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samedi 16 janvier 2010

Courrier que la CGC demande à annexer au protocole d’accord sigé par france Télévisisosns reconduisant intégralement les Conventions Collectives de 95

Voici le courrier que la CGC demande à annexer au protocole d’accord sigé par France Télévisions reconduisant en intégralité les Conventions Collectives et leurs amendements signées en 1995.

"La CGC Wallis

à

Monsieur HOAREAU Augustin
Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux
Direction Générale Adjointe Ressources Humaines


Monsieur, nous vous faisons part de nos réflexions, par rapport au protocole d’accord qui fait suite à des négociations entamées entre vous et certains personnels de la station de Wallis et Futuna. Le protocole d’accord qui en est ressorti reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995, et leurs amendements, suites aux diverses dénonciations, correspond à nos préconisations de toujours.

Nous vous signifions cependant que notre signature, n’est en aucun cas une approbation de la solution apportée par la direction générale, aux actes répréhensibles qui ont été commis depuis le 20 octobre 2009.
Nous estimons que la situation que nous avons connue depuis plus de deux mois, méritait que des leçons en soient tirées.
Nous refusons avec fermeté, de cautionner et de légaliser, l’autogestion pratiquée par une partie du personnel.

Nous regrettons que ce protocole d’accord ne reprenne en aucune façon nos doléances quant aux mesures à appliquer à l’encontre de ces actes. Il est d’ailleurs hors de question de tenter de présenter, ni légalement, ni juridiquement, ce protocole comme une « réponse » au fait que depuis près de 3 mois certains salariés de Wallis et Futuna aient décidé de diriger la station à leur guise sans mission réelle de Service Public, si ce n’est un service minimum d’information ! Si c’était là, la vison de France télévisions, ce serait la porte ouverte à tous les abus, à tous les chantages, à toutes les menaces et à toutes les dérives !

La population de Wallis et Futuna mérite mieux en 2010. C’est notre conviction profonde. Nous étions convaincus que le passage à France Télévisions entreprise « unique » insufflerait une nouvelle dynamique pour notre station, que nous pourrions enfin proposer à nos populations une nouvelle vision des médias.
En clair, nous souhaitions devenir un réel outil d’information, de débats, et d’échanges culturels surtout à l’approche de la TNT. Au lieu de cela nous avons droit à une manœuvre visant à « acheter la paix sociale ».

La prise par la force de l’outil de travail serait-elle le seul moyen de se faire entendre dans la nouvelle société ?
L’illégalité serait-elle le seul moyen d’exister aux yeux de France Télévisions ?

La CGC constate avec amertume qu’un «conflit sciemment orchestré», une manipulation qui visait à déstabiliser la direction pendant cette période cruciale de fusion, peut donc entraîner une forme de capitulation.... où la compétence des salariés d’un même établissement et le professionnalisme de salariés d’un même établissement, n’est finalement plus l’élément essentiel de son « développement ».

La réalité que vous laissez derrière vous, c’est une station toujours en autogestion qui va pouvoir continuer à se singulariser au sein de France Télévisions.

Nous vous demandons instamment d’annexer le présent courrier au présent protocole d’accord

Fait à Wallis le 12 Janvier 2010 "

Carolis a signé la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…

Carolis a signé la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…

Le SNPCA-CGC exige la reconduction immédiate de tous les textes conventionnels par extension et suivant le principe même, inscrit dans la Constitution Française, d’égalité républicaine pour tous.

Les lois et principes constitutionnelles de la République Française sont les mêmes sur tout le territoire français ; n’en déplaise à Patrick de Carolis.

La signature que France Télévisions vient d’apposer, ce 12 janvier 2010, sur un protocole établi dans l’établissement de Wallis et Futuna et reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995, engage non seulement le groupe mais est appelé à respecter un principe fondamental de notre République: l’interdiction d’une quelconque forme de discrimination entre les uns et les autres citoyens d'un même Etat.

Ce qui se fait à Lyon, Marseille, Lille, Rennes, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, Toulouse, Nancy, Bordeaux, Paris et aux quatre coins de l’hexagone ou des territoires, ne peut en aucun cas violer ce sacro-saint principe républicain de non discrimination.

Carolis pensait peut-être que signer, pour Wallis et Futuna, ce 12 janvier 2010, la reconduction des conventions collectives signées en 1995, ne se saurait sûrement pas, ne se verrait peut-être pas vu l’éloignement géographique de la station !?

C’est raté.

C’était sans compter sur la mobilisation et la détermination de la CGC à ne pas laisser faire n’importe quoi avec cette incompréhensible « réorganisation » qui fait reculer de plusieurs dizaines d’années l’entreprise, en y créant contre toute logique, une armée mexicaine, démultipliant et « horizontalisant » les « strates dites décisionnaires ». Avec pour inévitable conséquence : finir de désorganiser encore un peu plus la télé publique.

Alors que depuis le 20 octobre 2009, cela faisait trois mois que la station de RFO Wallis n’était plus gérée comme le serait n’importe quel établissement dont l’Etat est propriétaire, Carolis a envoyé sur place après tout ce temps une 3ème mission.

Il faut préciser que les 2 premières n’y étaient, bien entendu pas, envoyées pour trouver une solution…non, il ne fallait pas risquer de fâcher les salariés locaux se revendiquant de l’UCSA-CGT juste avant le vote de l’organisation syndicale « validant » en CCE la mise en œuvre de la réorganisation voulue par Carolis.

Depuis donc ce 20 octobre 2009, date à laquelle certains salariés excités ont bloqué et empêché le directeur administratif d’accéder à son lieu de travail, puis le 19 novembre 2009 ont réservé le même sort au Rédacteur en chef et dans la foulée au Directeur Technique Chef de centre, prenant donc de force de l’antenne Radio et Télé afin d’y instaurer de fait une situation d’autogestion [voir le rapport de Gendarmerie transmis au Préfet, il est édifiant], France Télévisions laissait pourrir la situation…avec, bien sûr, impossibilité pour le directeur territorial d’engager la moindre procédure disciplinaire que ce soit.

Ce n’est donc que la 2ème semaine de janvier – Carolis avait eu son vote – que France télévisions a envoyé sur place, les 2 « HOAREAU » à savoir l’ancien directeur de Saint-Pierre et Miquelon et l’ancien DRH de France 2 après RFO , nouvellement propulsé « Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux rattaché à la Direction Générale Adjointe des Ressources Humaines »

La CGC constate avec amertume qu’un «conflit sciemment orchestré», une manipulation qui visait à déstabiliser la direction pendant cette période cruciale de fusion, peuvent donc entraîner une forme de capitulation....
où la compétence des salariés d’un même établissement et le professionnalisme de salariés d’un même établissement, n’est finalement plus l’élément essentiel de son « développement »!

Alors qu’aucune revendication claire, sinon d’avoir la tête des salariés empêchés donc interdits de site par une poignée de contestataires, sur une pseudo pétition non signée et réalisée sur un papier en-tête de RFO, le 2ème « HOAREAU », Augustin de son prénom a signé au nom de France Télévisions (avec quelques uns au début...) ce fameux protocole reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995.

- La prise par la force de l’outil de travail serait-elle le seul moyen de se faire entendre dans la nouvelle société ?
- L’illégalité serait-elle le seul moyen d’exister aux yeux de France Télévisions ?
- La construction d’un «contentieux sciemment orchestré» n’aurait-elle comme seule issue que la capitulation ?

La situation que connaissait la station de RFO Wallis depuis près de trois mois, méritait que des leçons en soient tirées. Au lieu de cela et croyant « acheter la paix sociale », la direction de France Télévisions signe un protocole – dont force est de constater qu’elle le lie au contexte puisqu’elle le fait signer par l’un de ses 2 émissaires –qui finalement « cautionne » et «légalise » l’autogestion pratiquée par une partie du personnel interdisant à une autre partie son lieu de travail !

On peut même supposer que puisque c’est « la porte de sortie » qu’a trouvé France Télévisions, c’est donc toujours une station toujours en autogestion qui va pouvoir continuer à se singulariser au sein de France Télévisions !

La reconduction des Conventions Collectives quelles qu’elles soient avec leurs amendements et annexes, a toujours une priorité pour la CGC mais dans ces conditions, elle ne mérite aucune considération et surtout pas de fanfaronnade.

Le protocole d’accord qui reconduit donc en intégralité les Conventions Collectives signées en 1995, et leurs amendements, suites aux diverses dénonciations, a un mérite : il existe aujourd’hui mais surtout cet acte de reconduction des Conventions Collectives manifestée à Wallis doit s’étendre à tous.

Comment France Télévisions pourrait-il encore prétendre que tous les accords et conventions ont été mis en cause depuis la loi du 7 mars 2009 et qu’ils ne pourraient aller au-delà du 7 juin 2010 (12 mois + 3 de préavis !) après avoir signé la reconduction des Conventions à Wallis.

Wallis c’est la France; les principes républicains s’y appliquent. Ne pas vouloir reconnaître aux autres salariés des divers établissements de France Télévisions ce que l’on reconnait à ceux de Wallis, à savoir la reconduction des Conventions Collectives, ce serait violer la loi, discriminer les uns par rapport aux autres et bafouer la République.

P.S : La CGC de Wallis et Futuna qui indique que sa signature sur ce protocole «n’est en aucun cas une approbation de la solution apportée par la direction générale, aux actes répréhensibles qui ont été commis depuis le 20 octobre 2009 », a souhaité instamment que soit annexé au protocole du 12 janvier 2010, un courrier adressé à Augustin HOAREAU ès qualité et reprenant l’ensemble de cette analyse. (cliquez sur le lien pour voir le courrier)

vendredi 15 janvier 2010

La CGT à Lyon dépose un préavis isolé de 3 jours (20,21 et 22 janvier) qui pointe du doigt l'Etat....

Découvrez le tract du SNPCA-CGC intitulé "Le préavis ASSASSIN"

Des conséquences dramatiques pour un préavis déposé dans le cadre d’une journée générale de défense des fonctionnaires (fixée au 21 janvier). Un préavis déposé [à France Télévisions, ndlr] par la CGT pour une journée [le 21 janvier donc, ndlr] mais étendu par la section CGT de Lyon, pour d’obscures raisons, à 72h !

