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vendredi 27 janvier 2012

Bertrand Mosca pousse France 2 dans le ridicule et Pflimlin la télé publique dans le gouffre.

Bertrand Mosca pousse France 2 dans le ridicule et Pflimlin la télé publique dans le gouffre.

Au fou !!!! La rumeur enfle. Si la situation n’était pas si pathétique, tout Paris se gausserait. Le nouveau directeur de France 2 Bertrand Mosca succédant à Claude-Yves Robin débarqué par Pflimlin, s’apprêterait à nommer Rachel Kahn à la direction de l’antenne de France 2.

Rappel : Rachel Khan dont Mosca ne tarit pas d’éloges est la productrice d’un des plus grands accidents industriels de l’histoire de France 2. C’est en effet la productrice malheureuse de « Avant Premières » l’émission présentée par Elisabeth Tchoungui, diffusée d’abord en première partie de soirée et basculée de le seconde en troisième, le mercredi, sur « La Deux »..

Avec un budget colossal de 240.000 euros par émission, ce talk-show maniéré dans la forme et néanmoins archaïque, a atteint pour son premier numéro un gouffre d’audience historique de 1,9% de part de marché soit le coût du téléspectateur le plus élevé de toute l’histoire de la télévision française !!!

Alors que dans le même temps le directeur de l’Antenne de France 3 se précipitait pour arrêter Cyril Viguier qui faisait 7,9 % de part de marché avec un budget a peu près équivalent à la moitié de celui de Rachel Kahn( voir notre précédent post intitulé : « Des clauses contractuelles à la tête du client sur France Télévisions » , Bertrand Mosca soutenu par Rémy Pflimlin font sur France 2 de l’acharnement thérapeutique avec une émission qui ne manifeste plus aucun souffle de vie !!!!

Aujourd’hui placée donc en 3éme partie de soirée cette émission continue à bénéficier d’un budget exubérant pour une audience microscopique.

Mais qu’est qui vaut à Rachel Kahn une telle protection et la perspective étonnante d’une aussi belle promotion ?

A part la vielle amitié qui lie le directeur de France 2 à Rachel Kahn, serait-ce sa proximité avec Anne Sinclair dont elle se vante, qui lui vaut un tel traitement de faveur ? Comment ne pas s’interroger sur les « conditions » d’appel d’offre pour l’attribution du magazine culturel piloté par Arnaud N’Gatcha et Bertrand Mosca à une époque où Dominique Strauss Kahn était aux yeux de tous le futur président de la République ?!

Il en fallait peu pour que des esprits enfiévrés et imaginatifs, voient ensuite Strauss Kahn président nommer Rachel Kahn, première femme présidente de France Télévisions ! Dans cette perspective ô combien lumineuse pour le Service Public, se mettre bien avec la dame devenait alors la priorité.

Aujourd’hui l’émission agonisante est le symbole d’une chaîne sans tête et d’un groupe sans projet éditorial ou économique. Aujourd’hui, celle qui se vanterait désormais de sa toute nouvelle proximité avec François Hollande et de sa capacité, par sa seule présence, à consolider l’avenir de Rémy Pflimlin, se voit déjà en place au poste que le tandem Pflimlin/Mosca semble lui avoir promis.

Sa nomination à la direction de l’Antenne de France 2 ou à un quelconque poste de responsabilité serait un dernier affront a une entreprise qui n’en finit pas d’être humiliée.

Comment le Président de la République qui a nommé Pflimlin (ce dernier affirmant pourtant, hier, au Figaro, « ne rien lui devoir ») peut-il, continuer à assister à la fin d’un monde télévisuel dont il disait se souvenir des grands moments mais aussi vouloir les retrouver, sans réagir et surtout sans avoir les larmes aux yeux ?

Lisez: "Les 29 travaux de Rémy Pflimlin.." article de la Lettre A qui fait écho au blog CGG du 25/01 sur le "Plan route" de Pflimlinin

Lisez: "Les 29 travaux de Rémy Pflimlin.." article de la "Lettre A" qui fait écho au blog CGG du 25/01 intitulé " Pflimlin recalé au code et à la conduite....n'échappera pas à la sortie de route malgré son Plan" qui se penche sur l'hallucinant "Plan route" de Pflimlin et démontre ainsi, si besoin était, c'est qu'il est en dehors de toute réalité et vit dans un monde parallèle.

