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vendredi 13 janvier 2012

Pas moins de 400 recrutements à France Télé sous le tandem Pflimlin/Papet

Pas moins de 400 recrutements à France Télé sous le tandem Pflimlin/Papet.

Ce jeudi 12 janvier 2012, « Le Nouvel Observateur » publie un court mais percutant article intitulé « France Télévisions : départs incertains ».

Dans le droit fil des divers articles que le blog CGC Média a déjà publié sur les nombreuses balivernes de Patrice Papet, le magazine qui l’a interrogé en remet une couche en le citant :

Patrice Papet « Franchement, je ne sais pas et je ne vois pas qui pourrait m’aider à prévoir….
La crise va-t-elle avoir un effet accélérateur ou dissuasif ? Les gens [il parle des salariés : les gens] vont-il monter dans ce train ou préférer rester là où ils sont ? [il fait référence à la réduction des effectifs qu’il annonce à tout bout de champ et aux 844 salariés potentiellement éligibles au départ en retraite] » .

Pauvre Patrice Papet, directeur général adjoint qui va avoir 62 ans dans quelques jours « ne sait pas et ne voit pas qui pourrait l’aider à prévoir…. » ! Fâcheux pour le poste qu’il occupe, chargé entre autres de la gestion prévisionnelle des emplois et des carrières. Il n’a guère qu’une solution, la boule de cristal.

Déjà que lorsqu’il « sait » et qu’il « voit » - en septembre 2010 il annonçait un organigramme France Télé avant décembre 2010 alors qu’en décembre 2011 après 5 ou six interventions dilatoires et de pure propagande entre temps, il n'y a toujours rien - il se plante et ça fait peur....alors là!

Voila ce qu’il disait lors du « tchat » avec les salariés le 12 juillet 2011 quasiment un an après son arrivée:

- Alain Valentini: Quand y aura t-il un organigramme pour l'ensemble des salariés de la direction numérique ?

Patrice Papet: L'organisation de la direction numérique fait actuellement l'objet de la consultation des instances représentatives, on a d'ailleurs remis aux instances représentatives, des organigrammes non nominatifs, mais dès que cette consultation aura été menée à bien, tout de suite à la rentrée, nous diffuserons un organigramme de la direction et un organigramme nominatif…. »

A la mi-janvier 2012, toujours rien.

Il faut espérer qu’à force de raconter des craques à tout le monde, Patrice Papet qui « ne sait pas et ne voit pas qui pourrait l’aider à prévoir…. », n’est pas en train de perdre la boule…. de cristal évidemment.

Quant aux chiffres qu’il indique au « Le Nouvel Observateur », il convient de le citer « Sur 844 salariés ayant le nombre de trimestres suffisants et incités financièrement à partir à la retraite d’ici la fin de l’année [2012 donc], 485 en ont déjà profité », il a également perdu la mémoire et « ne sait plus ou ne voit plus ce qui pourrait l’aider à se souvenir…. » !

Il faut pour que « Le Nouvel Observateur » n’ait pas l’impression que Papet lui a raconté n’importe quoi dans le contexte de la réduction à venir de 5% des effectifs qu’il prévoit et qu’il annonce à l’ensemble des média, ces 485 départs soi-disant enregistrés qui pourrait encore grossir si les « gens montent dans le train » [comme il dit] n’en font pas partis et "auraient déjà permis à France Télévisions de faire des économies et de réduire sensiblement la masse salariale puisque non remplacés."

Là encore venons en aide à Mr P. en lui rappelant les propos surréalistes qu’il tenait dans le cadre du tchat du 12 juillet 2011 et qui prouvent qu’il a vraiment des problèmes d’arithmétique, de vision mais plus grave de cohérence et surtout de mémoire….

Voila ce qu’il disait encore lors du « tchat » avec les salariés le 12 juillet 2012:

- Alain Valentini: Une question sur la mobilité interne: Pourquoi les offres ne concernent que les cadres et autres postes à « responsabilités » ?

Patrice Papet: Pas du tout, en fait la mobilité concerne tout le monde et les offres d'emplois concernent toutes les fonctions. Quand il s'agit des cadres qui ont un certain niveau de responsabilités, c'est traité au niveau des comités de carrière, lorsqu'il s'agit des autres personnels c'est traité notamment aujourd'hui dans le cadre des commissions paritaires, en tout cas c'est soumis à l'avis des commissions paritaires, c'est vrai que ça fait longtemps qu'on le dit et ça se met en mouvement, la mobilité interne c'est une priorité pour nous, favoriser la mobilité interne c'est la priorité de notre politique de ressources humaines.

A titre d'exemple, quand j'ai dit que l'on avait mis en consultation des centaines de postes, je crois que dans les 15 derniers jours c'est plus de 335 postes qui ont été publiés en interne et qui ne concernent pas les cadres et des gens à haut niveau de responsabilités, un tiers environ s'est traduit par des mobilités, des mobilités pour lesquelles l'entreprise propose si besoin de l'accompagnement, donc vous voyez qu'entre l'image que l'on peut s'en faire et la réalité il y a un écart et je peux vous dire que notre politique de mobilité peut être développée et doit être développée mais elle commence déjà à porter ses fruits.

Récapitulons; pour Patrice Papet :

- au 12 juillet 2011, 335 postes avaient été publiés en interne qui ne concernaient pas les cadres et des gens à haut niveau de responsabilités (environ 200 recrutements extérieurs sous le tandem Pflimlin/Papet et à des hauts niveaux de salaires)
- 1/3 environ s'est traduit par des mobilités (soit à peu près 110 salariés bénéficiant de cette mobilité que Papet affirme être une priorité)
- Donc les 2/3 restants oint fait l’objet de recrutements extérieurs (soit autour de 220 embauches extérieures)
- Après le 12 juillet et jusqu’à fin 2011, ces recrutements ont continué dans des proportions quasiment identiques….

Autrement dit, aux alentours de 220 embauches extérieures qui ne concernent pas les environ 200 recrutements de cadres, hors cadre et de gens à haut niveau de responsabilités , cela fait un peu plus de 400 personnes.

- 485 salariés incités à partir en retraite et non remplacés contre un peu plus de 400 recrutements (à des salaires très souvent supérieurs à ceux qui partent), cela nous laisse avec un différentiel d'à peu près quatre-vingt collaborateurs !!!!!!

Papet raconte donc encore des craques sur ces 5% de réductions des effectifs annoncés dans le cadre du COM pour tenir de soi-disant engagements, sachant que ceux partis n’ont absolument pas permis de réduire la masse salariale, tout au contraire cette dernière avec ces tombereaux de recrutements extérieurs, a même glissé de 5 voire 6%.

Et tout cela sans parler du coût pharaonique de certains programmes comme « Rani », la dernière fiction de France 2 au démarrage plutôt décevant et à l’atterrissage proche du crash télévisuel après 8 épisodes et un coût total de 14 millions d’euros (plus d’ 1,7 millions chaque épisode), etc….et du budget 2012 artificiellement gonflé et présenté au seul Conseil d’Administration avec de chimériques recettes publicitaires que les responsables de la Régie n’ont jamais validées…et pour cause!!

Décidément Patrice Papet a bien des soucis avec les chiffres et le calcul….Pour autant et vu, le peu d’aptitude qu’il a dans l’art divinatoire « il ne sait pas et il ne voit pas qui pourrait l’aider à prévoir…. », pas plus dans les boules que dans le marc de café, nous lui déconseillons de se recaser dans une deuxième carrière à la Madame Irma.

mardi 10 janvier 2012

Les craques de Patrice Papet à France Télé soulèvent l'indignation générale.

Le 29 décembre 2011, nous postions un article intitulé : « Patrice Papet continue son exercice de désinformation aux élus de France Télévisions comme aux pouvoirs publics. » suivi de «Pflimlin continue provoc et intox. » .

