion particulière : Ali Baddou va quitter Canal+ pour aller remplacer Giesbert.

Canal+ ne lèvera apparemment pas le petit doigt pour empêcher le transfert du chroniqueur du Grand Journal.

Emmanuelle Guilbart ancienne collaboratrice de CanalSat (qui a quitté le Groupe Lagardère sans susciter de regrets voire même un certain soulagement pour ses équipes qui subissaient ses crises autoritaires *) faute d'une culture sur la télévision, ne voit la lumière se lever que du côté de Canal+. Elle n’a que Canal + à la bouche…son intention, transférer un maximum de collaborateurs vers la télé publique.

Comme beaucoup d'anciens du groupe Canal+, elle paraît bien souffrir du syndrome narcissique qui semble frapper quelques collaborateurs de ce groupe; ce syndrome qui en pousse beaucoup à penser qu’ils sont la fine fleur de la création française et qu'en dehors d'eux il n'y a pas de talents.

Ainsi Farrugia que chaque salarié de France Télévisons croise depuis plusieurs semaines dans le hall de la maison commune et qui hante les couloirs du 8éme étage, sert de mentor à la directrice qui a le titre le plus long de toute l'histoire de la télévision: « directrice-des-programmes-qui-n'est-pas-directrice-des-programmes-mais-qui-veut-diriger-les-programmes-sans-désavouer-ce-que-le-président-a-dit-auCSA [sigle : DPVDPDPCSA] ).

Cette dernière souhaite confier à Dominique Farrugia la tranche de prime time avec « N'oubliez pas les paroles » que Naguy anime depuis quatre saisons et les jolies audiences qu’on lui connaît et qui va devoir tirer sa révérence sur France 2.

Enfin l’arrivée de Karl Zéro sur le service public fuite également…on parle aussi d'Ariane Massenet....et après qui d'autres?

On se calme. Canal+ doit sa réussite commerciale au talent de Rousselet accompagné de Pierre Lescure et de Alain de Greff avec en grande partie à la programmation du foot et du porno. Depuis Canal + besogne dans le sillon commercial tracé par ses aînés et où madame la DPDPVDPDPCSA à Canal + a plus appris à faire du commerce que de la télévision publique.

On se calme encore. Il n’est pas inutile de rappeler encore que le service public de télévision a produit depuis 60 ans les plus grandes œuvres de la télévision, formé les plus grands professionnels de la télévision et offre à travers ses 40.000 heures de programmes annuels l'essentiel de la culture à la télévision.

Au lieu de chercher systématiquement les talents à promouvoir dans les rangs du privé, crypté de préférence, et éviter de se précipiter vers Canal + comme d'autres vont chez Toys "R" Us pour acheter Barbie et Ken, Emmanuelle Guilbart ferait mieux de chercher en interne...mais c’est visiblement au dessus de ses forces.

(*) demandez, entre autres, au directeur des programmes de MCM qu'elle a dégagé après 15 ans de service sur un claquement de doigts, un vendredi soir à 18 heures.

La grogne des Opérateurs de Prise de Vues dans les régions !

La grogne des Opérateurs de Prise de Vues dans les régions !

Laissés pour compte par l’entreprise, victimes d’une modernisation silencieuse dont ils n’ont eu aucune retombée les opérateurs de prise de vues des antennes de proximité (ex France 3 et RFO) manifestent depuis plusieurs mois une grogne légitime.

Le SNPCA-CGC soutient les revendications légitimes de ces femmes et de ces hommes dont le regard est essentiel à la fabrication émissions.

Pour une juste considération par l’entreprise :

Ces dernières années ont vu pour les OPV la diminution de leurs missions et un désintérêt croissant de l’entreprise à leur égard. Ainsi les OPV travaillant dans les antennes de proximité ont vu leur participation aux magazines, journaux et diverses émissions s’amenuiser au profit d’autres filières dans l’entreprise. Autrefois professionnels reconnus, ils sont aujourd’hui cantonnés aux plateaux et occupent à l’occasion, à la demande de la direction, des rôles bien trop supplétifs sur les autres produits antenne.

Le SNPCA-CGC exige que la direction redonne aux OPV des antennes de proximité une véritable activité en leur accordant une priorité d’emploi, concernant notamment les magazines ou les émissions régionales hors info.

Pour un déroulement de carrière et une rémunération en phase avec leur métier :

L’entreprise doit de nouveau marquer son intérêt pour cette profession. Aussi le SNPCA-CGC demande la mise en place d’une nouvelle dynamique d’évolution de carrière permettant aux OPV d’accéder comme d’autres professions à la qualification d’expert au bout de trois ans.

Les OPV doivent, sur la base du volontariat, avoir la possibilité d’évoluer comme les autres professions. Aussi le SNPCA-CGC soutient leur accès à la filière JRI ou autre et demande à la direction la mise en place d’un cursus standardisé et accessible le permettant.

De la même manière le SNPCA-CGC qui note l’absence totale des OPV dans la filière management demande à France Télévisions la mise en place d’un recrutement spécifique et un accès aux OPV dans le vivier.

Comme toutes les professions les OPV ont vu leur cadre de travail se transformer sous la pression des évolutions technologiques mises en place par la direction, par exemple la robotisation des caméras.

Si le SNPCA-CGC a bien constaté pour l’entreprise le gain en terme de masse salariale par l’économie de postes de travail, en revanche pour les OPV: rien du tout !

Le SNPCA-CGC demande donc une revalorisation salariale correspondant à un niveau rétroactivement au 1e Janvier 2010 pour tous les OPV.

Pour les OPV sollicités par leur direction pour faire des remplacements, sur la base du volontariat, dans les antennes de proximité autres que la leur, le SNPCA-CGC demande donc un niveau.

