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mardi 7 septembre 2010

Seul Carolis a quitté France Télévisions le 23 août…les autres sont toujours là et payés.

Depuis le lundi 23 août, la garde rapprochée de Carolis « attend » dans des locaux mis à disposition eu 4ème étage d’une annexe rue Vallin (à quelques dizaines de mètres du siège de France Télé) et continue d’être payée pour cela« attend » est du reste un grand mot puisque, s’étant rendu dans les dits locaux à plusieurs reprises, certains délégués et élus du personnel ne les y ont pas rencontrés.

Patrice Duhamel ex directeur général, Damien Cuier ex directeur général en charge des finances, Camille Pascal ex secrétaire général et René Maisonneuve ex directeur général adjoint chargé des ressources humaines se sont vus priés le plus élégamment qui soit de « céder la place ». Enfin leur bureau seulement car ils sont bien toujours là et payés.

A part donc Carolis dont Remy Pflimlin disait entretenir avec lui "les meilleurs relations" et saluer "l'acquis considérable du travail qu’il avait mené, à savoir transformer France Télévisions, auparavant constituée de plusieurs sociétés, en entreprise unique", toute l’équipe fait bien partie des effectifs du groupe.

Et au salaire correspondant au poste que chacun occupait, chaque jour qui passe, ce sont des SMIC et des SMIC qui partent en fumée…les salariés du groupe comme les contribuables d’ailleurs apprécieront !

Mais aussi pourquoi voulez-vous que ces gens s’en aillent après les propos totalement surréalistes tenus par Rémy Pflimlin : "Je fais corps avec les choix qui ont été faits et les initiatives qui ont été prises dans les différentes antennes, [par Carolis et ses équipes donc] les nouveautés qui ont été présentées, je les trouve intéressantes, fortes" ?

Il faut dire également comme l’écrivait « Le Monde » du 21 août en citant l'entourage de P. de Carolis que : "Tout s'est passé dans la plus grande courtoisie avec l'équipe de Rémy Pflimlin, La totalité des dossiers ont été ouverts, les grilles de rentrée sont prêtes et la maison n'est pas au bord du dépôt de bilan."…cela devrait changer Remy Pflimlin de « Presstalis» (ex NMPP) qu'il laisse comme le mensuel « Capital » de septembre le rappelle " au bord du dépôt de bilan".

"Pflimlin se tient à carreau, lisse" titrait Libération du 4/09/10...

Les deux journalistes de Libération, Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos ironisent sur la formule utilisée par Rémy Pflimlin au moment de sa première conférence de presse sur ce qui fait ou fera sa différence avec la précédente présidence: « Je fais corps avec les choix qui ont été faits »...donc pas de différence puisque les deux président de France Télé, le sortant comme l'entrant, selon les propos du dernier ne font qu'une seule masse ! (*)

[(*) définition du Larousse, faire corps avec quelque chose: adhérer fortement à, ne faire qu'une seule masse avec...

Lisez l'article de Libération : "Pflimlin se tient à carreau, lisse"

"Vendredi, juste avant sa première conférence de presse en tant que président de France Télévisions, Rémy Pflimlin a présenté les nouveaux programmes aux salariés. Au sortir de la palabre interne, l’un d’eux vend la mèche : « Vous verrez, le discours, c’était du Carolis dans un emballage de Pflimlin. » Et c’est vrai que c’est pas faux.

Mais l’exercice est étrange : installé depuis dix jours dans le fauteuil de Patrick de Carolis, Rémy Pflimlin se retrouve à défendre des grilles tricotées par l’équipe précédente. Ce n’est que progressivement, à partir de janvier, et totalement en septembre 2011, qu’on verra les programmes made in Pflimlin.

Du coup, il faut être attentif pour déceler le subtil démarquage du nouveau président. Ainsi, Pflimlin ne mentionne pas les Maupassant dont se repaissaient à chaque point presse Carolis et son acolyte Patrice Duhamel. Et pourtant, il y en aura encore cette année, des Maupassant…

Pour autant, ne comptez pas sur lui pour dauber sur la grille de Carolis. « Je fais corps avec les choix qui ont été faits », déclare-t-il.
Oui, il parle comme ça, Rémy Pflimlin : il « fait corps » ou alors il s’avance sur « la route du progrès ».

Pourtant, Pflimlin se veut différent. Il a redit vendredi son envie, ou plutôt sa promesse d’« innovation », de « prise de risque », d’« ouverture à toutes les cultures, contemporaines comme patrimoniales » (entendre : les Maupassant, on en a soupé), de « recherche de nouveaux talents et de nouveaux formats ».

Surtout, son truc, c’est de redonner à chaque chaîne une identité propre quand elles avaient été noyées dans l’entreprise unique montée par Carolis. Déjà, il a réattribué un bonhomme à chacune.

Symbole : au cocktail, chaque chaîne a son buffet (lire ci-dessous). Symbole bis : en mirifique cadeau à la presse, non pas un porte-clés France Télévisions mais un porte-clés orné de cinq breloques aux couleurs des chaînes. A quoi tient un changement de président de France Télévisions… Et à qui… Car l’ombre de Nicolas Sarkozy, qui a nommé Pflimlin par défaut au terme d’un printemps rocambolesque, plane sur le raout.

Le président de France Télévisions s’en agace, chasse les questions sur Sarkozy comme d’agaçantes mouches, tente de badiner - « Avec Jean-Luc Hees on va faire une sorte de syndicat » -, écarte l’hypothèse d’un retour de Pierre Sled, un proche de Sarkozy, du moins pour le moment. Et, très solennel, déclame : « Pour une entreprise de presse, l’indépendance est la règle absolue. » On est bien d’accord.

C’est pas tout, mais que valent-ils, les nouveaux programmes de Patrick de Carolis, cher Rémy Pflimlin ? « Vous allez être étonnés », aguiche-t-il. Allons bon.

Figurez-vous que France 2 nous réinvente la saga d’été : la saga d’été d’automne. Ce sera - ah, les titres de saga… - la Maison des Rocheville, ses huit épisodes, ses riches propriétaires, sa demeure mystérieuse, ses secrets de famille et, on parie, ses enfants cachés. Saga encore, mais moins clicheton : les Vivants et les morts de et d’après Gérard Mordillat avec, en héros, un couple d’ouvriers dont l’usine ferme.

Les magazines culturels ont été, eux, « retravaillés ». Enfin pas au point de changer d’animateur : l’Objet du scandale de Guillaume Durand s’appelle désormais Face aux Français (mais c’est pareil) et le Vous aurez le dernier mot de Franz-Olivier Giesbert s’intitule Semaine critique (mais c’est pareil et, rassurez-vous, les premiers invités étaient, vendredi, Alain Minc et Jean d’Ormesson). Humour encore, Jean-Luc Lemoine, qui peut être drôle, ouvre le mercredi soir un Bureau des plaintes, tandis que, chaque jour à 18 heures, Laurent Ruquier décroche un quotidien "On n’demande qu’à en rire" au titre un tantinet optimiste.

A France 3, le gros machin de la rentrée, c’est Direct chez vous ! Le point d’exclamation indique que cette demi-heure quotidienne à 13 heures en direct à la découverte des « personnages et événements des régions » sera très youpi. Quant aux points de suspension du divertissement Tous vos amis sont là…, où Stéphane Bern reçoit « des grandes personnalités françaises », peut-être soulignent-ils l’étonnement du téléspectateurs face aux premiers invités, Michel Galabru et Annie Cordy… Côté docus, la Trois fait le boulot, avec notamment la Blessure, celle des harkis, racontée par Isabelle Clarke et Daniel Costelle (la Mort au travail).