Ces titres étant sans ambigüité et donc particulièrement parlant, notamment sur les déclarations surréalistes de Patrice Papet qui affirme que France Télévisions connaitrait « un apaisement du climat social à France télévisions ? », ils viennent d'être repris.
Il convient ici de citer un extrait, des propos tenus dans le même sens :

« Les déclarations provocatrices de M. Papet dans la presse sur l’apaisement du climat social à France télévisions sont très loin d’être partagées par les salariés…ces affirmations sur la baisse de la conflictualité et des arrêts maladie que la direction s’est jusqu’alors montrée parfaitement incapable de livrer la moindre information comparée dans les bilans sociaux lors des réunions des instances prévues pour cela ».

Et encore : « Contrairement à ce que prétend M. Papet, le climat est loin d’être apaiséles petits arrêts maladie, signes de la montée de la souffrance au travail, n’ont pas baissé pendant la période, bien au contraire, et que la conflictualité s’est traduite par une multiplication de conflits sectoriels en raison des lenteurs de la mise en place de l’harmonisation sociale liée à l’entreprise unique dans un contexte lourd de menaces pour l’entreprise, avec un Contrat d’Objectifs et de Moyens insincère et fantaisiste, dont la trajectoire financière mène directement au déficit puisque la recette publicitaire est sciemment surévaluée.» [lu sur le blog médias-cgc]

Puis de conclure : « C'est pourquoi Patrice Papet cherche à affaiblir les syndicats parce qu’il craint une épreuve de force qui serait trop risquée pour lui. Alors patiemment et méthodiquement il détricote les relations sociales par des contournements successifs et tente d’enfumer tout le monde avec sa communication péremptoire. »

Voila pour Mr Papet et ses craques à dormir debout.

lundi 9 janvier 2012

Nicolas Sarkozy affirme vouloir sauver l’emploi des 800 salariés de seaFrance : « Il y aura une solution crédible pour tous » dit-il. Et pour FTV?

Nicolas Sarkozy affirme vouloir sauver l’emploi des 800 salariés de seaFrance : « Il y aura une solution crédible (...) pour tous » dit-il. Et pour les 11.000 salariés de France Télé qu’envisage-t-il ?

Le tribunal de commerce de Paris a prononcé lundi la liquidation définitive avec cessation d'activité de la compagnie transmanche SeaFrance, estimant ainsi que l'offre de reprise par la coopérative ouvrière (Scop) n'était pas «valable».

Invitée du journal de 20h de TF1, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie du Développement durable, a indiqué que dans tous les scénari possibles pour les salariés de SeaFrance, ce qui importait au gouvernement était bien de sauver les emplois…Elle avait
également, indiqué un peu plus tôt sur les ondes radiophoniques « qu’il était toujours difficile d’intervenir dans ce genre de dossier à la toute fin et qu’il serait tellement préférable d’anticiper de telles situations ».

Anticiper une telle dégradation lorsque tous les feux étaient dans le rouge et que personne ne pouvait prétendre après coup dire «on ne savait pas », c’est effectivement le bon sens et plus que souhaitable.

Au moment où Patrice Papet dans un "climat social extrêmement dégradé et délétère" au bord de l’implosion annonce à France télévisions, une baisse de 5% des effectifs soit environ 1.000 postes supprimés (cela après des dizaines et des dizaines de recrutements sauvages depuis l’arrivée du tandem Pflimlin/Papet…aux alentours de 200) sur fond de déclarations plus surréalistes les unes que les autres, comment le gouvernement compte-t-il anticiper pour reprendre le concept de N.K-M ???

Les avocats des quelque 880 salariés de SeaFrance qui avaient demandé un report de la décision au tribunal mais qui n'ont pas été suivis, parlent d'un «énorme gâchis social».

C'est la même formule qui caractérise aujourd'hui France Télévisions depuis de très nombreux mois.

Il n’est pas question de comparer le sort dramatique de ces quelques centaines d’hommes et de femmes dont l'avenir reste incertain et qui n’ont sûrement jamais démérité mais, dans le contexte où chaque mois des milliers et des milliers d’emplois sont détruits et où le chômage atteint des sommets, de savoir alors que France Télévisions courre à sa perte, de savoir comment l’Etat actionnaire, averti bien en amont depuis des mois et des mois, compte « anticiper la situation » et sauver l’entreprise au « raz du caniveau » selon la formule de son actuel ministre de la Culture !!!!

M6 devient la troisième chaîne française devant France 3.

M6 devient la troisième chaîne française devant France 3.

La semaine dernière dans un papier du style bonimenteur de « foires », Rémy Pflimlin affirmait « France Télévisions a rempli sa mission et place « la Deux » comme la première chaine publique » du PAF …et d’ajouter, tout cela « en marquant son originalité dans le paysage audiovisuel et surtout sans faire fi de son audience ».

Le fait que TF1 affiche « 99 des 100 meilleures audiences de 2011 », Rémy Pflimlin (vous savez, celui qui écrit: « mission remplie sans faire fi l’audience») n’en a que faire.
M6 devenue 3ème chaine de télévision devant France 3 passée sous la barre des 10% d’audience avec 9,7% en 2011, ça aussi il s’en moque.

M6 en devenant la troisième chaîne de télévision française en audience en 2011, soufflant la place sur le podium à France 3, avec 10,8 % de part d'audience consolidée comme l’a confirmé l'institut Médiamétrie, lundi 9 janvier.

M6 est également la seule chaîne nationale "historique" dont les audiences ont progressé l'an dernier…la chaîne a en effet gagné 0,4 point d'audience par rapport à 2010.

France Télévisions continue sa dégringolade avec un recul de France 2 à 14,9 % contre 16,1 % en 2010 mais surtout de France 3 tombée donc sous la barre symbolique des 10 %, à 9,7 %, contre 10,7 % l'an dernier.

Pour info, les petites chaînes de la TNT ont continué leur progression : + 3,5 % pour TMC ; + 3,4 % pour W9 ; + 2,3 % pour Direct 8 et pour NRJ 12 ; + 1,9 % pour NT1 ou encore + 1,2 % pour Direct Star.

Rémy Pflimlin prend les administrateurs de l’État pour des truffes et les élus de France Télé pour des moins que rien.

Rémy Pflimlin prend les administrateurs de l’État pour des truffes et les élus de France Télé pour des moins que rien.
Comme nous l’écrivions dans le blog CGC Média dès le 27 décembre 2011 le la France Télévisions dans un article intitulé : « Rémy Pflimlin ne devrait présenter son budget 2012 qu’au seul Conseil d’Administration de France Télévisions », le budget en trompe-l’œil de France Télévisions n’a pas été présenté préalablement comme c’est une obligation légale aux Comités d’Entreprises ou au CCE.

Pourquoi Pflimlin a-t-il choisi délibérément de n’aborder ce sujet que devant le seul Conseil d’Administration de janvier 2012, squeezant ainsi le CCE et les CE qui non seulement doivent être informés légalement et consultés préalablement mais qui ont bien évidemment leur mot à dire et des tonnes de questions à poser?

Parce que Pflimlin sait que les élus avaient la possibilité de voter un DROIT D’ALERTE que ce dernier voulait éviter à tout prix.

Et puis aussi, Rémy Pflimlin s’est sûrement dit que la période de campagne électorale, où chacun à d’autres chats à fouetter que l’avenir de la télé publique, il serait sûrement assez facile de faire prendre certaines vessies pour des lanternes…la « Présidentielle » occupant les esprits les administrateurs, sans réelle « feuille de route » n’auraient vraisemblablement pas la possibilité de s’opposer [ce que pourraient naturellement faire les élus] à ce budget qui est loin d’être le reflet de la réalité.
Aujourd’hui, ils sont pléthores à se poser plus que des questions – à l’intérieur du groupe FTV comme à l’extérieur - sur le financement de la télé publique et plus particulièrement sur ce qu’il doit advenir des recettes publicitaires à venir…

France Télévisions sera-t-il capable de tenir ses objectifs de recettes publicitaires sur 2011-2015 ? Rien n'est moins sûr…sinon pourquoi le porte-parole RH de Pflimlin, Patrice Papet, se répandrait-il partout en annonçant 5% de réduction des effectifs qui correspondent selon lui à un millier d’emplois ? !