L’opération spéciale des 20 et 21 janvier qui devait servir de vitrine pour la station et qui comprenait des "journaux nationaux en direct de Lyon", des émissions phares de la chaine : "Questions pour un champion", "Ce soir ou jamais"… a donc été annulée !

Résultat de cette coquetterie syndicale locale :
- des milliers d’euros en locations et réservation partis en fumée !
- des téléspectateurs qui n’ont rien compris et qui se retrouvent lésés !
- des équipes (production, technique, antenne, journalistes, artistique, communication, encadrement…)investies dans leur travail et qui se retrouvent le bec dans l’eau !
- une réputation auprès des invités régionaux et des politiques locaux (de droite, comme de gauche) au plus bas !

Une fois de plus la CGT est partie seule, entraînant vers le fond les salariés, dans un mouvement de grève tenant plus du coup de tête et de la démesure d’égo. Un mouvement étendu sur 72 h, sans doute pour faire oublier aux salariés de Lyon l’attitude de la CGT dans les instances nationale …[rapellons que certaines des revendications portées sur le préavis qui appelle les salariés à se mobiliser et à perdre leur salaire, visent la réforme elle-même...vous savez celle dont la CGT a permis la mise en place ddès le 4 janvier en rendant un avis au CCE du 16 décembre 2009, ndlr]

Le SNPCA-CGC rappelle aux militants de la CGT que les salariés [de France Télévisions] ne sont pas des fonctionnaires et que ceux qui mettent en place la restructuration ou qui dirigent l’entreprise France Télévisions s’appellent Patrick de Carolis, Patrice Duhamel ou encore Damien Cuier.

C’est donc bien à eux que l’expression syndicale doit s’adresser et non pas aux locataires de l’Elysée ou de Matignon.

Cette position Patrick de Carolis [celle de "victime", celle par laquelle il se place en position de celui qui subit la réforme de l'Etat, ndlr] la revendique haut et fort, y compris dans les réunions avec lespartenaires sociaux et c’est étrange, seule la CGT ne l’a pas entendue …

C’est dommage de ne pas le comprendre. Du coup Patrick de Carolis ne se rendra plus à Lyon …

Soyons clair, il est des situations où le blocage du dispositif de production est nécessaire et les prétextes sont aujourd’hui nombreux : casse des conventions collectives, restructuration mal vécue par les salariés.... mais il doit être employé à bon escient !

Pour le 28 Janvier six organisations syndicales CGC, CFDT, SNJ, SUD, SRCTA et SITR soutiennent un préavis UNITAIRE de 24 heures basé sur les véritables préoccupations des salariés, à savoir le gel de la restructuration et pour la défense des acquis sociaux et professionnels.

Ne vous trompez pas de combat, rejoignez vous !

Lyon, le 15 janvier 2010

Préavis de grève générale à France Télévisions le 28 janvier 2010


Découvrez le texte du Préavis de grève générale déposé pour le jeudi 28 janvier 2010

Le 4 janvier 2010, la direction a décidé unilatéralement de mettre en œuvre sa restructuration. Faute d'informations concrètes et suffisantes, la confusion règne dans l'ensemble des établissements de France Télévisions.

Les salariés qui voient passer sur l'intranet des listes sans fin de nominations de directeurs, sont désemparés et ne connaissent toujours pas leur place, leur fonction, leurs conditions de travail et l'avenir de leur activité.

En parallèle, les négociations des accords collectifs sont bloquées par une direction qui détruit les garanties les plus essentielles et qui n'a toujours pas communiqué l'ensemble de ses propositions en particulier sur les rémunérations et les métiers.

L'harmonisation salariale annoncée par Patrick de Carolis a pris un très mauvais départ avec l'attribution de mesures disparités 2009. Des mesures incomprises, fondées sur une procédure imposée et aberrante, génératrices de nouvelles disparités.

C'est pourquoi la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC, soutenus par SUD, SITR et UNSA-SRCTA, appellent l'ensemble des salariés de France télévisions à cesser le travail pour une durée de 24H, le jeudi 28 janvier 2010, jour de réunion du CCE, à partir de 0H00 pour exiger :

1) La transparence sur la restructuration : la communication immédiate du positionnement individuel et de l'activité de chaque salarié dans la nouvelle organisation.

2) Le maintien des garanties conventionnelles :
- sous la forme de deux textes distincts, pour les PTA et les journalistes
- la prorogation des conventions et accords d'entreprises en vigueur pendant le temps nécessaire à la conclusion d'accords préservant les garanties des salariés

3) L'harmonisation salariale pour tous : le règlement des disparités avant la fin du premier semestre 2010 par une méthode négociée, transparente et équitable.

Fait à Paris, le 15 janvier 2010

CFDT SNJ SNPCA-CGC

mercredi 13 janvier 2010

Le Ministre du travail décide d'annuler les élections professionnelles à Radio France

Le premier tract de l’année du SNPCA-CGC Radio France fera date et pour cause. Le Ministre du travail Monsieur Xavier Darcos vient de prendre la décision d’annuler les élections professionnelles à Radio France en jugeant la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi (DDTE) "incompétente" dans la décision relative aux élections des Délégués du Personnel qu'elle avait rendue.

Cette décision fait suite au recours certes déposé par le SNPCA-CGC mais également par le SNJA-FO.

Voici le mail des services de la direction générale du travail adressé au délégué CGC:

"Bonjour Monsieur,

Comme convenu, je vous informe que nous venons de vous notifier par courrier la décision ministérielle du 24 décembre 2009 que vous attendiez. Il s'agit d'une décision d'annulation de la décision de Madame BEZIEL du 22 juin 2009, pour incompétence de l'administration // litige portant sur le nombre et la composition des collèges électoraux."


Il va donc falloir revoter et à l'évidence pour tout.

Car selon l’article L. 2314-6 du Code du travail nouveau, les élections des délégués du personnel et des représentants du personnel au comité d’entreprise ont lieu à la même date.

Le non respect de cette obligation se paie cher puisqu’elle entraîne l’annulation pure et simple des élections.

A titre d'exemple, une entreprise qui s’était contentée d’organiser l’élection des délégués du personnel mais n'avait pas cru devoir organiser concomitamment l’élection des représentant au comité d’entreprise au motif que la situation liée à l'existence même d'un CE (problème d'effectif et de DUP) s'est vue sanctionnée par la Cour de cassation qui a annulé purement et simplement les élections des délégués du personnel.

C’était la première fois que la Cour Suprême se prononçait sur la sanction applicable lorsque les élections des délégués du personnel et du comité d’entreprise n’ont pas lieu à la même date.
Cass. soc., 28 mai 2008, pourvoi n° 07-60.333

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la sanction est édifiante!

Nul doute que la direction de Radio France communique très prochainement sur le sujet en interne avec ses habituels "Texto".

Il reste encore la décision du Tribunal d’Instance de Paris 16ème qui avait été saisi pour annulation des élections qui doit intervenir ce vendredi 15 janvier 2010.

mardi 12 janvier 2010

L’alliance CGT/FO à France Télévisions tente vainement une diversion en AG qui ne débouche sur rien.

L’alliance CGT/FO à France Télévisions tente vainement une diversion en AG qui ne débouche sur rien.

Nouvelle Assemblée Générale, ce mardi 12 janvier organisée à 13H30 au foyer du siège de France Télévisions, à l’initiative des syndicats : SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SRCTA, SITR et SUD suite au vote unanime de la précédente AG du 4 janvier 2010 qui l’avait décidée.

La CGT a comme par hasard appelé à une autre AG (même endroit, même heure)...Quant à ses alliés de FO, pour envenimer encore un peu plus la situation appelait aussi à l’AG dans le cadre de l’intersyndicale CGT/FO.

Le soi-disant motif de cette pseudo réunion, dixit la CGT : « dans le cadre de la négociation de la convention collective, les positions rétrogrades de la direction commencent à se concrétiser sur : les droits et obligations de salariés, le droit syndical, la durée du travail, la discipline, le paritarisme », en attendant le système de définition salariale et la définition des métiers. » (ce qu'elle écrit)

La CGT ne manque pas d’aplomb avec sa propagande d’un autre âge pour oser se présenter devant les salariés en prétendant vouloir défendre leurs conventions collectives après avoir écrit à maintes reprises, notamment en mars et en juin 2009 dans 2 publications cégétistes , celle du 10 mars 2009 : « Nous n’avons que 15 mois pour négocier » et celle de juin 2009 « Le 10 juin 2010, date butoir d’application des conventions collectives ».

Et après ça, la CGT adepte de l’enfumage systématique, a encore le culot de laisser croire qu’elle négocierait avec son alliée FO (il n’y a plus qu’eux pour discuter avec la direction) au mieux pour les salariés.

Quelle fumisterie…et d’en rajouter pour essayer de détourner l’attention des personnels sur leur « NON » en forme de « OUI » du 16 décembre en écrivant « dans le cadre de la négociation de la convention collective, les positions rétrogrades de la direction commencent à se concrétiser » alors qu’il n’y a que l’alliance CGT/FO à table avec la direction pour « négocier », il faut le faire !!!!

Evoquer les « les positions rétrogrades de la direction » alors que le « NON » de la CGT du 16 décembre 2009, lui a permis de les mettre en place, c’est surréaliste et particulièrement cynique….

Pour autant dans l’appel de la CGT pas plus d’ailleurs que pendant ses « prises de paroles » devant les salariés qui ont largement mis en cause l’alliance CGT/FO concernant cette « réorganisation » irrationnelle, improvisée et totalement incompréhensible dans un climat de stress, anxiogène et d’intense inquiétude que supportent les salariés, RIEN…RIEN.

Une phrase toujours écrite par la CGT : « Parallèlement, la réorganisation en entreprise unique commence à se mettre en place sur des bases qui ont été largement rejetées par les organisations syndicales ».

Et avec ça prendre les salariés pour des andouilles? Chacun aura noté que la CGT contrairement à l’intersyndicale SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SRCTA, SITR et SUD ne demande pas le retrait sinon le gel de cette réforme, non…la CGT prend simplement acte que « Parallèlement à la perte des conventions collectives, la réorganisation en entreprise unique commence à se mettre en place ».

La faute à qui ? Combien de fois faudra-t-il le redire ? Au « NON » de la CGT du 16 décembre 2009, lui a permis de se mettre en place !

