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vendredi 7 octobre 2022

L’éphémère Mayerfeld annonce son départ à son secteur.

L’éphémère Mayerfeld annonce son départ à son secteur.

C’est semble-t-il, un ouf de soulagement que poussent en chœur, bon nombre de salariés du secteur RH de France Télévisions à qui Laurence Mayerfeld adresse un mail de départ.

Il n’y aura guère de mouchoirs dans les corbeilles à papier car pour ce pathétique au-revoir qui ne restera pas dans les mémoires et sûrement pas dans les cœurs…

La sortante va même jusqu’à remercier l’ex-Orange de « son écoute et de constant soutien » ! Ben voyons.

Message de Laurence Mayerfeld a toute sa filière RH:

« Bonjour,

Comme vous le savez maintenant, je vais quitter l'entreprise pour des raisons de santé.

Je veux remercier toutes celles et ceux qui m'ont envoyé des messages de soutien auxquels je n'ai pas pu répondre.

Je veux surtout vous remercier tous de votre engagement, de votre travail, de la conscience que vous avez de l'importance de la fonction RH dans une entreprise comme France Télévisions.

Je remercie la Présidente qui a toujours été à l'écoute de nos enjeux et qui m'a toujours soutenue.

J'ai été très honorée de passer ces deux années avec vous en direct ou en visio, je vous souhaite le meilleur pour la suite et je sais que les valeurs fondamentales de la RH vont continuer à prospérer grâce à chacun d'entre vous. 

 Merci. »



jeudi 6 octobre 2022

ROM systématiquement à côté de la plaque !

ROM systématiquement à côté de la plaque !

Le 20 juin 2020, le blog CGC Média dans son article "Laurent Guimier pour remplacer Alexandre Kara à France info :" écrivait "Suite à la nomination de Germain Dagognet au poste de directeur du projet de régionalisation de France Télévisions, Alexandre Kara avait été nommé en 2018 pour lui succéder à la direction de Franceinfo :

Directeur de la rédaction nationale de France Télévisions auparavant, il devrait selon nos informations être remplacé par Laurent Guimier transfuge d’Europe 1."

Cinq jours auparavant, l'inconditionnel soutien de l'ex-Orange et depuis peu aux commandes de l'Arcom enterprise, se félicitait de l'arrivée de celui que sa pote vient de remplacer : "Le président du CSA se réjouissant de la nomination de Laurent Guimier à la tête de France info :  fait des vagues !"


Les réactions dont le blog CGC Média se faisait l'écho, n'avaient pas manqué.

«Totalement indécent » s’emporte cet observateur aguerri de l’audiovisuel.

«Du jamais vu…le président du CSA tenu à devoir de réserve et une obligation de neutralité qui se félicite de la nomination de Pascal Guimier à la direction de France info : » s’étrangle cet autre.

« Personne n’imagine un tweet à l’adresse de Roch-Olivier Maistre à l’attention de Nicolas Escoulan et Jean-Philippe Balasse qui viennent tous deux d’être nommés respectivement directeur de la rédaction d'Europe 1 et directeur de la rédaction d'Europe1.fr auprès de Fabien Namias le directeur de l'information d'Europe 1 » lâche ce troisième qui n’en revient toujours pas....

Avant-hier, l’infirmière TV qui écluse les directeurs de l’info comme on effeuille une marguerite, à donc indiqué comme le révélait le blog CGC Média dans son post « Laurent Guimier le directeur défié de l’information ne passera donc pas l’hiver à son poste…il est pourtant loin d’être dehors ! » que le sorti allait laisser sa place à Alexandre Kara actuellement directeur adjoint des programmes de France Télés...et d'ajouter "Comme tous ses prédécesseurs il devrait être recasé au sein du groupe de télés publiques au même salaire. La valses des directeurs de l’info se poursuit à France Télés…l’ex-Orange en est à son 5ème et ce n’est pas fini semble-t-il !"

Une chose semble sure, selon nos informations, c'est que l’interview d’Emmanuel Macron décrochée par France pour le 12 octobre prochain, n’est du fait ni de l’un, ni de l’autre ! 

Le mail que « Mr T » gardait précieusement dans ses archives et qu’il destine à la Justice !

Le mail que « Mr T » gardait précieusement dans ses archives et qu’il destine à la Justice !

C’est un « Mr T » encore plus énigmatique que d’habitude qui nous a fait parvenir un échange de mails (parmi d’autres) qui selon lui devrait intéresser la Justice et qui parle de « marges à partager en cas de victoire ».

Pour nous aider à comprendre le contexte, notre gorge profonde a tenu à y ajouter une explication de texte que nous livrons, ici, à nos lecteurs sous forme de mails comme nous en avons été destinataire (*)

(*) Il y est question d’un certain Max ami de Fred et son épouse, autrement présenté comme Docteur Ordinateur, alors en relation avec un cadre de l’AEF (aujourd’hui FMM) qu’il surnomme Dédé et pote d’un Riri facilitateur, s’il en est, d’un business pas très catholique et encore moins cathodique !