Tiens, les documentaires, justement : c’est 45% de la grille de France 5 et le plus attendu d’entre eux sera la fresque historique à épisodes Afrique(s). Et vous serez en joie d’apprendre qu’une nouvelle venue débarque chez Ludo zouzous : Lulu Vroumette (une tortue en 3D).

En vrac, France 4 nous montrera de nouvelles têtes (dont celle de Stéphanie Renouvin, ex-animatrice de Canal + reconvertie dans la chanson), des fesses (c’est un docu, Les deux font la paire) et Being Human, une série de science-fiction britannique. Et tant qu’on est dans les séries, c’est à France Ô, oui, que ça se passe : la chaîne de l’outremer - désormais sur la TNT - démarre la diffusion de l’excellente The Wire, de David Simon et Ed Burns. Et, quarantième anniversaire de sa mort oblige, De Gaulle débarque sur France Télévisions. Chacune des chaînes publiques aura le sien : un docu-fiction starring Patrick Chesnais en grand Charles sur la Deux ; celui de France 3 sur son retrait ; celui de France 5 sur ses gardes du corps. Ainsi que, sur France Ô, De Gaulle, une passion pour le zouk. Bon, d’accord, c’est pas vrai, ce sera De Gaulle et l’Afrique."

© Libération

lundi 2 août 2010

Comment l’Élysée pourrait déjà avoir validé la nomination de Pascal Josèphe après ses déclarations sur les conflits d'intérêts?

Le 29 juin, NextRadioTV, le groupe d’Alain Weill, a finalement repris la chaîne d’infos francilienne diffusée sur la TNT Cap 24, en cessation de paiement depuis avril.

Cela fait suite à l'annonce dans la Lettre de l'Expansion début juin, de la candidature du groupe Next Radio (RMC, BFM, BFM TV) pour reprendre le canal et en faire BFM Business et après que le groupe Bolloré, également intéressé, aurait imaginer entrer en contact avec l'administrateur judiciaire de Cap 24.

En cessation de paiement depuis le 22 avril, la chaîne ne pouvait plus honorer ses factures ni payer les salaires de ses employés. Xavier Gouyou-Beauchamps son président, indiquait alors que « c’était TDF qui aurait coupé le signal alors qu’il ne serait pas autorisé à le faire ». XGB connaît bien TDF "Télédiffusion de France", il en a été le président de 1986 à 1992 avant de créer dans les années 2000 après son départ de FTV, avec plusieurs investisseurs anglo-saxons, la société Antalis TV, chargée de la diffusion radio et TV, devenant l'une des concurrentes de TDF. (Société dont il sera contraint de démissionner, au bout de quelques années, piégé par les investisseurs anglo-saxons qui vendirent leurs actions)

L’ex Président également de France télévisions précisait également « qu’il ferait le nécessaire pour que Cap 24 soit de nouveau diffusée, du moins jusqu’à la décision du tribunal de commerce, le 31 mai prochain »…Ce qui fut chose faite à la mi mai en attendant donc la décision du tribunal de commerce, le 31 mai dernier.


Mais que faisait donc Pascal Josèphe à qui, en 2008, en grande difficulté financière, Cap 24, faisait appel ? Visiblement les conseils de Pascal Josèphe qui auraient coûté en un peu plus de deux ans, quelques centaines de milliers d’euros d’honoraires, n’ont pas empêché la chaîne de s’étioler jusqu’à la précipiter au bord du gouffre. En effet, en avril 2010, Cap 24 se retrouve en cessation de paiement. Et dans la part du déficit à quel pourcentage s’élève le coût de l’expert en or ?


Le même Pascal Josèphe qu’avait (souvenez-vous), en 1990 soit 4 ans après son lancement, choisi « La Cinq » dans un contexte moribond pour succéder à Carlo Freccero mis en place par Berlusconi. « La Cinq » disparaîtra deux ans plus tard, le 12 avril 1992.

Le même Pascal Josèphe qui après cet échec fondera, en 1994, une boîte de conseils : IMCA International Media Consultants Associés qui distille ses conseils au monde audiovisuel, de France Télévisions à TV5, en passant par Canal + mais aussi à des groupes de communication et investisseurs, comme LVMH, Pathé, France Telecom, Alcatel, le groupe NRJ, la Française des Jeu et donc Cap 24…au prix où est facturée « la journée conseil », ça en fait des millions d’euros chaque année.

Ce Pascal Josèphe là, que « Le Canard Enchaîné » donnait la semaine dernière pour remplacer «Patrice Duhamel au poste de Directeur Général de France Télévisions… » ; choix que « Le Nouvel Obs donnait même comme validé par l’Élysée !


Mais au fait dans ce cas là, IMCA ça devient quoi ? Et tous les conseils monnayés pour FTV, çà se qualifie comment ? Nicolas Sarkozy dans l’actualité récente tournant autour d’un ministre et d’une femme d'affaire, n’a-t-il pas affirmé agir contre les conflits d'intérêt. La semaine passée en effet, il déclarait mettre en place une "commission représentant toutes les familles politiques" pour éviter à l'avenir "toute forme de conflit d'intérêt".

mercredi 28 juillet 2010

Enfin le retour de « La Cinq ».

Enfin le retour de « La Cinq ».

"Cinq you La Cinq !" souvenez-vous, c’était le slogan de La Cinq qui naissait précipitamment en février 1986. Il aurait même été utile de rajouter dès 1990, « Cinq you Pascal Josephe » car c’est lui qui 4 ans après le lancement plutôt court de feu le cinquième réseau hertzien analogique a succédé dans la cadre d’un remaniement intégral à Carlo Freccero jusqu’à la disparition totale de la chaîne (six ans d’existence en tout) environ deux ans plus tard, le 12 avril 1992 dans l’« éclipse télévisuelle restée dans les anales de la première chaine nationale privée et gratuite de la télévision française ».

Pascal Josephe prenait donc la place de Carlo Freccero mis en place par Berlusconi qui, chaudement conseillé à François Mitterrand par Seydoux, proche de la gauche et Jean Riboud qui se lançaient dans l’aventure calquée sur sa chaîne Italienne : Canal Cinque (avec d'ailleurs le même logo) et ses émissions tape-à-l’œil et ses séries américaines bon marché.

Il s'agissait alors pour Pascal Josephe de faire une nouvelle Cinq plus familiale et haut de gamme avec le démarrage en avril 1991de « la nouvelle Cinq » avec un nouveau logo et l'arrivée d’un JT remanié et d'un tas de nouvelles émissions sans grand succès, il faut bien le dire (la plupart seront des flops et seront vite évincés de l'antenne).

Dès lors, l'audience ne cessera de baisser. La tempête arrivera, mi-décembre, face au déficit cumulé « La Cinq » annoncera un plan de 576 licenciements qui nécessitait l'aval du CSA….Ce plan ne recevant aucune approbation, Hachette jette l'éponge le 31 décembre en déposant le bilan de la chaîne.