Dans une récente analyse pourtant commandé par le groupe dont Pflimlin se serait bien passé, certes les prévisions de recettes publicitaires pour France TV sont presque atteintes (422 millions d'euros de recettes, comme le confirmait il y a peu « Les Échos », légèrement en-dessous des 425 millions prévus dans le Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM)), pour 2012 et jusqu’en 2015, la passage de 425 à 450 millions d'euros, chiffre validé jeudi dernier à l'issue d'un conseil d'administration, est tout simplement irréaliste et pose de très sérieuses questions sur la sincérité de ce budget.

Justement l’étude en question - étude commandée l'an passé au cabinet de conseil Analysys Mason par le groupe de télévision publique - prévoit une baisse des recettes publicitaires d'ici 2015. À l'inverse du budget validé par le Parlement.
C’est un peu comme dans cette période de crise aigüe comme si l’Europe (Bruxelles) avait cru à l’annonce d’une croissance en hausse au niveau du Pays à 1,5 alors que nombres d’analystes la prévoient aux alentours de 0,5%.
Cette soi-disant hausse ou croissance prévue par Pflimlin et sa garde rapprochée, va dans le sens inverse des conclusions faites par cette étude.
À la lecture des conclusions de cette étude, tout le monde se demande comment le groupe ail pu prévoir une croissance du chiffre d'affaires ? Les élus SNPCA-CGC, CFDT et SNJ majoritaires au CCE leurs organisations syndicales derrière eux avec la CFTC en plus, se seraient à l’évidence interrogés et auraient bien évidement voté la désignation d’un expert ad hoc et en fonction du rendu de ses travaux, eu la possibilité de voter un DROIT D’ALERTE.

À quelques mois, de l'élection présidentielle, Pflimlin a probablement misé sur une inertie totale et une absence de réactions par rapport à tout cela.
Pour l’anecdote, alors qu’il a décidé lui-même de convoquer, informer et consulter les CE et le CCE préalablement à la seule saisine du C.A., il essaie aujourd’hui de mettre ce point à l’ordre du jour après coup….comme si les instances précités n’étaient que des bureaux d’enregistrement !!!

La loi, les règles, les textes disent exactement l’inverse redisons-le : le CCE et les CE non seulement doivent être informés légalement et consultés préalablement au CA.

Pflimlin a une fois de plus, entravé la bonne marche de l’entreprise et berné les administrateurs mais par voie de conséquences les élus, les administrateurs donc l’État.

Comble du mépris des instances et du cynisme, Pflimlin menace…si ce point ne figure pas à l’ordre du jour du prochain C.E. siège par exemple – il refuse toujours de convoquer le CCE extraordinaire qu’une majorité d’élus a demandé – il invoque l’entrave pénale qui comme chacun le sait est un délit dont se rendrait coupable l’instance !!!!!
C’est le monde à l’envers…Combien de jours, de semaines (guère plus) avant que nos décideurs s’aperçoivent que France Télévisions est en train de couler et ne se relèvera pas si rien n’est fait pour éviter le naufrage annoncé.

dimanche 8 janvier 2012

Rémy Pflimlin retourne aux Dernières Nouvelles d'Alsace...ou comment mousser à Mulhouse !

Rémy Pflimlin voila quelques jours, profitant de la période des fêtes de fin et de début d'année, est retourné à Mulhouse d'où il est originaire et plus particulièrement aux "Dernières Nouvelles
d'Alsace (DNA)
où il a quasiment commencé sa carrière en presse écrite après "Jours de France" dont il était directeur de la publicité et avant de les quitter en juin 1991 pour rejoindre la "Société alsacienne de publications, éditrice du quotidien L'Alsace" ( rival des DNA).

Il a donc choisi de retourner serrer, en Alsace, les mains dans l'entreprise dont il se dit nostalgique plutôt que de se risquer à l'exercice à France Télévisions où les personnels ne le croisent guère (il y a toujours l'ascenseur direct vers son bureau du 8ème) - pas plus que les élus d'ailleurs dans les différentes instances qu'il snobe comme Carolis - et où son impopularité est presque au sommet.

Pas une poignée de main qu'il n'a pas donnée n'a manqué, sur palace, à son palmarès.

Il était surement plus raisonnable d’aller se faire mousser à Mulhouse où la plupart des salariés de la boîte, à commencer par ceux qui ne l’ont pas vraiment côtoyé et qui pensent encore qu’il aurait l’affaire en main…tu parles !

En réalité, il valait surement mieux qu’il aille chercher dans sa région un peu de « reconnaissance » sachant qu’à France Télévisions et plus encore au Siège, il n’en trouvera aucune.

jeudi 5 janvier 2012

Pflimlin continue provoc et intox

Pflimlin continue provoc et intox.


Ce début d’année 2012 est à désespérer. Rémy Pflimlin qui depuis juillet 2010 (presque 18 longs mois) a essuyé tous les échecs possibles et inimaginables, continue sa propagande de provocation et d’intoxication dont il est coutumier.


Non content de communiqués en forme d’auto satisfécits qu’il adresse aux média avec des propos aussi surréalistes que mensongers « France Télévisions, télévision publique, a rempli sa mission en 2011, à savoir : marquer son originalité tant dans le paysage audiovisuel que dans sa contribution à la cohésion de la société française avec le devoir de ne pas faire fi de son audience », il n’éprouve aucune gêne à adresser ses vœux aux salariés du groupe dans la même veine !


Sur sa soi-disant « mission remplie », alors que TF1 indique cette année qu’elle a obtenu « 99 des 100 meilleures audiences de 2011 », il y aurait vraiment de quoi rire si la situation n’était pas aussi lamentable !!


Avec France 2 qui a enregistré la plus forte chute de 2011 (1,2 point en moins) mais dont Pflimlin affirme pourtant dans un communiqué pathétique qu’elle est « la première chaîne publique » - forcément, « La Deux » est devant France 3 passée sous La barre des 10% d’audience avec 9,7% en 2011 – les rédactions de presse comme les salariés de FTV ne peuvent être que consternés face à une telle propagande lénifiante mais décrédibilisant à l’évidence son auteur.


Concernant, maintenant, ses vœux surréalistes que beaucoup qualifient de « probables derniers », il souhaite aux salariés de France Télévisions qu’ils « puissent éprouver en 2012 du bien-être et du plaisir dans leur action quotidienne. Car leur action contribuera à la réussite du projet collectif qu’ensemble, lui et eux mettront en œuvre pour France Télévisions. »


C’est se moquer des milliers de femmes et d’hommes dont les arrêts maladies n’ont fait que se multiplier et qui souffrent au quotidien d’une désorganisation sans nom où plus personne ne sait qui fait quoi, d’un souk magistral où le dernier qui a parlé pourrait avoir raison, d’un foutoir où l’on navigue à vue dans une centralisation incohérente digne des sommets de l’ORTF, d’une confusion indicible où la perte de repères est flagrante où la démotivation est totale avec, entre autres depuis l’arrivée de Pflimlin, des recrutements par dizaines sur des postes à haut niveaux sans le moindre organigramme, etc… !


Les « équipes » (le mot n’a plus grand sens) sont morcelées, personne ne sait plus qui est responsable de quoi, « l’identité » de France Télévisons comme celle des chaînes est inexistante, les soi-disant « synergies » autrement appelées « mise en commun de fonctions stratégiques » sont aux abonnés absents, plus personne ne sait aujourd’hui, qu’elle est l’identité et encore moins la stratégie des chaînes, le « regroupement » est un leurre, c’est un échec sur toute la ligne…mais Pflimlin continue sa lamentable communication.