Cofondateur d’une boite domiciliée dans les Caraïbes, de mèche avec Dédé que connait bien notre « Mr T » pour avoir été son collègue et fervent défenseur, apparemment toujours en affaires avec FMM malgré une sale affaire qu’une poignée de malhonnêtes (il n’y a guère d’autres mots) a préféré étouffer probablement parce qu’elle sentait trop mauvais mais qui va inévitablement  éclater au grand jour dans le cadre d’une plainte (autour de 3 énormes dossiers) et d’une imminente saisine de la Cour de Comptes.

Ci-après l’échange. 

Mail de Riri à Max avec Dédé en copie :

« Il faut donc être agressif sur l'achat du matériel. Souhaites tu répondre aux 2 lots ?

 

Attention : des références sont demandées, les profils des personnes,.....est-ce que XXXX est "visible" sur TV5 et son chiffre d'affaire suffisant au regard du prix de ce projet.

 

Je rappelle que tu ne peux plus être porté par XXXXX

 

Pour ma part, je peux prendre en charge la réponse mais il faut être certain que XXXX puisse être un candidat acceptable…»

 

dit le 1er mail qui interpelle Dédé « Peux-tu te renseigner » …évidemment auprès de la boite qui le salarie et  qui doit acheter le matos !

 

Réponse de Max qui demande à Riri « As-tu pu étudier l'AO (Appel d’Offres) et lancer également les demandes de cotations HP, Apple ? »

 

« Bonsoir,

 

Date limite de réponse le 13 décembre…  

 

Pour mémoire,

Nous avons des chances de l'emporter si nous répondons bien, compte tenu de nos relations AEF.

 

Marge à partager à en cas de victoire.

 

Je ne sais pas répondre sans vous !

 

Merci de votre retour

 

Bon WE

 

Max ”

 

Ce n’est là, selon « Mr T »  qu’un exemple parmi d’autres (qu’il délivre au compte-goutte) de certaines méthodes mises en place par une poignée de voyous qui ont confondu l’Audiovisuel Public avec une vache à lait !

A suivre très, très vite.

mercredi 5 octobre 2022

La masse salariale de France Télés soumise à TVA...Aurore Bergé nommée au Conseil d'administration va nous arranger ça !

La masse salariale de France Télés soumise à TVA...Aurore Bergé nommée au Conseil d'administration va nous arranger ça ! 

Une République exemplaire qui disait...! 

Traditionnellement ce sont les président(e)s des commissions des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale et du Sénat qui siègent au Conseil d’Administration de France Télévisions... Seulement voilà le gouvernement a décidé d'y nommer  Aurore Bergé chantre de l'ultracrépidarianisme et probablement à ce  titre, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale.

La Macronie Alexis Kohler en tête qui pense sans doute qu'il s'agit là d'un message clair à la télé de l'ex-Orange, se met vulgairement le doigt dans l'œil car ces deux-là sont potes...Chacun se souvient encore de celle qui se voyait ministre (de la Culture au premier chef ) à chaque remaniement, écumant les plateaux télés et donnant interview sur interview pour qu'Ernotte soit reconduite (*)

 (*)

"Avec elle, ce devrait être l'aurore d'une nouvelle télé publique" raille une des collègues de la députée des Yvelines qui attend son premier bébé pour fin octobre, ne devrait pas siéger au CA de FTV avant quelques mois  « Je ne mettrai en danger ni la santé de mon enfant ni la mienne », indiquait cette dernière à l'AFP, précisant également qu'elle sera remplacée dans ses fonctions de dirigeante à l'Assemblée par les vice-présidents Renaissance - et qui donc donnera évidemment sa voix à l'infirmière TV.

D'autre part, le gouvernement qui prévoirait d'abonder le budget des entreprises de l'Audiovisuel public par une enveloppe de 110 millions d’euros afin d’ atténuer les effets de l’inflation -  l’augmentation prévue pour France Télés serait de 50 millions d’euros - pourrait reprendre d'une main ce qu'il donne de l'autre!

La masse salariale reposait jusqu'à-là sur une taxe (la Contribution à l'Audiovisuel Public)  maintenant que France Télévisions va dépendre de la TVA (Taxe à la Valeur Ajoutée) la masse salariale va-t-il y être soumise ?  Ce serait tout de même un comble!

L’enveloppe de 50 millions pourrait, de toute façon, fondre comme neige au soleil car les dizaines de millions qu'espérait l'ex-Orange récupérer via la cession de Salto - dont le déficit, soit dit en passant, n'est pas pris en compte dans les résultats de l'entreprise pour afficher du positif qui n'en est pas ! -  lorsque TF1/M6 auraient fusionné (ce qui ne sera pas) a du souci à se faire.

