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samedi 23 janvier 2010

Une réorganisation "improvisée", qui "désorganise complètement le travail", "véritable travail de sape", "lisse, convenue, aseptisée, sans cohérence"

Une réorganisation "improvisée", " qui désorganise complètement le travail", "véritable travail de sape", "lisse, convenue, aseptisée, sans cohérence", voici quelques formules parmi d'autres qui caractérise l'espèce de foutoir organisationnel que Carolis et ses quelques fidèles tente d'imposer à marche forcé.

A l'instar du référendum organisé pour l'ensemble des salariés de France télévisions, la Société des journalistes (SDJ) a consulté, jeudi dernier, les journalistes de la rédaction de France 3 qui craignent un "démantèlement" sur le "nouveau projet éditorial".

La rédaction nationale de France 3 a rejeté le nouveau projet éditorial à 78,22%.

A la question :
"Adhérez-vous au projet éditorial de la direction?", 97 journalistes ont répondu "non" (78,22%), 27 "oui"(21,78%),
sur un total de 190 inscrits et 130 votants, détaille la SDJ dans un communiqué.

Interrogée par l'AFP, la direction n'a fait aucun commentaire. La direction avait présenté le 5 janvier un "nouveau projet éditorial", à la suite d'un Livre blanc remis en juin par la SDJ qui tirait la sonnette d'alarme et demandait une "refonte éditoriale", sur fond d'inquiétudes d'une éventuelle "fusion" avec la rédaction de France 2.

Mais le nouveau projet éditorial "lisse, convenu et aseptisé, manque totalement d'ambition et de cohérence", écrit la SDJ. Et d'ajouter "la présidence de France Télévisions se désintéresse totalement des journaux nationaux de France 3"."Il [le nouveau projet éditorial] ne marque pas suffisamment notre identité, notre différence et nous fragilise dans un contexte de concurrence accrue. Nous redoutons désormais le pire : le démantèlement pur et simple de notre rédaction".

Ce nouveau projet "ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes et il n'y a pas un mot sur l'internet!", a regretté un membre de la SDJ.
La SDJ réclame un "vrai projet éditorial, ambitieux et cohérent" d'ici le 15 février. Elle estime par ailleurs que la réorganisation des services en cours,"calquée sur celle de France 2", a été "improvisée" et "désorganise complètement le travail".

"La réorganisation de France Télévisions en entreprise unique (effective depuis le 4 janvier depuis le vote en CCE de la CGT) s'apparente chez nous en véritable travail de sape" conclut le communiqué.

"Cette réorgansiation représente un véritable travail de sape"...Comment ne pas être mille fois, cent mille fois d'accord avec cette analyse. C'est du n'importe quoi.

Combien de temps encore, le Chef de l'Etat qui détient aujourd'hui le pouvoir de désigner le successeur de Carolis, va-t-il attendre pour mettre un terme à cette CHIENLIT qui si elle n'est pas stoppée nette et sans délai va produire sur les personnels les mêmes funestes effets qu'à France Télécom? (*)

(*) Des membres de la direction ayant évoqué (annoncé même) la semaine dernière en interne lors d'une réunion, un suicide à RFO Malakoff, nous sommes bien décidés au SNPCA-CGC à exiger que toute la lumière soit faite sur le décès de ce salarié d'une cinquantaine d'années quitte à saisir l'Inspection du travail ou les services compétents afin qu'ils mènent une enquête approffondie.

Après avoir violé régulièrement l'accord de méthodologie signé avec l'alliance CGT/FO, France Télévisions voudrait un nouvel accord de méthodologie!

Après avoir violé régulièrement l'accord dit de méthodologie signé avec l'alliance CGT/FO/CFTC et qualifié dans un courrier de l'Inspection du travail: "illégal sur bien des points", France Télévisions proposerait de signer un nouvel accord de méthodologie!

"Accord de méthodologie 2". Se foutre du monde avec un tel cynisme, c'est à vous donner la nausée. Avoir écrit dans divers communiqués et bulletins internes que «le dialogue social, qui se serait déroulé sur plusieurs mois, consolidé par l’accord de méthodologie [violé en permanence depuis sa signature ne serait-ce, encore ce 15 décembre, que de l’article 4, il convient de le redire] aurait permis aux instances représentatives du personnel de disposer de moyens supplémentaires pour mener un travail rigoureux d’information, d’analyse et de propositions », c'était déjà de la provocation. Mais imaginer que les syndciats qui n'ont pas signé "l'accord de méthodologie 1" pourrait se faire rouler dans la farine en signant "l'accord de méthodologie 2", çela montre bien le profond mépris que la direction a développé à leur adresse.

Si l'alliance CGT/FO qui signe avec l'appoint parfois de la CFTC, depuis le 8 mars 2009, tout ce que lui présente la direction, ne faisant finalement que bien peu de cas du sort des 11.000 salariés, veut réitérer et continuer son enfumage permanent, c'est son problème.
La CGT et FO verront ce que ça coûte de mener en bateau les personnels.

Au fait, savez-vous pourquoi la direction veut-elle un "Accord de méthodologie 2"? Parce que contrairement à ce qu'elle raconte régulièrement à le Presse et aux Média, à l'inverse de ce qu'elle chante constamment aux politiques, aux Tutelles et à l'Etat et à ce qu'elle voudrait vainement faire croire: rien n'avance.

C'est vraisemblablement la plus grosse tromperie de ces 50 dernières années envers l'Etat actionnaire qui devra ensuite assumer.

Depuis que le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ refusent de participer à cette tromperie et à cette mystification de tous les instants, les soi-disant réunions de négociations pour un "futur texte conventionnel" n'ont tourné que sur les quelques lignes d'intoduction. (autrement appelées: préambule). RIEN D'AUTRE.

Bien sûr que la direction est bloquée. Elle ne peut continuer de raconter à l'actionnaire que le dilaogue social est là et que les choses avancent....et ne discuter qu'avec 2 syndciats. En gros, la diection est prise à son propre discours: il n'y a plus que l'alliance CGT/FO autour de cette table....

Cet "Accord de méthodologie 2" que la direction envisage de signer toujours avec l'alliance, permettrait comme "l'accord de méthodologie 1" d'impliquer, au nom de l'accord, tous les autres syndicats qui s'évertueraient comme ils l'ont fait pour le précédent, à combattre ledit accord pendant que la direction avancerait en s'y référant sans cesse mais en ne le respectant jamais.

La direction et son alliance alliée CGT/FO peuvent toujours rêver.

Aujourd’hui six syndicats (SNPCA-CGC/CFDT/SNJ/SUD/SITR/SRCTA) de France Télévisions sont UNIS pour défendre tous les salariés de France Télévisions. Ils ont mis de côté leurs différences pour tenter de construire "l'avenir". (pas celui que voudrait imposer le trio direction/CGT/FO)

Ces SIX syndicats ont d'ailleurs déposé pour la 28 janvier 2010, un préavis commun réfléchi et construit. Ensemble ces 6 syndicats ont discuté, ensemble ils ont décidé d’agir !

Ce vendredi 22 janvier, quasiment toute la journée, la dierction a dû les recevoir . Pas une heure sur un coin de table ou à la pause café, NON....le temps qu'il a fallu et qu'il faudra encore...et ça repart lundi.

Alors oui, pendant ce temps là l'alliance CGT/FO seule avec la direction à la table, trépigne de ne pouvoir signer un nouvel accord de méthologie qui planterait une fois encore le plus grand nombre...TANT MIEUX, les six syndicats (SNPCA-CGC/CFDT/SNJ/SUD/SITR/SRCTA) de France Télévisions UNIS tiendront bon et ne laisseront pas ce pathétique duo continuer ses manipulations.

Rappel. Pendant ce temps également, les salariés s'expriment en votant sur le site du référendum: http://www.referendum-tv.fr/

Préalable du SNPCA-CGC à la première réunion à France Télévisions dite de négociation sur les risques psychosociaux

Préalable du SNPCA-CGC à la première réunion à France Télévisions dite de négociation sur les risques psychosociaux

Le SNPCA-CGC exige depuis des mois que se déroule une véritable réunion sur le stress au
travail et la prévention des risques psycho-sociaux. (comme le loi le prévoit aujourd'hui)

La mise en place de l’entreprise unique, depuis le 4 Janvier, sans organigramme aucun,
a été pour les salariés un véritable coup de massue. La souffrance au travail est pour eux
devenue une réalité quotidienne.

Ce 21 janvier plus de 95% des salariés de France Télévisions ne savent toujours pas avec qui ils vont travailler et ce qu’ils vont faire !

Pire, certains de ceux qui ont le triste privilège de recevoir leur courrier d’affectation découvrent avec horreur que ce dernier ne fait aucune mention du lieu géographique où ils vont travailler !

Aujourd’hui à France Télévisions les salariés rongés par la peur du lendemain s’interrogent, comme le SNPCA-CGC sur ce que peut bien représenter la notion de rapports humains pour la direction. ("s'interroger" est un moindre mot, il vaudrait mieux dire : les salariés constatent que la notion de rapports humains pour la direction ne représente rien)

Le SNPCA-CGC ne laissera pas les 11.000 salariés de France Télévisions devenir une simple ligne dans les CV des 234 directeurs et directeurs délégués de France Télévisions nommés en
début d’année !

vendredi 22 janvier 2010

Référendum à France Télévisions : C’est parti et bien parti !!!