Afin de faire part de leurs revendications, le SNPCA-CGC demande rendez-vous à la direction avec une délégation d’OPV.

Ça va tourner vinaigre à France Télévisions.

Ça va tourner vinaigre à France Télévisions.

Depuis la fin de l’été 2010, la situation à France Télévisions n’a cessé de se dégrader:

- Les conditions de travail sont totalement dégradées,

- les arrêts de travails sur les 3 dernières années ont été multipliés par 10,

- Les personnels en souffrance ne se comptent plus,

- Les ordres et contre-ordres sont monnaie courante dans l’entreprise,

- Les humiliations des uns et des autres sont quotidiennes,

- La pression est de tous les instants,

- La direction recrute à l’extérieur à tire-larigot sur l’air de « surtout pas l’interne » (Il ne peut-être question que des nouveaux arrivants, pas celles et ceux qui sont là depuis des années et des années, soit en "protocole 2", soit en "protocole 5" de la Convention Collective de l'Audiovisuel)

- Les cabinets Conseils extérieurs sont légions (voir l’article du Canard enchaîné ce mercredi)…au moment où le débat sur le « conflit d’intérêt » est national, ça fait très mauvais genre,

- Il n’y a aucune stratégie à France Télévisions…il n’y a du reste plus depuis des mois et des mois et aujourd’hui la gestion de France Télévisions qui est aujourd’hui décriée au plus haut niveau (et c’est un euphémisme).

Cela va finir par tourner vinaigre. Le SNPCA-CGC n’a pas l’intention, ni de se taire, ni de plier, ni de collaborer.

mercredi 9 mars 2011

France Télévisions s’apprêterait à sortir, jeudi 10 mars 2010, ENFIN, une note de service sur le recrutement et la formation de Chargés de Production

France Télévisions s’apprêterait à sortir, jeudi 10 mars 2010, ENFIN, une note de service sur le recrutement et la formation de Chargés de Production

ENFIN et le mot prend ici tout son sens. Depuis une réunion, voila plus d’une semaine avec le Directeur délégué aux Ressources Humaines et la Directrice du développement des RH, de l'emploi, et des formations à France Télévisions en présence des organisations syndicales , la direction qui l’organise n’a pas sorti la moindre communication, pas a moindre note, alors qu’elle est si prompte à la moindre occasion, au moindre tract ou la moindre publication sur un blog, à publier un communiqué.

Alors qu’en la matière, il lui revient de diffuser le plus largement qui soit sur la sélection interne des Chargés de Production qu’elle a finalement décidé de mettre en œuvre, la direction a préféré laisser à Fo le soin de porter sa parole.

Fo va même le plus fallacieusement qui soit mais comme de coutume, se faire mousser, se mettre en avant, en affirmant « C'est FO qui se montre le plus enthousiaste pour l'organisation de ce concours interne… ». Tu parles !

Fo va également indiquer en lieu et place de la direction : « Vous avez jusqu'au 18 mars 2011 pour poser votre candidature ». Du grand n’importe quoi. Que la direction ne vienne pas sortir demain sa note de service avec un texte similaire à celui de Fo !!!! Que la direction n’imagine pas adresser le jeudi 10 dans la journée, une note de service qui fixe comme date de clôture pour les salariés intéressés le 18 mars 2011… c’est-à-dire, le vendredi de cette semaine et jusqu’au vendredi de la semaine prochaine pour réagir (une semaine en gros) !!!!

Que la direction qui n’a signé aucun texte avec qui que ce soit (à notre connaissance…à moins que Fo n’ait paraphé un tel document - et qui ne fixe en rien le nombre des postes à pourvoir (25, 18, 17 ou 12 ???) et encore moins les modalités exactes ( certains seraient formés par l’INA, d’autres feraient l’objet de du recrutements externes !!!!) laisse à Fo le soin de communiquer, laisse pantois.

Le SNPCA-CGC qui a plaidé devant la Cour d’Appel de Paris et obtenu par jugement en juin 2010, la survivance de la Convention Collective de l’Audiovisuel Public jusqu’en octobre 2012 a toujours indiqué que les méthodes de sélection pour cette fonctions y étaient inscrits.

Il est par exemple hors de question que cette sélection ne soit pas ouverte à tous les permanents qui ont une ancienneté de trois ans dans l’entreprise.

Il n’est pas écrit dans la Convention qui a force de loi, faut-il le rappeler, que seuls les personnels permanents techniques de production ou administratifs de France TV comme le voudrait la direction soient concernés.

Il n’est pas non plus question que les collaborateurs des chaînes qui exercent ce type de fonction ou des fonctions connexes, soient contraints de se remettre en cause et de recommencer à zéro comme si leur travail et l’expérience qu’ils ont acquis n’avaient jamais existé.

A partir de là, d’écrire que le « concours se déroulera en deux phases »: une phase d’admissibilité au concours avec un engagement écrit du salarié candidat sur 2 choix d'affectation au plus choix (Les candidats ne pouvant pas imposer le lieu de leur future affectation et ne sachant de toute façon pas où sont les besoins !) puis une phase réellement sélective pilotée par l’INA ( à l’écrit, culture générale, culture d’entreprise, questionnaires liés plus largement à la production et organisation….à l’oral, une fois passé l’écrit, devant un jury), alors même que rien n’est acquis, relève de la propagande mensongère.

Inviter les salariés à « s’inscrire avant le 18 mars (dernier délai) sous peine d’être irrecevable » relève de la fumisterie…surtout lorsqu’on termine cette « invitation » par une phrase assez claire « Dès que nous avons d’autres nouvelles, nous vous tiendrons au courant ». A moins que la direction n’ait, une fois encore, modifié sa réorganisation en confiant à Fo la communication interne de France Télévisions !