Gageons que l'intéressée le savait en décidant de supprimer les 12/13 et 19/20 sur France 3  et en confiant à l'éphémère et toujours souffrante DRH (remplacée par intérim très récemment), la tâche de réduire au maximum la population des journalistes 

PS: Comme l'indiquait Télérama, il y a peu, depuis dix ans, 17 pays européens ont modifié le financement de leurs médias publics en les basculant complètement ou partiellement sur les budgets de l’État: Macédoine du Nord, Roumanie, Chypre, Lituanie, Moldavie, Espagne, Pays-Bas, Danemark, etc... Dans tous les cas les ressources de l’audiovisuel public ont systématiquement été diminuées.

mardi 4 octobre 2022

Les propos d'Édouard Philippe du dernier carré des soutiens d'Ernotte - devant les étudiants de l'Essec - qui font froid dans le dos.

Les propos d'Édouard Philippe du dernier carré des soutiens d'Ernotte, devant les étudiants de l'Essec qui font froid dans le dos.

Celui qui ne rase pas sa barbe bicolore donc ne passe pas tous les matins devant sa glace à penser qu'il pourrait devenir le prochain président de la République en 2027, va avoir surement besoin de beaucoup plus d'humilité et probablement de relais dans l'Audiovisuel public autre que Carolis qui a rejoint son mouvement, prêts à véhiculer son discours.

Il sait pouvoir compter sur l'ex-Orange avec qui il entretient depuis sa nomination les meilleures relations et qui a toujours répondu présent. Chacun se souvient de la formule de cette dernière à l'adresse de l'État juste avant l'élection d'Emmanuel Macron élu pour un premier mandat en 2017: "France Télés, c'est fromage et dessert".

La même qui s’était répandue sur les réseaux sociaux, accusant par un tweet le Gouvernement Macron de vol " Ma vie serait parfaite si on n'avait pas décidé de me piquer 50 millions d'euros ".

Encore elle qui, peu de temps après, l’intéressé face aux 160 millions d'économies (hors investissements) annoncés alors par le maire du Havre dont elle qualifiait les demandes de  « chiffres exigeants mais faisables » histoire de caresser l'ex-Premier ministre un peu plus dans les sens du poil.

"Il y a une colère rentrée dans la population française qui va exploser » indiquait Édouard Philippe devant les étudiants de l’Essec, ajoutant "pour présenter toute une série de choses qu’on va faire, il faut la ruse d'Ulysse pour éviter la colère d’Achille…"


Celui qui se vante à quel moment « savoir si le vase est plein », revient sur les réformes dont il craignait qu’elle ne suscite la grogne mais qui finalement sont passées des 2017…Avec plus de 400 députés à l’Assemblée, celui qui prône « la ruse d'Ulysse » comme outil politique,  jouerait presque les étonnés !

Il va avoir besoin de beaucoup plus sur l’allégeance d’Ernotte pour succéder à Emmanuel Macron à Elysée dans un peu moins de 5 ans.

Verbatim 

"Il y a une colère rentrée dans la population française qui va exploser. Et je termine mon propos après avoir présenté toute une série de choses qu’on va faire sur l’idée que pour éviter la colère d’Achille, il faut la ruse d'Ulysse.. et que face à cette colère potentielle qui va se déclencher, il faut être rusé.

L’idée que la société française était opprimée, était angoissée, était désemparée et que donc elle pouvait craquer, est une idée que j’avais en tête en juillet. 

On ne sait jamais laquelle des gouttes est la dernière. On ne sait pas, on peut le pressentir mais on sait pas mais en revanche on peut savoir si le vase est bientôt plein. En 2017, on fait les ordonnances travail. Moi je me dis quand on fait les ordonnances travail, ça va être terrible parce que je me souviens de la loi travail, deux ans avant. Manifestations monstres, tension maximale mais on fait les ordonnances travail et ça passe .

On fait la réforme de la SNCF, on met fin au statut, on ouvre à la concurrence. On s’attend à des blocages complets. On les a, mais  pas tant que ça.. y a des grèves mais ça passe.

On se dit qu’on va pouvoir entrer dans les universités dans l’enseignement supérieur sur le fondement d’une orientation sélective. Si vous avez suivi l’activité et 20 ou 30 dernières années, vous avez c’est une bombe mais on le fait. Il y a des universités qui sont occupées, on les désoccupe et ça passe.

Vous vous dites, au fond, même quand ça crispe si, 1 on a un programme qui dit ça et 2 on considère que c’est bon pour le Pays, alors il faut y aller… Donc on y va.

Et on fait la taxe carbone, à un rythme beaucoup plus rapide que ce qui avait été engagé. Or, sachant que c’est un rythme très rapide, et on ne voit pas que ce qui est passé auparavant ne va pas passer et que la taxe carbone et peut-être d’autres mesures, cristallisent le mécontentement et la colère que j’évoquais tout à l’heure."


lundi 3 octobre 2022

M6 n’est plus à vendre.

Selon nos informations, le géant allemand des médias Bertelsmann aurait décider de ne plus vendre M6. 



Laurent Guimier le directeur défié de l’information ne passera donc pas l’hiver à son poste…il est pourtant loin d’être dehors !