Référendum à France Télévisions : C’est parti et bien parti !!!

Depuis l’après midi du 17 janvier l’ensemble des salariés de France Télévisions a été informé que le site de vote dédié au référendum organisé par le SNPCA-CGC, la CFDT, SUD, le SNJ, le SITR et le SRCTA, était activé. Ce site a été développé par un ingénieur informaticien extérieur dit « développeur » qui n’a rien à voir avec France Télévisions.

Comment a été crée ce site ? Ce site est un site internet SÉCURISÉ – propriété exclusive des syndicats organisateurs qui en ont acheté le nom en même temps qu’ils faisaient la déclaration préalable à la CNIL.

Quelle est l’adresse de ce site ? Son adresse internet est la suivante : http://www.referendum-tv.fr/. C’est là où l’ensemble des salariés de France Télévisions se rend de FAÇON TOTALEMENT ANONYME pour voter. Après 4 jours de vote, vous êtes déjà plus d’un millier à vous être rendus sur ce site pour vous exprimer.

Quelles sont les deux questions posées ?

1ère question : Estimez-vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?

2ème question : Souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels P.T.A. et Journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?

Quand et comment voter ? Vous pouvez voter 24h/24 depuis votre PC professionnel ou de chez vous (il existe un lien spécifique), une seule fois avec votre adresse perso : prénom.nom@francetv.fr.

Victime de notre succès comme pour tout lancement de site, nous avons dès le départ subi un « engorgement » technique et quelques salariés souhaitant voter n’ont pu y parvenir, recevant du reste un message d’erreur…ces petits soucis techniques ont été très vite réglés [entre autres le fait le mail ne se trouvait pas dans votre boîte aux lettres, et qu’il était basculé directement dans votre boîte « courrier indésirable », comme le seraient les « spam »]. Il n’y a normalement plus de problème. Pour vous assurer que vous avez voté, vous recevez le message suivant : « équipe référendum France Télévisions : merci pour votre participation au référendum, les résultats seront diffusés sur le site le jeudi 28 ». Si vous n’avez pas eu ce message, c’est que votre vote n’a pas été pris en compte. Comme vous ne pouvez voter qu’une seule fois, réessayez pour vérifier si cela a été fait…si le message est là , vous vous êtes exprimé…sinon recommencez.

Quelques rumeurs absurdes que vous entendez ici et là auxquelles il faut tordre le cou?

· La direction pourrait savoir ce que chacun vote ! FAUX et ARCHI FAUX. Personne ne connaît le vote de chacun, il est parfaitement ANONYME.

· Ce vote ne servirait pas à grand-chose. FAUX et ARCHI FAUX. Ce vote, une fois les pourcentages aux 2 questions connus, sera analysé et transmis pour que la suite qui s’impose y soit donnée.

· Ce vote ne concernerait qu’une partie du personnel ! FAUX et ARCHI FAUX. Ce vote concerne tous les salariés du groupe quelque soit leur statut, les Journalistes et les Personnels Techniques et Administratifs.



jeudi 21 janvier 2010

France Télévisions gonfle le chiffre des grévistes en annonçant 10% alors qu'en réalité il n'est que d'environ 7%

France Télévisions donne à l'AFP le chiffre de "10,46% de grévistes sur l'ensemble du groupe" qui ont répondu à l'appel de la CGT interne dans le cadre de la journée nationale de mobilisation des fonctionnaires, alors que le chiffre global de grévistes sur les 3 chaînes n'est que de 7% et quelques.

France Télévisions annonce pour les 3 chaînes du groupe: "2,33% à France 2 , 14,5% à France 3 et 5,28% à RFO". Pour obtenir ces pourcentages, la direction a divisé le nombre de grévistes par le nombre de salariés sur chaque chaîne. C'est-à-dire pour France 2 par exemple, sur 100 salariés, 2 d'entre eux étaient en grève, etc...En partant de 100% pour chacune des chaînes et en divisant par 3, on est évidemment en dessous de 10% c'est certain et tout cela c'est sans compter l'effectif golobal à savoir celui des 44 autres filiales où le pourcentage de grévistes était là proche de zéro.

Un flop pour la direction qui officieusement se tord de rire mais qui va annoncer un score dépassant les 10% qui permettrait à la CGT qui revendique en permanence d'être le syndicat majoritaire, de ne pas perdre la face. Seulement voila, de quelque façon que l'on se place, les chiffres ont été donnés par la direction de France Télévisions...et les bidonner n'aura servi à rien.
Une trentaine de salariés seulement en grève sur tout France 2...De Télé Matin, au JT de 20h00 en passant par le 13h ou les émissions de flux, l'ensemble des émissions et des programmes sur la chaînes devait être assuré et diffusé "normalement".

Pour France 3, Jean-François Téaldi du SNJ-CGT se disait satisfait: "A la mi-journée, les journaux télévisés nationaux et régionaux de France 3 étaient remplacés par des éditions tout en images et de nombreuses éditions locales étaient annulées". Et la direction de France Télévisions de préciser pour appuyer : " Les journaux nationaux du soir (19/20 et Soir 3), de même que l'ensemble des éditions régionales du soir, devraient être supprimés".

Il est clair que les salariés ne se sont pas laissés balader une fois de plus par la CGT de France Télévisions, qui prétextait demander le "maintien de tous les acquis sociaux dans le cadre de la renégociation de la convention collective et de la réorganisation du groupe" alors qu'elle sait pertinemment qu'en rendant à tout prix un avis au CCE du 16 décembre 2009, c'est l'organisation syndciale et elle seule qui a permis la mise en place de cette lamentable réorganisation .

mercredi 20 janvier 2010

France Télévisions ou l'armée mexicaine: un directeur pour 45 salariés

En milieu de semaine dernière, le SNPCA-CGC publiait un post intitulé: "L’entreprise publique lourde ses CDD, met sur la touche un paquet de CDI en les privant d’activités, vire ses seniors mais nomme des pages et des pages de directeurs, sous-directeurs et autres conseillers : « Vous êtes bien sur France Télévisions"


La plupart des entreprises françaises subissent de plein fouet la crise, bon nombre d’entres elles ont même dû mettre la clé sous la porte, la masse des salariés privés d’emploi ne cesse de grossir augmentant significativement les chiffres du chômage par centaines de milliers, mais France Télévisions nomme des pages et des pages de directeurs!


Pour enfoncer le clou, le Canard enchaîné sort ce jour un "Canard Plus" dénonçant l'armée mexicaine et chiffrant même le nombre de salariés par directeur...."Un directeur pour 45 salariés".


La pub pourrait rester en journée et Carolis dit l'avoir prévu dans la vente de la régie qu'il a voulue...alors pourquoi s'en débarrasser?

Début janvier, Carolis faisait du choix qu'il avait fait de liquider la régie publicitaire de France Télévisions à hauteur de 70% un soi-disant casus belli avec le Gouvernement si ce dernier n'acceptait pas le repreneur qu'il voulait!

Le même Carolis qui écrivait aux salariés de la régie dès le 9 janvier 2008 - il conveint de le dire et de le redire constamment -un communiqué interne pour leur affirmer: « Je tenais pour ma part à vous assurer que je serai très vigilant sur l’impact de cette décision en matière d’organisation de notre groupe mais aussi et tout particulièrement en ce qui concerne la pérennité de votre avenir professionnel au sein de France Télévisions. Ce sera ma première préoccupation ».


Se débarasser de 300 salariés environ et oser se positionner en chevalier blanc du PAF protecteur de ces derniers, faut quand même avoir une bonne dose de cynisme.

Après donc avoir décidé de sacrifier la régie pub, voila à présent que France Télévisions évoque "l'éventualité du maintien de la publicité diurne"; en ajoutant que cette hypothèse "sera prise en compte dans la cession de FTP".

Alors que le dossier de la cession du capital de France Télévisions Publicité « n'est pas encore tranché », Patrick de Carolis indique qu'après l'audition qu'il a passée, ce jour, organisée par la commission des Affaires culturelles et de l'Education et la commission des Finances, de l'Economie générale et du Contrôle budgétaire de l'Assemblée Nationale concernant le rapport de la Cour des comptes sur le groupe public, que cela ne devrait être qu'une formalité!

Tout le monde se souvient du communiqué interne qu'il avait adressé, en interne, aux salariés indiquant le 9 janvier 2009 après l'annonce de la suppression de la pub par le Président de la République, qu'ils y travaillaient ensemble depuis 2 ans.

Interrogé à présent sur la pertinance d'une telle vente dans le cas d'un éventuel maintien de la publicité en journée (6 h-20 h), dont la suppression est programmée pour la fin 2011, il prétend maintenant que « cette possibilité (serait) prévue » et que « le dossier retenu tiendra compte de l'évolution de la loi, si la loi doit évoluer en matière publicitaire »

Selon Carolis, c'est prévu!!! Sûrement comme était prévue la liquidation des 300 salariés de la régie qu'on avait assuré de leur maintien total au sein du groupe!!!