Aujourd’hui, les nostalgiques de La Cinq devraient pouvoir se réjouir…La Cinq pourrait bien après son enterrement rapide renaître de ses cendres puisque comme l’indique « Le Canard enchaîné » de ce 28 juillet 2010, le 3ème futur Directeur Général de France Télévisions (celui-là chargé des programmes) ne serait autre que Pascal Josèphe à qui Rémy Pflimlin a proposé le poste !

Voila ce qu’écrit « Le Canard Enchaîné » : « Pascal Josèphe pourrait succéder à Patrice Duhamel au poste de Directeur Général de France Télévisions; alors que jusqu'ici, le nom de Jean-Pierre Cottet revenait avec insistance.
Alors que le nouveau Président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, remplacera Patrick de Carolis dès le 22 août prochain , il se murmure déjà le nom du remplaçant de Patrice Duhamel, le Directeur Général du groupe.
Pascal Josèphe, actuel président de la société de conseil aux médias IMCA (qui sous Tessier facturait déjà une journée de conseil aux alentours de 10.000 francs hors taxes) a été le bras droit d’
Hervé Bourges à TF1 dans les années 80 et a ensuite pris la direction des antennes de la Cinq, puis d’Antenne 2 et de France 3 jusqu’en 1994.
Alors que jusqu'ici, le nom de Jean-Pierre Cottet revenait avec insistance pour seconder le nouveau Président de France Télévisions, il semblerait que Pascal Josèphe a toutes ses chances pour être nommé à ce poste. »

Il se murmure déjà dans l’entourage de la future présidence de France Télévisions que l’intéressé a accepté et que sa nomination aurait reçu l’aval du « château ». Dans ces conditions…. !!!!!!!

mardi 27 juillet 2010

Arlette Chabot maintenue à la tête de l'info à France Télévisions

Pierre Sled actuellement sur LCP-AN qui ne confirme, ni n'infirme avoir été contacté par la "nouvelle" présidence de France Télévisions et qui serait intéressé, dit-on en coulisses, par la direction de l'information (poste occupé par Arlette Chabot), ne devrait en toute logique pas occuper ce poste.

Arlette Chabot, donnée un temps partante, devrait conserver son fauteuil avec de nouvelles responsabilités étendues.

Pierre Sled, ex-journaliste sportif de France 2 entre 1995 et 2000, en charge du magazine "Stade 2" avant de prendre la responsabilité du service des sports et qui présente aujourd'hui "Politique matin" quotidienne de la chaîne parlementaire de l'Assemblée nationale, va t-il dans ces conditions réintégrer France Télévisions ?

A défaut du poste de "patron de l'information" (de ou des rédactions) présentera-t-il un nouveau magazine politique?L'affaire pourrait se décider dans une dizaine de jours, dès le retour de vacances de Rémy Pflimiln parti semble-t-il sur la côte basque souffler dans un peu!

lundi 26 juillet 2010

Ghislain Achard ex lieutenant de Tessier revu à France Télévisions après les auditions de Rémy Pflimlin

"Ça faisait longtemps qu'on ne vous avait pas vu...le retour?" lançait la semaine dernière qui suivit le long pont du 14 juillet 2010, un des collaborateurs de France Télévisions, à Ghislain Achard présent au 8ème étage du siège de la télé publique.

Réponse: " Non, je reste dans ma boîte...je suis là pour préparer l'arrivée de Rémy Pflimlin" !!!!!

L'ex lieutenant de Marc Tessier dans les couloirs de la Présidence à France Télévisions, en "éclaireur" de Rémy Pflimlin (lui aussi ex lieutenant de Tessier), voila qui est bien étrange !

Rémy Pflimlin avait beau répondre à la question de Sylvie Genevoix lors de son audition au CSA : "Je suis là seul devant vous et à ce stade du processus, il n'y a personne d'autre...ma responsabilité est pleine et entière" ...en quoi et comment la présence de Ghislain Achard à France Télévisions doit-elle être comprise?

Il y avait déjà de fortes similitudes entre l'audition de Marc Tessier devant le CSA le 4 juillet 2005 et celle de Rémy Pflimlin ce 8 juillet 2010:

- Une télé publique citoyenne qui doit bien être face à chaque citoyen....
- une télé sociale où il faut insuffler l'esprit d'entreprise, convaincre de la responsabilité collective....
- une télé pubique responsable tant sur l'information que sur les programmes qui devra trouver sa place sur tous les nouveaux réseaux en complément de son développement sur la TNT, l'ADSL, les mobiles, le Net et la TVHD (tous les "écrans" donc)
- une télé indépendante où il est fondamental de traduire le plus largement possible la diversité, où tolérance et respect de l'autre sont les valeurs...
- une télé de l'avenir numérique où il faudra faire face à de grands média, notamment internet [Google, Apple...] qui développeront sûrement leur propre projet télé...
- une télé de création, d'innovation mais aussi de prise de risque en matière de programmation (accroître la part de ces programmes en première partie de soirée)....
etc...
mais Ghislain Achard indiquant qu'il est là pour Remy Pflimlin, a de quoi interpeller!



jeudi 22 juillet 2010

Confidentiel: les premières décisions en 3 axes que Rémy Pflimlin devrait prendre à la tête de France Télévisions.

Confidentiel: les premières décisions en 3 axes que Rémy Pflimlin devrait prendre à la tête de France Télévisions.

1°) Nomination bicéphale qui verrait:

- Patrice Papet nommé directeur général « chargé du chantier organisationnel de France Télévisions et de la stratégie du groupe » (c’est à peu près l’esprit)

- Martin Ajdari qui après 5 ans comme directeur général délégué à la gestion et à la production de Radio France jusqu’en mai 2009 avait alors été nommé directeur adjoint de l'Opéra pour seconder Nicolas Joel, nommé directeur général « chargé des ressources humaines, de la gestion administrative et juridique du groupe » (là aussi, c’est à peu près l’esprit)

Notons que les deux hommes se connaissent pour s'être cotoyés pendant plusieurs anées au sein de Radio France.

2°) Marche arrière toute sur la centralisation:

- Une décision pragmatique qui prévoit de revenir sur l’organisation décidée par Carolis, notamment la « centralisation des décisions » au sommet de la télé publique.
Revenir sur cette centralisation plus proche du fonctionnement de l’ex ORTF que du bon sens, c’est revenir également sur tous les pseudos découpages par pôles ou par domaines qui y étaient liés.

3°) Un délai pour aboutir à un nouveau texte conventionnel:

Plus rien ne presse depuis l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris qui a consacré les délais plus favorables de survivance des conventions collectives, par exemple octobre 2012 pour la Convention Collective de l’Audiovisuel Public.

P.S: Remy Pflimlin pourrait également entériner ce que Carolis n'avait pas fait, à savoir, nommer une direction unique des programmes pour toutes les chaînes du groupe Philippe Vilamitjana.

mercredi 21 juillet 2010

Bruxelles dit oui à l’attribution de 1,5 milliards d’aides de l’État à France Télévisions pour compenser une partie de la suppression de la pub.

Bruxelles dit oui à l’attribution de 1,5 milliards d’aides de l’État à France Télévisions pour compenser une partie de la suppression de la pub.