S’émouvoir ensuite du « devenir de l’emploi dans les fonctions administratives, du financement du global média, des déménagements parisiens, des programmes régionaux et ultra marins…et demander aux salariés de se faire entendre de façon offensive », c’est le summum de la tromperie.

Tout cela, c’est le « NON » de la CGT du 16 décembre 2009 qui a permis sa mise en place !

Alors Téaldi du SNJ-CGT peut bien, une fois encore, tenter de politiser le débat…ça ne prend plus, les salariés qui l’ont vivement chahuté ne sont pas dupes.
Le même Téaldi peut encore et encore tirer à boulet rouge sur le Chef de L’Etat et sa réforme (en tirant, une fois n’est pas coutume, sur Carolis…pour lequel un « démission Carolis » a fusé de la salle) c’est inutile.
C’est bien le « NON » de la CGT du 16 décembre 2009 qui a permis à cette réforme de démarrer !

Téaldi, Chauvelot et les quelques irréductibles cégétistes –quand même visiblement gênés et las de se faire huer – peuvent bien appeler les salariés à la grève le 21 janvier 2010 [échéance politique et vraisemblablement parlementaire qui serait l’occasion idoine], personne ne se laisse plus prendre.

Enfin pour le dépôt de ce préavis le 21 janvier, ni la CGT, ni son alliée FO n’ont demandé à l’AG souveraine de se prononcer…cela aurait sûrement été un nouveau camouflet pour l’alliance. Aucun vote, aucune question aux salariés….

En conclusion, les salariés réunis en Assemblée Générale souveraine, le 4 janvier 2010, ont démocratiquement voté à l’unanimité deux principes d’actions:

- Le dépôt de nombreux préavis de grève (en cascade déposés jour après jour) vraisemblablement d’une heure par jour mais qui pourraient également très bien prendre la forme de grèves par secteur.

- L’organisation d’une consultation globale des salariés sous forme d’un référendum. Les salariés n’ayant jamais été associés à la réorganisation que personne ne comprend et que la direction tente de mettre en place à marche forcée, doivent savoir ce qu'ils vont devenir.

C’est cette seule expression de le précédente A.G. et ce sont ses 2 décisions qui prévalent et seront mises en place.

France Télévisons lourde ses CDD, met sur la touche un paquet de CDI en les privant d’activités, vire ses seniors mais nomme une flopée de directeurs

L’entreprise publique lourde ses CDD, met sur la touche un paquet de CDI en les privant d’activités, vire ses seniors mais nomme des pages et des pages de directeurs, sous-directeurs et autres conseillers : « Vous êtes bien sur France Télévisions ».

La plupart des entreprises françaises subissent de plein fouet la crise, bon nombre d’entres elles ont même dû mettre la clé sous la porte, la masse des salariés privés d’emploi ne cesse de grossir augmentant significativement les chiffres du chômage par centaines de milliers, mais France Télévisions nomme des pages et des pages de directeurs!

« Vous êtes bien sur France Télévisions » (pour reprendre le slogan de l’entreprise publique) ! Et puis, ce n’est pas parce que la situation du Pays est extrêmement grave qu’une société de Service Public devrait montrer l’exemple…quoi encore ? La direction fait ce qu’elle veut sous couvert d’une réforme qu’elle affirme être en capacité de mener alors que chacun voit pointer à l’horizon un « Global Merdier »…

Comment faire face à une direction qui n’a jamais eu l’intention de négocier?

Depuis la première réunion organisée par la direction dite de « négociation », [pardon, de discussion], le SNPCA-CGC réclame l’intégralité du projet de textes de la « nouvelle convention » avec pour première étape la révision des métiers, leur classification et leur rémunération. En vain !

Fin octobre, une majorité de syndicats dont le SNPCA-CGC a demandé que les conventions collectives soient prises comme base de négociation. La direction qui a choisi de ne pas donner suite, a dans un premier temps parlé de «discussions par chapitrages». Le terme ne voulant rien dire, la direction a ensuite proposé de fournir le nouveau texte, cette fois-ci dans l’ordre des chapitres conventionnels.
Le temps de réorganiser ses « propositions », la direction a donc proposé de reprendre les négociations fin novembre pour une livraison totale des documents le 17 décembre (dixit la direction).
Le 7 janvier, toujours pas les documents que la direction s’était engagé à remettre donc le 17 décembre ! Sous la pression d’une majorité de syndicats dont le SNPCA-CGC, un nouveau calendrier de livraisons est, à nouveau, proposé par la direction….

Conclusion : en imaginant même que pour une fois la direction respecte son propre calendrier, il ne resterait que 4 mois (de février à mai, toujours selon la direction, pour tenter de négocier. Ce délai de 4 mois n’a aucun sens et le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ le contesteront devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, à l’audience du 16 février 2010.
Que cherche la direction ? A gagner du temps ? Même avec la meilleure volonté qui soit, comment imaginer négocier un texte que l’on n’a pas ?!
Quant à la méthode utilisée depuis le début des discussions, aucun ordre du jour, aucun calendrier et pire encore aucune réponse aux questions posées n’est fournie ! Aujourd’hui, personne ne peut dire où l’on en est vraiment !

Bilan, le SNPCA-CGC ne reprendra les discussions qu’après obtention de la totalité des propositions de la direction !

Comment faire une intersyndicale solide et constructive ?


Depuis mars 2009, où seul le SNPCA-CGC appelait à la grève pour demander le maintien des conventions collectives [dont la direction ne veut pas entendre parler], les personnels ont commencé à voir « fleurir » des titres de tracts CGT plutôt surprenants : « nouveaux espaces de négociation » (tiens ? la CGT négocie ?) ou dernièrement « un NON sans concession » (un non qui, bien entendu, a le même effet qu’un oui !!!).
Quant à FO, depuis longtemps il milite pour placer ses « billes » et à défaut de combats collectifs, préfère offrir en échange à la direction sa signature « automatique »; FO reste fidèle à ses manœuvres !
Mais n’en déplaise à la CGT et à FO, une intersyndicale ne se décrète pas, elle se construit grâce à des idées et des actes communs qui rassemblent.

Comment faire des contre propositions face à cette « réorganisation » ?

Concernant la réorganisation en entreprise unique, personne ne comprend cette réforme appliquée de manière unilatérale sans transparence, ni concertation.
En revanche, suite aux lettres que chacun a reçu ou va recevoir, tout le monde vit avec la même anxiété: l’absence d’information et pire, l’incertitude de son avenir au sein de l’entreprise.
Quelle est ma place, ma fonction avec quelles conditions de travail dans cette nouvelle entreprise ?


Une chose est sûre, depuis le 4 janvier 2010, de très nombreux administratifs commencent à se voir retirer des fonctions au profit d’un service commun qu’ils devraient rejoindre dans l’année ! Janvier 2011, ils devraient avoir déménagé, où ? Le nouvel organigramme sera théoriquement actif (logiciel commun, redéfinition des fonctions après mise en évidences des doublons, etc…) et certains, tel que l’a annoncé la direction, n’auront tout simplement plus de fonction ! Rien n’est fait pour rassurer les salariés concernés et quand bien même, on leur écrirait « vous bénéficierez d’une attention particulière… » comment pourraient-ils le croire ?

Le SNPCA-CGC pense objectivement que cette réforme crée une énorme structure pyramidale (style usine à gaz puissance 10) avec un seul pouvoir décisionnaire en hauteur et une armée mexicaine qui, à n’en pas douter, va bloquer le bon fonctionnement de l’entreprise.
Pour info, la création d’un poste demande aujourd’hui 6 mois. Combien demandera-t-elle demain ?
Quand on voit l’avalanche de nominations, (la société d’origine des nominés semble être encore majoritairement la même !) il y a de quoi s’inquiéter quant aux nombres de couches et de sous couches qui vont séparer le niveau 0 du 8ème, ou encore le Siège des régions, des départements ou des territoires…
Le SNPCA-CGC a donc choisi en pleine responsabilité de s’opposer à cette réforme, à son hypercentralisation
(régions en 4 pôles, services de planification réunis, etc …) et à ses effets dévastateurs sur l’existant !

Le SNPCA-CGC demande l’arrêt de cette réforme moyenâgeuse et du massacre programmé de l’entreprise. Le SNPCA-CGC prône pour un nouveau schéma fiable auquel tous les personnels pourront adhérer et où notamment, les structures verticales des « établissements » perdurent !

Comment être constructif dans la négociation ?

N’ayant pas aujourd’hui une vue globale indispensable (il manque surtout des pans entiers concernant les métiers, leur classification et leur rémunération respective) et vu le contenu du peu de documents fournis (durée du travail, heures supplémentaires, heures décalées, jours fériés…) qui annonce pour beaucoup la perte d’environ un quart de leur salaire, le SNPCA-CGC ne discutera avec cette direction sur des bribes de texte qu’on nous demanderait de valider au fur et à mesure pour concocter un soi-disant « socle » (concept que défend la CGT).

Aucune discussion sérieuse ne peut avoir lieu qu’après l’obtention d’un texte dans sa globalité et avec l’assurance jusqu’à l’aboutissement, du maintien des garanties liés aux conventions actuelles et aux accords d’entreprise.
C’est pragmatique et d’une simplicité à toute épreuve ; le SNPCA-CGC demande le maintien de l’existant, le temps de…. !

Comment forcer la direction à la concertation et au respect des textes ?

Vous avez été unanimes à l’Assemblée générale du 4 janvier à nous mandater afin d’organiser un rapport de force, notamment, par des préavis de grève successifs d’une heure par jour.
La voie juridique a déjà largement été utilisée. Aujourd’hui, une dizaine de procédures ont déjà été introduites.
Une des prochaines échéances est celle du 16 février qui vise à :

1°) faire constater par le Tribunal que les Conventions Collectives sont toujours applicables
2°) que si par extraordinaire le Tribunal devait en décider autrement, qu’au minimum la durée de survivance de 36 mois + 3 mois (39 mois) pour les PTA et 18 mois + 4 mois pour les journalistes
.

Une autre procédure en cours, concerne l’illégalité de la consultation sur la réorganisation en entreprise unique (tous les CE n’ont pas été consultés, en totale transgression de l’accord de méthodologie qu’avait signé la direction avec l’alliance CGT/FO !!!).

Apparemment, cela ne suffit pas ! Donc, Ludi 28 JANVIER, date du prochain CCE, sera déposé un préavis de grève générale.
Un référendum sera organisé pour que chacun puisse s’exprimer (ce sera d’ailleurs la première fois pour nombreux d’entre nous !) avec deux questions simples :
- estimez vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?
- souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels PTA et journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?