Le préavis ASSASSIN...

Voici le tract de la CGC Lyon, en date 15 janvier 2010, intitulé: "Le préavis ASSASSIN"

Des conséquences dramatiques pour un préavis déposé dans le cadre d’une journée générale de défense des fonctionnaires, un préavis déposé par la CGT pour une journée mais étendu par la section CGT de Lyon, pour d’obscures raisons, à 72h !

L’opération spéciale des 20 et 21 Janvier qui devait servir de vitrine pour la station et qui comprenait des journaux nationaux en direct de Lyon, des émissions phares de la chaine : "Questions pour un champion", "Ce soir ou jamais"… a donc été annulée !


Résultat de cette coquetterie syndicale locale :
- des milliers d’euros en locations et réservation partis en fumée ! Selon nos informations environ 500.000€
- des téléspectateurs qui n’ont rien compris et qui se retrouvent lésés !
- des équipes (production, technique, antenne, journalistes, artistique, communication, encadrement…) investies dans leur travail et qui se retrouvent le bec dans l’eau !
- une réputation auprès des invités régionaux et des politiques locaux (de droite, comme de gauche) au plus bas ! Avec le Président socialiste de la région particulièrement remonté.
Une fois de plus la CGT est partie seule, entraînant vers le fond les salariés, dans un mouvement de grève tenant plus du coup de tête et de la démesure d’égo. Un mouvement étendu sur 72 h, sans doute pour faire oublier aux salariés de Lyon l’attitude de la CGT dans les instances nationale …

Le SNPCA-CGC rappelle aux militants de la CGT que nous ne sommes pas des fonctionnaires et que nos interlocuteurs, ceux qui mettent en place la restructuration ou qui dirigent l’entreprise France Télévisions s’appellent Patrick de Carolis, Patrice Duhamel ou encore Damien Cuier.

C’est donc bien à eux que l’expression syndicale doit s’adresser et non pas aux locataires de l’Elysée ou de Matignon.

Cette "position Patrick" de Carolis la revendique haut et fort, y compris dans les réunions avec les partenaires sociaux et c’est étrange, seule la CGT ne l’a pas entendue …

Du coup Patrick de Carolis ne se rendra pas à Lyon …

Soyons clair, il est des situations où le blocage du dispositif de production est nécessaire et les prétextes sont aujourd’hui nombreux : casse des conventions collectives, restructuration mal vécue par les salariés mais il doit être employé à bon escient !
Pour le 28 Janvier six organisations syndicales CGC, CFDT, SNJ, SUD, SRCTA et SITR soutiennent un préavis UNITAIRE de 24 heures basé sur les véritables préoccupations des salariés, à savoir le gel de la restructuration et pour la défense des acquis sociaux et professionnels.




mardi 19 janvier 2010

Démissions à France Télévisions de tous ceux qui ont donné l'ordre et entrepris au nom de l'Etat, le viol manifeste des principes de la République

Mais dans quelle République, France Télévisions croit-elle être ?

Au nom de l'Etat qui est propriétaire à 100% de France Télévisions, la première semaine de janvier 2010, Carolis a envoyé dans la station de RFO Wallis qui depuis le 20 octobre 2009, n’était plus gérée comme le serait n’importe quel établissement du territoire, une 3ème mission composée des 2 « HOAREAU » à savoir l’ancien directeur de Saint-Pierre et Miquelon et l’ancien DRH de France 2 après RFO , nouvellement propulsé « Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux rattaché à la Direction Générale Adjointe des Ressources Humaines » .

Le 12 janvier 2010, ce dernier a fait signer sur place un protocole validant la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…Ce document n'a volontairement pas été daté (voir le dit document en bas de page)

Carolis imagine sûrement qu'un document signé la 2ème semaine de janvier 2010, non daté, pourrait légalement produire des effets rétroactifs 10 mois plus tôt ??!!

Et cela se ferait, redisons-le, au nom de l'Etat qui permettrait alors qu'on signât 10 mois après (le 12/01/10), un texte qui s'appliquerait 10 mois plus tôt( 8/03/09), tout simplement parce qu'il n'y aurait pas de date au bas dudit document?!

D'ailleurs si tel était le cas, cela voudrait dire que tous les CCE que France Télévisions a réunis depuis le 8 mars 2009 sont illégaux puisque :
AUCUN REPRÉSENTANT DE L'ÉTABLISSEMENT RFO WALLIS POURTANT CLAIREMENT IMPOSÉ PAR LA DDTE - N'Y A APRTICIPÉ ALORS QUE LES CONVENTIONS ÉTAIENT SOI-DISANT RECONDUITES A CETTE DATE.

Et que France Télévisions ne vienne surtout pas prétendre que ce document a été signé il y a bien longtemps, plusieurs syndicats de RFO Wallis réunis en intresyndicale ont écrit le 13 janvier 2010 à Augustin HOAREAU l'émissaire de Patrick de Carolis, un courrier qu'ils ont demandé d'annexer au protocole comme l'a fait la CGC le 12 janvier également.

Ce texte précise que "des négociations ont été entamées entre vous (A. Hoareau) et 90% du personnel de la station représentés par leurs délégués syndicaux et le collectif"....

QUID DES 10% RESTANT ??? ILS RESTENT SUR LE CARREAU ET FRANCE TÉLÉVISIONS NE NÉGOCIE PAS AVEC LUI !!!

Voici un extrait du texte:


.../....

Nous le disons ceci est illégal. Ni les pouvoirs publics que nous saisissons officillement, ni le Conseil d'Etat ne peuvent valider cet acte particulièrement invraisemblable.

L'Etat ne peut laisser une entreprise de Service Public comme France Télévisions qui se doit d'être exemplaire dans le respect des principes républicains et des lois, les transgresser à ce point. Ni le Chef de l'Etat, ni aucun membre du Gouvernement, ni aucun ministre, ni aucun sage du Conseil d'Etat, ni aucune juridiction ne validera juridiquement que l'on fasse signer un protocole non daté sous prétexte de produire des effets rétroactifs 10 mois plus tôt ??!!

Les conséquences à tirer sans délai de tels actes, c'est bien évidemment et sans équivoque, la démission en bloc de tous ceux ont permis, donné l'ordre ou encore se sont rendus coupables de ce viol manifeste de la loi.






samedi 16 janvier 2010

Courrier que la CGC demande à annexer au protocole d’accord sigé par france Télévisisosns reconduisant intégralement les Conventions Collectives de 95

Voici le courrier que la CGC demande à annexer au protocole d’accord sigé par France Télévisions reconduisant en intégralité les Conventions Collectives et leurs amendements signées en 1995.

"La CGC Wallis

à

Monsieur HOAREAU Augustin
Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux
Direction Générale Adjointe Ressources Humaines


Monsieur, nous vous faisons part de nos réflexions, par rapport au protocole d’accord qui fait suite à des négociations entamées entre vous et certains personnels de la station de Wallis et Futuna. Le protocole d’accord qui en est ressorti reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995, et leurs amendements, suites aux diverses dénonciations, correspond à nos préconisations de toujours.

Nous vous signifions cependant que notre signature, n’est en aucun cas une approbation de la solution apportée par la direction générale, aux actes répréhensibles qui ont été commis depuis le 20 octobre 2009.
Nous estimons que la situation que nous avons connue depuis plus de deux mois, méritait que des leçons en soient tirées.
Nous refusons avec fermeté, de cautionner et de légaliser, l’autogestion pratiquée par une partie du personnel.

Nous regrettons que ce protocole d’accord ne reprenne en aucune façon nos doléances quant aux mesures à appliquer à l’encontre de ces actes. Il est d’ailleurs hors de question de tenter de présenter, ni légalement, ni juridiquement, ce protocole comme une « réponse » au fait que depuis près de 3 mois certains salariés de Wallis et Futuna aient décidé de diriger la station à leur guise sans mission réelle de Service Public, si ce n’est un service minimum d’information ! Si c’était là, la vison de France télévisions, ce serait la porte ouverte à tous les abus, à tous les chantages, à toutes les menaces et à toutes les dérives !

La population de Wallis et Futuna mérite mieux en 2010. C’est notre conviction profonde. Nous étions convaincus que le passage à France Télévisions entreprise « unique » insufflerait une nouvelle dynamique pour notre station, que nous pourrions enfin proposer à nos populations une nouvelle vision des médias.
En clair, nous souhaitions devenir un réel outil d’information, de débats, et d’échanges culturels surtout à l’approche de la TNT. Au lieu de cela nous avons droit à une manœuvre visant à « acheter la paix sociale ».

La prise par la force de l’outil de travail serait-elle le seul moyen de se faire entendre dans la nouvelle société ?
L’illégalité serait-elle le seul moyen d’exister aux yeux de France Télévisions ?

La CGC constate avec amertume qu’un «conflit sciemment orchestré», une manipulation qui visait à déstabiliser la direction pendant cette période cruciale de fusion, peut donc entraîner une forme de capitulation.... où la compétence des salariés d’un même établissement et le professionnalisme de salariés d’un même établissement, n’est finalement plus l’élément essentiel de son « développement ».