Laurent Guimier le directeur défié de l’information ne passera donc pas l’hiver à son poste…il est pourtant loin d’être dehors !

Laurent Guimier, le patron de l’Info va devoir – pour l’instant – laisser sa place à Alexandre Kara actuellement directeur adjoint des programmes de France Télés.

Comme tous ses prédécesseurs il devrait être recasé au sein du groupe de télés publiques au même salaire. La valses des directeurs de l’info se poursuit à France Télés…l’ex-Orange en est à son 5ème et ce n’est pas fini semble-t-il !

Laurent Guimier avait d’abord été nommé en juin 2020, directeur de France Info la chaîne d’information en continu du groupe public, avant de remplacer deux mois plus tard Yannick Letranchant qui lui aussi « était appelé à d’autres tâches » (la formule consacrée de FTV)

Les appétits s'aiguisent en interne car il se murmure qu'un nouveau directeur de l'Info serait nommé après Noël car pour l'heure, Alexandre Kara n'est nommé que directeur de l'information nationale...Quid de l'information régionale et de l'info ultramarine (dont France Télés, on l'a vu ces dernières années,  n'a pas grand-chose à faire!) 

Le catapultage ernottien devrait être acté ce lundi après-midi.  Depuis juillet, le sortant voire le sorti, était chargé de piloter la réforme Tempo voulue par l’ex-Orange qui décidait avant les vacances d’été de la suppression des JT nationaux 12/13 et 19/20 sur France 3, racontant à quelques naïfs et à des parlementaires proches de la macronie que cela serait mieux en matière d’audience et beaucoup plus porteur…Un peu comme cette dernière l’avait raconté aux députés et sénateurs d’Outremer leur expliquant alors que la suppression de la chaîne France Ô remplacée par un portail allait exploser en audience. « De la pipe » comme aurait pu le dire Emmanuel Macron !


Pour  la petite histoire, Nathalie Saint-Cricq dont le nom avait semble-t-il circulé pour remplacer Laurent Guimier - sans aboutir donc - est nommée coordinatrice des  évolutions éditoriales auprès du nouveau directeur de l'Info, tout en conservant ses fonctions éditorialistes.

Il se murmure que les deux ou trois demandes de mouvements qu'elle aurait faites au sein de France Télés  auraient été accordées...l'hiver devrait donc être chaud en interne - bien au-delà des 19°- dès qu'elles seront annoncées !


 

 



Des COM dans l'Audiovisuel public transgressés dès leur signature pourtant prolongés et l'ensemble des Français qui paieront tous la facture!

Des COM dans l'Audiovisuel public transgressés dès leur signature pourtant prolongés et l'ensemble des  Français qui paieront tous la facture !

Comme si l'État n'était pas assez endetté avec 2 901 800 000 000 € (Deux mille neuf cent un milliards et huit cents millions d'euros) de dette publique en 2022, la  remplaçante de Roselyne Bachelot  laisse entendre qu'après avoir pioché  les presque 4 milliards d'euros par an dans l'enveloppe de la TVA  jusqu'en 2025, à partir de là, le financement du secteur se ferait via le budget de l'État.

Dire qu'Emmanuel Macron affirmait, fin août, dès l’ouverture du conseil des ministres: « nous vivons la fin de l’abondance »« des évidences et de l’insouciance »  revenant sur la récente « série de crises graves » de l’Ukraine à la sécheresse qui  symbolisent « Cette grande bascule que nous vivons ».

"Rima Abdul-Malak vend la mèche sur le  financement de l’audiovisuel public" écrit aujourd'hui La Lettre A (*) qui poursuit "Lors d'une réunion avec l'intersyndicale de l'audiovisuel public, la ministre de la culture a fait savoir que le financement du secteur se ferait via le budget de l'État à partir de 2025"

"Un schéma avait pourtant été refusé cet été" s'étonne naturellement le titre de presse...On s'étranglerait à moins ! 

Le gouvernement Macron qui s'arc-boute sur le recul de l'âge de la retraite à 65 ans, a donc décidé de piocher bien profond dans les poches des contribuables et de prolonger les Contrats d'Objectifs et de Moyens jamais respectés afin de le justifier.

Rima Abdul-Malak réussit là un exploit, celui d'être celle qui va flinguer la télé publique après les offres de service de l'ex-Orange devant les sénateurs qui  était la seule  - ses collègues de FMM et Radio France devraient, selon nos informations, laisser leur place ! - à proposer dès 2023 ses services pour accompagner le dispositif d'économies d'échelle et de fusion sur lequel s'interrogeait le gouvernement.

(*) Extrait avec du Bruno Studer, député Renaissance et Aurore Bergé la présidente du groupe à l'Assemblée et leurs incessantes gesticulations et autres élucubrations... Au secours!!