Les effets de « désorganisation en entreprise unique » (ce n’est pas une faute de frappe) commencent à se produire.

La soi-disant date butoir du 7 juin 2010 imposée par la direction, en plus de se rapprocher à grand pas, n’a rien de « butoir ». C’est bien pour cette raison que le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ demanderont au Tribunal de Grande Instance de Paris de dire que ce délai (s’il devait y avoir délai) ne peut être inférieur au délai plus favorable prévu dans les conventions, à savoir 3 ans minimum pour les PTA.
Si rien ne va plus aujourd’hui, c’est parce que la direction joue la montre et refuse de reconnaître ces délais comme le refusent également la CGT et FO qui affirment ensemble mais à tort, que ce serait 12 mois + 3 mois de préavis !

On entend un peu partout que Carolis et son équipe auraient « su prendre le virage éditorial »! Il ne suffit pas de le dire, il faudrait encore le démontrer !

Le fait d’être passé de 42% d’audience (France 2 + France 3 + France 5) à quelques 31% avec France 2 tombé à 16,7% de part d'audience contre 17,5% en 2008, France 3 qui fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et France 5 qui reste quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009, est-il l’un des fondamentaux pour juger de ce soi-disant « virage éditorial » ?

Pour autant,
« le virage structurel » qui attend les salariés, parsemé d’incertitudes sur fond de stress permanent, n’a pas été pris…c’est le moins que l’on puisse dire. Il n’est plus temps de le prendre et les quelques semaines à venir, ne peuvent en aucun cas être suffisantes.

jeudi 7 janvier 2010

Communiqué SNPCA-CGC, CFDT et SNJ face à l'attitude de blocage d'une direction résolument autiste

NEGOCIATION ACCORDS COLLECTIFS: LE BLOCAGE DE LA DIRECTION


Le 7 janvier 2010 devait intervenir la reprise des négociations relatives aux futurs statuts collectifs. A la veille de la réunion les organisations syndicales ne disposaient ni d’un ordre du jour, ni d’un calendrier, ni de l’ensemble des propositions de la Direction sur tous les domaines à négocier et pas même ses réponses écrites aux nombreuses questions, commentaires ou contre-propositions formulées par les organisations syndicales depuis le début des discussions.

En début de réunion, tous les syndicats ont exigé de la direction une clarification sur tous ces
points, compte tenu du délai restant à courir, imposé par la Direction, le 7 juin 2010. Les syndicats ont également contesté la tactique de la direction consistant à prendre des notes sans jamais répondre en séance.


Qui est donc responsable de la perte du temps qui passe ?


Après une interruption, la direction s’est limitée à proposer un calendrier repoussant encore à la fin du mois de janvier la livraison de l’ensemble des documents, en particulier ce qui concerne la
classification des métiers et des salaires et à proposer ses réponses sur « les dispositions
générales » à la prochaine séance.

Ayant déjà testé cette manière inefficace et stérile de négocier, la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC ont exigé de la direction pour poursuivre les négociations :
- la communication de l’ensemble des propositions de la Direction
- le maintien des garanties inscrites dans les textes conventionnels et accords
d’entreprise existants, ces garanties devant être exprimées dans deux textes distincts, pour les PTA et pour les journalistes.


La balle est désormais dans le camp de la Direction.

Pour la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC, le rapport de force viendra compléter la voie judiciaire déjà engagée.

Paris, le 7 janvier 2010


Concernant, l'attitude de mépris et de morgue qu'arbore en permanence la direction de France Télévisions envers l'ensemble des salariés mais aussi en réponse à l'opacité qu'elle entretient systématiquement, voila ce qu'écrivait le quotidein Libération, le 6 janvier 2007:

"Un référendum à France Télévisions"

par RAPHAËL GARRIGOS & ISABELLEROBERTS

"Depuis lundi, c’est flagrant, tout a changé à France Télévisions : la citrouille s’est transformée en carrosse, le groupe public est désormais une entreprise unique. C’est-à-dire qu’au lieu d’une myriade de petites sociétés, France Télévisions est désormais découpée en pôles avec une seule direction pour toute la fiction de France Télévisions, une seule direction pour toute l’info, etc.

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a ainsi confirmé ce qu’on savait depuis des lustres: Arlette Chabot est en charge de l’information, Paul Nahon des magazines et Geneviève Giard des réseaux régionaux…

Mais à cette occasion, la mauvaise humeur qui entoure la réforme s’est aussi transformée en colère et, lors d’une assemblée générale, les syndicats SNJ, CFDT, SUD, CFE-CGC, Unsa et Sitr ont été mandatés pour organiser un référendum en interne.

«Nous n’avons pas été suffisamment informés sur la réorganisation. La nouvelle organisation est censée entrer en application et aucun salarié ne sait quelle est sa place dans le nouveau schéma», explique Carole Petit, déléguée du SNJ.

Le 28janvier, les salariés devront répondre à deux questions : «Estimez-vous avoir été suffisamment informé sur votre place, votre fonction et vosconditions de travail dans la nouvelle organisation ?» et«souhaitez-vous le maintien des garanties des textes conventionnels ?» qui doivent être renégociés d’ici à juin 2010.

Le tout devrait s’accompagner d’une grève. "

Pour des questions d’ordre juridique dit Maisonneuve signataire des « lettres de positionnement »…

Pour des questions d’ordre juridique dit Maisonneuve signataire des « lettres de positionnement »…

C’est exactement ce que vient de déclarer René Maisonneuve Directeur Général Adjoint de France Télévisions et l’un des principaux instigateurs de cette réorganisation abracadabrante, dans une réunion que la direction voulait être « réservée » à une discussion sur la « future » convention collective, mais qui s’est avérée tourner autour de l’envoi individuel, à l’ensemble des salariés, des lettres types dites de « positionnement ».

« J’ai signé ces lettres » dit Maisonneuve… «nous avions pensé à vous en faire part avant de les envoyer mais pour une question juridique…. ». C’est là qu’il fut interrompu par, entre autres un représentant du SNPCA-CCG «il y donc eu un "problème" juridique ? ». Gêne évidente !

Et pendant ce temps là, la direction publiait une nouvelle liste de dizaines et dizaines de nouvelles nominations…
Des cadres supérieurs dans l’ancien organigramme qui se retrouvent propulsés sous directeurs, des cadres de direction toujours en fonction qui voient leurs « adjoints » leur passer devant, des responsables qui ne le sont plus, ceux qui ne l’étaient pas qui le deviennent, etc… (*)

Impréparation, amateurisme, absence totale de concertation, arbitraire…il n’y a pas d’expression assez forte pour qualifier la « situation ubuesque » engendrée par cette réorganisation abracadabrante.

Mais la cerise sur le gâteau, c’est donc la « LETTRE » (qu’au départ on vous demandait de signer) et que les chefs de services (lesquels ? les nouveaux ? les anciens ?) vous remettent, si vous signez à présent une FEUILLE D’ÉMARGEMENT.

L’intitulé de cette feuille d’émargement : REMISE DES LETTRES DE POSITIONNEMENT.

Voila qui est dit, la direction vous a donc informé officiellement de votre repositionnement. Au moins, vous dîtes-vous, vous voila sûr d’être dans la nouvelle organisation !

Relisez quand même la lettre, ne serait-ce que la fin: « nous vous rappelons qu’il est indispensable que vous assuriez la continuité de vos activités, jusqu’à la réalisation, le cas échéant, d’une passation d’activités suffisante pilotée par votre supérieur hiérarchique ».

Deux formules devraient attirer l’attention : passation d’activités…et cas échéant.

Définitions du dictionnaire :

1°) Passation=Transmission officielle…exemple, passation des pouvoirs= transmission des pouvoirs, passation de l’activité=transmission de l’activitéà quelqu’un d’autre que celui qui passe, bien sûr !

2°) Le cas échéant= A l’occasion, lorsque le cas se présente….ici, l’échéance est, ici, le fait que les activités ne soient suffisantes pour justifier la passation pilotée par une hiérarchie dont chacun pourra apprécier la pertinence (*)

La direction de France Télé avoue dans un document qu’elle a signé, ne pas avoir effectué d’état des lieux avant sa réorganisation abracadabrante.

La direction de France Télé avoue dans un document qu’elle a signé, ne pas avoir effectué d’état des lieux avant sa réorganisation abracadabrante.

Le protocole de sortie de grève signé sur France 2, prouve l’impréparation d’une réorganisation faite en dépit du bon sens et montre sans ambiguïté l’absence de concertation.

Il convient de citer mot pour mot le texte (à voir en bas de page) :

1°) « Par ailleurs, un état des lieux précis des rémunérations et des parcours des salariés des différents pôles sera effectué. » ….

Force est donc de constater que cet état des lieux dont la direction de France Télévisions n’a cessé de répéter à chacun des CCE particulièrement à la séance du 16 décembre 2009 pour que la CGT soit la seule à rendre un avis, qu’il avait été réalisé pour tous les secteurs, ne l’a pas été…puisque « la direction s’engage le 6 janvier seulement à l’effectuer » !

2°) « A l’issue de cet état des lieux, le règlement d’éventuelles disparités pourra être proposé dans le cadre d’évolutions salariales »

Là encore, force est de constater que la direction qui vient soi-disant avec son dispositif de « 1.800 saupoudrages » que tout le monde rejette et dénonce parce qu’établit le plus arbitrairement qui soit sans moyen de contrôle des « critères », n’a donc pas réglé l’ensemble des disparités puisqu’elle envisage le règlement de ces disparités après un état des lieux précis qu’elle ne s’engage à effectuer que le 6 janvier 2010 seulement.

3°) « La direction s’engage dans le cadre de la réorganisation, à ouvrir en priorité une concertation sur l’organisation des métiers de la régie »

Derechef, force est de constater que dans le cadre de la réorganisation la direction s’engage à ouvrir en priorité (le 6 janvier 2010 seulement) une concertation sur l’organisation des métiers de la régie »…parce qu’elle ne l’a pas fait.