La réalité que vous laissez derrière vous, c’est une station toujours en autogestion qui va pouvoir continuer à se singulariser au sein de France Télévisions.

Nous vous demandons instamment d’annexer le présent courrier au présent protocole d’accord

Fait à Wallis le 12 Janvier 2010 "

Carolis a signé la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…

Carolis a signé la reconduction intégrale des Conventions Collectives signées en 1995…

Le SNPCA-CGC exige la reconduction immédiate de tous les textes conventionnels par extension et suivant le principe même, inscrit dans la Constitution Française, d’égalité républicaine pour tous.

Les lois et principes constitutionnelles de la République Française sont les mêmes sur tout le territoire français ; n’en déplaise à Patrick de Carolis.

La signature que France Télévisions vient d’apposer, ce 12 janvier 2010, sur un protocole établi dans l’établissement de Wallis et Futuna et reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995, engage non seulement le groupe mais est appelé à respecter un principe fondamental de notre République: l’interdiction d’une quelconque forme de discrimination entre les uns et les autres citoyens d'un même Etat.

Ce qui se fait à Lyon, Marseille, Lille, Rennes, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre, Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, Toulouse, Nancy, Bordeaux, Paris et aux quatre coins de l’hexagone ou des territoires, ne peut en aucun cas violer ce sacro-saint principe républicain de non discrimination.

Carolis pensait peut-être que signer, pour Wallis et Futuna, ce 12 janvier 2010, la reconduction des conventions collectives signées en 1995, ne se saurait sûrement pas, ne se verrait peut-être pas vu l’éloignement géographique de la station !?

C’est raté.

C’était sans compter sur la mobilisation et la détermination de la CGC à ne pas laisser faire n’importe quoi avec cette incompréhensible « réorganisation » qui fait reculer de plusieurs dizaines d’années l’entreprise, en y créant contre toute logique, une armée mexicaine, démultipliant et « horizontalisant » les « strates dites décisionnaires ». Avec pour inévitable conséquence : finir de désorganiser encore un peu plus la télé publique.

Alors que depuis le 20 octobre 2009, cela faisait trois mois que la station de RFO Wallis n’était plus gérée comme le serait n’importe quel établissement dont l’Etat est propriétaire, Carolis a envoyé sur place après tout ce temps une 3ème mission.

Il faut préciser que les 2 premières n’y étaient, bien entendu pas, envoyées pour trouver une solution…non, il ne fallait pas risquer de fâcher les salariés locaux se revendiquant de l’UCSA-CGT juste avant le vote de l’organisation syndicale « validant » en CCE la mise en œuvre de la réorganisation voulue par Carolis.

Depuis donc ce 20 octobre 2009, date à laquelle certains salariés excités ont bloqué et empêché le directeur administratif d’accéder à son lieu de travail, puis le 19 novembre 2009 ont réservé le même sort au Rédacteur en chef et dans la foulée au Directeur Technique Chef de centre, prenant donc de force de l’antenne Radio et Télé afin d’y instaurer de fait une situation d’autogestion [voir le rapport de Gendarmerie transmis au Préfet, il est édifiant], France Télévisions laissait pourrir la situation…avec, bien sûr, impossibilité pour le directeur territorial d’engager la moindre procédure disciplinaire que ce soit.

Ce n’est donc que la 2ème semaine de janvier – Carolis avait eu son vote – que France télévisions a envoyé sur place, les 2 « HOAREAU » à savoir l’ancien directeur de Saint-Pierre et Miquelon et l’ancien DRH de France 2 après RFO , nouvellement propulsé « Directeur des Ressources Humaines Domaine Réseaux rattaché à la Direction Générale Adjointe des Ressources Humaines »

La CGC constate avec amertume qu’un «conflit sciemment orchestré», une manipulation qui visait à déstabiliser la direction pendant cette période cruciale de fusion, peuvent donc entraîner une forme de capitulation....
où la compétence des salariés d’un même établissement et le professionnalisme de salariés d’un même établissement, n’est finalement plus l’élément essentiel de son « développement »!

Alors qu’aucune revendication claire, sinon d’avoir la tête des salariés empêchés donc interdits de site par une poignée de contestataires, sur une pseudo pétition non signée et réalisée sur un papier en-tête de RFO, le 2ème « HOAREAU », Augustin de son prénom a signé au nom de France Télévisions (avec quelques uns au début...) ce fameux protocole reconduisant en intégralité les conventions collectives signées en 1995.

- La prise par la force de l’outil de travail serait-elle le seul moyen de se faire entendre dans la nouvelle société ?
- L’illégalité serait-elle le seul moyen d’exister aux yeux de France Télévisions ?
- La construction d’un «contentieux sciemment orchestré» n’aurait-elle comme seule issue que la capitulation ?

La situation que connaissait la station de RFO Wallis depuis près de trois mois, méritait que des leçons en soient tirées. Au lieu de cela et croyant « acheter la paix sociale », la direction de France Télévisions signe un protocole – dont force est de constater qu’elle le lie au contexte puisqu’elle le fait signer par l’un de ses 2 émissaires –qui finalement « cautionne » et «légalise » l’autogestion pratiquée par une partie du personnel interdisant à une autre partie son lieu de travail !

On peut même supposer que puisque c’est « la porte de sortie » qu’a trouvé France Télévisions, c’est donc toujours une station toujours en autogestion qui va pouvoir continuer à se singulariser au sein de France Télévisions !

La reconduction des Conventions Collectives quelles qu’elles soient avec leurs amendements et annexes, a toujours une priorité pour la CGC mais dans ces conditions, elle ne mérite aucune considération et surtout pas de fanfaronnade.

Le protocole d’accord qui reconduit donc en intégralité les Conventions Collectives signées en 1995, et leurs amendements, suites aux diverses dénonciations, a un mérite : il existe aujourd’hui mais surtout cet acte de reconduction des Conventions Collectives manifestée à Wallis doit s’étendre à tous.

Comment France Télévisions pourrait-il encore prétendre que tous les accords et conventions ont été mis en cause depuis la loi du 7 mars 2009 et qu’ils ne pourraient aller au-delà du 7 juin 2010 (12 mois + 3 de préavis !) après avoir signé la reconduction des Conventions à Wallis.

Wallis c’est la France; les principes républicains s’y appliquent. Ne pas vouloir reconnaître aux autres salariés des divers établissements de France Télévisions ce que l’on reconnait à ceux de Wallis, à savoir la reconduction des Conventions Collectives, ce serait violer la loi, discriminer les uns par rapport aux autres et bafouer la République.

P.S : La CGC de Wallis et Futuna qui indique que sa signature sur ce protocole «n’est en aucun cas une approbation de la solution apportée par la direction générale, aux actes répréhensibles qui ont été commis depuis le 20 octobre 2009 », a souhaité instamment que soit annexé au protocole du 12 janvier 2010, un courrier adressé à Augustin HOAREAU ès qualité et reprenant l’ensemble de cette analyse. (cliquez sur le lien pour voir le courrier)

vendredi 15 janvier 2010

La CGT à Lyon dépose un préavis isolé de 3 jours (20,21 et 22 janvier) qui pointe du doigt l'Etat....

Découvrez le tract du SNPCA-CGC intitulé "Le préavis ASSASSIN"

Des conséquences dramatiques pour un préavis déposé dans le cadre d’une journée générale de défense des fonctionnaires (fixée au 21 janvier). Un préavis déposé [à France Télévisions, ndlr] par la CGT pour une journée [le 21 janvier donc, ndlr] mais étendu par la section CGT de Lyon, pour d’obscures raisons, à 72h !

L’opération spéciale des 20 et 21 janvier qui devait servir de vitrine pour la station et qui comprenait des "journaux nationaux en direct de Lyon", des émissions phares de la chaine : "Questions pour un champion", "Ce soir ou jamais"… a donc été annulée !

Résultat de cette coquetterie syndicale locale :
- des milliers d’euros en locations et réservation partis en fumée !
- des téléspectateurs qui n’ont rien compris et qui se retrouvent lésés !
- des équipes (production, technique, antenne, journalistes, artistique, communication, encadrement…)investies dans leur travail et qui se retrouvent le bec dans l’eau !
- une réputation auprès des invités régionaux et des politiques locaux (de droite, comme de gauche) au plus bas !

Une fois de plus la CGT est partie seule, entraînant vers le fond les salariés, dans un mouvement de grève tenant plus du coup de tête et de la démesure d’égo. Un mouvement étendu sur 72 h, sans doute pour faire oublier aux salariés de Lyon l’attitude de la CGT dans les instances nationale …[rapellons que certaines des revendications portées sur le préavis qui appelle les salariés à se mobiliser et à perdre leur salaire, visent la réforme elle-même...vous savez celle dont la CGT a permis la mise en place ddès le 4 janvier en rendant un avis au CCE du 16 décembre 2009, ndlr]

Le SNPCA-CGC rappelle aux militants de la CGT que les salariés [de France Télévisions] ne sont pas des fonctionnaires et que ceux qui mettent en place la restructuration ou qui dirigent l’entreprise France Télévisions s’appellent Patrick de Carolis, Patrice Duhamel ou encore Damien Cuier.