Selon l’AFP : "La Commission européenne a donné son feu vert mardi à l'octroi pendant plusieurs années à France Télévisions de subventions compensant le manque à gagner lié à l'arrêt de la publicité sur ses chaînes, estimant qu'elles ne posaient pas de problème de concurrence. "

L'État s’était, en effet, engager à compenser la suppression totale de la publicité, en attribuant chaque année à France Télévisions des subventions dont le montant cumulé jusqu'en 2012 pourrait ainsi dépasser 1,5 milliard d'euros.

Bruxelles qui veille au respect des principes de la concurrence en Europe, avait autorisé en septembre 2009 le versement d'une première subvention de 450 millions d'euros à France Télévisions mais ouvert dans le même temps une enquête sur son financement à plus long terme.

"La Commission a autorisé le mécanisme annuel de financement de France Télévisions comme étant conforme aux règles de l'Union européenne sur les aides d'Etat", indique son communiqué.

D’autre part, la procédure d'infraction séparée concernant la création de deux taxes instaurées par la France sur les recettes publicitaires des chaînes privées concurrentes et sur le chiffre d'affaires du secteur télécoms qu’avait ouvert, en janvier, la Commission est toujours en cours.


Cette procédure peut déboucher en dernier recours sur un renvoi de la France devant la justice européenne.

mardi 20 juillet 2010

Le CHSCT de France 3 (siège) tout comme le SNPCA-CGC exigent une enquête externe après le suicide d'une collaboratrice de France 2.

Le CHSCT de France 3 (siège) tout comme le SNPCA-CGC exigent une enquête externe après le suicide d'une collaboratrice de France 2.

Ils sont quelques uns a déjà avoir donné des consignes en interne: hors de question que ce tout cela sorte dans la Presse.

La disparition tragique de celle dans la fleur de l'âge - tout juste quarante ans - qui aimait à rire et à plaisanter, ne doit pas se répandre...Ben voyons!

La direction qui depuis la loi de mars 2009 fait preuve d'un autisme sans borne et qui refuse d'entendre les mises en garde du SNPCA-CGC, ainsi que de la CFDT et du SNJ, fait tout à présent pour éviter les "fuites" et déconnecter ce geste désespéré de sa "réorganisation" inhumaine dont l'alliance syndicale ne cesse d'exiger l'arrêt.

Depuis la fin de la semaine dernière, les langues se délient et ils sont nombreux ceux qui veulent témoigner des conditions de travail totalement dégradées dans lesquelles ils évoluent.

Avec cette "enquête" externe, cela va enfin être possible et le cabinet mandaté pour l'occasion aura enfin la possibilité de démontrer que cette restructuration illégale se fait au détriment des femmes et des hommes qui subissent depuis plusieurs mois souffrance et stress, qu'elle n'est ni souhaitée, ni partagée et qu'elle constitue une déconstruction programmée de leur outil de travail.

lundi 19 juillet 2010

Elle était entrée à France 2 à 20 ans passés, toujours de bonne humeur et prête à blaguer…pourtant jeudi dernier, elle a choisi d’en finir.

Elle était entrée à France 2 à 20 ans passés, toujours de bonne humeur et prête à blaguer…pourtant jeudi dernier, elle a choisi d’en finir.

Elle avait rejoint en 1994 l’équipe du Comité d’Entreprise de France 2 où pendant 4 ans, elle avait été au service de tous. Après un passage par les services techniques, elle avait finalement intégré le service des relations téléspectateurs de la chaîne où elle avait trouvé sa place et, ses collègues vous le diront, où elle mettait sa gentillesse et sa joie de vivre communicative, encore une fois au service des autres.

Elle revenait de Chine enchantée de son voyage, elle avait repris son travail dans le contexte particulièrement lourd et pesant que subissent depuis le début de l’année l’ensemble des salariés de France Télévisions face à la réorganisation abracadabrante voulue par P. de Carolis.

Qu’est ce qui a bien pu se passer pour que Nat décide à quarante ans de ne pas continuer ?

Quelles souffrances, quel mal être ont pu la pousser à commettre l’irréparable et à laisser pour toujours, sa famille, ses proches, ses amis et nombre de ses collègues dont la peine est aujourd’hui immense?

Pas d’explication…pas d’adieu…pas de mot qui "renseignerait" sur son geste. Ils sont quelques uns qui la connaissaient bien à ne pas comprendre….à se dire, si seulement il y avait eu un signe qui avait pu les alerter…si seulement, ils avaient pu l’empêcher…mais malheureusement, tel ne fut pas le cas.

Oh ! bien sûr, la direction bien peu présente pour l’occasion, dira sûrement que son geste n’a rien à voir avec l’entreprise !!! Ne le disent-elles pas toutes, en telle circonstance ?

La direction qui indiquait vouloir mettre en place une « cellule psychologique » pour ses collègues et souvent amis, extrêmement choqués ! Où en est-on ? Nulle part comme souvent.

Le SNPCA-CGC dénonce depuis des mois le climat irrespirable qui règne à France Télévisions, l’organisation du travail qui se dégrade de jour en jour avec des sommets depuis janvier 2010, le « fonctionnogramme » bidon et impersonnel qui transforme les femmes et les hommes en « cases » ne prenant en considération ni leur travail, ni leur parcours, ni leur carrière !

Dès la fin de l’année 2009, le SNPCA-CGC qui s’est opposé à ce simulacre de « transformation » en soi-disant en entreprise commune et qui ne cesse d’exiger l’arrêt de cette « restructuration » débile, rendait publiques les quelques lignes du rapport commandé par le CHSCT auprès du cabinet indépendant Sexant Expertise.

Voila, il y a plus de 6 mois ce que mettait en évidence, le cabinet Sexant Expertise à la demande du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail CHS-CT de France 3 (siège) ce qu'il écrivaitqui en soulignant avant tout, un manque de concertation évident :

- « un projet qui échappe aux salariés parce que conçu au sommet par une équipe restreinte qui fait club »

ou encore « un système d’exclusivité avec des happy few ».

L’analyse du cabinet d’expertise dans un paragraphe intitulé « III.1 L’appréhension du projet par les salariés du Siège et de la Rédaction Nationale » écrit :
- un mode de pilotage du projet qui fait souffrir
- Une absence de communication et d’information sur le projet de nouvelle organisation
- Le projet de nouvelle organisation de France Télévisions fait souffrir les salariés parce qu’il n’y a pas de communication sur le projet.

- La très grande majorité des salariés rencontrés au cours des investigations a spontanément relevé et déploré cette absence d’information et de communication sur le projet.

Ou encore :
- Une absence de communication et d’information source de tensions et de dysfonctionnements dans les services.
- Un projet qui somme pourtant des salariés de s’exprimer sur ce qu’ils ne connaissent pas avec des salariés n’ont pas été associés en amont à la conception du projet,
Et enfin l’analyse soulignant que :
-Tout ceci est source de souffrance et porteur d’une aggravation des troubles psychosociaux perceptibles...


- Dans son mode de pilotage, centralisé et pyramidal, le projet fait souffrir les salariés. Il génère de l’inquiétude et de la souffrance particulièrement perceptibles chez les salariés….

Ce diagnostic d’un contexte anxiogène, d’un malaise profond et durable, ainsi que l’existence de nombreuses situations de souffrance au travail, est confirmé par le médecin du travail.

Pour le SNPCA-CGC, il n’est absolument plus question de laisser les choses en l’état et de passer sous silence la disparition tragique de Nathalie.
Si l’entreprise a une quelconque responsabilité dans ce drame qu’elle ne reste ni cachée, ni tue!