Le SNPCA-CGC publie une lettre ouverte qu'a dû recevoir la CGT France Télévisions suite à la réponse à l'article du Figaro du 4 janvier 2010

Le SNPCA-CGC publie une lettre ouverte qu'a dû recevoir la CGT (si tel n'était pas le cas...voila qui est fait)

Depuis que le syndicat précité a diffusé (en interne évidemment) une soi-disant réponse à l'excellent article du Figaro du 4 janvier 2010 signé Paule Gonzales et intitulé "France Télévisions : une donne syndicale favorable", ils sont de plus en plus nombreux à faire savoir que certaines pratiques ne sont pas admissibles. Cette lettre ouverte fruit d'un travail collégial est sans appel.

Voici la lettre ouverte:

"UN PEU DE COURAGE MESSIEURS !

Il ne s’agit pas de polémiquer. Mais chacun doit assumer ses choix devant les salariés.
L’article du FIGARO sur « l’alliance objective » entre Carolis et la CGT n’a-t-il pas la rudesse de la vérité nue ?

Est-il faux que l’émission d’un avis par le CCE, qu’il soit positif ou négatif, permet à la direction de France Télévisions de poursuivre son processus de réforme alors que le
refus de s’exprimer l’aurait bloqué, le temps d’obtenir les informations qu’ils nous refusent toujours ? Autrement dit, le rôle des organisations de salariés est-il de devancer les vœux des patrons ?

Est-il faux que le rapport sur la réforme livré par le cabinet d’expertise choisi par la CGT n’est qu’un empilement de commentaires creux et généraux dépourvu de toute véritable analyse ? Autrement dit, un document alibi pour faire avaler la pilule ?

Est-il faux que la « plate forme revendicative » de la CGT n’a rien de revendications sociales assimilables par les salariés mais tout d’un enfumage d’experts parlant à d’autres experts, autrement dit, un parfait exemple de syndicalisme d’accompagnement ?

« Qui veut faire l’ange fait la bête » dit le proverbe. Quand ceux qui se prétendent à la pointe du monde du travail fréquentent trop le monde patronal, n’ont-ils pas mauvaise grâce à rejeter les louanges du FIGARO ?"

Pour mémoire, ci-après l'article du Figaro du 4 janvier:
"France Télévisions : une donne syndicale favorable
Paule Gonzales – Le Figaro 04/01/2010

La CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence.
Patrick de Carolis, le président du groupe France Télévisions, peut aujourd'hui compter sur une donne syndicale favorable. En effet, la CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence. C'est grâce à elle et à la bienveillance de Force ouvrière qu'un avis - bien que négatif - a été donné par le comité central d'entreprise en décembre permettant aujourd'hui le passage à l'entreprise commune.


Mais les autres syndicats menacent. La CFDT, le SNJ, la CFE-CGC et des comités d'entreprise de France Télévisions ont promis de déposer au tribunal de grande instance une demande d'annulation de la consultation organisée, car ils estiment avoir été insuffisamment informés.

Préavis de grève

De plus, une action est aussi en cours concernant la représentativité du comité central d'entreprise dans les établissements de Toulouse et de Marseille. Si elle était remise en cause, cela signifierait que la CGT perd sa maîtrise du comité d'entreprise et la négociation deviendrait plus ardue pour Patrick de Carolis. Ces derniers ont, par ailleurs, déposé un préavis de grève pour aujourd'hui 14 heures. Mais il y a peut-être pire. Théoriquement, le passage à l'entreprise unique exige des partenaires sociaux de se mettre d'accord d'ici au 7 juin sur la nouvelle convention collective. Si ce n'est pas le cas, ce sera la convention du holding France Télévisions qui s'appliquera. Or, les conventions des chaînes sont bien plus favorables que celles du holding. Ce qui explique la volonté des syndicats d'arriver à un accord dans le délai. Cependant, une disposition de la convention collective de l'audiovisuel public porterait ce délai de survivance à trois ans. Si c'était effectivement le cas, les syndicats n'auraient plus de raison de se presser."

Et pour être complet, voici la réponse au Figaro de la CGT qui a justifié la lettre ouverte:
"Nous avons découvert avec stupéfaction dans « Le Figaro » du 4 janvier un article mettant gravement en cause la CGT de FTV. Dans cet article intitulé « une donne syndicale favorable », il est affirmé que la CGT de FTV aurait passé « une alliance objective » avec la présidence en dépit de l’avis négatif majoritairement voté par le CCE sur le projet de réorganisation de France télévisions ! Bigre !

Il va nous falloir prendre sans tarder de sérieux cours de dialectique ! Bien entendu, nous démentons catégoriquement les allégations contenues dans cet article et soulignons qu’à aucun moment nous n’avons été contactés par « Le Figaro ».

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, la loi n’accorde pas de droit de veto aux CE. La seule obligation qui s’impose à l’employeur, c’est le caractère préalable de la consultation. A moins que « Le Figaro », et pour le coup ce serait un vrai scoop, nous démontre le contraire. La CGT s’empresserait alors de le faire savoir pour empêcher ainsi les plans sociaux (pardon, les ajustements structurels) que le même « Figaro » appelle de ses voeux… en particulier sur France 3, dans un article voisin !

Prétendre que l’information sur le projet général d’organisation de FTV n’est pas suffisante pour se forger un avis motivé est d’une évidente mauvaise foi. Pendant 9 mois la CGT a négocié, travaillé d’arrache pied avec des cabinets reconnus pour construire un argumentaire serré décryptant le projet de la direction, dénonçant ses risques et dessinant un contre projet alternatif, une véritable plate-forme revendicative, qu’elle entend bien faire avancer dans les semaines qui viennent :

- remplacement des postes laissés vacants par les départs en retraite !
- développement et autonomie des antennes régionales de proximité !
- un vrai projet global média avec des équipes dédiées !
- de vraies chaînes de plein exercice pour les télés pays d’outre mer !
- de vrais moyens de contrôle de la réorganisation dans les fonctions support !
La CGT a dit non et a elle a dit pourquoi. Elle ne pratique ni la politique de l’autruche, ni celle de la chaise vide. En pleine cohérence avec ses orientations, elle appellera dans les jours qui viennent à la mobilisation, dans l’unité, contre le déclin programmé des régions qui se dessine, entre autres, dans le projet d’organisation de France télévisions ainsi que sur la casse programmée des conventions collectives.


Paris, le 5 janvier 2010"

S'il ne fallait retenir dans cette formidable lettre ouverte qu'un concept, ce serait celui de "la rudesse de la vérité nue "

Les premières conséquences du NON de la CGT à France Télévisions : les personnels commencent à recevoir leur lettre (et quelle lettre !!!)

Les premières conséquences du NON de la CGT à France Télévisions : les personnels commencent à recevoir leur lettre (et quelle lettre !!!)

Voici la lettre type que les salariés de France Télévisions commencent à recevoir…Elle est symboliquement datée du 4 janvier 2010 date à laquelle le NON de la CGT a permis à Carolis de lancer officiellement sa réorganisation façon USINE A GAZ puissance 10.

Cette lettre est finalement la démonstration d’une « réorganisation » infondée, sans concertation, sans vraie consultation, sans information et totalement impréparée. Cette lettre est également une suite aussi vague qu’imprécise sur ce qui se fait, ce qui pourrait se faire et ce qui éventuellement se fera !! Quant aux « conditions précises de votre activité vous seront communiquées par votre nouveau responsable ».Jugez plutôt.

"Ref: l’intitulé de Domaine/ le secteur

Madame, Monsieur,

La promulgation de la loi du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision a marqué une étape historique pour France Télévisions avec la création de l’entreprise commune, nouveau cadre du développement et de l’organisation de notre Groupe.

L’ensemble des travaux conduits en 2009 a permis de définir et préparer la nouvelle organisation de France Télévisions. Cette nouvelle organisation devient effective dès aujourd’hui, à l’issue de la procédure d’information-consultation des IRP finalisée l’année dernière.

Dans le cadre du passage à l’entreprise commune, nous vous informons que votre poste est transféré au sein du secteur ---------- du domaine ----------------------. Les conditions précises de votre activité vous seront communiquées par votre nouveau responsable.

Ce transfert est effectif à compter de la date de réception de ce courrier. Votre nouveau responsable hiérarchique et votre RH de proximité se tiennent à disposition pour toute question.

Pour tenir compte du nécessaire passage de relais entre les pôles et l’entreprise commune, nous vous rappelons qu’il est indispensable que vous assuriez la continuité de vos activités, jusqu’à la réalisation, le cas échéant, d’une passation d’activités suffisante pilotée par votre supérieur hiérarchique.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

René Maisonneuve
DGA-RH France Télévisions"

1°) Vous n’avez pas à cosigner cette lettre nominative [contrairement à ce que la direction essaie de faire croire]

2°) Personne ne peut retenir ce courrier nominatif au cas où vous refuseriez de signer, vous en êtes le destinataire. Et surtout, vous menacer de quoi que ce soit au cas où vous n’émargeriez pas.

3°) En décortiquant cette lettre, de quelles informations dispose-t-on ? en gros, AUCUNE.

« Les conditions précises de votre activité vous seront communiquées par votre nouveau responsable »…..
[lequel ? comme quoi tout ça est arbitraire et impréparé……Il y a même certains collaborateurs - le « fonctionnigramme » de France Télévisions n’étant pas nominatif – qui « préemptent » le « nouveau » poste qu’ils estiment leur revenir.

Ou encore, « Votre nouveau responsable hiérarchique et votre RH de proximité se tiennent à disposition pour toute question. » [Lesquels ? Quel responsable hiérarchique ? Quel RH ?]