"Un retour à la case départ se profile dans trois ans pour le financement de l'audiovisuel public. Lors d'une réunion organisée avec l'intersyndicale du secteur le 28 septembre, la ministre de la culture, Rima Abdul- Malak, a prévenu ses interlocuteurs que le financement des médias publics se ferait par le budget de l'État, plutôt que par une taxe affectée. Une réglementation européenne contraint l'exécutif à trouver un nouveau mode de financement des groupes Radio France, France Télévisions et France Médias Monde à partir de 2025.

Le gouvernement devra donc abandonner dispositif de financement par la TVA, adopté en août 2022, pour compenser la suppression de la contribution à l'audiovisuel public, appelée aussi redevance.

Dévoilée en petit comité, cette position de la ministre - en faveur donc d'un financement des médias publics par de simples subventions, susceptibles de varier d'année en année -, a d'autant plus surpris les syndicalistes que plusieurs scénarios devaient être étudiés avant cet arbitrage. D'autres prélèvements sur les recettes de l'Etat (PSR) sont en effet poussés par Bruno Studer, député Renaissance (LLA du 02/09/22). Et une mission d'information "consacrée à l'avenir de l'audiovisuel public" confiée au député Renaissance Quentin Bataillon devait justement plancher sur d'autres solutions pour les médias publics. Le mot d'ordre de la rue de Valois semble toutefois avoir été passé aux députés de la majorité.

LES CONTRATS D'OBJECTIFS ET DE MOYENS PROLONGÉS

L'exécutif avait déjà tenté de mettre en place ce type de financement avant d'essuyer une levée de boucliers au vu des craintes de perte d'indépendance des groupes de médias publics. 

La présidente du groupe Renaissance, Aurore Berge, avait obtenu de haute lutte le feu vert de Matignon, Bercy et du ministère de la culture pour l'affectation d'une fraction de TVA à hauteur de 3,7 milliards d'euros(LLA du 19/07/22).

La ministre de la culture, qui a profité de l'occasion pour confirmer une prolongation des contrats d'objectifs et de moyens (COM) d'un an, et de deux pour Arte, a aussi annoncé une rallonge de 114 millions d'euros pour compenser les conséquences de l'inflation sur l'ensemble de l'audiovisuel public. Un coup de pouce insuffisant au vu des pertes estimées, selon les syndicats."

dimanche 2 octobre 2022

Les salariés de TF1 ont peut-être du souci à se faire !

Les salariés de TF1 ont peut-être du souci à se faire !

Une semaine après l'annonce officielle de l'échec de la fusion des groupes TF1 et M6 et alors que Nicolas de Tavernost tente de rassurer les salariés face au casting des repreneurs qui se sont manifestés auprès du groupe Bertelsmann qui souhaite toujours vendre M6, les salariés de TF1 qui vont voir partir Gilles Pélisson pour être remplacé le 13 février prochain par l’ex de Canal + Rodolphe Belmer, ont peut-être du souci à se faire.

Ils viennent en effet de comprendre que Rodolphe Belmer intégrait en 2018 le conseil d'administration de "Brut", le média vidéo fondé par Renaud Le Van Kim, Roger Coste, Guillaume Lacroix et Laurent Lucas (tous les quatre ex de Canal+)..le même qui licencie à tour de bars dans des conditions invraisemblables que le blog CGC Média relayait dans son post hier « Des licenciements Brut de décoffrage chez celui qui a fait une bonne partie de son beurre sur le dos du contribuable ! »

« Premiers frappés, les salariés du bureau américain de Brut. Une quinzaine sur près de cinquante ont été virés. Un coup d'autant plus dur qu'ils ont été remerciés sans les formes. « Nous avons appris les licenciements par un article de presse du 11 juillet », raconte l'un d'eux…

Un salarié basé en France se rappelle : « Le 15 juillet, on a reçu un email groupé avec la photo de sept personnes sur le départ (sur une équipe de 8, NDLR) dans lequel il était écrit : ‘Ce vendredi est le dernier jour pour l'équipe Mexique et Espagne. Comme vous pouvez le supposer, c'est déchirant. Nous étions tellement engagés… » écrivaient Les Echos sous la plume de Florent Vairet, le titre de presse signant une enquête au vitriol intitulée "Malaise chez Brut, entre démissions, licenciements et quête de rentabilité" concernant la "Vague de départs, brutalité des licenciements chez Brut" qui selon le titre de presse "traverse une période de crise".

L’éphémère conseiller ernottien (2 mois environ avant de jeter l’éponge) Rodolphe Belmer, limogé en 2015 par Vincent Bolloré qui dès son entrée au capital de Canal+ avec Vivendi, lui préférait Maxime Saada, a donc toujours gardé ses contacts avec ses potes de Canal + donc de Brut et de Le Van Kim.

Après son renvoi de Canal+, et avant que Gilles Pélisson ne soit nommé en février 2016, le nom de Rodolphe Belmer était évoqué pour le poste de PDG de TF1, qui va finalement lui échoir sept ans plus tard, rappelle l'AFP…le président François Hollande le voyait aussi à la tête de France Télés dès 2015 mais il avait décliné l’offre étant car alors administrateur chez Netflix.