Ils sont de plus en plus nombreux à France Télévisions à souffrir au travail, de plus en plus nombreux à être en arrêt maladie, à subir presque impuissant cette désorganisation avérée que la direction sortante entend mettre en application dans l'opacité la plus totale.

Dans un tel contexte anxiogène, le SNPCA-CGC exige qu’une expertise externe soit réalisée par un cabinet choisi par le CCE sur les risques psycho sociaux à France Télévisions liés à cette « réorganisation » avec une attention toute particulière sur le fonctionnement du service où travaillait Nathalie.

Lettre publiée sous la responsabilité des élus de la majorité au CCE : CFDT CGC SUD SNJ et intitulée "Comité Central d'Entreprise de France Télé

Lisez la lettre publiée sous la responsabilité des élus de la majorité au CCE : CFDT CGC SUD SNJ et intitulée "Comité Central d'Entreprise de France Télévisions (été 2010)"



mardi 13 juillet 2010

Les nomination des présidents de Radio France et France Télévisions pourraient bien être hors la loi

Lisez à ce sujet la dépêche AFP du 15 juin 2010, passée inaperçue mais qui est dans le droit fil des différents posts que nous avons déjà publiés à ce sujet, intitulée "Ultime vote de l'Assemblée sur le contrôle de nominations présidentielles'':

PARIS, 15 juin 2010 (AFP) - L'Assemblée nationale a donné mardi son feu vert définitif à un projet de loi organique portant sur les modalités de contrôle parlementaire de certaines nominations présidentielles et qui faisaient l'objet d'un désaccord persistant entre députés et sénateurs.

Le projet de loi a été adopté par 325 voix (UMP et Nouveau Centre) contre 25 (PCF et Verts), le PS et François Bayrou (MoDem) s'abstenant lors d'un vote à scrutin public nécessitant la majorité absolue (289 voix).


Ce texte, sur lequel


-une première depuis 1980 pour une loi organique !

- la commission mixte paritaire (CMP, sept députés et sept sénateurs) a échoué début avril, est ainsi considéré comme définitivement adopté par le Parlement. Avant d'être promulgué, il doit toutefois être examiné par le Conseil constitutionnel, ce qui est systématique pour toute loi organique.

Il met en oeuvre une innovation de la réforme constitutionnelle de juillet 2008, voulue par le président Nicolas Sarkozy.

L'article 13 de la Constitution prévoit en effet que le pouvoir de nomination du président de la République, pour certains emplois ou fonctions, fasse préalablement l'objet d'un "avis public" des commissions compétentes des deux assemblées. La nomination ne peut avoir lieu si 3/5e des membres des commissions compétentes s'y opposent.

Sont concernées une cinquantaine de nominations (contre 41 au départ), qu'il s'agisse par exemple du Médiateur de la République, des PDG des entreprises publiques (SNCF, La Poste, EDF, RATP...), du président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA ) ou du gouverneur de la Banque de France.

Assemblée et Sénat sont d'accord sur le fond du texte et c'est sur une mesure assez secondaire que les deux chambres divergent.

Les sénateurs défendent le principe du droit à une délégation de vote, qui permettrait à un élu de la commission compétente de voter pour un collègue absent, ce que refusent catégoriquement les députés, d'où l'échec de tout compromis en CMP.



Le Conseil constitutionnel tranchera ce désaccord.


frd/bbm/eb/mmr"


Or le Conseil constitutionnel n'a tranché qu'hier seulement, le 12 juillet 2010, sur la loi organique permettant la nomination des président de Radio france et FTV.


Les processus de désignation des présidents de Radio France et FTV ont donc été lancés sans que le Conseil constitutionnel se soit jamais prononcé! La décision du Conseil devrait être promulguée aujourd'hui (13 juillet ) ou demain, au JO......

Les processus de désignation des présidents de Radio France et FTV ont été lancés sans que le Conseil constitutionnel pourtant saisi se soit prononcé!

Le Conseil constitutionnel n'a tranché qu'hier seulement, le 12 juillet 2010, sur la loi organique permettant la nomination des président de Radio france et FTV.


Les processus de désignation des présidents de Radio France et FTV ont donc été lancés sans que le Conseil constitutionnel se soit jamais prononcé! La décision du Conseil devrait être promulguée aujourd'hui (13 juillet ) ou demain, ce qui explique cela ......


Quid dans ces conditions de la nomination de Jean-Luc Hees et de la procédure liée à cette nomination qui est intervenue depuis plus d'un an?

Quid également de la nomination de Carolis, dont beaucoup affirment qu'elle est déjà hors la loi?

En effet, en plus du fait que le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat ont été saisis, illégalement donc, avant que le CSA ne rende son avis, le processus a lui aussi été initié avant la publication au Journal Officiel de la décision n° 2010-609 DC du 12 juillet 2010 du Conseil constitutionnel qui indique que cette dernière fera l'objet d'une publication le 13 ou 14 juillet au J.O.

Et ce n'est pas parce que l’avis du CSA été rendu juste avant l’audition de Rémy Pflimlin devant les parlementaires participant à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale et ceux du Sénat ensuite, que cela change quoi que ce soit.

La loi ne dit pas « Une fois l’audition du CSA intervenue quel que soit son avis, la commission de l’Assemblée Nationale ad hoc peut se réunir». NON.

La loi dit bien « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ».

Or les deux chambres l'ont été vendredi dernier en parfaite violation des termes de la loi. Le « si » du texte de loi fixe clairement la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA».


Pour info, voici la décison n° 2010-609 DC du 12 juillet 2010 du Conseil constitutionnel:

Loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution

Le Conseil constitutionnel a été saisi, le 16 juin 2010, par le Premier ministre, conformément aux articles 46, alinéa 5, et 61, alinéa 1er, de la Constitution, de la loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution.

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu la Constitution, dans sa rédaction résultant de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

Vu le code électoral ;

Vu l'ordonnance n° 58-1066 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique autorisant exceptionnellement les parlementaires à déléguer leur droit de vote ;

Vu la loi organique n° 2009-38 du 13 janvier 2009 portant application de l'article 25 de la Constitution, ensemble la décision du Conseil constitutionnel n° 2008-572 DC du 8 janvier 2009 ;

Vu la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France, ensemble la décision du Conseil constitutionnel n° 2009-576 DC du 3 mars 2009 ;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant que la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel a été prise sur le fondement du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution ainsi que sur celui de son article 27 ; qu'elle a été adoptée dans le respect des règles de procédure prévues par les trois premiers alinéas de l'article 46 de la Constitution ;

- SUR LES DISPOSITIONS RELEVANT DU CINQUIÈME ALINÉA DE L'ARTICLE 13 DE LA CONSTITUTION :

2. Considérant qu'aux termes du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution : « Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés » ;

3. Considérant qu'aux termes de l'article 1er de la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel : « Le pouvoir de nomination du Président de la République aux emplois et fonctions dont la liste est annexée à la présente loi organique s'exerce dans les conditions fixées au cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution » ;

4. Considérant que le législateur a pu estimer, eu égard à leur importance pour la garantie des droits et libertés et pour la vie économique et sociale de la Nation, que les emplois figurant dans la liste annexée à la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel relevaient de la procédure prévue par le cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution ; que l'article 1er de la loi organique n'est pas contraire à la Constitution ;