4°) Le summum, c’est « il est indispensable que vous assuriez la continuité de vos activités, jusqu’à la réalisation, le cas échéant, d’une passation d’activités suffisante pilotée par votre supérieur hiérarchique »….
en gros et comme il est écrit JUSQU'A CE QUE VOTRE ACTIVITÉ SOIT SUPPRIMÉE DANS LE CADRE D’UNE PASSATION D’ACTIVITÉ …..OU QUE VOUS AYEZ FINI DE FORMER VOTRE REMPLAÇANT

Et tout cela avec le NON de la CGT comme il est écrit dans le courrier : « à l’issue de la procédure d’information/consultation des IRP finalisée l’année dernière »

a) Vous n’avez pas à signer cette lettre

b) Vous disposez d’un contrat de travail et personne ne peut le remettre en cause

c) Ce contrat de travail est automatiquement transféré à FTV du fait de la loi, sans aucune autre formalité.

d) France Télévisions de part la loi du 7 mars 2009 vient aux droits et obligations de votre chaîne d’origine…[article 86 fait obligation à : «la société France Télévisions dans le cadre d'une fusion-absorption de reprendre les biens, droits et obligations des sociétés France 2, France 3 et RFO qui lui sont transférés»] il n’y donc aucun lieu de considérer cette lettre comme un quelconque avenant, une quelconque lettre de mission ou une quelconque modification de votre contrat initial.

e) Au cas où vous estimeriez devoir signer cette lettre, signez là avec la mention suivante : « sous réserves des dispositions légales du Code du travail concernant les transferts de contrats de travail et des dispositions de la loi sur l’audiovisuel du 7 mars 2009 »


ET DIRE QUE FRANCE TÉLÉCOM A SUSPENDU SA RÉORGANISATION A MARCHE FORCÉE, VU LE STRESS QU’ELLE PROVOQUAIT ET PARCE QUE LES SALARIÉS NE LA COMPRENAIENT PAS !!!!

P.S.: Le SNJ a adressé, ce jour, le mail suivant à l'ensemble de ses adhérents:

"Bonjour à toutes et tous,
Les premiers courriers de positionnements individuels tombent, ouvrant d'inquiétantes perspectives sur le respect des contrats de travail.


Le SNJ conseille à tous les salariés d'inscrire la mention « sous toutes réserves » à côté de leurs signatures sur la liste d'émargement qui va leur être présentée, et de demander une copie de cette feuille d'émargement.

Vos délégués SNJ"

2ème PS: Il semble, une fois de plus, que la CGT n'ait pas la même approche sur ce courrier et appellerait les salariés à signer cette lettre!


mercredi 6 janvier 2010

Carolis aurait mis sa démission dans la balance (encore !!!)

Carolis aurait mis sa démission dans la balance (encore !!!)

"Si on devait lui forcer la main, Carolis en ferait un casus belli majeur et aurait mis sa démission dans la balance..." voila ce qu’écrit Le Point. Et d’ajouter "Il cherche à partir en Don Quichotte sur fond d'affairisme", comme le glisse, toujours selon l’hebdomadaire, un proche du dossier.

Surréaliste.

Carolis a soi-disant fait son choix sur le repreneur de la régie publicitaire de France Télévisions qu’il a décidé, voila quelques semaines, de liquider à hauteur de 70 %. Quel écœurement.

Il convient ici de se souvenir ; le Carolis qui, une fois encore, agite sa démission au nez du Gouvernement et du Chef de l’Etat, c’est le même Carlois qui écrivait aux salariés de la régie dès le 9 janvier un communiqué interne pour leur dire: « Je tenais pour ma part à vous assurer que je serai très vigilant sur l’impact de cette décision en matière d’organisation de notre groupe mais aussi et tout particulièrement en ce qui concerne la pérennité de votre avenir professionnel au sein de France Télévisions. Ce sera ma première préoccupation ».

Il faut quand même une bonne dose de cynisme pour oser mettre en balance sa démission au cas où le repreneur de la régie, celui qu’il a semble-t-il choisi « la régie Hi-Média » plutôt spécialiste de la publicité en ligne (quel rapport avec la télé ?) et présidée par Cyril Zimmerman, ne serait pas pris.

«la pérennité de l’avenir professionnel des salariés de le régie au sein de France Télévisions sera ma première préoccupation» promettait-il ! Des promesses, il en fait en permanence…Les tenir? C’est une plaisanterie !

C’est sûrement fort de cet engagement solennel (la main sur le cœur) et pour le bien des quelques 300 salariés de la régie, qu’il s’en débarrasse !?

Au fait "Pourquoi vendre ? " Qu’est-ce qui prouve que la cession de la régie est indispensable dans l’état actuel du dossier sur la télé publique ?

Carolis qui s’engageait donc à "garantir la pérennité de l’avenir des salariés de la régie" est celui qui aurait dû procéder à des reclassements ou à un éventuel P.S.E. mais il préfère vraisemblablement faire supporter tout cela par le repreneur.

L’image de Carolis pour les salariés de la régie, elle est proche du zéro pointé. Il est aussi peu crédible pour ces collaborateurs que pour l’ensemble des chaînes où il n’a plus aucune crédibilité.

Comment l’Etat codécideur dans ce dossier peut-il laisser vendre pour quelques 15, 20 millions d'euros, une régie qui si la pub était définitivement supprimée, ne représenterait un qu’un chiffre d'affaires de quelques dizaines de millions d’euros et mettrait inévitablement, à très court terme, des dizaines de salariés sur le carreau ? Cerise sur le gâteau, France 24 soumet également au Comité d’Entreprise puis au C.A. l’externalisation totale de sa régie (autrement sa vente) par la régie pub France Télé.

Qu’il s’agisse de Courbit, de Cyril Zimmerman pour Hi-Média…que Bercy intervienne ou pas, c’est bien le sort de plusieurs centaines de salariés que Carolis joue au plus offrant contre trois fois rien (environ le déficit de la filière prod de France 3 pour 2006). Minable.

Personne n’a forcé Carolis à vendre la régie avec ses personnels. Venir passer pour celui qui les «défendrait au mieux leurs intérêts» alors qu’il les cède sans le moindre sourcillement, c’est d’une bassesse à toute épreuve.

Que le processus de vente soit bloqué, n’est finalement pas si mal et que la décision, qui devait tomber avant Noël selon France télévisions, soit reportée ne pose, en soi, aucun problème.

Alors oui, Carolis peut bien la donner sa démission (celle qu’il menace de donner à chaque occasion) pour ne pas avoir tenu ses promesses envers des collaborateurs qui ces 4 dernières années n’ont pas failli, loin de là, mais qu’il a décidé de sacrifier sans aucun état d'âme et sans aucun problème.

mardi 5 janvier 2010

"organisation d'un référendum par les organisations syndicales contre le projet de réforme" : Satellifax du 5/01/10

Lisez l'article de Satellifax du 5 janvier 2010 (en italique) auquel nous avons ajouté quelques rappels et commentaires.

Lors de l'assemblée générale qui s'est tenue hier, les salariés deFranceTélévisions ont mandaté plusieurs syndicats de FTV (SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, Sud Télévisions, SRCTA Unsa et Sitr) pour organiser un référendum sur la réforme de France Télévisions, ont indiqué les syndicats.

Rappelons que dès le 3 juillet 2009, le SNPCA-CGC remettait en main propre et parallèlement adressait à Carolis en recommandé AR, une demande pour organiser ce référendum....Carolis, sûrement plus enclin à écrire ses poèmes ou mettre en scène ses "bioman" n'a jamais daigné répondre pas plus qu'il n'a daigné répondre à la relance, toujours en recommandé AR en date du 24 juillet 2009. Cela montre bien le peu de cas qu'il fait des salariés comme du dialogue social!!!! [Le dialogue social dont il se félicite devant la Presse pour amuser la galerie mais qu'il piétine jour après jour et ce année après année] ndlr.

"La manière dont les négociations se passent nous poussent à prendre les choses en main", nous a précisé Jean-Jacques Cordival, secrétaire général du SNPCA-CGC. "Les salariés ont voté à l'unanimité l'organisation du référendum".

Les deux questions qui seront posées aux quelque 11.000 salariés de FranceTélévisions sont :
« Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) survotre place, votre fonction et vos conditions de travail dans lanouvelleorganisation ? »

et « Souhaitez-vous le maintien des garanties des textesconventionnels P.T.A et Journalistes ainsi que de vos accords d'entreprise?».

Une nouvelle réunion est prévue jeudi sur la nouvelle "convention collective unique" qui doit être mise en place, mais elle s'annonce «tendue » selon le SNJ. (en ce qui concerne le SNPCA-CGC le mot "tendue" est très largement en dessous de la réalité, ndlr)

Rappelons que la CFDT, le SNJ, le SNPCA-CGE, ainsi que 14 comités d'entreprise (sur 27 au total) de France Télévisions ont par ailleurs décidé d'aller en justice pour une action en annulation de la procédure d'information-consultation sur le projet de la nouvelle organisation (nos informations du 18 décembre).

La mise en place de la nouvelle organisation de France Télévisions a débuté hier.

GRÈVE DES PERSONNELS DES RÉGIES DE FRANCE 2 DEPUIS LE 4 JANVIER, PUJADAS PRÉSENTERA SON JT FAIT DE LA RÉGIE FINALE SANS ANNONCE

GRÈVE DES PERSONNELS DES RÉGIE DE FRANCE 2 DEPUIS LE 4 JANVIER, PUJADAS PRÉSENTERA SON JT FAIT DE LA RÉGIE FINALE SANS ANNONCE

Le 4 janvier 2010 à 14h00 a débuté un préavis de grève à France Télévisions. Ce préavis a été suspendu à 0h30 le 5 janvier, au moment ou un préavis de grève à durée indéterminée appelant les techniciens des régies France 2 à cesser le travail à partir de minuit commençait le même jour. [ce préavis n’est toujours pas levé]

Qu’à cela ne tienne, David Pujadas a présenté « son JT » de la régie finale comme si rien n’était. Pas d’annonces, pas le moindre mot pour indiquer que « le journal n’était pas réalisé dans les conditions normales, suite au mouvement de grève de certains personnels »…

David Pujadas préfère sans doute annoncer la grève des « autres » plutôt que d’annoncer celles de collaborateurs avec qui il travaille et qui font chaque soir son journal ! Après avoir ces dernières semaines annoncé la grève des transporteurs routiers, des cheminots, des dabistes, des agents de la RATP ou encore des dockers …etc, David Pujadas ne souffle mot de la grève de ses collègues.

C’est bien solidairement que William Leymergie a coupé le journaliste sur le Télématin de ce jour qui, lui aussi, a eu lieu en régie finale (les personnels toujours en grève)…fort heureusement, à chaque édition le journaliste l’a redit, tout comme Elise Lucet l’a également annoncé au 13h.

C’est sûrement cela que David Pujadas appelle : le journalisme de proximité !