C’est donc bien à eux que l’expression syndicale doit s’adresser et non pas aux locataires de l’Elysée ou de Matignon.

Cette position Patrick de Carolis [celle de "victime", celle par laquelle il se place en position de celui qui subit la réforme de l'Etat, ndlr] la revendique haut et fort, y compris dans les réunions avec lespartenaires sociaux et c’est étrange, seule la CGT ne l’a pas entendue …

C’est dommage de ne pas le comprendre. Du coup Patrick de Carolis ne se rendra plus à Lyon …

Soyons clair, il est des situations où le blocage du dispositif de production est nécessaire et les prétextes sont aujourd’hui nombreux : casse des conventions collectives, restructuration mal vécue par les salariés.... mais il doit être employé à bon escient !

Pour le 28 Janvier six organisations syndicales CGC, CFDT, SNJ, SUD, SRCTA et SITR soutiennent un préavis UNITAIRE de 24 heures basé sur les véritables préoccupations des salariés, à savoir le gel de la restructuration et pour la défense des acquis sociaux et professionnels.

Ne vous trompez pas de combat, rejoignez vous !

Lyon, le 15 janvier 2010

Préavis de grève générale à France Télévisions le 28 janvier 2010


Découvrez le texte du Préavis de grève générale déposé pour le jeudi 28 janvier 2010

Le 4 janvier 2010, la direction a décidé unilatéralement de mettre en œuvre sa restructuration. Faute d'informations concrètes et suffisantes, la confusion règne dans l'ensemble des établissements de France Télévisions.

Les salariés qui voient passer sur l'intranet des listes sans fin de nominations de directeurs, sont désemparés et ne connaissent toujours pas leur place, leur fonction, leurs conditions de travail et l'avenir de leur activité.

En parallèle, les négociations des accords collectifs sont bloquées par une direction qui détruit les garanties les plus essentielles et qui n'a toujours pas communiqué l'ensemble de ses propositions en particulier sur les rémunérations et les métiers.

L'harmonisation salariale annoncée par Patrick de Carolis a pris un très mauvais départ avec l'attribution de mesures disparités 2009. Des mesures incomprises, fondées sur une procédure imposée et aberrante, génératrices de nouvelles disparités.

C'est pourquoi la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC, soutenus par SUD, SITR et UNSA-SRCTA, appellent l'ensemble des salariés de France télévisions à cesser le travail pour une durée de 24H, le jeudi 28 janvier 2010, jour de réunion du CCE, à partir de 0H00 pour exiger :

1) La transparence sur la restructuration : la communication immédiate du positionnement individuel et de l'activité de chaque salarié dans la nouvelle organisation.

2) Le maintien des garanties conventionnelles :
- sous la forme de deux textes distincts, pour les PTA et les journalistes
- la prorogation des conventions et accords d'entreprises en vigueur pendant le temps nécessaire à la conclusion d'accords préservant les garanties des salariés

3) L'harmonisation salariale pour tous : le règlement des disparités avant la fin du premier semestre 2010 par une méthode négociée, transparente et équitable.

Fait à Paris, le 15 janvier 2010

CFDT SNJ SNPCA-CGC

mercredi 13 janvier 2010

Le Ministre du travail décide d'annuler les élections professionnelles à Radio France

Le premier tract de l’année du SNPCA-CGC Radio France fera date et pour cause. Le Ministre du travail Monsieur Xavier Darcos vient de prendre la décision d’annuler les élections professionnelles à Radio France en jugeant la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi (DDTE) "incompétente" dans la décision relative aux élections des Délégués du Personnel qu'elle avait rendue.

Cette décision fait suite au recours certes déposé par le SNPCA-CGC mais également par le SNJA-FO.

Voici le mail des services de la direction générale du travail adressé au délégué CGC:

"Bonjour Monsieur,

Comme convenu, je vous informe que nous venons de vous notifier par courrier la décision ministérielle du 24 décembre 2009 que vous attendiez. Il s'agit d'une décision d'annulation de la décision de Madame BEZIEL du 22 juin 2009, pour incompétence de l'administration // litige portant sur le nombre et la composition des collèges électoraux."


Il va donc falloir revoter et à l'évidence pour tout.

Car selon l’article L. 2314-6 du Code du travail nouveau, les élections des délégués du personnel et des représentants du personnel au comité d’entreprise ont lieu à la même date.

Le non respect de cette obligation se paie cher puisqu’elle entraîne l’annulation pure et simple des élections.

A titre d'exemple, une entreprise qui s’était contentée d’organiser l’élection des délégués du personnel mais n'avait pas cru devoir organiser concomitamment l’élection des représentant au comité d’entreprise au motif que la situation liée à l'existence même d'un CE (problème d'effectif et de DUP) s'est vue sanctionnée par la Cour de cassation qui a annulé purement et simplement les élections des délégués du personnel.

C’était la première fois que la Cour Suprême se prononçait sur la sanction applicable lorsque les élections des délégués du personnel et du comité d’entreprise n’ont pas lieu à la même date.
Cass. soc., 28 mai 2008, pourvoi n° 07-60.333

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la sanction est édifiante!

Nul doute que la direction de Radio France communique très prochainement sur le sujet en interne avec ses habituels "Texto".

Il reste encore la décision du Tribunal d’Instance de Paris 16ème qui avait été saisi pour annulation des élections qui doit intervenir ce vendredi 15 janvier 2010.

mardi 12 janvier 2010

L’alliance CGT/FO à France Télévisions tente vainement une diversion en AG qui ne débouche sur rien.

L’alliance CGT/FO à France Télévisions tente vainement une diversion en AG qui ne débouche sur rien.

Nouvelle Assemblée Générale, ce mardi 12 janvier organisée à 13H30 au foyer du siège de France Télévisions, à l’initiative des syndicats : SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SRCTA, SITR et SUD suite au vote unanime de la précédente AG du 4 janvier 2010 qui l’avait décidée.

La CGT a comme par hasard appelé à une autre AG (même endroit, même heure)...Quant à ses alliés de FO, pour envenimer encore un peu plus la situation appelait aussi à l’AG dans le cadre de l’intersyndicale CGT/FO.

Le soi-disant motif de cette pseudo réunion, dixit la CGT : « dans le cadre de la négociation de la convention collective, les positions rétrogrades de la direction commencent à se concrétiser sur : les droits et obligations de salariés, le droit syndical, la durée du travail, la discipline, le paritarisme », en attendant le système de définition salariale et la définition des métiers. » (ce qu'elle écrit)

La CGT ne manque pas d’aplomb avec sa propagande d’un autre âge pour oser se présenter devant les salariés en prétendant vouloir défendre leurs conventions collectives après avoir écrit à maintes reprises, notamment en mars et en juin 2009 dans 2 publications cégétistes , celle du 10 mars 2009 : « Nous n’avons que 15 mois pour négocier » et celle de juin 2009 « Le 10 juin 2010, date butoir d’application des conventions collectives ».

Et après ça, la CGT adepte de l’enfumage systématique, a encore le culot de laisser croire qu’elle négocierait avec son alliée FO (il n’y a plus qu’eux pour discuter avec la direction) au mieux pour les salariés.

Quelle fumisterie…et d’en rajouter pour essayer de détourner l’attention des personnels sur leur « NON » en forme de « OUI » du 16 décembre en écrivant « dans le cadre de la négociation de la convention collective, les positions rétrogrades de la direction commencent à se concrétiser » alors qu’il n’y a que l’alliance CGT/FO à table avec la direction pour « négocier », il faut le faire !!!!

Evoquer les « les positions rétrogrades de la direction » alors que le « NON » de la CGT du 16 décembre 2009, lui a permis de les mettre en place, c’est surréaliste et particulièrement cynique….

Pour autant dans l’appel de la CGT pas plus d’ailleurs que pendant ses « prises de paroles » devant les salariés qui ont largement mis en cause l’alliance CGT/FO concernant cette « réorganisation » irrationnelle, improvisée et totalement incompréhensible dans un climat de stress, anxiogène et d’intense inquiétude que supportent les salariés, RIEN…RIEN.

Une phrase toujours écrite par la CGT : « Parallèlement, la réorganisation en entreprise unique commence à se mettre en place sur des bases qui ont été largement rejetées par les organisations syndicales ».

Et avec ça prendre les salariés pour des andouilles? Chacun aura noté que la CGT contrairement à l’intersyndicale SNPCA-CGC, CFDT, SNJ, SRCTA, SITR et SUD ne demande pas le retrait sinon le gel de cette réforme, non…la CGT prend simplement acte que « Parallèlement à la perte des conventions collectives, la réorganisation en entreprise unique commence à se mettre en place ».

La faute à qui ? Combien de fois faudra-t-il le redire ? Au « NON » de la CGT du 16 décembre 2009, lui a permis de se mettre en place !

S’émouvoir ensuite du « devenir de l’emploi dans les fonctions administratives, du financement du global média, des déménagements parisiens, des programmes régionaux et ultra marins…et demander aux salariés de se faire entendre de façon offensive », c’est le summum de la tromperie.