Il enchaînera, à partir de mars 2016 les postes : directeur général de l'opérateur satellite Eutelsat Communications avant de rejoindre le 1er janvier dernier en tant que directeur général le groupe informatique français Atos…un poste qu'il n'occupera six mois et qu’il quitte sur fond de rumeurs de désaccords avec le président du conseil d'administration Bertrand Meunier et de gestion plus que discutable du géant français.

Pas sûr donc que les équipes du groupe TF1 gagnent au change !

samedi 1 octobre 2022

Des licenciements Brut de décoffrage chez celui qui a fait une bonne partie de son beurre sur le dos du contribuable !

Des licenciements Brut de décoffrage chez celui qui a fait une bonne partie de son beurre sur le dos du contribuable !

Ce n'est pas faute pour le blog CGC Média d'avoir dénoncé à maintes, la manne que la télés publique représente pour la boite de Le Van Kim.

Le 3 février, dans notre article "France Télévisions : ce monde de l’entre-soi" ou encore le 15 mars avec "Comment « Brut » s’est emparé de France Télévisions !!" (*)  le blog CGC Média rappelait comment Ernotte faisait le lit de l'ex-collaborateur de Canal + avec l'argent du contribuable. Avec tout le fric levé par Brut à droite et à gauche et une facturation continue à France Télés, Les Echos de cette semaine révèle comment Brut vire les salariés avec des méthodes que beaucoup qualifieraient de Voyous !

(*) 

Sous la plume de Florent Vairet, le titre de presse signe une enquête au vitriol intitulée "Malaise chez Brut, entre démissions, licenciements et quête de rentabilité" concernant la "Vague de départs, brutalité des licenciements chez Brut" qui selon le titre de presse "traverse une période de crise".

Extrait

"L'ascension fut fulgurante. Depuis sa création en 2016, Brut s'est implanté dans quatre pays dont l'Inde et les Etats-Unis et a levé 109 millions d'euros. Le média compte 350 salariés et 500 millions de spectateurs par mois dont 15 millions en France. Le succès est éclatant et pourtant, le cap a dû changer. 

« On va bouger un peu le modèle », avait promis Guillaume Lacroix, patron de Brut, en juillet dernier lors d'un échange organisé par l'Association des journalistes spécialisés sur les médias (AJM). Et il n'a pas menti, le modèle a bougé. 

Premiers frappés, les salariés du bureau américain de Brut. Une quinzaine sur près de cinquante ont été virés. Un coup d'autant plus dur qu'ils ont été remerciés sans les formes. « Nous avons appris les licenciements par un article de presse du 11 juillet », raconte l'un d'eux. 

Guillaume Lacroix regrette amèrement la façon dont les salariés ont appris la nouvelle. « Un mauvais concours de circonstances », explique aujourd'hui le dirigeant. Une communication mal calée entre les différents fuseaux horaires, un embargo mal respecté par un journaliste ? Il ne souhaite pas donner plus de détails mais garantit s'être excusé auprès des équipes américaines. 

Un incident qui lui aurait « crevé le cœur ». [Ben voyons ! ndlr]

La plupart ont ​été convoqués par le responsable des ressources humaines et informés qu'ils étaient licenciés, avec effet immédiat. « Ils ont dû faire leurs affaires et partir tout de suite.

Leurs comptes Slack ont ​été désactivés », raconte une ex-salariée. 

Sur ce coup, le patron assume la méthode. « Nous sommes aux Etats-Unis et c'est la façon dont les avocats du travail nous recommandent d'agir. On a respecté à la lettre la législation américaine », affirme Guillaume Lacroix, qui assure que Brut a offert des compensations bien plus intéressantes que les standards américains, là non plus, sans donner plus de précisions.[Tu parles Charles ! ndlr]

La valse des salariés

Le bureau new-yorkais avait déjà essuyé une première vague de licenciements au moment de la pandémie. Une fois la reprise actée, Brut US a réembauché massivement… jusqu'à la quinzaine de licenciements de cet été. Malgré ces va-et-vient, Guillaume Lacroix martèle que le territoire américain reste une priorité pour Brut qui y a réalisé des investissements importants. Le CEO mise sur la data pour optimiser la production et concentrer l'effort sur les vidéos qui peuvent être facilement duplicables dans les 100 pays où les contenus de Brut sont disponibles.

Conséquence de cette réorganisation, une grande partie de ce qui est diffusé dans le monde doit désormais se réaliser depuis la France. Victime de cette stratégie, le bureau hispanophone situé à Mexico a tout bonnement fermé boutique, quelques jours seulement après avoir reçu le prix journalistique LATAM WAN-IFRA. 