Voici l'article:

Le président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, propose un plan pour 2015, en lançant pas moins de 29 chantiers.


Avenir plus qu'incertain pour Rémy Pflimlin? Pour conjurer le sort le président de France Télévisions tente une projection vers l'avenir avec un "plan de route partagé" pour 2015. Cette vaste ambition ne compte pas moins de 29 chantiers, succinctement décrits en à peine onze pages. Le document a d'abord une vertu pédagogique interne: "ll est apparu mi-2011 que les collaborateurs ne percevaient pas de signe de mise en œuvre concrète du projet stratégique" pourtant annoncé dès décembre 2010, regrette la direction

Inévitablement l'accent est mis sur le numérique. Nombre d'éléments ont déjà été annoncés, comme la volonté de développer l'information en ligne. Mais le plan de route recèle quelques nouveautés. Yann Chapellon, directeur de la diversification, est ainsi chargé de créer une plateforme payante de vidéo à la demande (VOD) "pour lutter contre les plateformes de piratage" Stéphane Mazzorato, débauché du Groupe Sud Ouest (GSO), va déployer de mars jusqu'à l'été de nouveaux sites d'information régionaux et ultra-marins de la chaine. Et Eric Scherer, directeur de la prospective, lancera, lui, une quinzaine d'expérimentations d'ici à la fin de l'année pour "préempter" les nouvelles formes de diffusion en ligne du contenu du groupe France télévisions.

jeudi 26 janvier 2012

Plimlin ne doit rien à Sarkozy !

Plimlin ne doit rien à Sarkozy !

« Je tire ma légitimité de mon parcours personnel. Mes compétences ont pu être vérifiées par tous puisque j’ai été auditionné par le CSA, l’Assemblée nationale et le Sénat. Toutes ces auditions, qui ont à chaque fois duré 2 heures, ont été filmées en direct. Je ne connais pas beaucoup de chefs d’entreprise dont la nomination est précédée d’une telle transparence.» voila les propos hallucinants qu’a tenus Pflimlin au Figaro économie, ce jeudi 26 janvier 2012, en réponse à la question du journaliste sur les conditions de nomination des présidents de l’audiovisuel public.

Il termine son propos en apothéose d’inepties « Bien évidemment, l’Etat est le seul décideur du processus de nomination ».

Quel ramassis de contre-vérités et d’inexactitudes livrées en quelques mots par Rémy Pflimlin !!!!

1°) « l’Etat est le seul décideur du processus de nomination » affirme Rémy Pflimlin… Tu parles Charles.

Ce n’est pas l’Etat qui nomme les présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société chargée de l'A.E.F audiovisuel extérieur de la France, depuis l'article unique de la loi organique no 2009-257 du 5 mars 2009, c’est le Président de la République qui n’est pas à lui tout seul l’Etat mais son « chef ».
Il est bien loin le temps, où seul, Louis XIV le roi soleil disait « l’Etat c’est moi »

2°) L'article 13 de la Constitution dispose, d’ailleurs, dans un de ses alinéas que : « Une loi organique détermine les emplois ou fonctions [...] pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. [...] », n'en déplaise à Pflimlin.

3°) « Le CSA, l’Assemblée nationale et le Sénat qui ont pu vérifier mes compétences puisque j’ai été auditionné à chaque fois pour une durée de 2 heures ; auditions filmées en direct. » ajoute Rémy Pflimlin. Tu parles Charles.
A quel titre le fait que le CSA, l’Assemblée Nationale et le Sénat auditionnant Pflimlin et filmant ses auditions en direct, représenterait-il la preuve de ses compétences ????


Rappelons à Pflimlin qui semble feindre de le croire, que la nomination par décret du successeur de Carolis (dernier pdg nommé par le seul CSA) ne pouvait légalement intervenir tant que :

1- le président de la République n'avait pas transmis une proposition au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) ;
2- que celui-ci n'avait pas rendu un avis conforme [il dispose donc d'un droit de veto] ;
3- que le président de la République n'avait pas transmis la proposition à la commission chargée des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et à son homologue du Sénat ;
4- enfin que les deux assemblées n'avaient pas rendu un avis dont l'addition des votes favorables globaux doit nécessairement être supérieure à 40 % cumulés de leurs membres.