Tout cela, c’est le « NON » de la CGT du 16 décembre 2009 qui a permis sa mise en place !

Alors Téaldi du SNJ-CGT peut bien, une fois encore, tenter de politiser le débat…ça ne prend plus, les salariés qui l’ont vivement chahuté ne sont pas dupes.
Le même Téaldi peut encore et encore tirer à boulet rouge sur le Chef de L’Etat et sa réforme (en tirant, une fois n’est pas coutume, sur Carolis…pour lequel un « démission Carolis » a fusé de la salle) c’est inutile.
C’est bien le « NON » de la CGT du 16 décembre 2009 qui a permis à cette réforme de démarrer !

Téaldi, Chauvelot et les quelques irréductibles cégétistes –quand même visiblement gênés et las de se faire huer – peuvent bien appeler les salariés à la grève le 21 janvier 2010 [échéance politique et vraisemblablement parlementaire qui serait l’occasion idoine], personne ne se laisse plus prendre.

Enfin pour le dépôt de ce préavis le 21 janvier, ni la CGT, ni son alliée FO n’ont demandé à l’AG souveraine de se prononcer…cela aurait sûrement été un nouveau camouflet pour l’alliance. Aucun vote, aucune question aux salariés….

En conclusion, les salariés réunis en Assemblée Générale souveraine, le 4 janvier 2010, ont démocratiquement voté à l’unanimité deux principes d’actions:

- Le dépôt de nombreux préavis de grève (en cascade déposés jour après jour) vraisemblablement d’une heure par jour mais qui pourraient également très bien prendre la forme de grèves par secteur.

- L’organisation d’une consultation globale des salariés sous forme d’un référendum. Les salariés n’ayant jamais été associés à la réorganisation que personne ne comprend et que la direction tente de mettre en place à marche forcée, doivent savoir ce qu'ils vont devenir.

C’est cette seule expression de le précédente A.G. et ce sont ses 2 décisions qui prévalent et seront mises en place.

France Télévisons lourde ses CDD, met sur la touche un paquet de CDI en les privant d’activités, vire ses seniors mais nomme une flopée de directeurs

L’entreprise publique lourde ses CDD, met sur la touche un paquet de CDI en les privant d’activités, vire ses seniors mais nomme des pages et des pages de directeurs, sous-directeurs et autres conseillers : « Vous êtes bien sur France Télévisions ».

La plupart des entreprises françaises subissent de plein fouet la crise, bon nombre d’entres elles ont même dû mettre la clé sous la porte, la masse des salariés privés d’emploi ne cesse de grossir augmentant significativement les chiffres du chômage par centaines de milliers, mais France Télévisions nomme des pages et des pages de directeurs!

« Vous êtes bien sur France Télévisions » (pour reprendre le slogan de l’entreprise publique) ! Et puis, ce n’est pas parce que la situation du Pays est extrêmement grave qu’une société de Service Public devrait montrer l’exemple…quoi encore ? La direction fait ce qu’elle veut sous couvert d’une réforme qu’elle affirme être en capacité de mener alors que chacun voit pointer à l’horizon un « Global Merdier »…

Comment faire face à une direction qui n’a jamais eu l’intention de négocier?

Depuis la première réunion organisée par la direction dite de « négociation », [pardon, de discussion], le SNPCA-CGC réclame l’intégralité du projet de textes de la « nouvelle convention » avec pour première étape la révision des métiers, leur classification et leur rémunération. En vain !

Fin octobre, une majorité de syndicats dont le SNPCA-CGC a demandé que les conventions collectives soient prises comme base de négociation. La direction qui a choisi de ne pas donner suite, a dans un premier temps parlé de «discussions par chapitrages». Le terme ne voulant rien dire, la direction a ensuite proposé de fournir le nouveau texte, cette fois-ci dans l’ordre des chapitres conventionnels.
Le temps de réorganiser ses « propositions », la direction a donc proposé de reprendre les négociations fin novembre pour une livraison totale des documents le 17 décembre (dixit la direction).
Le 7 janvier, toujours pas les documents que la direction s’était engagé à remettre donc le 17 décembre ! Sous la pression d’une majorité de syndicats dont le SNPCA-CGC, un nouveau calendrier de livraisons est, à nouveau, proposé par la direction….

Conclusion : en imaginant même que pour une fois la direction respecte son propre calendrier, il ne resterait que 4 mois (de février à mai, toujours selon la direction, pour tenter de négocier. Ce délai de 4 mois n’a aucun sens et le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ le contesteront devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, à l’audience du 16 février 2010.
Que cherche la direction ? A gagner du temps ? Même avec la meilleure volonté qui soit, comment imaginer négocier un texte que l’on n’a pas ?!
Quant à la méthode utilisée depuis le début des discussions, aucun ordre du jour, aucun calendrier et pire encore aucune réponse aux questions posées n’est fournie ! Aujourd’hui, personne ne peut dire où l’on en est vraiment !

Bilan, le SNPCA-CGC ne reprendra les discussions qu’après obtention de la totalité des propositions de la direction !

Comment faire une intersyndicale solide et constructive ?


Depuis mars 2009, où seul le SNPCA-CGC appelait à la grève pour demander le maintien des conventions collectives [dont la direction ne veut pas entendre parler], les personnels ont commencé à voir « fleurir » des titres de tracts CGT plutôt surprenants : « nouveaux espaces de négociation » (tiens ? la CGT négocie ?) ou dernièrement « un NON sans concession » (un non qui, bien entendu, a le même effet qu’un oui !!!).
Quant à FO, depuis longtemps il milite pour placer ses « billes » et à défaut de combats collectifs, préfère offrir en échange à la direction sa signature « automatique »; FO reste fidèle à ses manœuvres !
Mais n’en déplaise à la CGT et à FO, une intersyndicale ne se décrète pas, elle se construit grâce à des idées et des actes communs qui rassemblent.

Comment faire des contre propositions face à cette « réorganisation » ?

Concernant la réorganisation en entreprise unique, personne ne comprend cette réforme appliquée de manière unilatérale sans transparence, ni concertation.
En revanche, suite aux lettres que chacun a reçu ou va recevoir, tout le monde vit avec la même anxiété: l’absence d’information et pire, l’incertitude de son avenir au sein de l’entreprise.
Quelle est ma place, ma fonction avec quelles conditions de travail dans cette nouvelle entreprise ?


Une chose est sûre, depuis le 4 janvier 2010, de très nombreux administratifs commencent à se voir retirer des fonctions au profit d’un service commun qu’ils devraient rejoindre dans l’année ! Janvier 2011, ils devraient avoir déménagé, où ? Le nouvel organigramme sera théoriquement actif (logiciel commun, redéfinition des fonctions après mise en évidences des doublons, etc…) et certains, tel que l’a annoncé la direction, n’auront tout simplement plus de fonction ! Rien n’est fait pour rassurer les salariés concernés et quand bien même, on leur écrirait « vous bénéficierez d’une attention particulière… » comment pourraient-ils le croire ?

Le SNPCA-CGC pense objectivement que cette réforme crée une énorme structure pyramidale (style usine à gaz puissance 10) avec un seul pouvoir décisionnaire en hauteur et une armée mexicaine qui, à n’en pas douter, va bloquer le bon fonctionnement de l’entreprise.
Pour info, la création d’un poste demande aujourd’hui 6 mois. Combien demandera-t-elle demain ?
Quand on voit l’avalanche de nominations, (la société d’origine des nominés semble être encore majoritairement la même !) il y a de quoi s’inquiéter quant aux nombres de couches et de sous couches qui vont séparer le niveau 0 du 8ème, ou encore le Siège des régions, des départements ou des territoires…
Le SNPCA-CGC a donc choisi en pleine responsabilité de s’opposer à cette réforme, à son hypercentralisation
(régions en 4 pôles, services de planification réunis, etc …) et à ses effets dévastateurs sur l’existant !

Le SNPCA-CGC demande l’arrêt de cette réforme moyenâgeuse et du massacre programmé de l’entreprise. Le SNPCA-CGC prône pour un nouveau schéma fiable auquel tous les personnels pourront adhérer et où notamment, les structures verticales des « établissements » perdurent !

Comment être constructif dans la négociation ?

N’ayant pas aujourd’hui une vue globale indispensable (il manque surtout des pans entiers concernant les métiers, leur classification et leur rémunération respective) et vu le contenu du peu de documents fournis (durée du travail, heures supplémentaires, heures décalées, jours fériés…) qui annonce pour beaucoup la perte d’environ un quart de leur salaire, le SNPCA-CGC ne discutera avec cette direction sur des bribes de texte qu’on nous demanderait de valider au fur et à mesure pour concocter un soi-disant « socle » (concept que défend la CGT).

Aucune discussion sérieuse ne peut avoir lieu qu’après l’obtention d’un texte dans sa globalité et avec l’assurance jusqu’à l’aboutissement, du maintien des garanties liés aux conventions actuelles et aux accords d’entreprise.
C’est pragmatique et d’une simplicité à toute épreuve ; le SNPCA-CGC demande le maintien de l’existant, le temps de…. !

Comment forcer la direction à la concertation et au respect des textes ?