Un salarié basé en France se rappelle : « Le 15 juillet, on a reçu un email groupé avec la photo de sept personnes sur le départ (sur une équipe de 8, NDLR) dans lequel il était écrit : ‘Ce vendredi est le dernier jour pour l'équipe Mexique et Espagne. Comme vous pouvez le supposer, c'est déchirant. Nous étions tellement engagés…' » 

Le bureau mexicain avait lui aussi vu sa taille fondre au rythme des vagues pandémiques. Et tout comme celui de Brut US, il avait repris des forces courant 2021. « Le contenu de ce bureau fonctionnait très bien mais il ne générait pas d'argent », analyse l'un des ex-salariés. Depuis, une seule personne assure depuis Paris les vidéos pour Brut Espagne et Mexique. Dans ces conditions, exit le contenu original. 

L'antenne indienne a elle aussi vu ses effectifs réduits. Pour l'Allemagne, une seule personne gérait le compte Snapchat et elle aurait refusé de poursuivre au-delà du mois de septembre, selon un responsable.

C'est donc peu dire que l'ambiance a bien changé depuis juin 2021, date à laquelle Brut levait en fanfare 63 millions d'euros . L'objectif d'alors : se renforcer à l'international, notamment aux Etats-Unis, en Inde et en Afrique. Sur ce continent, Brut y a fait une percée remarquable mais il est désormais question de lever le pied sur l'expansion, et d'y consolider « une croissance saine », selon les dires du patron...

Face à un financement de moins en moins facile, le média qui a révolutionné l'accès de l'information pour les nouvelles générations et qui met désormais l'accent sur le contenu de moins d'une minute, cherche à tout prix la rentabilité.

La moyenne d'âge de l'audience de Brut est de 26 ans... 

Quid de la France ? 

Le pendant des mauvaises nouvelles de l'été était un renfort des effectifs du siège parisien. Mais au fur et à mesure que les bureaux étrangers se rétrécissaient, les salariés français voyaient aussi les messages d'au revoir se multiplier. 

Chaque semaine, des gens annonçaient leur départ sur Slack, au point que c'en était devenu une blague en interne. « Après avoir lu tant de messages d'adieu, c'est bizarre d'avoir à écrire le mien », écrivait l'un d'entre eux. « Je ne pensais pas écrire ce message de sitôt mais je rejoins le hall of fame des gens qui quittent Brut en cette fin de mois d'août », taclait un autre. Sur une seule chaîne Slack, un salarié, qui nous a transmis ces messages, compte pas moins de 13 annonces d'au revoir, entre les annonces de mi-juillet et la fin août. Dans le lot, des CDD non reconduits et des démissions. Le patron, lui, se refuse à nous parler de vague de départs et met en avant un turnover de seulement 7 %.

Au moment de ces départs en cascade, les salariés restant auraient eu besoin d'une réaction du dirigeant, d'une prise de parole pour donner le cap. Au lieu de ça, un collaborateur sur le départ se fait expliquer par une personne des ressources humaines que Brut réduit la voilure car l'entreprise n'a pas réussi à boucler une nouvelle levée de fonds censée lui assurer le financement des prochains mois. D'où le nouvel impératif : rationaliser les charges.

Doucement, les salariés commencent à comprendre la musique : fini l'expansion fulgurante du média, l'heure est l'optimisation des ressources et l'assainissement des comptes. Désormais, les salariés saisissent mieux la mission de la nouvelle directrice financière arrivée en début d'année 2022, en provenance de Match Group.

« Faire attention aux salariés »

Ce n'est qu'il y a quelque jours que Guillaume Lacroix se résout à prendre la parole devant l'ensemble des salariés. Il avance un « changement de paradigme », une conjoncture économique qui s'est retournée. En revanche, lors de notre entretien, il dément l'échec d'une levée de fonds. « Le modèle de croissance de Brut basé sur une hypercroissance avec un accès facilité au financement n'est plus tenable. Le nouveau contexte économique nous pousse désormais à aller plus rapidement vers la rentabilité, ce que nous atteindrons en 2023 », annonce le patron, qui espère ainsi ne plus dépendre des investisseurs pour faire tourner la machine. Il mise par ailleurs sur un doublement du chiffre d'affaires en 2022, comme c'était déjà le cas en 2021.

Quant à la communication, il reconnaît un faux pas. « On a testé beaucoup de choses et j'ai préféré attendre d'avoir toutes les remontées avant de communiquer, c'était une erreur. » Après son annonce, Guillaume Lacroix décide de rencontrer la plupart des salariés, par groupe de 15. Il comprend que l'absence de message peut semer le trouble et tient désormais à rassurer les équipes. Durant notre interview, le dirigeant assure pas moins de huit fois « faire attention »aux salariés.

Au durcissement du financement, il ne tient pas à ajouter une dégradation de l'image de l'entreprise. D'autant que celle-ci avait déjà été égratignée par une enquête du média Arrêt sur Images de 2018 qui évoquait des problèmes de management. Depuis, les choses ont voulu être corrigées. Brut a fait la démarche puis obtenu la certification B Corp en 2021 et le label « Best places to work » en avril 2022.