Ces étapes étant légalement impératives, NON, les auditions du CSA, de l’Assemblée nationale et du Sénat [fussent-elle filmées] ne représentent en rien une vérification des compétences de l’interviewé ! Seul Pflimlin fait mine de le prétendre.

4°) Quant à la révocation des présidents des sociétés France Télévisions, Radio France et de la société chargée de l'A.E.F audiovisuel extérieur de la France toujours par le Président de la République, le Conseil constitutionnel à l’époque saisi, avait validé l'avis des commissions parlementaires sur la révocation mais censuré la possibilité, pour celles-ci, d'imposer leur veto, quant le reste de la procédure, lui, était validée.

Donc lorsque Pflimlin assène à l’adresse du Chef de l’Etat : « Je tire ma légitimité de mon parcours personnel » et indique clairement comme l’avait fait Carolis avec Sarkozy en martelant à l’époque « Je ne tire ma légitimité que de mon parcours personnel et du CSA» ou encore Tessier avec Chirac et Aillagon son ministre, il le fait à dessein et revendique une émancipation de façade dont personne n’est dupe.

Pflimlin ne doit rien à Sarkozy, soit !
Seules ses « compétences vérifiées » ont conduit à sa nomination, soit à nouveau !
Ses auditions en seraient la preuve et le gage d’une parfaite transparence !!!! Là comme l’aurait dit Michel Audiard, en 1968 « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ».

Il ne suffit pas de cracher dans la soupe, de claironner qu’on est l’unique responsable de ce qui vous arrive, qu’on ne doit rien à personne et qu’enfin, on a toujours préféré les paysages hollandais à nulle autre chose, pour que cela suffise à vous donner une once de crédibilité !

mercredi 25 janvier 2012

Pflimlin recalé au code et à la conduite…n’échappera pas à la sortie de route malgré son Plan.

Pflimlin recalé au code et à la conduite…n’échappera pas à la sortie de route malgré son Plan.

Pflimlin ne sait plus quoi inventer pour tenter de montrer que la « désorganisation » dont il est responsable où plus personne ne sait qui est qui ou encore qui fait quoi, aurait un sens !

Depuis son arrivée à France Télévisions malgré sa propagande martelant que France Télévisions serait sur les rails (tu parles, c’est tout le contraire), après les quelques 400 recrutements qu’il a effectués avec des postes à haut niveau pour au moins la moitié d’entre eux et les salaires qui vont avec (correspondant à un glissement de 5 à 6% de la masse salariale), après avoir fait passer un budget 2012 en trompe-l’œil aux seuls administrateurs ou encore après avoir remercié les responsables de chaîne ou des programmes qu’il avait lui-même nommés un an avant, il continue son agit-prop avec la mise en œuvre du « Plan de route 2011/2015 » pour France Télé.

Cela intervient d’ailleurs juste après la galette qu’il a partagé la semaine dernière avec quelques uns de ses collaborateurs tri »s sur le volet et à qui il a délivré en forme de vœux, le message suivant : « 2012 risque fort d’être une année difficile…France Télévisions pourrait bien être dans la tourmente, c’est pourquoi nous devons tous nous serrer les coudes ». [Autrement dit, mon poste est dans la balance, soutenez-moi car si je pars, je ne serai pas le seul !]

Après la « charte organisationnelle », après ses « pesées de postes », après son invraisemblable « note dite stratégique » (qui ne rime à rien et n’a rien de stratégique) intitulée « Conquête et reconquêtes », après le COM Contrat d’Objectifs et de Moyens (signé pour amuser la galerie et dévoyé sitôt parafé), il propose aujourd’hui le « Plan de route ».

La lecture du document (c’est à se demander qui a concocté un tel ramassis de lieux communs et de tels bateaux qui montrent à quel point Pflimlin et sa garde rapprochée son à 100.000 lieues de la réalité) est consternante.

Un an et demi après son arrivée et la soi-disant finalisation de la « fusion » des sociétés en structure unique, le « Plan de route » prouve bien que tout ce qu’il a pu annoncer n’était que pipeau.

Il avertit quand même dès le départ : « la démarche d’information sur le Plan de route de France Télévisions ne se substitue en rien au processus normal d’information/consultation sur tout ou partie des projets qui le constituent. »

Et Pflimlin de poser la question après une mini introduction langue de bois : « pourquoi un plan de route pour FTV ? ». La question est bien celle-là….Pourquoi ?