Et de « Communication », il en était d’ailleurs question cette après-midi…Pflimlin après avoir déménagé péremptoirement tout le service du 6ème étage de la maison commune pour le bâtiment Valin, a souhaité leur refaire autour d’une galette, son numéro de grand bonimenteur avec des « mes amis » plein la bouche. Devinez qui a été le ROI ?!


Au moment où la décision semble prise au plus haut niveau – les PDG de l'audiovisuel public ne seraient donc plus nommés par l'Elysée - celui qui a été « désigné » presque à la surprise générale par Nicolas Sarkozy à la tête de France Télé à l’été 2010, ne fait plus illusion.


La mise à l’épreuve de Rémy Pflimlin par le chef de l'Etat touche visiblement à sa fin. Le Président de la République ne peut que constater – malgré les pseudos vœux de Pflimlin et ses vaines gesticulations - que ses ambitions pour l’audiovisuel public prennent des allures de liquidation à la PRESSTALIS (ex NMPP) !


Pour en rajouter un peu –comme si cela était nécessaire ! – l’exemplarité réclamée à tout dirigeant d’entreprise publique est chaque jour piétinée : les nombreuses affaires ayant dernièrement défrayé la chronique au sein de France Télé, l’enquête préliminaire dont le Parquet a chargé la BRDE Brigade de Répression de la Délinquance Economique suite à une plainte pour « délits de prise illégale d’intérêts et favoritisme », les manquements permanents aux règles déontologiques et aux principes, etc…ont fini de convaincre.


Le rapprochement « Pflimlin – Strauss-Kahn » à l’approche de mai 2012 (visiblement pas une bonne idée), il y a quelques mois, a sûrement été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

jeudi 29 décembre 2011

Patrice Papet continue son exercice de désinformation aux élus de France Télévisions comme aux pouvoirs publics.

Patrice Papet continue son exercice de désinformation aux élus de France Télévisions comme aux pouvoirs publics et aux média.







Novembre 2011, Patrice Papet lieutenant de Rémy Pflimlin pour tout ce qui est DRH affirme en Comité d’Entreprise : «L’organigramme, c’est sûr vous sera présenté en décembre [2011 bien sûr] » !





Nouveau bobard qui en la matière n’est que le cinquante-douze millième !!





Dès le 30 juin de cette année voila ce que nous écrivions dans un article intitulé « Patrice Papet DGA/DRH fait du bourrage de crâne sa seule stratégie…résultat : Plus personne ne croit la direction de France Télévisions. » :





« Les salariés ne croient plus la direction du fait des propos mensongers de Patrice Papet





Les journalistes ne croient plus la direction du fait des propos mensongers de Patrice Papet





La Presse, les média ne croient plus la direction du fait des propos mensongers de Patrice Papet





Les Tutelles ne croient plus la direction du fait des propos mensongers de Patrice Papet





Les pouvoirs publics ne croient plus la direction du fait des propos mensongers de Patrice Papet





Autrement dit, plus personne ne croit la direction de France Télévisions du fait des propos mensongers de son DGA/DRH Patrice Papet. »





Le constat était déjà, à l’époque sans appel. Dans quel contexte écrivions-nous cela ?





Rappel chronologique des faits :





- Septembre 2010, Patrice Papet le sourire accroché aux lèvres en permanence, réunit les organisations syndicales pour leur expliquer que « Conformément aux déclarations de Rémy Pflimlin qui réinstaure un fonctionnement plutôt vertical des chaînes avec des responsables propres (A la tête de chaque chaîne mais aussi aux programmes, aux antennes, au marketing, à la communication, etc…), le « fonctionnogramme » de Carolis a vécu….qu’un organigramme sera présenté aux élus dès décembre 2010. »





- Décembre 2010 PAS D’ORGANIGRAMME mais les recrutements extérieurs continuent ou plutôt s’amplifient.





- En janvier 2011, alors que le ton monte au niveau des organisations syndicales qui pensent avoir été menées en bateau, Patrice Papet donne une interview à "Télé 2 semaines", où il affirme "la pagaille c’est fini…d’ici la fin du mois de mars 2011, la direction va produire un organigramme par secteurs".





- Mars 2011 PAS D’ORGANIGRAMME mais les recrutements extérieurs s’accélèrent.





- Les 28 et 29 mars 2011, la direction organise au CNIT-La Défense pour un coût d’environ 1,5 millions d’euros (restauration comprise) dont 300.000€ de décor, un séminaire «managérial » après celui organisé quelques semaines plus tôt Place Vendôme au Ritz.





- Patrice Papet le monsieur loyal de la dispendieuse gaudriole annonce que les téléspectateurs vont pouvoir être amis avec France Télévisons qui est sur Facebook. Il précise aussi que «les déménagements reprennent, qu’à ce titre les services DRH, Communication interne et Communication externe vont prochainement intégrer le nouveau bâtiment Valin » mais toujours PAS D’ORGANIGRAMME.





- Fin mars 2011, Patrice Papet va donc affirmer, une fois encore, devant 1.200 voire 1.500 « participants managers » que "début juin 2011, la direction fournira bien un organigramme par secteur".





- Le 1er juillet 2011, juin sera passé, force était de constater qu’il n’y avait toujours PAS D’ORGANIGRAMME.





- En septembre 2011, de retour de vacances, nouvelle séance de désinformation devant les élus du Siège: "c’est une question de jours, fin septembre 2011 au plus tard, la direction fournira bien l’organigramme qui est en voie de finalisation ".





- En novembre 2011, devant les élus du Comité d’entreprise Siège, nouvelle et énième désinformation " L’organigramme, c’est sûr vous sera présenté en décembre " !





Dans quelques heures, nous serons le 1er janvier 2012 et toujours PAS D’ORGANIGRAMME.





Alors lorsque le 8 décembre 2011, Papet donne une pseudo interview au magasine «Stratégies» intitulée «Vers un gel des embauches à France TV en 2012» , il a l’air ridicule.





Après les quelques 200 recrutements qui ont été faits depuis l’arrivée de Pflimlin et de Papet, sans aucune lisibilité puisque PAS D’ORGANIGRAMME à des niveaux de rémunération invraisemblables et qui ont entraîné un glissement de la masse salariale d’au moins 6%, Patrice Papet annonce : « L'objectif pour 2012 est la stabilisation des effectifs. Nous allons vers un arrêt des recrutements externes. [tu parles, il a explosé le cadre fixé ] En clair, toute embauche sera soumise à mon autorisation. Dans certains cas, ce sera difficile car nous avons des programmes ambitieux à la fois pour rattraper notre retard dans le numérique (France TV Info, télévision connectée, etc.) et accélérer la régionalisation des programmes. À titre de comparaison, il y avait eu plusieurs dizaines de recrutements en 2011. »





Quelle vaste fumisterie. Papet/Pflimlin recrutent autant comme autant SANS ORGANIGRAMME et viennent ensuite parler du « gel des embauches »c’est se foutre du monde !





La suite de son propos vaut son pesant de cacahuètes lorsqu’il déclare : « Même si notre contrat d'objectifs et de moyens prévoit une légère inflexion des effectifs, [c’est sûrement pour ça qu’il a procédé à près de 200 recrutements!] ce n’est qu’à partir de 2013. »…Nous voila rassuré, ils ont encore le temps de couler un peu plus la boîte en attendant 2013 et toujours SANS ORGANIGRAMME





Quant au « 15 millions d’économies qu’a demandé le gouvernement », selon Papet « Ce n'est pas pour 2012 où FTV sera à peu près sur la même trajectoire avec globalement, les frais de personnel qui ont certes augmenté de 1,9% entre 2009 et 2010 [il oublie donc son exercice à lui pour 2011 avec plus de 6% de glissement] et se montent à 900 millions d'euros par an - cela représente toujours moins de 30% de l'ensemble des charges du groupe - mais qui pour 2012 devraient s'infléchir avec une stabilisation des effectifs".