5. Considérant que l'article 2 de la loi organique modifie l'article L.O. 567-9 du code électoral et l'article unique de la loi organique du 5 mars 2009 susvisée pour y mentionner la référence à la loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution ; qu'il abroge, en outre, les dispositions de l'article L.O. 567-9 qui ne relèvent pas du domaine de la loi organique ; qu'il n'est pas contraire à la Constitution ;

- SUR LES DISPOSITIONS RELEVANT DE L'ARTICLE 27 DE LA CONSTITUTION :

6. Considérant qu'aux termes de l'article 27 de la Constitution : « Tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel. La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas nul ne peut recevoir délégation de plus d'un mandat » ; qu'il ressort de cette disposition que le constituant a posé le principe du vote personnel des parlementaires et de l'interdiction de délégation de vote sauf autorisation prévue à titre exceptionnel par la loi organique ; que, ce faisant, il a nécessairement habilité la loi organique à définir des cas dans lesquels toute délégation de vote est interdite ;

7. Considérant que l'article 3 de la loi organique soumise à l'examen du Conseil constitutionnel complète l'article 1er de l'ordonnance n° 58-1066 du 7 novembre 1958 susvisée par l'alinéa suivant : « Il ne peut y avoir de délégation lors d'un scrutin destiné à recueillir l'avis de la commission permanente compétente de chaque assemblée sur une proposition de nomination selon la procédure prévue au cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution » ; qu'en déterminant un cas dans lequel les membres du Parlement ne sont pas autorisés à déléguer leur droit de vote, le législateur organique n'a pas méconnu la Constitution,


DÉCIDE :

Article 1er.- La loi organique relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution est conforme à cette dernière.

Article 2.- La présente décision sera publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 12 juillet 2010, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Jacques BARROT, Guy CANIVET, Michel CHARASSE, Renaud DENOIX de SAINT MARC, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Hubert HAENEL et Pierre STEINMETZ.

lundi 12 juillet 2010

Audition de Rémy Pflimlin : Jean-François Coppé rappelle que la loi doit être respectée concernant la suppression de la pub.

Audition de Rémy Pflimlin : Jean-François Coppé rappelle que la loi doit être respectée concernant la suppression de la pub.

Franck Riester indique, ce matin devant les parlementaires participant à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale auditionnant Rémy Pflimlin : « Avec la nomination par le Président de la République, on est enfin sorti de l’hypocrisie»…

Jean-François Coppé intervenant également, ce 12 juillet à partir de 11h00, interrogeant Rémy Pflimlin sur sa position concernant la suppression totale de la pub sur la télé publique, a rappelé qu’il s’agissait d’une loi et qu’ «il fallait respecter la loi ».

S’agissant de la « fin de l’hypocrisie », nous voila servi.
Ce matin, juste avant que ne commence l’audition de Rémy Pflimlin, le CSA donne son accord à la nomination de Rémy Pflimlin à la présidence de France Télévisions à la présidence de France Télévisions par 6 voix et 3 abstentions…pensant ainsi faire taire ceux qui disent que le processus de désignation du PDG de FTV est vicié !

Jean-François Coppé qui affirme son souci de voir respecter scrupuleusement loi, va donc avoir à cœur d’en rappeler les termes.

L’avis du CSA a certes été rendu juste avant l’audition de Rémy Pflimlin devant les parlementaires participant à la commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale, mais cela ne change rien.

La loi ne dit pas « Une fois l’audition du CSA intervenue quel que soit son avis, la commission de l’Assemblée Nationale ad hoc peut se réunir». Non.

La loi dit « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ». Or les deux chambres l'ont été vendredi dernier en parfaite violation des termes de la loi.

Le « si » du texte de loi fixe clairement la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA».

La loi est donc violée et il faut être sûr que Jean-François Coppé n’accepte pas qu’une telle nomination dont il redit l’importance soit entachée d’irrégularité.

dimanche 11 juillet 2010

Le CSA devrait rendre, lundi midi 12 juillet, un avis favorable pour formidable innovation: "une télé de qualité pour tous et sur tous les écrans"

« Une offre de programmes et d’information de qualité pour tous et pour tous les écrans » voila la "vision" de France Télévisions qu'est venu prôner l'ex-PDG de Presstalis (ex-NMPP) devant Conseil Supérieur de l'Audiovisuel...Il y a ajouté une dose de "service après vente" avec son désormais célèbre "contrat de confiance".

Une formidable innovation en matière de télé publique dont chaque français va pouvoir se féliciter et que le CSA devrait apprécier à sa juste valeur tout le week-end puisqu'il rendra lundi midi son avis!

Un inventaire à la Prévert de clichés et autre généralités, "une télé de qualité pour tous et sur tous les écrans", quelques compliments ici et là mais quasiment pas d'informations, le tout avec l'exigence d'une « une garantie de ressources » de l'Etat pour réaliser tout ça...

La Presse n'est pas tendre avec celui que l'Elysée avait proposé comme futur PDG de France Télévisions.

"Rémy Pflimlin enfile les perles devant le CSA" écrit Télérama...
"Rémy Pflimlin, sur un rythme de moteur diesel venait d’achever une roborative entrée en matière.....: "une longue déclaration d’intention entendue mille fois dans la bouche de tous ceux qui ont brigué, avant lui, la présidence de France Télévisions...." écrit l'Express.
"Rémy Pflimlinin et le grand honneur de diriger France Télévisions"… si le CSA en décide précise encore le Parisien.
"Rémy Pflimlin devant le CSA propose "Un contrat de confiance" : "Non, le futur président de France Télévisions, Rémy Pflimlin venu ce jeudi présenter son projet au CSA, ne fait pas de pub pour Darty." publie également "20 minutes"

C'est ce que retient, en gros, la Presse de l'audition de Rémy Pflimlin, de plus de deux heures devant le CSA, faite avec moultes précautions.

La Presse d'ajouter également, raillant au passage le CSA et son président: " Le suspense est insoutenable....Le CSA va-t-il après une telle audition va-t-il rendre lundi 12 juillet à midi, un "avis conforme" au choix du président de la République ?"

Le blog de la Fédération CFE-CGC Médias est en mesure, dès ce dimanche, de vous donner en exclusivité la réponse: OUI

Une bonne leçon à tous ceux qui parlaient d'hypocrisie.

Pour revoir l'audition de Rémy Pflimlin par les membres du CSA:



samedi 10 juillet 2010

Si la fin du mandat de Carolis est bien actée, la nomination de son successeur à la tête de FTV ne réspecterait donc pas la loi.

Si la fin du mandat de Carolis est bien actée, la nomination de son successeur à la tête de FTV ne respecterait donc pas la loi...

Faudrait-il de surcroît que le décret d'application qui permet l'application de la loi organique de nomination du président de France TV publiée au JORF n°0056 du 7 mars 2009 (page 4321 texte n° 1), publié au JO [à moins que !!!!!] soit explicite !

Lisez à ce sujet, les explications très claires et très précises de Wikipédia sur le "Mode de nomination du PDG de France Télévisions"

"On a un peu vite oublié que l'article unique de la loi organique no 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France (NOR: MCCX0823304L), qui stipule que les commissions concernées des deux assemblées législatives, avant de rendre leur avis, procèdent à des auditions publiques, selon les termes suivants :
La nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France est soumise à la procédure prévue au cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution.