Tout le reste autour de 29 projets dits « prioritaires » de l’entreprise commune articulés autour de trois axes développés dans le plan stratégique et le contrat d’objectifs et de moyens :

- Créer pour partager par la complémentarité des chaînes (axe 1) - « Fédérer tous les publics autour d’une offre innovante et diversifiée » (coordonné par Emmanuelle Guilbart, directrice générale déléguée aux programmes.)
- Créer pour partager par le numérique (axe 2) - « Conquérir les nouveaux usages de la télé » coordonné par Bruno Patino, directeur général délégué au développement numérique et à la stratégie.
- Créer pour partager par l’efficacité & par la cohésion sociale (axe 3) - « Bâtir ensemble une entreprise commune, performante et solidaire » coordonné par Martin Ajdari, Directeur général délégué à la gestion, aux finances et aux moyens.

n’est que foutaise.

Vous y lirez également que la coordination globale de « la mise en œuvre du plan de route » est assurée par Patrice Papet, directeur général délégué à l’organisation, aux ressources humaines et à la communication interne de France Télévisions et la direction de la prospective et de la cohésion sociale (DPCS), assurée par Véronique Maillard, en charge du pilotage opérationnel en lien avec l’ensemble des acteurs concernés.

Et tout cela, TOUJOURS SANS LE MOINDRE ORGANIGRAMME à France Télé !

Quel verbiage pompeux et vide de sens qui montre que 18 mois après, on en est toujours là et que rien n’a bougé !!!!!

C’est à vous faire bondir et à vous faire dire que 18 mois plus tard, on en est à « clarifier les identités de chaque chaîne », « Préciser les règles de l’harmonisation de l’offre de programmes des chaines » ou à « Dynamiser la circulation de ces derniers »….Hallucinant.

Quant aux 29 projets chacun flanqué d’un « chef », nous allons vous livrer leurs « thèmes » pêle-mêle. …Un bataillon de « chefs » à faire pâlir l’armée mexicaine toute entière!

Projet n°1: Clarifier les identités et les territoires de chaque chaîne
Chefs de projet : P. Deloeuvre / P. Vilamitjana

Projet n°2: Optimiser la politique de création de FTV au bénéfice des chaînes et services édités par le groupe
Chefs de projet : Mathilde Michel / Hakim Atman

Projet n°3: Dynamiser la circulation des programmes
Chef de projet : Frédéric Prallet-Dujols

Projet n°4: Développer la régionalisation des programmes par la syndication
Chefs de projet : Laurent Corteel

Projet n°5: Préciser les règles de l’harmonisation de l’offre de programmes des chaines
Chef de projet : Philippe Vilamitjana

Projet n°6 : Élaborer et mettre en œuvre le plan marketing de France Télévisions
Chef(s) de projet : en attente de la nomination du directeur ou de la directrice de la communication externe et du marketing image.

Projet n°7: Développer toutes les formes de promotion pour et entre nos différentes marques et services
Chef de projet : Médéric Albouy

Projet n°8: Créer un dispositif d’édition et de distribution des marques programmes
Chef de projet : Yann Chapellon

Projet n°9: Définir des outils de mesure de la performance de nos programmes
Chef de projet : Stéphanie Brémond

Projet n°10: Conforter la place de l’information dans France Télévisions
Chef de projet : Jérôme Cathala, avec le soutien d’Alain Lardière

Projet n°11: Refondre et développer l’offre d’information en ligne
Chefs de projet : Hervé Brusini – Olivier Lendresse

Projet n°12: Lancer et développer la plateforme Sport
Chefs de projet : Olivier Lendresse – David Botbol

Projet n°13: Rénover l’offre éditoriale des sites régionaux (France 3) et ultramarins (Les 1ère)
Chef de projet : Stéphane Mazzorato (FTVEN)

Projet n°14: Faire évoluer l’offre Pluzz (Replay, Directs, VOD) sur tous les supports
Chef de projet : Vincent Nalpas

Projet n°15: Créer une plateforme de vidéo à la demande payante
Chef(s) de projet : Yann Chapellon

Projet n°16: La télévision connectée
Chefs de projet : Eric Scherer / Philippe Bourquin

Projet n°17: Refondre les sites Chaîne
Chef de projet : Sophie Benoit

Projet n°18: Expérimenter de nouvelles formes narratives
Chef de projet : Boris Razon