Allez comprendre quelque chose!!!! "la trajectoire est globalement la même mais elle devrait subir, en matière d'effectifs une légère inflexion qui se traduirait par une stabilisation".





Il faudrait sûrement que Patrice Papet retourne en classe de français ou prenne un dictionnaire pour y chercher la définition des mots:





-stabilisation





-inflexion





- augmentation





et gel





qui ne sont normalement pas des synonymes ....!!!!!





Et s'il pouvait, en plus, regarder la signification du mot "craques" [comme dans l'expression "dire des craques"], il devrait comprendre pourquoi le coup de L’ORGANIGRAMME avec lequel il ballade tout le monde depuis septembre 2010 et qui n'est toujours pas au rendez-vous, a fini de le décrédibiliser totalement, lui et ses acolytes du 8ème étage.

mercredi 28 décembre 2011

France Télévisions: devrait y avoir du sport à vous en faire voir des étoiles!

Il y a deux jours, nous postions un nouvel article sur le blog CGC Média intitulé : « Combien d’affaires faudra-t-il à France Télévisions? »

Nous y faisions référence, entre autres, à la tribune voila deux mois de cela, dans « Le Monde » de Dominique Fournier, ancien directeur des programmes et de l'antenne de TV5 et ancien directeur délégué de l'action culturelle à France Télévisions, intitulée : « Le service public à la dérive, une télévision décérébrée » qui y parle de « dérive du service public de télévision avec la nouvelle équipe mise en place par Rémy Pflimlin, de ratage absolu, d'échec est total, d’ étrange silence du ministre de tutelle mais aussi des pouvoirs publics, etc… »

Nous y parlions des diverses prises de paroles et de position de Président de la République qui avant même la nomination de Pflimlin en appelait à une "République irréprochable" et à la "moralisation" des pratiques de ce pays…en reconnaissant même dès juillet 2010 "Trop de mauvais habitudes ont été prises. Ces mauvaises habitudes, il faut y mettre un terme".

Nous y évoquions également le projet de loi voulu par le Chef de l’État qui prônait « des dirigeants d’entreprises publiques, la même exemplarité que les Ministres »…tout cela suite à la mise ne place d’une commission de réflexion sur la prévention des conflits d'intérêts, sous la présidence de Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat. En nous interrogeant : « La télévision publique serait-elle exemptée de telles obligations ? ».

Enfin nous y énumérions les affaires qui secouent actuellement France Télévisions, alors que la crise économique et financière frappe le pays de plein fouet est sans égal, avec les propos de Pflimlin qui interrogé sur l’enquête préliminaire que le Parquet de Paris sous la conduite du procureur Nicolas Baietto a confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) suite à la plainte déposée en juillet pour « favoritisme et prise illégale d'intérêt », peut-il désavouer à ce point Nicolas Sarkozy en déclarant au Monde : « Sur un budget qui fait 3 milliards d'euros, des contrats de quelques milliers d'euros ce n'est pas un sujet » ?

Ou encore la perquisition dans l’enceinte même de France Télévisions par les services de police dans le cadre d’une instruction judiciaire sur fond de marchés immobiliers [une première en la matière] qui forçait l’entreprise à publier un communiqué niant toute implication : « En l'état, ni l'entreprise ni aucun de ses membres ne sont poursuivis » [la aussi une première en la matière], la plainte faite au Procureur de la République pour les infractions de vol, dommages à la propriété et la violation de domicile, dans le cadre de la mise à sac des locaux syndicaux rue Varet, la nomination de Murielle Charles-Beretti, femme du pédégé de la boîte de conseil en management Altédia Pierre Beretti qui travaille pour France Télévisions, nomination faite en flagrante violation de la loi puisque plus précisément de l'article III-6 de la Convention Collective de l'Audiovisuel Public qui a force de loi, le CDD de Carolis ex PDG déjà revenu comme producteur "des Racines et des Ailes" via sa boîte ANAPROD, le retour également de l’ex DG son bras droit Patrice Duhamel, etc….

L’article se terminait presque par « et ce n’est pas fini… ! »

Nous n’avions pas imaginé avoir raison si rapidement ! Aujourd’hui dans le même registre et toujours dans le cadre du conflit d’intérêts potentiel, « Le Canard enchaîné » [décidément, ce Canard !!!!!] qui nous révèle à présent ce qui se passe aux Sports de France Télévisions.

Voici l’article joint en bas de post

« Déjà secoué par plusieurs coups de gueule de la rédaction, ces deux dernières années, le service des sports de France Télés avec à sa tête Daniel Bilalian, est encore à la fête. Ses journalistes viennent de boycotter plusieurs réunions et de remettre une note à « Bil », leur chef, histoire de lui formuler quelques griefs.

Parmi ceux-ci : la surexposition à l’antenne du show un brin publicitaire « Les étoiles du sport » [évènement FTV, ndlr], qui rassemble chaque mois de décembre des célébrités sportives à La Plagne, sous le haut patronage du ministre des Sports.

Or la communication de cet évènement est confiée à une boîte privée dont la patronne, Olivia Payerne, n’est autre que l’épouse à la ville de François Brabant, le numéro 2 des sports de France Télé.

Bah ! tout de suite les rapprochements désagréables. »

Et nous qui en appelions comme le Chef de l’Etat au respect des lois, textes et principes conventionnels qui force de loi, faut-il le redire, et qui s’agissant des « intérêts croisés » interdisant à tout responsable d’avoir soi-même ou par personnes interposées des liens de nature à compromettre son indépendance… !

PS : Après nous être rendu sur le Net, nous y avons découvert, oh ! surprise la page suivante : http://www.lesetoilesdusport.com/fr/presse/contact.html... [voila ce que vous y trouvez :

« Contact

Les Etoiles du Sport sont un formidable espace d’échanges entre sportifs auquel les médias sont conviés. Pendant l’évènement, les journalistes présents ont l’opportunité de rencontrer les Champions dans un climat de détente et de convivialité en l’absence totale de la pression des compétitions. Ainsi, chaque binôme Parrain / Espoir participe à une demi-journée d’interviews planifiée par le service de presse selon les demandes qui lui sont faites.

Pour recevoir le dossier de presse, les photos des différentes éditions des Etoiles du Sport, ou demander une interview, contactez le service de presse ci-dessous :

Agence Olivia Payerne
Olivia Payerne & Agathe Deschars
1 boulevard Jean Jaurès – 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
Tél. 01.46.04.08.62 – Fax : 01.47.05.94.80
contact@agence-op.fr »

Nous avons pu y remarquer parmi les autres logos du bas de page, celui de « Quicksilver » qui semble bien figurer sur les vêtements « pulls et/ou t-shirts » que les journalistes sportifs arborent à l’antenne et qui (2ème surprise…c’est le double effet kiss-cool) ne sont d’ailleurs pas floutés !