Vous avez été unanimes à l’Assemblée générale du 4 janvier à nous mandater afin d’organiser un rapport de force, notamment, par des préavis de grève successifs d’une heure par jour.
La voie juridique a déjà largement été utilisée. Aujourd’hui, une dizaine de procédures ont déjà été introduites.
Une des prochaines échéances est celle du 16 février qui vise à :

1°) faire constater par le Tribunal que les Conventions Collectives sont toujours applicables
2°) que si par extraordinaire le Tribunal devait en décider autrement, qu’au minimum la durée de survivance de 36 mois + 3 mois (39 mois) pour les PTA et 18 mois + 4 mois pour les journalistes
.

Une autre procédure en cours, concerne l’illégalité de la consultation sur la réorganisation en entreprise unique (tous les CE n’ont pas été consultés, en totale transgression de l’accord de méthodologie qu’avait signé la direction avec l’alliance CGT/FO !!!).

Apparemment, cela ne suffit pas ! Donc, Ludi 28 JANVIER, date du prochain CCE, sera déposé un préavis de grève générale.
Un référendum sera organisé pour que chacun puisse s’exprimer (ce sera d’ailleurs la première fois pour nombreux d’entre nous !) avec deux questions simples :
- estimez vous avoir été suffisamment informé(e) sur votre place, votre fonction et vos conditions de travail dans la nouvelle organisation ?
- souhaitez-vous le maintien des garanties de vos textes conventionnels PTA et journalistes ainsi que de vos accords d’entreprise ?

Les effets de « désorganisation en entreprise unique » (ce n’est pas une faute de frappe) commencent à se produire.

La soi-disant date butoir du 7 juin 2010 imposée par la direction, en plus de se rapprocher à grand pas, n’a rien de « butoir ». C’est bien pour cette raison que le SNPCA-CGC, la CFDT et le SNJ demanderont au Tribunal de Grande Instance de Paris de dire que ce délai (s’il devait y avoir délai) ne peut être inférieur au délai plus favorable prévu dans les conventions, à savoir 3 ans minimum pour les PTA.
Si rien ne va plus aujourd’hui, c’est parce que la direction joue la montre et refuse de reconnaître ces délais comme le refusent également la CGT et FO qui affirment ensemble mais à tort, que ce serait 12 mois + 3 mois de préavis !

On entend un peu partout que Carolis et son équipe auraient « su prendre le virage éditorial »! Il ne suffit pas de le dire, il faudrait encore le démontrer !

Le fait d’être passé de 42% d’audience (France 2 + France 3 + France 5) à quelques 31% avec France 2 tombé à 16,7% de part d'audience contre 17,5% en 2008, France 3 qui fait également une chute spectaculaire en passant à 11,8% en 2009 et France 5 qui reste quasiment stable puisque la part d'audience en 2008 était de 3% et de 3,1% en 2009, est-il l’un des fondamentaux pour juger de ce soi-disant « virage éditorial » ?

Pour autant,
« le virage structurel » qui attend les salariés, parsemé d’incertitudes sur fond de stress permanent, n’a pas été pris…c’est le moins que l’on puisse dire. Il n’est plus temps de le prendre et les quelques semaines à venir, ne peuvent en aucun cas être suffisantes.

jeudi 7 janvier 2010

Communiqué SNPCA-CGC, CFDT et SNJ face à l'attitude de blocage d'une direction résolument autiste

NEGOCIATION ACCORDS COLLECTIFS: LE BLOCAGE DE LA DIRECTION


Le 7 janvier 2010 devait intervenir la reprise des négociations relatives aux futurs statuts collectifs. A la veille de la réunion les organisations syndicales ne disposaient ni d’un ordre du jour, ni d’un calendrier, ni de l’ensemble des propositions de la Direction sur tous les domaines à négocier et pas même ses réponses écrites aux nombreuses questions, commentaires ou contre-propositions formulées par les organisations syndicales depuis le début des discussions.

En début de réunion, tous les syndicats ont exigé de la direction une clarification sur tous ces
points, compte tenu du délai restant à courir, imposé par la Direction, le 7 juin 2010. Les syndicats ont également contesté la tactique de la direction consistant à prendre des notes sans jamais répondre en séance.


Qui est donc responsable de la perte du temps qui passe ?


Après une interruption, la direction s’est limitée à proposer un calendrier repoussant encore à la fin du mois de janvier la livraison de l’ensemble des documents, en particulier ce qui concerne la
classification des métiers et des salaires et à proposer ses réponses sur « les dispositions
générales » à la prochaine séance.

Ayant déjà testé cette manière inefficace et stérile de négocier, la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC ont exigé de la direction pour poursuivre les négociations :
- la communication de l’ensemble des propositions de la Direction
- le maintien des garanties inscrites dans les textes conventionnels et accords
d’entreprise existants, ces garanties devant être exprimées dans deux textes distincts, pour les PTA et pour les journalistes.


La balle est désormais dans le camp de la Direction.

Pour la CFDT, le SNJ et le SNPCA-CGC, le rapport de force viendra compléter la voie judiciaire déjà engagée.

Paris, le 7 janvier 2010


Concernant, l'attitude de mépris et de morgue qu'arbore en permanence la direction de France Télévisions envers l'ensemble des salariés mais aussi en réponse à l'opacité qu'elle entretient systématiquement, voila ce qu'écrivait le quotidein Libération, le 6 janvier 2007:

"Un référendum à France Télévisions"

par RAPHAËL GARRIGOS & ISABELLEROBERTS

"Depuis lundi, c’est flagrant, tout a changé à France Télévisions : la citrouille s’est transformée en carrosse, le groupe public est désormais une entreprise unique. C’est-à-dire qu’au lieu d’une myriade de petites sociétés, France Télévisions est désormais découpée en pôles avec une seule direction pour toute la fiction de France Télévisions, une seule direction pour toute l’info, etc.

Le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, a ainsi confirmé ce qu’on savait depuis des lustres: Arlette Chabot est en charge de l’information, Paul Nahon des magazines et Geneviève Giard des réseaux régionaux…

Mais à cette occasion, la mauvaise humeur qui entoure la réforme s’est aussi transformée en colère et, lors d’une assemblée générale, les syndicats SNJ, CFDT, SUD, CFE-CGC, Unsa et Sitr ont été mandatés pour organiser un référendum en interne.

«Nous n’avons pas été suffisamment informés sur la réorganisation. La nouvelle organisation est censée entrer en application et aucun salarié ne sait quelle est sa place dans le nouveau schéma», explique Carole Petit, déléguée du SNJ.

Le 28janvier, les salariés devront répondre à deux questions : «Estimez-vous avoir été suffisamment informé sur votre place, votre fonction et vosconditions de travail dans la nouvelle organisation ?» et«souhaitez-vous le maintien des garanties des textes conventionnels ?» qui doivent être renégociés d’ici à juin 2010.

Le tout devrait s’accompagner d’une grève. "

Pour des questions d’ordre juridique dit Maisonneuve signataire des « lettres de positionnement »…

Pour des questions d’ordre juridique dit Maisonneuve signataire des « lettres de positionnement »…

C’est exactement ce que vient de déclarer René Maisonneuve Directeur Général Adjoint de France Télévisions et l’un des principaux instigateurs de cette réorganisation abracadabrante, dans une réunion que la direction voulait être « réservée » à une discussion sur la « future » convention collective, mais qui s’est avérée tourner autour de l’envoi individuel, à l’ensemble des salariés, des lettres types dites de « positionnement ».

« J’ai signé ces lettres » dit Maisonneuve… «nous avions pensé à vous en faire part avant de les envoyer mais pour une question juridique…. ». C’est là qu’il fut interrompu par, entre autres un représentant du SNPCA-CCG «il y donc eu un "problème" juridique ? ». Gêne évidente !

Et pendant ce temps là, la direction publiait une nouvelle liste de dizaines et dizaines de nouvelles nominations…
Des cadres supérieurs dans l’ancien organigramme qui se retrouvent propulsés sous directeurs, des cadres de direction toujours en fonction qui voient leurs « adjoints » leur passer devant, des responsables qui ne le sont plus, ceux qui ne l’étaient pas qui le deviennent, etc… (*)

Impréparation, amateurisme, absence totale de concertation, arbitraire…il n’y a pas d’expression assez forte pour qualifier la « situation ubuesque » engendrée par cette réorganisation abracadabrante.

Mais la cerise sur le gâteau, c’est donc la « LETTRE » (qu’au départ on vous demandait de signer) et que les chefs de services (lesquels ? les nouveaux ? les anciens ?) vous remettent, si vous signez à présent une FEUILLE D’ÉMARGEMENT.

L’intitulé de cette feuille d’émargement : REMISE DES LETTRES DE POSITIONNEMENT.

Voila qui est dit, la direction vous a donc informé officiellement de votre repositionnement. Au moins, vous dîtes-vous, vous voila sûr d’être dans la nouvelle organisation !

Relisez quand même la lettre, ne serait-ce que la fin: « nous vous rappelons qu’il est indispensable que vous assuriez la continuité de vos activités, jusqu’à la réalisation, le cas échéant, d’une passation d’activités suffisante pilotée par votre supérieur hiérarchique ».