Projet n°19: Social TV
Chef(s) de projet : Philippe Deloeuvre

Projet n°20: Développer une culture numérique dans l’entreprise
Chefs de projet : Eric Scherer avec Laurence Pennera et Yves Le Bras

Projet n°21: Clarifier l’organisation et organiser la délégation de responsabilité
Chef de projet : Catherine Fabian Sautter

Projet n°22: Promouvoir une culture de la santé et de la qualité de vie au travail et prévenir les risques professionnels
Chef de projet : Xavier Froissart

Projet n°23: Elaborer la politique de Responsabilité Sociétale et Environnementale (RSE) de FTV
Chef de projet : Marie-Anne Bernard

Projet n°24: Harmoniser les statuts et les pratiques professionnelles
Chef de projet : Murielle Charles

Projet n°25: Mettre en œuvre une politique de gestion anticipée des Ressources Humaines
Chef de projet : Fabienne Rouarch-Cousin

Projet n°26: Optimiser l’environnement de travail :
-> par une meilleure gestion des outils de travail (Volet 1)
-> Par l’élaboration d’un schéma directeur immobilier (Volet 2)
Chef de projet : Kim Pham

Il en resterait donc 3 qui pourraient être:

Projet n°27, 28 et 29:

Arrêter de prendre les salariés pour des billes ;
Arrêter les recrutements extérieurs intempestifs et le copinage ;
Arrêter le mépris du personnel et le bourrage de crâne.

mardi 24 janvier 2012

RH défaillantes, désorganisation style "opération bonneteau" chez WKF Wolters Kluwer France…Murielle Berreti-Charles y était juste avant France Télé

RH défaillantes, désorganisation style "opération bonneteau" chez WKF Wolters Kluwer France…Murielle Berreti-Charles y était juste avant France Télévisions !

Qui était responsable RH sur WKF Wolters Kluwer France avant son recrutement à France Télévisions ?

Murielle Beretti-Charles bien entendu, et femme du PDG d’Altédia société sous contrat avec le groupe qui ne sait pas ce que conflit d’intérêts veut dire et qui a été embauchée comme responsable des relations sociales à France Télévisions (voir l’article du Canard enchaîné du 1er juin 2011)

Qui était également au Comité d’Entreprise de WKF Wolters Kluwer, sur place, avant que Murielle Beretti-Charles ne l’appelle à la rescousse à France Télévisions comme adjoint ?

Frédéric MAUTRET ex salarié de Wolters Kluwer qui se vantait dans son CV d’avoir fait son dernier plan social ?!

La nomination de l'expert chargé de vérifier les conditions de la fusion des filiales de Wolters Kluwer France dans la holding néerlandaise a été confirmée en Appel.

Voila donc à quoi le duo Beretti-Charles/Mautret se livrait sur place avant leur arrivée à France Télévisions et que la Cour d’Appel qualifie d’ « opération de bonneteau de la part des instances dirigeantes. »

Nous vous invitons à ce dossier, à lire les 2 articles de « La Lettre A » :

1er article intitulé : « La nomination de l'expert chargé de vérifier les conditions de la fusion des filiales de Wolters Kluwer France dans la holding néerlandaise a été confirmée en appel. »

La décision de la Cour d'appel de Versailles en décembre signe une victoire pour le comité d'entreprise de Wolters Kluwer France (WKF). Le bien fondé de la mission de l'expert, nommé à la demande des représentants du personnel par le tribunal de commerce de Nanterre en janvier pour analyser les circonstances du regroupement des filiales de Wolters Kluwer France au sein la holding néerlandaise, a été confirmée (LLA nº1492).

C'est un coup dur pour la direction de WKF et sa maison mère hollandaise. Car si la mission de l'expert n'a, de fait, pas été interrompue par cette procédure en appel, le contenu de l'arrêt évoque une opération de bonneteau de la part des instances dirigeantes. Une analyse qui conforte les organisations syndicales, pour qui les salariés du groupe de presse ont été financièrement lésés lors du regroupement des sociétés. Le rapport rédigé par l'expert judiciaire a, quant à lui, été remis au tribunal de commerce en fin d'année. Prochaine étape possible pour les représentants des salariés : engager une action au fond pour obtenir une indemnisation.


2ème article intitulé : « RH défaillantes chez WKF »

La désorganisation des RH chez Wolters Kluwer France a contraint l'entreprise à harmoniser par le haut les conditions de travail des salariés du groupe.