Eh ! bien qui s’occupe aussi de « Quicksilver » ??? Non, ne nous dites pas !!!!

mardi 27 décembre 2011

Rémy Pflimlin ne devrait présenter son budget 2012 qu’au seul Conseil d’Administration de France Télévisions.


my Pflimlin ne devrait présenter son budget 2012 qu’au seul Conseil d’Administration de France Télévisions.
Ils représentent aujourd’hui une large majorité, ceux qui responsables, décideurs, politiques, parlementaires, du monde des média, etc….prédisent à l’intérieur comme à l’extérieur « l’implosion » [certains disent aussi explosion] de France Télévisions pour le premier semestre 2012.
Dans un scénario à la Presstalis [ex NMPP] que Rémy Pflimlin laissa en situation de quasi faillite [cf les différents articles de presse d’alors], l’avenir de la télévision publique n’est pas plus reluisant.
Alors que depuis son arrivée les recrutements à hauts niveaux et tous azimuts n’ont jamais été si nombreux - selon nos estimations, ces derniers représentent entre 6% et 8% de la masse salariale – il pourrait indiquer en janvier 2012 non seulement comme l’annonçait son dga Patrice Papet à « Stratégies » le 8/12/11 « un gel des embauches » mais plus grave des suppressions de postes.
Tout cela pourrait être abordé au seul Conseil d’Administration de janvier 2012 dans le cadre d’un point à l’ordre du jour sur le « budget », squeezant ainsi le CCE et les CE qui non seulement doivent être informés légalement et consultés préalablement mais qui ont bien évidemment leur mot à dire et des tonnes de questions à poser.
Rémy Pflimlin mise sûrement sur la période de campagne électorale pour faire faire prendre certaines vessies pour des lanternes…il espère probablement que la « Présidentielle » occupera trop les esprits pour que l’on se penchât sur le sort de la télé publique ! Les administrateurs, sans réelle « feuille de route » n’auraient vraisemblablement pas la possibilité de s’opposer [ce que pourraient naturellement faire les élus] et puis une telle attitude ne serait-elle pas considérée comme un désaveu du choix fait voila environ un an du patron de la télévision publique !
Et puis comme le disait Rémy Pflimlin au Monde: « Sur un budget qui fait 3 milliards d'euros où des contrats de quelques milliers d'euros ne sont pas un sujet …» pourquoi voulez-vous avec une telle somme en période de crise que quelqu’un aille, comme a pourtant osé le faire courageusement Martine Martinel au nom de la Commission des affaires culturelles dans son avis sur le projet de loi de finances 2012, trouver à redire au budget 2012 de la télé publique qui courre tout droit à la catastrophe ?!
Cela dit, il s’agira évidemment d’une entrave pénale….mais de cela qui s’en soucie ???
Chacun a encore en tête les prédictions mayas pour 2012 et le film qui s’en inspire…c’est une fin similaire à laquelle France Télévisions peut s’attendre. Une fois encore certains se disant "impuissants" expliqueront « si seulement, nous avions su ! » et pourtant ils savaient mais il sera trop tard.

lundi 26 décembre 2011

Combien d’affaires faudra-t-il à France Télévisions?

Combien d’affaires faudra-t-il à France Télévisions?

Il y a deux mois de cela, « Le Monde » publiait une tribune de Dominique Fournier, ancien directeur des programmes et de l'antenne de TV5 et ancien directeur délégué de l'action culturelle à France Télévisions, intitulée : « Le service public à la dérive, une télévision décérébrée ».

Dominique Fournier interpellait Frédéric Mitterrand Ministre de la culture et de la communication, en lançant un S.O.S. « Devant ce ratage absolu, allez-vous rester silencieux ? Quel geste allez-vous faire, quelle parole allez-vous prononcer pour que cesse cette dérive, autrement plus grave que celle que vous avez connue et dénoncée spectaculairement par le passé ? [alors animateur, il mettait voilà une vingtaine d’années, son « Sept d’or » à terre – récompense obtenue dans le cadre d’une émission de télé publique – « là où se trouvait le service public » disait-il]

« L'échec est total, au point même que Nicolas Sarkozy s'inquiète…» écrit-il encore.

Ce n’est effectivement pas le Ministre qu’aurait dû apostropher Dominique Fournier qui n’est pas responsable de la nomination de Rémy Pflimlin à la tête de la télévision publique mais bel et bien le Chef de l’État !

L’ex directeur qui explique « qu’ il y a de quoi s’indigner sur la dérive du service public de télévision avec la nouvelle équipe mise en place par Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, nommé l'an passé par le président de la République, qui a fait disparaître l'essentiel des émissions à caractère culturel » demande au Ministre à quoi « est dû son étrange silence. »

La critique contre Rémy Pflimlin ne s’arrête pas là. Dominique Fournier ajoute : « Au su des responsabilités que M. Pflimlin exerce dans diverses institutions culturelles, on aurait pu attendre mieux de lui en tant que président de France Télévisions. Peu soucieux des contenus, il semble qu'en arrivant à la tête des chaînes de service public, son objectif principal et son obsession prédominante furent de tenter d’augmenter les parts de marché. [sans aucun succès, c’est bien le moins qu’on puisse dire, les audiences n’ont jamais été aussi basses]».

Et de fustiger ainsi la politique de Rémy Pflimlin, qui se résume selon lui à "tout sauf la culture et place aux jeunes…" en enfonçant le clou avec un lapidaire « Il ne suffit pas d’écarter de l’antenne bon nombre d'animateurs qui ont donné une image de marque et une identité à France Télévisions, et de les remplacer à la va-vite, pour que d'un seul coup un public nouveau vienne regarder les chaînes de France Télévisions ».

Pourtant, il ne s’agit là que des aspects éditorial et organisationnel catastrophiques mis en avant par l’auteur de cette tribune. L’aspect « moral et éthique » est totalement absent.

Dominique Fournier doit vraisemblablement avoir toujours à l’oreille les différentes interventions de Nicolas Sarkozy qui n'avait pas de mots assez forts pour en appeler à une "République irréprochable" et à la "moralisation" des pratiques politiques…en reconnaissant dès juillet 2010 "Trop de mauvais habitudes ont été prises. Ces mauvaises habitudes, il faut y mettre un terme".

En septembre 2010, fort de ce constat, il allait même mettre en place une commission de réflexion sur la prévention des conflits d'intérêts, sous la présidence de Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'Etat qui remettait au chef de l'Etat, le 26 janvier, un rapport intitulé "Pour une nouvelle déontologie de la vie publique" formulant un ensemble de recommandations destinées à prévenir les conflits d'intérêts et, le cas échéant, à les sanctionner.

« Les dirigeants d’entreprises publiques devaient faire preuve de la même exemplarité que les Ministres », expliquait alors le Président de la République au moment où l'affaire Woerth-Bettencourt défrayait la chronique et où ce dernier quittait le gouvernement.

La télévision publique serait-elle exemptée de telles obligations ? Certes, il existe déjà tout un tas de dispositions légales à commencer par les procédures obligatoires d’appels d’offres ou encore l’interdiction pour tout responsable d’avoir soi-même ou par personnes interposées des liens de nature à compromettre son indépendance…faudrait-il encore qu’elles soient respectées !!!!

Alors que la crise économique et financière frappe le pays de plein fouet, comment le dirigeant d’une entreprise publique, interrogé sur l’enquête préliminaire que le Parquet de Paris sous la conduite du procureur Nicolas Baietto a confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) suite à la plainte déposée en juillet pour « favoritisme et prise illégale d'intérêt », peut-il désavouer à ce point Nicolas Sarkozy en déclarant au Monde : « Sur un budget qui fait 3 milliards d'euros, des contrats de quelques milliers d'euros ce n'est pas un sujet » ?

Combien d’affaires faudra-t-il à France Télévisions pour que le Chef de l’Etat agisse ?

- la plainte pour favoritisme et prise illégale d'intérêt déposée par la CGC à l'encontre de responsables de France télévisions et de consultants officiant pour le groupe (LLA nº1506) pour laquelle le procureur Nicolas Baietto a donc demandé une enquête préliminaire, confiée à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE).

- la perquisition dans l’enceinte même de France Télévisions par les services de police dans le cadre d’une instruction judiciaire sur fond de marchés immobiliers [une première en la matière] qui forçait l’entreprise à publier un communiqué niant toute implication : « En l'état, ni l'entreprise ni aucun de ses membres ne sont poursuivis » [la aussi une première en la matière]

- la plainte faite au Procureur de la République pour les infractions de vol, dommages à la propriété et la violation de domicile, dans le cadre de la mise à sac des locaux syndicaux rue Varet.