Dans chaque assemblée parlementaire, la commission permanente compétente se prononce après avoir entendu publiquement la personnalité dont la nomination lui est proposée. La nomination intervient après la publication au Journal officiel de l'avis des commissions parlementaires. [...] »

En outre, pour ce qui concerne l'avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel, il faut consulter l'article 13 de la loi (simple) no 2009-258 du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision (NOR: MCCX0821956L), qui a modifié l'article 47-4 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, selon les termes suivants :

« Les présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France sont nommés par décret pour cinq ans après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel et après avis des commissions parlementaires compétentes conformément à la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France.« Pour l'application du présent article, la commission parlementaire compétente dans chaque assemblée est celle chargée des affaires culturelles. »
Enfin, il reste l'article 13 de la Constitution, qui dispose dans un de ses alinéas que :
« Une loi organique détermine les emplois ou fonctions [...] pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. [...] »
En conséquence, certains médias se sont un peu précipités pour relayer une rumeur de très prochaine nomination du PDG de France Télévisions, certains allant jusqu'à la prédire pour ce mercredi, imaginant même son annonce à la sortie du Conseil des ministres, alors que la chose était légalement impossible. S'il est effectif que le mandat de
Patrick de Carolis est prévu pour s'achever vers le 24 août, la nomination par décret de son successeur ne saurait intervenir tant que :
1°) le président de la République n'a pas transmis une proposition au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ;


2°) que celui-ci n'a pas rendu un avis conforme [il dispose donc d'un droit de veto] ;

3°) que le président de la République n'a pas transmis la proposition à la commission chargée des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et à son homologue du Sénat ;

4°) enfin que les deux assemblées n'ont pas rendu un avis dont l'addition des votes favorables globaux doit nécessairement être supérieure à 40 % cumulés de leurs membres.

Une fois ces étapes franchies, le décret de nomination pourra être signé. Mais pas avant.

[Si le 1°) est pour l'heure rempli, les 2°) et 3°) ne le sont pas et ne peuvent à l'évidence plus l'être en l'état...l'un découlant de l'autre, ndlr ]

Suivre aveuglément les âneries racontées en chœur par certains médias, et annoncer la « probable » nomination du successeur de Patrick de Carolis était donc une fiction pure et simple. Le commentaire de Suprememangaka, pour retirer ce qui relevait de l'hypothèse, était donc parfaitement justifié : « On verra bien le moment venu s'il est nommé ou pas. Wikipédia n'est pas là pour relayer des ragots invérifiables ».

Par ailleurs, ceux qui s'intéressent au sujet pourront aussi se reporter au
communiqué de presse du Conseil constitutionnel du 3 mars 2009, qui commentait la décision souveraine prise le même jour au sujet de la loi organique no 2009-257.

Rémy Pflimlin ne peut juridiquement pas avoir lieu, rappelle Michel Boyon!

Michel Boyon président du CSA a rappellé clairement la loi, en préalable à l'audition de Rémy Pflimlin, ce vendredi 9 juillet à 11h00 que "si le C.S.A. ne donne pas son acccord, la nomination ne peut avoir lieu".

Voici les 2 phrases exactes (au mot le mot, qu'il a prononcées) : "Je vous rappelle que le mandat du président Patrick de Carolis expire le 21 août à minuit. La nomination est d'abord soummise au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel.

C'est vrai que si le C.S.A. ne donne pas son acccord, la nomination ne peut avoir lieu".

Comme il est indiqué sans la moindre contestation possible, c'est « Si le CSA rend un avis conforme, que le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ».

Mais voila, le CSA n’a pas rendu son avis… Le CSA par la voix de son président Michel Boyon a décidé de ne se prononcer que lundi 12 juillet 2010 à midi.
Le communiqué de presse publié le 9 juillet sur son site le prouve bien:

"Communiqués de presse
Présidence de France Télévision : le CSA a auditionné Rémy Pflimlin le 8 juillet

Après avoir procédé, le jeudi 8 juillet, à l’audition de Rémy Pflimlin, dont la nomination est envisagée pour la présidence de France Télévisions, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a indiqué qu’il ferait connaître sa décision dans la matinée du lundi 12 juillet.
[son avis donc] Michel Boyon, président du Conseil, a précisé que l’appréciation du Collège portera notamment sur l’aptitude du candidat à diriger le groupe France Télévisions, à répondre aux attentes du public tout en promouvant la qualité des programmes, à donner une forte impulsion au développement et à la mobilisation du groupe, et à assurer l’indépendance de France Télévisions, garantie par la Constitution."

Le « si » du texte de loi fixe précisément la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA». Cette condition sine qua non est du reste rappelée aussi clairement dans le communiqué de la Présidence de la République du 5 juillet 2010. (ci après)






Nul n'est sensé ignorer la loi...surtout pas Michel Boyon président du CSA qui la rappelle d'ailleurs.

Il sait donc que l'audition de la commission parlementaire avant que l'avis conforme ne soit rendu par le CSA vicie la nomination de Rémy Pflimlin illégale de facto puisque violant 2 lois :

- la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France -

mais aussi la loi n° 86 -1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication qui a été modifiée par la loi n°2009-258 du 5 mars 2009 notamment en son article47-4.

Les sénateurs communistes et du Parti de Gauche (CRC-SPG) qui ont indiqué dans un communiqué qu'ils "ne valideront pas le choix présidentiel" de Remy Pflimlin pour la présidence de France Télévisions." pourraient bien renouveler ce qu'il avaient déjà fait en janvier 2009, à savoir saisir le Conseil d'Etat pour faire annuler cette désignation.

Rappelons que le Conseil d'Etat saisi en référé d'un recours des sénateurs communistes et du Parti de Gauche (PG) contre la suppression de la publicité sur France Télévisions, qui avait été appliquée avant le vote de la loi par le Sénat et constitue selon eux un "excès de pouvoir", avait suividonné raison aux sénateurs.

Plusieurs voix s'élèvent aujourd'hui pour contester cette désignation. "Nous réaffirmons la nécessité d'une procédure de nomination transparente, indépendante de l'étatisme comme de l'affairisme", affirment en coeur les sénateurs communistes et du Parti de Gauche.

Si en plus, la nomination de Rémy Pflimlin viole la loi que les parlementaires ont eux mêmes votée (sénateurs et députés) , il y a fort à penser que les élus des deux chambres ne puissent valider ce viol manifeste de la loi dont ils sont , entre autres, les garants.


Sachant que la commission parlementaire qui peut rejeter cette nomination par majorité d'au moins 3/5e se prononçant contre, n'a pas été saisi comme la loi le précise incontestablement, après avis conforme du CSA mais bien avant, comment les représentants du Peuple pourraient-ils ainsi accepter que la la loi soit violée par eux-mêmes?

A quoi joue Michel Boyon en rendant la la nomination de Rémy Pflimlin illégale ?

Pourquoi Michel Boyon en tant que Président du CSA a-t-il attendu le 12 juillet pour que l’Instance rende son avis ?

Le meilleur moyen pour saborder le choix de l’Elysée en le rendant de facto illégal et quasiment anticonstitutionnel. Pourquoi donc ce viol de la loi manifeste ?