Cap sur le format court et l'application unique

En tout cas, Guillaume Lacroix va de l'avant et assure avoir les poches pleines de projets. A court terme, il veut mettre le paquet sur les formats courts, ceux de moins d'une minute. Brut compte capitaliser sur son franc succès rencontré sur TikTok où il compte 2,5 millions d'abonnés. En comparaison, Konbini ou Le Monde sont suivis respectivement par 1,2 million et 664.000 personnes.

Seulement voilà, TikTok ne génère que très peu de revenus publicitaires, contrairement à YouTube qui permet d'insérer des publicités dans les vidéos, synonyme de commissions pour les créateurs de contenu. Pour Brut, l'enjeu est surtout de faire grossir sa communauté pour vendre plus cher son contenu dit « brand content », ces vidéos dans lesquelles les marques sont intégrées à la narration contre rémunération. Ce levier de revenus représente près de 60 % du chiffre d'affaires de Brut.

Le reste est assuré par différents produits, notamment ceux lancés récemment aux succès plus ou moins flamboyants : Brut Live, conçu comme une plateforme d'échange ; Brut Shop pour consommer ; et bien sûr BrutX, la plateforme de streaming original payante (4,99€/mois) qui s'est faite relativement discrète jusqu'à présent. Pas simple de se faire une place dans un paysage où cohabitent déjà des mastodontes comme Netflix, Disney+ ou Prime Video. 

De son côté, Guillaume Lacroix martèle que BrutX fonctionne très bien et qu'il continuera à investir dans le projet. D'ailleurs, il prévoit pour la fin de l'année le lancement d'une seule application qui réunira ces trois produits. Les différentes marques continueront-elles d'exister ? La réflexion est en cours. 

Entre la course à la rentabilité et ces nouveaux projets, Brut devrait maintenir la cadence des transformations. « C'est aussi le mauvais côté de Brut, témoigne une salariée. Rien n'est stable, tous les trois mois il y a des restructurations. »

Guillaume Lacroix préfère louer sa capacité à s'adapter. Pour cela, va-t-il de nouveau recruter après la vague de départs ? Le patron botte en touche. « Les perspectives sur le quatrième trimestre sont bonnes mais je ne sais pas à quoi ressemblera la conjoncture d'après-Noël. ».

Et de conclure : « Brut a grandi très vite. On a peut-être commis un certain nombre d'erreurs. On essaie d'apprendre et de s'améliorer. »

Dire comme l'écrivait le blog CGC Média, il y a presque un an dans son article "Les puissances d’argent et France Télévisions!"« Brut le social-média – l’un des plus importants fournisseurs d’images de France Télés avec Banijay et Médiawan, notamment pour sa chaîne info à l’audience confidentielle bouclait un tour de table et levait 75 millions de dollars auprès de Murdoch, Pinault et Orange .»

Rappel:

Fin juin, « Brut » le social-média – l’un des plus importants fournisseurs d’images de France Télés avec Banijay et Médiawan, notamment pour sa chaîne info à l’audience confidentielle – bouclait un tour de table et levait 75 millions de dollars auprès de Murdoch, Pinault et Orange (ça c’est pour boucler la boucle)

Après avoir séduit Xavier Niel, Alexandre Mars et Bpifrance lors d'un tour de table de 40 millions de dollars en 2019James Murdoch (via son fonds Lupa Systems), François-Henri Pinault (via la holding Artémis), le fonds Tikehau et Orange Ventures qui est l'un des plus importants participants, apportent 75 millions de dollars d'argent frais sur la base d'une valorisation approchant les 300 millions de dollars, à la société fondée par Guillaume Lacroix, Renaud Le Van Kim et Laurent Lucas, qui en conservent le contrôle.

Début octobre, « Écran Total » publiait les chiffres édifiants  du « Classement 2021 des sociétés indépendantes productrices de flux » et écrivait dans sa présentation  « Cette année, France.tv Studio se place évidemment en tête, porté par l’intégralité de la production de France Télévisions dont il sert exclusivement les antennes. C’est la seule société qui compte un seul client, sa maison mère. »

Le magazine pro de poursuivre « La société de Nagui, "Banijay (*) Production Média (ex-Air Prod)", tutoie les 600 heures de diffusion grâce à ses deux émissions les plus emblématiques"N’oubliez pas les paroles"et "Tout le monde veut prendre sa place"qui cumulent respectivement 273 et 226 heures 30 chacune » sans même parler des heures 2021 de "The Artist" (titre anglais pour une émission du service public !) qualifié aujourd'hui de catastrophe industrielle.

(*) La société Banijay est celle d’où venait l’ex-numéro 2 de France Télévisons Takis Candilis qui y est reparti après son départ ! 

« La société "Troisième Œil Productions" [du groupe Médiawan, ndlr] doit quant à elle son total de 574 heures 18 aux diffusions de "C à vous" (265 heures 10), « C l’hebdo » (94 heures) » ou encore "Taratata" et "Le Grand échiquier" dont le coût unitaire de chaque numéro flirte avec les 1,5M€ pour des audiences proches en moyenne autour de 5%...