- le mépris des dispositions légales en matière d’exclusivité et particulièrement le viol des dispositions contractuelles conventionnelles s’agissant des « intérêts croisés » interdisant à tout responsable d’avoir soi-même ou par personnes interposées des liens de nature à compromettre son indépendance…

- la nomination de Murielle Charles-Beretti, femme du pédégé de la boîte de conseil en management Altédia Pierre Beretti qui travaille pour France Télévisions, nomination faite en flagrante violation de la loi puisque plus précisément de l'article III-6 de la Convention Collective de l'Audiovisuel Public qui a force de loi.

- le CDD de Carolis ex PDG déjà revenu comme producteur "des Racines et des Ailes" via sa boîte ANAPROD,

- le retour de l’ex DG son bras droit Patrice Duhamel

- dernière en date, une plainte pour « détournement de fonds publics, complicité et recel » que pourrait déposer la CGC au cas où les questions qu’elle a posées en fin de semaine dernière resteraient sans réponse et surtout au cas où ces dernières ne feraient l’objet en interne ni d’une indispensable enquête, ni d’aucune mesure conservatoire en fonction des résultats !

et ce n’est pas fini… !

Chaque jour qui passe amenant son flot de révélations et de dossiers qui sont inadmissibles dans toute entreprise de service publique où les deniers des contribuables sont en jeu et surtout lorsque ceux-ci représentent 3 milliards d’euros par année, combien en faudra-t-il encore pour ce que Dominique Fournier qualifiait « d’échec total et de dérive du service public » s’arrête net ????

Personne ne pourra prétendre regarder ailleurs et dire après qu’il n’imaginait pas ou ne savait pas !

jeudi 22 décembre 2011

La CGC Média va demander des comptes à la direction de France Télévisions sur la gestion de la Régie Finale de France 2 au départ de son "responsable"

La CGC Média va demander des comptes à la direction de France Télévisions sur la gestion de la Régie Finale de France 2 au départ de son «responsable».

Dans quelques jours, au 31 décembre 2011, le responsable de la Régie finale de « La Deux » quittera l’entreprise avec force indemnités de départ à la clé…

Ce « directeur » servant la direction sans égal, délégué syndical de façade pendant des années et qui, à son départ exhorte même ses « subalternes » à surtout ne pas reprendre leur carte dans le syndicat qu’il quitte [c’est sans doute ce qu’on appelle la force des convictions] devra inévitablement s’expliquer sur certaines pratiques et autres dispendieuses dépenses faites dans son service.

Le SNPCA-CGC va transmettre à la direction de France Télé, une série de questions concernant des milliers d’euros de factures payées par l’entreprise et concernant des « fournitures » bien particulières…avant de les transmettre, le cas échéant, à la Justice.

Sur ces 5 dernières années :

- Quel a été le montant et la nature de l’ensemble des fournitures commandées par ce « responsable », factures payées par France 2 donc par les contribuables ?

-
Combien de caisses de champagne ont été commandées par ce « responsable », quel a été leur destination et quel a été le montant des factures payées par France 2 donc par les contribuables ?

-
Combien de boîtes de chocolats ont été commandées par ce « responsable », quel a été leur destination et quel a été le montant des factures payées par France 2 donc par les contribuables ?

-
Combien de cartouches Nespresso ont été commandées par ce « responsable » destinées à la machine à café réglée elle-aussi par l’entreprise et qui se trouve dans son bureau, quelle a été leur destination et quel a été le montant total des factures payées par France 2 donc par les contribuables? Et en prime, que va-t-il advenir de la dizaine de cartons Nespresso commandé juste avant son départ ?
What else ????


Quel a été le montant des indemnités kilométriques déclarées par lui-même, le concernant mais concernant aussi l’ensemble de ses « subalternes » qui lui ont été remboursées par la société comme à l’ensemble du service ?


Ces indemnités kilométriques correspondent-elles bien à la réalité des déplacements effectués pour raisons professionnelles par les techniciens de la régie ?
Il suffira sûrement d'interroger les techniciens de la régie pour le savoir !...

Si tel n’était pas le cas et dans l’hypothèse de déclarations erronées
(faites par l’intéressé donc), comment ce « responsable » a-t-il alors pris en charge le remboursement auprès des salariés
de trop payés par l’entreprise ?

Post scriptum: Une enveloppe pour le départ de ce « directeur responsable et syndicaliste », circule actuellement…Ceux qui souhaitent donner peuvent encore le faire !

Le Bonhomme Pflimlin…une humiliation supplémentaire pour la télé publique.

Le Bonhomme Pflimlin…une humiliation supplémentaire pour la télé publique.En pleine tourmente, Rémy Pflimlin se fait tirer le portrait…Il pensait sûrement que l’exercice lui serait profitable mais il a forcément dû se rendre à l’évidence en lisant l’article dans « Libération » de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts intitulé « Bonhomme de président » qui avec le talent, l’humour, la justesse et la plume qu’on leur connaît, ont particulièrement étrillé l’intéressé.

Rémy Pflimlin ne s’attendait sûrement pas à ce genre de portrait !!!! Il pensait probablement comme il le dit aux deux journalistes: «ça vaut la peine qu’on parle de moi par rapport à la caricature qu’on a pu se faire, mon image trop désincarnée». (citation)

Autrement dit, « la Presse ne donne de moi qu’une caricature…je suis le seul à me connaître et ça vaut la peine que je vous explique qui je suis !!!! ». Et dire qu’il y a quelques semaines, « 20 Minutes » osait écrire un article intitulé « Pour qui se prend Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions ? ».

Qu’il s’agisse de l’article de « Libé » comme de l’ensemble des média qui diffusent unanimes, depuis des mois, des papiers allant tous dans le même sens, l’image dégradée de Rémy Pflimlin dont Marianne posait en novembre dernier la question dans un dossier de 5 pages : "Faut-il déprogrammer Rémy Pflimlin?" en parlant d'"Accidents industriels à France Télévisions"....rejaillit continuellement sur France Télévisions.

Au bout du compte, ce n’est pas Rémy Pflimlin qui se retrouve humilié article après article de Presse, c’est France Télévisions qui à chaque nouvelle ligne se retrouve systématiquement humilié.

Et comme le dit « Libé » : « au fait, pourquoi avoir accepté ce portrait, exercice où l’on est censé se déboutonner ? «Parce que vous me l’avez demandéet l’on en revient à sa pitoyable formule «ça vaut la peine qu’on parle de moi... » [l’intéressé qui est à l’évidence dans un autre monde façon Bisounours, est aujourd’hui le seul à le penser !]

Voici pêle-mêle quelques morceaux choisis du portrait de l’égocentrique Pflimlin qui vaut la peine (comme il le dit) :

- « Rémy Pflimlin, le grand et gris président de France Télévisions »,

- « le grand tout mou humaniste »,

- « géant, pas méchant, le consensuel président de France Télévisions »

- « sa rentrée, celle qu’il peut revendiquer comme sienne est un four. Un four d’audience d’abord…un four éditorial aussi. »

- « Pflimlin tient de ces gigantesques dinosaures herbivores, impressionnant mais pas méchant pour un sou, comme ces gens trop grands, trop haut au-dessus de la mêlée. »

- « le caractère alsacien, à la croisée des cultures allemande et française, au fond du fond.. »

- « son bilan à France Télévisions, un gigantesque foutoir qui part dans tous les sens où on ne sait même plus à qui s’adresser pour avoir des feuilles ou des agrafes».

- « avec Pflimlin : à peine a-t-on caressé l’idée de s’accrocher à une aspérité qu’il vous glisse entre les doigts… et on souhaite bien du courage au psy qui s’attaquerait à Pflimlin l’anguille. »

- « Avec Pflimlin, "la courbure d’échine devient un critère fondamental"…», etc….

L’humiliation n’est pas seulement pour le bonhomme Pflimlin mais, redisons-le, pour la télé publique et ses salariés qui n’avaient vraiment pas besoin de cela.