Deux formules devraient attirer l’attention : passation d’activités…et cas échéant.

Définitions du dictionnaire :

1°) Passation=Transmission officielle…exemple, passation des pouvoirs= transmission des pouvoirs, passation de l’activité=transmission de l’activitéà quelqu’un d’autre que celui qui passe, bien sûr !

2°) Le cas échéant= A l’occasion, lorsque le cas se présente….ici, l’échéance est, ici, le fait que les activités ne soient suffisantes pour justifier la passation pilotée par une hiérarchie dont chacun pourra apprécier la pertinence (*)

La direction de France Télé avoue dans un document qu’elle a signé, ne pas avoir effectué d’état des lieux avant sa réorganisation abracadabrante.

La direction de France Télé avoue dans un document qu’elle a signé, ne pas avoir effectué d’état des lieux avant sa réorganisation abracadabrante.

Le protocole de sortie de grève signé sur France 2, prouve l’impréparation d’une réorganisation faite en dépit du bon sens et montre sans ambiguïté l’absence de concertation.

Il convient de citer mot pour mot le texte (à voir en bas de page) :

1°) « Par ailleurs, un état des lieux précis des rémunérations et des parcours des salariés des différents pôles sera effectué. » ….

Force est donc de constater que cet état des lieux dont la direction de France Télévisions n’a cessé de répéter à chacun des CCE particulièrement à la séance du 16 décembre 2009 pour que la CGT soit la seule à rendre un avis, qu’il avait été réalisé pour tous les secteurs, ne l’a pas été…puisque « la direction s’engage le 6 janvier seulement à l’effectuer » !

2°) « A l’issue de cet état des lieux, le règlement d’éventuelles disparités pourra être proposé dans le cadre d’évolutions salariales »

Là encore, force est de constater que la direction qui vient soi-disant avec son dispositif de « 1.800 saupoudrages » que tout le monde rejette et dénonce parce qu’établit le plus arbitrairement qui soit sans moyen de contrôle des « critères », n’a donc pas réglé l’ensemble des disparités puisqu’elle envisage le règlement de ces disparités après un état des lieux précis qu’elle ne s’engage à effectuer que le 6 janvier 2010 seulement.

3°) « La direction s’engage dans le cadre de la réorganisation, à ouvrir en priorité une concertation sur l’organisation des métiers de la régie »

Derechef, force est de constater que dans le cadre de la réorganisation la direction s’engage à ouvrir en priorité (le 6 janvier 2010 seulement) une concertation sur l’organisation des métiers de la régie »…parce qu’elle ne l’a pas fait.



Le SNPCA-CGC publie une lettre ouverte qu'a dû recevoir la CGT France Télévisions suite à la réponse à l'article du Figaro du 4 janvier 2010

Le SNPCA-CGC publie une lettre ouverte qu'a dû recevoir la CGT (si tel n'était pas le cas...voila qui est fait)

Depuis que le syndicat précité a diffusé (en interne évidemment) une soi-disant réponse à l'excellent article du Figaro du 4 janvier 2010 signé Paule Gonzales et intitulé "France Télévisions : une donne syndicale favorable", ils sont de plus en plus nombreux à faire savoir que certaines pratiques ne sont pas admissibles. Cette lettre ouverte fruit d'un travail collégial est sans appel.

Voici la lettre ouverte:

"UN PEU DE COURAGE MESSIEURS !

Il ne s’agit pas de polémiquer. Mais chacun doit assumer ses choix devant les salariés.
L’article du FIGARO sur « l’alliance objective » entre Carolis et la CGT n’a-t-il pas la rudesse de la vérité nue ?

Est-il faux que l’émission d’un avis par le CCE, qu’il soit positif ou négatif, permet à la direction de France Télévisions de poursuivre son processus de réforme alors que le
refus de s’exprimer l’aurait bloqué, le temps d’obtenir les informations qu’ils nous refusent toujours ? Autrement dit, le rôle des organisations de salariés est-il de devancer les vœux des patrons ?

Est-il faux que le rapport sur la réforme livré par le cabinet d’expertise choisi par la CGT n’est qu’un empilement de commentaires creux et généraux dépourvu de toute véritable analyse ? Autrement dit, un document alibi pour faire avaler la pilule ?

Est-il faux que la « plate forme revendicative » de la CGT n’a rien de revendications sociales assimilables par les salariés mais tout d’un enfumage d’experts parlant à d’autres experts, autrement dit, un parfait exemple de syndicalisme d’accompagnement ?

« Qui veut faire l’ange fait la bête » dit le proverbe. Quand ceux qui se prétendent à la pointe du monde du travail fréquentent trop le monde patronal, n’ont-ils pas mauvaise grâce à rejeter les louanges du FIGARO ?"

Pour mémoire, ci-après l'article du Figaro du 4 janvier:
"France Télévisions : une donne syndicale favorable
Paule Gonzales – Le Figaro 04/01/2010

La CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence.
Patrick de Carolis, le président du groupe France Télévisions, peut aujourd'hui compter sur une donne syndicale favorable. En effet, la CGT, majoritaire à France Télévisions, tient ses troupes et a passé une alliance objective avec la présidence. C'est grâce à elle et à la bienveillance de Force ouvrière qu'un avis - bien que négatif - a été donné par le comité central d'entreprise en décembre permettant aujourd'hui le passage à l'entreprise commune.


Mais les autres syndicats menacent. La CFDT, le SNJ, la CFE-CGC et des comités d'entreprise de France Télévisions ont promis de déposer au tribunal de grande instance une demande d'annulation de la consultation organisée, car ils estiment avoir été insuffisamment informés.

Préavis de grève

De plus, une action est aussi en cours concernant la représentativité du comité central d'entreprise dans les établissements de Toulouse et de Marseille. Si elle était remise en cause, cela signifierait que la CGT perd sa maîtrise du comité d'entreprise et la négociation deviendrait plus ardue pour Patrick de Carolis. Ces derniers ont, par ailleurs, déposé un préavis de grève pour aujourd'hui 14 heures. Mais il y a peut-être pire. Théoriquement, le passage à l'entreprise unique exige des partenaires sociaux de se mettre d'accord d'ici au 7 juin sur la nouvelle convention collective. Si ce n'est pas le cas, ce sera la convention du holding France Télévisions qui s'appliquera. Or, les conventions des chaînes sont bien plus favorables que celles du holding. Ce qui explique la volonté des syndicats d'arriver à un accord dans le délai. Cependant, une disposition de la convention collective de l'audiovisuel public porterait ce délai de survivance à trois ans. Si c'était effectivement le cas, les syndicats n'auraient plus de raison de se presser."

Et pour être complet, voici la réponse au Figaro de la CGT qui a justifié la lettre ouverte:
"Nous avons découvert avec stupéfaction dans « Le Figaro » du 4 janvier un article mettant gravement en cause la CGT de FTV. Dans cet article intitulé « une donne syndicale favorable », il est affirmé que la CGT de FTV aurait passé « une alliance objective » avec la présidence en dépit de l’avis négatif majoritairement voté par le CCE sur le projet de réorganisation de France télévisions ! Bigre !

Il va nous falloir prendre sans tarder de sérieux cours de dialectique ! Bien entendu, nous démentons catégoriquement les allégations contenues dans cet article et soulignons qu’à aucun moment nous n’avons été contactés par « Le Figaro ».

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, la loi n’accorde pas de droit de veto aux CE. La seule obligation qui s’impose à l’employeur, c’est le caractère préalable de la consultation. A moins que « Le Figaro », et pour le coup ce serait un vrai scoop, nous démontre le contraire. La CGT s’empresserait alors de le faire savoir pour empêcher ainsi les plans sociaux (pardon, les ajustements structurels) que le même « Figaro » appelle de ses voeux… en particulier sur France 3, dans un article voisin !

Prétendre que l’information sur le projet général d’organisation de FTV n’est pas suffisante pour se forger un avis motivé est d’une évidente mauvaise foi. Pendant 9 mois la CGT a négocié, travaillé d’arrache pied avec des cabinets reconnus pour construire un argumentaire serré décryptant le projet de la direction, dénonçant ses risques et dessinant un contre projet alternatif, une véritable plate-forme revendicative, qu’elle entend bien faire avancer dans les semaines qui viennent :

- remplacement des postes laissés vacants par les départs en retraite !
- développement et autonomie des antennes régionales de proximité !
- un vrai projet global média avec des équipes dédiées !
- de vraies chaînes de plein exercice pour les télés pays d’outre mer !
- de vrais moyens de contrôle de la réorganisation dans les fonctions support !
La CGT a dit non et a elle a dit pourquoi. Elle ne pratique ni la politique de l’autruche, ni celle de la chaise vide. En pleine cohérence avec ses orientations, elle appellera dans les jours qui viennent à la mobilisation, dans l’unité, contre le déclin programmé des régions qui se dessine, entre autres, dans le projet d’organisation de France télévisions ainsi que sur la casse programmée des conventions collectives.


Paris, le 5 janvier 2010"

S'il ne fallait retenir dans cette formidable lettre ouverte qu'un concept, ce serait celui de "la rudesse de la vérité nue "