David Pujadas imaginait sûrement, tout comme William Leymergie que cela ne se voyait pas ! Il n’y a qu’à comparer les 2 images ci-dessous (à gauche un 20h des studios pas en grève, à droite le gros plan style une ex télé des pays de l’ex bloc communiste)

CHERCHEZ L’ERREUR

Pas très joli tout ça

lundi 4 janvier 2010

Quand Carolis (avec ses bioman) mettait la situation de crise sur le dos de Nicolas Sarkozy en prenant les salariés pour des ringards

"Il y a un an, je vous avais réunis pour faire face à une situation de crise: le Président de la République venait d'annoncer sa volonté de mettre fin à la publicité sur la télévision publique."


Voila comment Patrick de Carolis lance le clip que France Télévisons a réalisé le 1er avril 2009 [cela ne s'invente pas et n'a rien d'un poisson d'avril]....la situation de crise grave que connaissait alors France Télévisions, était donc due au Président de la République (vous savez, celui avec qui le "narrateur" écrivait dans un communiqué interne, "avoir travaillé depuis 2 ans sur la suppression de la pub")


Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour voir le clip de France Télévisions

ou bien cliquez sur le lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=JTPH2PA9BjU



Cela ne s'invente pas, il faut le redire....il suffit d'écouter et de regarder: "La croisière s'amuse", le générique début de "La guerre des étoiles" avec la bande son s'il vous plait, et tout au long de cette manifestation flagrante d'un abêtissement rare, les amis de Carolis "Les bioman"....

Attention, intellectuels s'abstenir....le clip qui affiche donc franchement le parti de prendre les salariés pour des ringards, se termine effectivement par le générique de "La croisière s'amuse" (Love Boat) ....

Comme si les salariés, tous emmenés dans le même bateau de la réorganisation tant incohérente que vieillotte, s'amusaient!

Pitoyable mise en scène d'un ridicule consommé qui imaginait certainement faire passer un message (lequel????)....mais qui ne réussit à provoquer qu'une chose, la consternation.

Si vous aviez manqué ce clip, cela commence par une présentation style "La guerre des étoiles" avec le message oral de Carolis qui met donc la situation de crise grave sur le dos du Chef de l'Etat....puis un enchaînement de séquences plus affligeantes les unes que les autres avec ses amis "Les bioman" qui courent dans tous les sens (y compris dans le RER) pour finir sur le parvis avec un "EN -TRE-PRISE-COM-MUNE" dit en coeur.

Plus ridicule c'est difficile. La vidéo conclut par une invitation au voyage faite aux "bioman" par le capitaine d'un "paquebot à la dérive" sur le "pont supérieur" de l'entreprise sur la musique du générique de la série kitch "La croisière s'amuse" ...

Chacun appréciera.



COMMUNIQUÉ suite à l'AG du 4 janvier 2010


COMMUNIQUÉ

Les salariés qui se sont réunis en Assemblée Générale organisée au siège de France Télévisions à l’initiative des syndicats : SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SRCTA, SITR et SUD, ont voté à l’unanimité deux principes d’actions:

- Le dépôt de nombreux préavis de grève (en cascade déposés jour après jour) vraisemblablement d’une heure par jour mais qui pourraient également très bien prendre la forme de grèves par secteur.

- L’organisation d’une consultation globale des salariés sous forme d’un référendum. Les salariés n’ayant jamais été associés à la réorganisation que personne ne comprend et que la direction tente de mettre en place à marche forcée, doivent savoir ce qu'ils vont devenir.

Malgré les questions maintes fois réitérées par les syndicats qui organisaient l’A.G., la direction a toujours refusé de répondre. Dans le contexte anxiogène généralisé et palpable dans tous les secteurs, personne ne sait ce qu'il va devenir, où il sera situé, si et comment il pourra continuer à exercer son activité. Ceci est inacceptable.

Quelques interventions entendues en A.G. dont la tenue fut exemplaire:
- « souhaitez-vous la perte des Conventions Collectives ? » [à l’unanimité – quoi de plus logique – l’A.G. a répondu NON]

- « en fonction des nouvelles règles sur la représentativité, il va y avoir de nouvelles élections, pour les syndicats l’occasion de se "compter"….c’est entre autres pour cela que la CGT a voté NON au CCE »….le délégué CGT s’est copieusement fait hué et sifflé par l’A.G.

- « l’alliance CGT/FO, ça a quand même été le maximum….ça suffit » a dit tout simplement une salariée très applaudie.

- « France Télévisions nous conduit vers un gouffre, nous ne sommes pas prêts à ce qu’on nous y précipite sans réaction »…réaction collégiale.

En conclusion : Il est grand temps de montrer à tous que, contrairement à ce que martèle Carolis, cette réorganisation ne se passe pas bien du tout, est faite sans concertation aucune et que ce 4 janvier est bien le point de départ des mouvements sociaux à venir à France Télévisions.

Lisez l'article du Figaro intitulé "France Télévisions: une donne syndicale favorable"

France Télévisions : une donne syndicale favorable.

La CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence.

Patrick de Carolis, le président du groupe France Télévisions, peut aujourd'hui compter sur une donne syndicale favorable. En effet, la CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence. C'est grâce à elle et à la bienveillance de Force ouvrière qu'un avis - bien que négatif - a été donné par le comité central d'entreprise en décembre permettant aujourd'hui le passage à l'entreprise commune.

Mais les autres syndicats menacent. La CFDT, le SNJ, la CFE-CGC et des comités d'entreprise de France Télévisions ont promis de déposer au tribunal de grande instance une demande d'annulation de la consultation organisée, car ils estiment avoir été insuffisamment informés.

Préavis de grève

De plus, une action est aussi en cours concernant la représentativité du comité central d'entreprise dans les établissements de Toulouse et de Marseille. Si elle était remise en cause, cela signifierait que la CGT perd sa maîtrise du comité d'entreprise et la négociation deviendrait plus ardue pour Patrick de Carolis. Ces derniers ont, par ailleurs, déposé un préavis de grève pour aujourd'hui 14 heures. Mais il y a peut-être pire. Théoriquement, le passage à l'entreprise unique exige des partenaires sociaux de se mettre d'accord d'ici au 7 juin sur la nouvelle convention collective. Si ce n'est pas le cas, ce sera la convention du holding France Télévisions qui s'appliquera. Or, les conventions des chaînes sont bien plus favorables que celles du holding. Ce qui explique la volonté des syndicats d'arriver à un accord dans le délai. Cependant, une disposition de la convention collective de l'audiovisuel public porterait ce délai de survivance à trois ans. Si c'était effectivement le cas, les syndicats n'auraient plus de raison de se presser.

par Paule Gonzales – Le Figaro 04/01/2010

dimanche 3 janvier 2010

"Les élections régionales de mars devraient être l’occasion pour le Président de la République, d’arrêter son choix sur le nom du PDG de France Télé"

Voila ce qu’écrit « Le Monde » du 2 janvier 2010 : « La nomination du PDG de la holding publique, troisième acte de la loi sur l'audiovisuel public, appartient désormais au Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui devrait arrêter son choix après les élections régionales de mars. »

Le quotidien d’ajouter « P. de Carolis à qui Frédéric Mitterrand, ministre de la culture, a d'ores et déjà apporté son soutien, en déclarant dans un entretien publié mi-décembre par l'hebdomadaire Stratégies, qu'il "avait de sérieux atouts et demeurait une option", sera-t-il renouvelé à son poste pour profiter de ces bons résultats ? »

« Pas sûr » finit quand même par s’interroger « Le Monde ».

Donc en résumant, selon le titre de Presse
- 1°) Ce serait donc mars, après les régionales ?!
- 2°) Le renouvellement serait une option soutenu par F. Mitterrand, le Ministre de la culture
- 3°) Le Président de la République suivrait donc ce schéma ?!


Curieux lorsque l’on sait que le Président de la République à qui revient de désigner le prochain PDG de France Télévisions ne laissera personne décider à sa place ....ainsi le stipulent la loi et la Constitution !

De plus, quel rapport devrait-il ya avoir entre l’échéance électorale de mars et le choix du Président ?

Pour le SNPCA-CGC la logique et le pragmatisme devraient l’emporter. Quant aux soi-disant "bons résultats" dont parle « Le Monde », où sont-ils ?

Rétrospective

1°) A l’été 2007, Carolis va présenter sa réforme à l’Etat juste après que le Presse révèle au printemps les soi-disant 900 départs qu’il prévoyait alors . Souvenez-vous ce que disait la Ministre de la Culture le 21 octobre 2008 au JT de 20h de Pujadas : " Ce n'est pas l'État qui dit vous allez faire ça, ça et ça. Le rôle de l'État c'est quoi? C'est de fixer le cap, d'exprimer une ambition, des attentes et de garantir les financements c'est ça qui est important; après...vous savez la réforme elle était voulue d'ailleurs par Patrick de Carolis qui l'avait demandée à l'été 2007"

2°) Avant même, l’étape législative dont les nombreux rebondissements sont maintenant connus, Carolis va affirmer indument pour justifier sa réforme [celle qu’il demandait, dixit la Ministre] que :

-a) Les salariés la souhaitaient !!! il est clair que cela n’a jamais été le cas.
-b) Les syndicats le soutenaient dans cette démarche !!!! il est clair que cela est faux également.


3°) « Le Monde » peut toujours écrire que « dans le cadre d'un "accord de méthodologie" signé avec les syndicats, la direction de France Télévisions a informé régulièrement les comités d'entreprise (CE) ainsi que les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de chaque société, et a tenu douze comités centraux d'entreprises (CCE) pour faire aboutir le projet. »…. il est clair que cela est encore faux…seule l’alliance CGT/FO aidée de la CFTC a signé cet accord de méthodologie que l’Inspection du travail qualifiait récemment dans son courrier « d’illégal » et qui a été violé régulièrement depuis le départ per ceux qui le revendiquaient.

4°) Les syndicats SNPCA-CGC, SNJ, CFDT et Sud n’ont pas eu besoin de « l’aide du cabinet d'experts Sécafi-Alpha, et encore moins de la synthèse des propositions de la direction regroupées dans un document de 57 pages » toujours comme le laisse entendre « Le Monde » pour "décrypter et se positionner pour donner son avis consultatif"…tout au contraire.
Les syndicats SNPCA-CGC, SNJ, CFDT et Sud insuffisamment informés, dénonçant le viol manifeste de l’accord de méthodologie et le vote d’une demie douzaine de CE allant dans le même sens, ont refusé de rendre un avis.