Voici l’article de Libération

« Bonhomme de président

Portrait de Rémy Pflimlin. Bon géant, pas méchant, le consensuel président de France Télévisions tente de survivre à sa nomination par Sarkozy.

Par RAPHAËL GARRIGOS, ISABELLE ROBERTS

Croyez-le ou non, mais la vie avec Rémy Pflimlin, le grand et gris président de France Télévisions, oscille entre formidable et extraordinaire. La «semaine de l’amour» qu’il organise alors étudiant à HEC ? «Extraordinaire.» On veut bien le croire, d’autant qu’Alice Sapritch est venue y faire une lecture. Mulhouse où, à 39 ans, il préside le journal l’Alsace ? «Je suis jeune, je suis patron d’un quotidien, je suis chez moi, c’est formidable.» Mmm, d’accord. France 3 qu’il dirigea il y a six ans ? «Une aventure extraordinaire.» Bon… Et la nomination directe par le président de la République et le soupçon permanent qui va avec : formidable ou extraordinaire ? «Personne ne pense que l’information de France Télévisions est biaisée et, ça, c’est formidable.»

Ce qui n’est en revanche ni extraordinaire ni formidable, c’est la rentrée de Pflimlin. La première depuis son installation en août 2010 à la tête de la télé publique, celle qu’il peut revendiquer comme sienne est un four. Un four d’audience : le retour de Delarue ou la culturelle de France 2 présentée par Elizabeth Tchoungui en symbole du changement façon Pflimlin - femme, noire, jeune à la place de Franz-Olivier Giesbert - se situe dans la marge d’erreur de Médiamétrie. Un four éditorial aussi. Sur la Deux encore, un Frédéric Lopez dégoulinant nous vante ses secrets du bonheur. Sur la Trois, un Cyril Viguier imposé par l’Elysée fait bavarder de vieilles pommes dans l’indifférence générale et, sur la Trois toujours, Pierre Sled, qui a lui aussi suivi la filière Sarkozy, dirige les programmes. Mais voilà que le mou Pflimlin se raidit d’un coup et vient de nous faire un joli strike : dehors Viguier (clause d’audience inscrite dans le contrat non atteinte), dehors Delarue (même motif, avant qu’il n’annonce son cancer), dehors Sled et son impressionnante collection d’échecs. Mais croyez-vous que l’optimisme forcené de Pflimlin en soit diminué ? Nenni. «C’est la vie des entreprises.»

Car rien ne semble l’atteindre, Pflimlin. Il tient de ces gigantesques dinosaures herbivores, impressionnant mais pas méchant pour un sou, comme ces gens trop grands, trop haut au-dessus de la mêlée. Il reçoit au conservatoire de Paris, dont il préside le conseil d’administration, dans une salle d’études, estrade, piano à queue et rideaux verts qui ont connu de meilleurs jours. A la présidence de la télé publique, il succède à une belle lignée de fortes têtes ou de têtes de cochon, c’est selon : Bourges, Elkabbach, Tessier, Carolis. «Mes prédécesseurs ont fait de leur personnalité l’identité de France Télévisions», analyse-t-il. Attention, en langage Pflimlin, c’est un Scud. Lui, à France Télévisions, personne ne le déteste, personne ne l’adore non plus. «La culture rhénane, dit-il, le caractère alsacien, à la croisée des cultures allemande et française, au fond du fond, on n’est à l’aise ni dans l’une ni dans l’autre.» Attention, en langage Pflimlin, c’est une confession. Que voulez-vous, il est comme ça Rémy Pflimlin. Il écoute. Il respecte. Il pardonne. Quand il est en colère - «ça m’arrive» -, il peut sortir «deux, trois trucs un peu secs». Il aime la distance, la solidarité, le consensus, il travaille dans la collégialité, «le contraire d’un patron autoritaire», selon un collaborateur. Un boulot de galérien à France Télévisions, qu’un salarié décrit comme «un gigantesque foutoir qui part dans tous les sens et où on ne sait même plus à qui s’adresser pour avoir des feuilles ou des agrafes».

Bourdonnement de notes assourdies : dans la classe désertée où traînent les partitions du concerto pour deux pianos en mineur de Francis Poulenc, allegro ma non troppo, Pflimlin raconte. Son enfance «heureuse» à Mulhouse. Les parents négociants en matériaux de construction. Ses deux frères, un oncle qu’il voit peu, Pierre, président du Conseil de la IVe République. Le basket dans un club de la cité ouvrière qui l’«ouvre», lui, le petit-bourgeois. Son Mai 68 : «J’ai fait ma communion solennelle», ça ne s’invente pas. Son entrée à HEC : «J’avais envie de faire quelque chose d’inscrit dans la société, patron de quelque chose…» Le voilà sur le campus HEC à Jouy-en-Josas, président des élèves, la première d’une longue série. Bientôt, il sera marié avec Agnès, éditrice de livres d’entreprises. «C’est un couple qui marche bien», observe-t-il. Ils ont trois fils. Important, la famille ? Lui, interloqué : «C’est le sens.» C’est un centriste chrétien, dites pas que ça vous étonne.

Là attention, car arrive le morceau un peu funky moumoute de la bio de Pflimlin : en 1976, il fait son stage HEC dans un kibboutz socialiste à Gaza et assiste aux premières boutures entre pamplemousse et orange pour donner naissance au pomelo. «C’était fantastique.» Voilà : fin de l’anecdote fun. C’est comme ça avec Pflimlin : à peine a-t-on caressé l’idée de s’accrocher à une aspérité qu’il vous glisse entre les doigts. Pas sûr qu’il n’y prenne pas un certain plaisir. Ainsi lance-t-il, l’air de rien, être «fana de Freud». Bim : «Et vous, vous vous êtes fait psychanalyser ?» rétorquent les finauds journalistes. Qui s’attirent un «non» définitif doublé d’un sourire teinté d’effroi. OK. On n’a rien dit. Et on souhaite bien du courage au psy qui s’attaquerait à Pflimlin l’anguille.

Et au fait, pourquoi avoir accepté ce portrait, exercice où l’on est censé se déboutonner ? «Parce que vous me l’avez demandé.» Et aussi, se rattrape-t-il, «parce que ça vaut la peine qu’on parle de moi par rapport à la caricature qu’on a pu se faire, mon image trop désincarnée». Alors, d’accord, de la chair, de la viande, du sang : ça va bien, le portrait de Pflimlin en grand tout mou humaniste. Après tout, Fogiel, C’est mon Choix et Plus belle la vie sur France 3, c’est lui. Il a présidé Presstalis, sac de nœuds indémerdable de la distribution de la presse où il a fréquenté tous les patrons de canards. Il a de l’ambition. Il a ses réseaux, il est un de ces fauves des médias. Sarkozy lui avait promis Arte, le voilà bombardé à France Télévisions. Pourquoi lui plutôt que le bouillonnant poulain officiel du Président, Alexandre Bompard ? Parce qu’on est alors en plein scandale Woerth, parce que Bompard, ça ferait vraiment trop et parce que le rond et consensuel Pflimlin fera bien l’affaire. Viguier, Sled, tout ce que ses prédécesseurs Carolis et Duhamel avaient refusé (ils s’en sont assez vantés), lui, à peine arrivé, l’accepte. Avec Pflimlin, «la courbure d’échine devient un critère fondamental», balaye, impitoyable, un cadre. Ce soupçon, évident, l’agace, lui, «l’honnête homme» que décrit un ami, lui qui «déteste le piston» selon une copine d’enfance. «C’est injuste», dit-il du même ton égal. Et maintenant que Viguier et Sled sont éjectés, voilà qu’on soupçonne Rémy Pflimlin d’avoir voulu donner un signal vers certain futur président de la République de gauche. C’est ce qui arrive à force d’être rond : avec le vent, on tourne.