L'ultimatum de juin 2011 aura constitué une aubaine pour les représentants des salariés du groupe de presse Wolters Kluwer France (WKF). En l'absence de négociations conclues à cette date entre direction et partenaires sociaux, sur l'harmonisation des conditions de travail des huit sociétés du groupe, les meilleures pratiques en vigueur dans chacune devaient être étendues à tous les salariés. C'est chose faite depuis trois mois.

Car malgré l'arrivée en avril d'une nouvelle DRH, Virginie Ledoux-Vaccaro, la direction du groupe n'a pas réussi à reprendre le fil des discussions sur ce sujet. L'échec est d'autant plus patent pour Michael Koch, PDG de WKF depuis janvier, que ce dossier avait déjà coûté son poste de DRH à Patrick Kaczmarek. Il avait été remercié pour avoir consenti à cet arrangement d'une harmonisation par le haut en cas de non-reprise des négociations. Avec une succession de cinq DRH en deux ans (LLA nº1489), le groupe s'est montré incapable d'assurer la plupart des échéances de négociations sociales imposées par la fusion en 2008 des filiales au sein de WKF et par le plan social qui a suivi en 2009.

N.B : Voila donc à quoi le tandem le duo Beretti-Charles/Mautret (bien aux « affaires » sur les années précitées chez WKF, en 2008 et 2009 donc) qui se montre à France Télévisions comme pour il s'est montré pour le groupe WKF « incapable d'assurer la plupart des échéances de négociations sociales imposées…. »

Les partenaires sociaux, les élus mais plus grave les salariés de France Télévisions savent maintenant à quoi s’attendre…s’ils en avaient jamais douté !

lundi 23 janvier 2012

Thierry Langlois fait pire que Sled !

Thierry Langlois fait pire que Sled !

Ah ! si vous aviez entendu Pflimlin !!! Au moins avec Thierry Langlois, plus personne ne pourra comme avec Sled gloser sur sa proximité avec le Chef de l’Etat, commentée depuis sa nomination sur France 3 dans toute la Presse !

Rémy Plimlin qui ne cesse de se répandre dès qu’il le peut sur « son indépendance vis-à-vis du Président de la République qu’il ne tutoie pas », est tranquille avec Thierry Langlois ce genre de commentaire ne risque pas d’arriver !

Voila pourquoi pour s’émanciper un peu plus encore, Thierry Langlois a programmé pour remplacer le talk show de Cyril Viguier Viguier « Vendredi sur un plateau » dont le dernier numéro avec Michel Galabru avait totalisé presque 8% de part de marché, l’émission « Les grands du rire », un programme produit par Didier Barbelivien que France 3 a diffusé vendredi soir dernier.

Non content de voir le producteur de l’émission à tout bout de champ, apparaître dans la quasi totalité des émissions qu’il produit (on n’est jamais mieux servi que par soi-même…demandez donc à Carolis avec « Des racines et des ailes »), cette nouvelle « tranche » horaire pour lui n’a totalisé que 0,6 % d’audience soi 3,8 de part de marché, sûrement le score d’audience le plus calamiteux réalisé dans cette case depuis la rentrée de septembre pour France 3.

Nous voila rassuré sur l'indépendance des uns et des autres et surtout sur l'exemplarité de la télé publique en matière de programmes comme dans nombre d'autres domaines.


dimanche 22 janvier 2012

Enième flop pour Pflimlin et nouvelle démonstration de son inaptitude à diriger France Télé.

Enième flop pour Pflimlin et nouvelle démonstration de son inaptitude à diriger France Télé.

Rémy Pflimlin, cela pourrait se résumer par : une vaine propagande d’un autre temps, des non choix jamais au bon moment, au bon endroit et encore moins pour une bonne raison.

France 3 passée officiellement derrière M6 voilà quelques semaines, continue sa dégringolade en matière d’audience. Thierry Langlois nommé directeur d'antenne de France 3 par Pflimlin de retour d’une obligatoire période au purgatoire au CNC, dans un premier temps pour « encadrer » Pierre Sled puis dans un second temps pour prendre la place de ce dernier remercié pour mauvais résultats, devrait avoir du mal à trouver des explications face à ses mauvais résultats qui sont visiblement pire que ceux de son prédécesseur.