Que le Chef de l’Etat ne puisse finalement pas désigner celui dont il a communiqué le nom puisque hors la loi et qu'il revienne sur Alexandre Bompard reçu à l’Elysée comme Carolis afin de se voir signifier tout comme lui, qu’il n’était pas choisi ?! Non, il faudrait avoir un esprit des plus tortueux pour l’imaginer !?

Pourtant, ce faisant, le Président du CSA sait à l’évidence qu’il rend la nomination de Rémy Pflimlin illégale puisque violant 2 lois :

- la loi organique n° 2009-257 du 5 mars 2009 relative à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur de la France
- mais aussi la loi n° 86 -1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication qui a été modifiée par la loi n°2009-258 du 5 mars 2009 notamment en son article47-4.


En effet, alors que le communiqué de l’Elysée (voir en bas de post) dit clairement « Si le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par la loi organique du 5 mars 2009. », la nomination du futur président (pressenti) pour France Télévisions serait donc bien illégale !

Il est indiqué sans la moindre contestation possible « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour… ». Seulement voila, le CSA n’a pas rendu son avis… Le CSA par la voix de son président a décidé de ne se prononcer que lundi 12 juillet 2010 à midi.


Le « si » du texte de loi fixe clairement la condition de saisine des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat via la commission des affaires culturelles) « à leur tour après donc avis conforme du CSA».
La commission des affaires culturelles de l'Assemblée Nationale auditionne celui dont le Président de la République a communiqué le nom, dès 11 heures ce 12 juillet 2010, avant l'avis du CSA donc et en parfaite violation de la loi.

La loi ne dit pas « Si le CSA auditionne…NON La loi dit « Si le CSA rend un avis conforme » Cela signifie que les deux chambres ne pouvaient être saisies avant l’avis du CSA.
La loi audiovisuelle est formelle, ce n’est qu’après avis du CSA,
qu’ « à leur tour le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis »… … la loi est donc violée comme l'a rappelé Michel Boyon en préalable de l'audition de Remy Pflimlin.

Le communiqué de la Présidence de la République, la rappelle scrupuleusement « Si le CSA rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par la loi organique du 5 mars 2009. »

Le communiqué du 5 juillet 2010 de la Présidence de la République (*) la rappelle scrupuleusement : « Le Président de la République envisage de nommer M. Rémy PFLIMLIN, en qualité de président de la société France Télévisions.
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel est saisi de ce projet de nomination, conformément aux dispositions de l’article 47- 4 de la loi n° 86 -1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.


Si le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel rend un avis conforme, le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat seront saisis à leur tour, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce dans les conditions prévues par la loi organique du 5 mars 2009. »


lundi 5 juillet 2010

Exit Carolis...contrairement à ce qui a été écrit, sa réforme chaotique laissera de nombreuses blessures

Exit Carolis...contrairement à ce qui a été écrit, sa réforme chaotique laissera de nombreuses blessures.

Il aura tout essayé pour se positionner comme celui qui devait se survivre à lui-même, ayant soi-disant enclenché tous azimuts des chantiers que lui seul et ses équipes prétendaient pouvoir maîtriser.

Sur fond de dégringolade vertigineuse des audiences,


il laisse une entreprise en souffrance, une "restructuration" inexpliquée et illégale puisque l'instance de représentation du personnel (le CCE) n'a jamais été officiellement consultée, une "réorganisation" façon armée mexicaine, totalement irrationnelle où personne ne sait qui fait quoi via un machin (un "fonctionnogramme") qu'aucune disposition légale n'a prévu, tout cela dans un parfait silence sur les "objectifs" et les "moyens", etc...

Quant à ce qu'il est d'usage d'appeler habituellement le "social", Carolis ne s'en soucait finalement guère. Il s'est contenté de marteler que les conventions collectives tombaient au bout de 12+ 3 mois de préavis (le 7 juin) plutôt que d'entendre les arguments du SNPCA-CGC, de la CFDT et du SNJ que la Cour d'Appel de Paris recevait favorablement. C'est donc une profonde erreur d'appréciation que Carolis a commise et qu'il essaie aujourd'hui de faire reposer sur la décision de Justice qui serait responsable du fait qu'il n'ait pas pu boucler le nouvel accord d'entreprise. N'importe quoi.

A se rire en permanence des syndicats, à les pousser régulièrement à saisir la Justice, à toujours les prendre de haut et à systématiquement leur dire qu'ils ne comprennent rien, il ne faut pas s'étonner de l'inévitable effet boomerang.

Les syndicats SNPCA-CGC, CFDT et SNJ qui se sont opposés à la "réforme" menée à marche forcée par Carolis, ils ne souhaitent qu'une chose, que les salariés ne se retrouvent pas les dindons de la farce. Les syndicats SNPCA-CGC, CFDT et SNJ, ils voulaient des négociations loyales et sérieuses, ce qui n'a pas été le cas....ils les veulent plus que jamais.

Alors lorsque certains titres de Presse indiquent que Carolis qui avait assuré de boucler la réorganisation de France Télévisions entamée depuis deux ans part avec "un bon bilan, une réforme sur les rails et bien engagée", cela n'est évidemment pas vrai.

La tâche à venir est donc immense avec en prime, dans les mois qui viennent, le passage au tout numérique pour 2011.

Déclaration préalable lue le 6 juillet à la séance du CCE de France Télévisions

Déclaration préalable

Dans quelques jours, un nouveau président prendra la tête de France Télévisions. Pour les élus du Comité Central d’Entreprise, il est impératif que la nouvelle équipe dirigeante ne commette pas les mêmes erreurs que la précédente.

Pour avoir voulu mener de front la remise en cause des statuts sociaux et la fusion des chaines, la direction sortante a créé le chaos et généré de graves risques psycho sociaux pour les salariés.

Elle a tenté d’imposer une réorganisation complète de l’entreprise sans jamais en expliquer clairement la finalité ni les moyens. Puis elle a tenté de négocier de nouvelles conventions collectives à marche forcée. Enfin, elle est en train de mettre en place des web TV d’une manière empirique, sans cadre précis, sans projet éditorial, sans réflexion sur les moyens humains et financiers.

Il est encore temps de corriger le tir sur les statuts puisque la justice a prolongé la durée de vie des conventions collectives en vigueur. En privilégiant une harmonisation par le haut et en intégrant déontologie et principes professionnels dans l’accord collectif qui sera négocié.

Il est toujours temps d'arrêter la casse professionnelle et humaine en gelant certains aspects de la restructuration et en organisant une véritable consultation des personnels à travers leurs instances, Comités d'établissements et CHSCT.

Il est plus que temps d’avoir une politique cohérente en faveur de l’emploi, car les dégâts sont immenses : avec des CDD sacrifiés, de nombreux postes laissés vacants et des départs à la retraite trop peu remplacés, trop de salariés statutaires connaissent de graves dégradations de leurs conditions de travail, voire de leur santé.

Pour les syndicats SNPCA-CGC, CFDT, SUD et SNJ la nouvelle équipe de direction devra en priorité garantir les conditions d'exercice de la mission d'information en toute indépendance. Cela se vérifiera à travers un certain nombre d'actes concrets :

- respect du pluralisme et maintien des rédactions nationales de France télévisions (France 2, France 3, France Ô)
- respect du pluralisme et maintien des éditions et des rédactions locales, régionales et ultra marines, en toute indépendance vis-à-vis des groupes de presse privés et des collectivités territoriales
- choix des futurs responsables de l'information