5°) Il est tout aussi inexact d’écrire comme le fait « Le Monde » que : "Finalement, le 18 décembre 2009, sur fond de divisions syndicales, le CCE de France Télévisions a émis un avis négatif sur cette réorganisation du groupe public en entreprise commune." Tout d’abord, ce n’était pas le 18 décembre mais 2 jours avant le 16 décembre, mais seule la présidence a communiqué qu’il s’agissait d’un avis (ce que réfute l’alliance syndicale précitée) et s’est félicité de cet avis pour continuer.

6°) Il est en revanche, tout à fait vrai comme l’écrit le quotidien : "Qu'il soit positif ou négatif, un "avis rendu" valide néanmoins automatiquement la consultation"….mais cela n’a pas "entraîné une division syndicale".

Effectivement les dix élus de la CGT aux CCE (la moitié précisément, soit 10/20) ont absolument tenu à rendre un avis donc en votant « contre », alors que les dix autres élussyndicaux SNJ, CFDT, CFE-CGC, Sud et un sans étiquette (l’autre moitié, soit 10/20) ont voté une résolution refusant de prendre part au vote, estimant "ne pas avoir été suffisamment informés" sur le projet.

Constat. Que l’on se place comme on veut, 10/20 qui votent contre et les dix autres qui refusent de rendre un avis, ça fait 20/20 des élus pour invalider la réforme Carolis qui s'est félicité, lui, "de la bonne qualité du dialogue social"….Quelle mascarade.

7°) Carole Petit, déléguée du SNJ, qui n'exclut pas des "suites judiciaires" a bien raison d’indiquer qu’"Il risque d'y avoir des contentieux un peu partout, car de nombreux comités d'entreprise, de France 2 et de France 3, ont refusé de rendre un avis".

Comment donc dans de telles conditions, qui font passer les propos de Carolis pour de vulgaires affirmations erronées, à savoir que les syndicats à 100% ne valident pas sa réforme…réforme que les salariés n’ont jamais voulue.

8°) Il n’est pas non plus exact d’affirmer qu’ "à partir du 4 janvier, France Télévisions se transformant en entreprise commune le fera par l'intégration dans sa holding d'une quarantaine de ses filiales ". Ceci est complètement faux car, à part France 2, France 3, France 4, France 5, RFO, FTVI et FTV SA, la quarantaine de filiales restant n’intégreront pas l’entreprise unique.

9°) Quant à la soi-disant "date butoir du 7 juin""toute cette réorganisation devra être bouclée pour légale pour la fin des négociations", là encore cela n’a pas de sens et ne fait référence au 7 juin 2010 que parce que France Télévisions prétend que les conventions collectives du fait de la loi de 7 mars 2009 seraient « tombées » à cette date (12 mois + 3 mois de préavis). Allégation totalement infondées que les syndicats SNPCA-CGC, SNJ, CFDT contestent en Justice et plaideront devant le TGI le 16 février 2010.

10°) Autre constat et de taille celui-là, la CGT peut bien avec les déclarations pour enfumer les salariés,
- celle de Marc Chauvelot, CGT P.TA. qui dit "craindre la mise en place d'un "dézingage social"mais qui fait partie des 10/20 à avoir voté et rendu un avis
- ou encore de Jean-François Téaldi, CGT Journalistes qui dit "estime que la réorganisation de France Télévisions se fait sur le dos de France 3 et des régions" mais dont l’organisation syndicale la CGT est bien celle qui a rendu un avis !

Tenter ensuite de prétendre que "ce vote n'est pas un chèque en blanc pour la direction de France Télévisions" alors qu’en ayant insisté pour voter, la CGT savait pertinemment qu’elle clôturait le processus de réorganisation proposée par Carolis et que ce chèque elle le lui faisait.

Cerise sur le gâteau, menacer de "mettre l'enjeu public de France 3 au centre de la campagne pour les élections régionales en mobilisant les salariés dès la rentrée" faut quand même pas avoir peur du ridicule !"

La conclusion, il convient de la laisser à André Rossinot maire (UMP-Radical) de Nancy et ex ministre de la République qui a dénoncé à France Té" un projet mené en l'absence totale de transparence, de manière unilatérale, et sans concertation "

Il a effectivement "vivement dénoncé" le projet de réorganisation dont «la réforme des antennes régionales de France 3 », visant à supprimer les directions régionales, dont celle de Nancy, au profit de quatre pôles de gouvernance.
"C'est un projet qui a été mené en l'absence totale de transparence, de manière unilatérale, et sans concertation ni avec les équipes de télévision elles-mêmes ni avec les élus", déplore le maire de Nancy dans un communiqué.
"Comment (...) expliquer le choix de Strasbourg comme siège du pôle Nord-Est alors que ce site n'est à l'évidence pas en position centrale par rapport aux régions concernées: Nord-Pas de Calais, Lorraine, Alsace, Bourgogne et Franche-Comté?", interroge-t-il par ailleurs, alors que siège à Nancy un "Pôle images" depuis 1982, chargé notamment de réaliser les habillages de nombreux programmes nationaux de la chaîne publique….ce que « Le Monde » appelle "la partie la plus visible de cet immense iceberg audiovisuel où France 3 devra réorganiser son réseau régional en regroupant les 24 régions actuelles en 4 "pôles de gouvernance" et en créant 24 Web-télévisions "

France Télévisions peut bien vouloir « écrire aux 11.000 salariés du groupe public pour les avertir par lettre du changement de statut de l'entreprise qui [selon la direction] est cadré par la loi et par le Code du travail [avec tout les 10 points détaillés ci-dessus, il faut oser], si le Chef de l’Etat avait encore un doute sur, l’impréparation, l’absence de transparence, l’unilatéralité, le manque de concertation et de dialogue sauf entre la direction et l’alliance CGT/FO, le refus à 100% de la réorganisation Carolis, il ne peut plus aujourd’hui laisser la mayonnaise médiatique monter ca plus vite elle retombera sur les salariés qui paieront, eux, le prix fort de toute ce jeu de dupe.


mercredi 30 décembre 2009

Le Ministère qui fait du maintien des seniors dans l'emploi une priorité, aurait du écrire à Carolis!

Le Ministère du travail et de l’emploi écrit le 16/12/09 et reçu le 30/12/09, "encourager la négociation dans le cadre du maintien de l’emploi des seniors" (voir lettre au bas du post)

Voila ce qu’écrit, entre autres, le Ministère : « Compte tenu des échéances [1/01/10, ndlr], il me semble important d’attirer une nouvelle fois votre attention sur ce dispositif [priorité gouvernementale en faveur de l’emploi des salariés âgés –dixit dans le courrier !] et de vous encourager à la négociation collective afin qu’u accord soit conclu à votre niveau et déposé rapidement et en tout état de cause avant fin janvier 2010 pour permettre la couverture des entreprises visées à compter du 1er janvier 2010 ».

Invraisemblable.

Deux jours avant le 1er janvier 2010 (le cachet de l’enveloppe faisant foi), le Ministère attire l’attention de chacun sur l’importance qu’il y a négocier un accord pour garder les seniors dans l’entreprise !!!

Que n’a-t-il écrit directement à Carolis ou encore Cuier ou Maisonneuve à France Télévisions pour le leur dire directement ?

Le 28/09/09 le SNPCA-CGC publiait un post intitulé : « Un plan pour les seniors: prendre la porte (volontairement !) » afin de dénoncer le Plan Social au rabais que la Présidence et ses relais tentent vainement de faire passer pour une opportunité et qui ne concerne justement que les seniors de 60 ans et plus que l'on essaie d'inciter à prendre la sortie avec un soi-disant petit "plus"!

Alors même que France Télévisions vient d’adresser un millier de lettres à ces « salariés âgés » (écrit dans le courrier ministériel) pour leur indiquer qu’ils pouvaient partir (voir notre dossier de 4 pages intitulé : « Les lésés comptez vous ! ») , le ministère tient à sensibiliser tout un chacun sur le maintien de leur emploi !!! C’est surréaliste.

Certes, le décret du 20 mai 2009 fait obligation à l’employeur d’établir un accord avant le 1er janvier 2010 déclinant globalement 6 objectifs (France Télévisions laissant de côté le «recrutement des salariés âgés dans l’entreprise » et l'« anticipation et évolution des carrières professionnelles » puisque son plan de départs soi-disant « volontaires » prône le contraire!) mais comment Carolis et sa garde rapprochée pourraient-ils faire croire qu'on se préoccupe des seniors, alors que la discrimination à l'âge est interdite par la loi et que la seule perspective qu'envisage France Télé pour eux, c'est leur départ!

Comment un syndicat digne de ce nom pourrait-il aller signer un quelconque texte avec d'illusoires engagements qui ne seront jamais tenu, vu le contexte?

Comment d'ailleurs, l'équipe dirigeante de France Télé pourrait-elle parler d'« anticipation et évolution des carrières professionnelles » ou même de «recrutement des salariés âgés dans l’entreprise » quand elle estime nécessaire de se débarasser des "salariés âgés"?

France Télévisions ne doit pas vraiment comprendre ce que « maintien dans l'emploi» signifie pour cette "catégorie" de personnel qui représenterait jusqu'à 15% des effectifs.

Comble du cynisme, France Télévisions au chapitre 4 de son projet d'« accord » avait même le toupet d’inscrire pour les seniors: « maintien d’emploi innovante et dynamique »…Et le Ministère voudrait que l'on soit "sensible" à une telle pantomime?! Et de mettre en avant dès le préambule de ce texte que personne ne signera « sa cohérence avec ses valeurs et missions de service public et dans un contexte de profonde évolution des dispositions législatives relatives à la retraite et de ses conséquences immédiates sur l’allongement de la durée de l’activité professionnelle, à engager des échanges sur la gestion de l’emploi des salariés seniors.»

Des échanges ? Des discussions ? Les seuls échanges que la direction est prête à faire pour le départ de ces seniors, c'est "un chèque minimum" contre une lettre du salarié faisant valoir ses droits à la retraite qui prendra la porte avec 3 fois moins d’indemnités que dans le cadre d’un P.S.E. plan dit de sauvegarde de l’emploi! Voila pour l'innovation et la dynamique !!!

Le Ministère serait donc bien inspiré, faut-il le redire, d'interpeller directement à France Télévisions: Carolis, Cuier, Maisonneuve et consort pour attirer leur attention sur le problème!... comme 3 membres du Gouvernement le faisaient dans un courrier commun il y a peu.