Thierry Langlois (le « sauveur » comme certains le surnomment ironiquement) avait choisi l'option de mettre le magazine Thalassa en prime time, présenté par Georges Pernoud, Laurent Bignolas et Sabine Quindou. Seulement 2,5 millions de téléspectateurs présents devant leur écran pour une part d'audience de quasiment 10%.

Cerise sur le gâteau, l'émission choisie par Thierry Langlois ès qualité : Les grands du rire, produite par Didier Barbelivien et Mémé Ibach, présentée par Yves Lecoq afin de remplacer le talk-show de Cyril Viguier n’a réalisé vendredi soir, à partir de 23h20, que 3,8% de parts de marché avec 350 000 téléspectateurs.

Pflimlin qui virait justement Cyril Viguier dont l’émission restait pourtant dans une moyenne de 8% (proche de ce qui visiblement figurait dans son contrat) pour insuffisance d’audience et surtout non-respect de sa clause contractuelle pour son émission "Vendredi sur un plateau", à l'antenne depuis la rentrée de septembre dernier, passe une fois de plus pour totalement ridicule.

Ridicule, Pflimlin l’avait déjà été après avoir remercié Jean-Luc Delarue pour qui France 2 se fendait même d’un communiqué pour annoncer également l’arrêt définitif et précipité de son émission « Réunion de famille », là aussi face aux audiences médiocres du programme.

Ridicule encore Rémy Pflimlin l'a été le 10 octobre dernier lorsque le pédégé de France Télévisions la risée de la Presse unanime à le railler lorsqu'il se félicitait dans une tribune au Monde des succès d'audiences d’une émission qui n’était pas encore à l'antenne et qu’il affublait du titre farfelu de "2010" au lieu du "2012"!

C'est le plus mauvais score de cette case depuis la rentrée de septembre pour France 3... Cyril Viguier "remercié" après 10 émissions et réalisé 7,9% de parts de marché avec Michel Galabru son dernier invité de "Vendredi sur un plateau", a dû s’en étrangler.

L’ambiance « Les Grands du rire » avec Isabelle Morizet plus connue sous le nom de Karen Cheryl et son « comparse » méga show-biz/people, les samedis après-midi comme si ce n’était déjà pas assez… en voilà une trouvaille et une véritable innovation, Thierry Langlois !!!

C’est probablement en mal d’inspiration que France Télévisions a choisi de programmer pour une ixième fois une émission sur le rire qui, vu le contexte, n’arrive plus à faire rire personne…Thierry Langlois aurait pu prévoir un « Spécial Inspecteur Derrick » , ça n’aurait pas été pire!

Enfin, la semaine prochaine avec effet le 23 janvier, sur proposition de Thierry Langlois, directeur de l'antenne et des programmes de France 3 et de François Guilbeau, directeur de la chaîne publique, Julien Borde éphémère ex directeur virtuel de l’unité Jeunesse de France Télé sans que jamais que le moindre organigramme n’était été présenté ou ait été soumis au vote du CCE, devrait tout changer puisque nommé secrétaire général des programmes de France 3.


vendredi 20 janvier 2012

Rémy Pflimlin continue de piétiner le droit....et dire que certains parlaient du devoir d'exemplarité des dirigeants d'entreprise publiques !

Alors que depuis les dernières élections dans l'établissement ex RFO de Mayotte ( le CHSCT sur place n'ayant ,par exemple, toujours pas été élu) la majorité des élus au CCE issus des listes CFDT, SNJ et SNPCA-CGC a remis à Pflimlin une demande de CCE extraordinaire comme le prévoit la loi, notamment pour l'élection d'un nouveau bureau et de nouvelles règles.

Rémy Pflimlin qui est pourtant le chef d'entreprise et à ce titre président du CCE (bien qu'on ne l' aperçoive quasiment jamais en séance) fait la sourde oreille. Et pour cause la cgt qui lui est toute acquise et qui jusqu'à là avait un siège d'avance sur le majorité des élus actuels
"CFDT, SNJ, CFTC et SNPCA-CGC" l'a perdu.

Qu'à cela ne tienne. Pflimlin va tout simplement faire comme si rien n'avait changé. Il appelle la cgt et organise avec l'élu issu de ses rangs qu'il considère toujours comme le secrétaire de l'instance l'ordre du jour d'un CCE ordinaire.

Il fait donc convoquer les élus au CCE le 31 janvier pour ce fameux CCE ordinaire et le 1er février 2012 pour le CCE extraordinaire.

Il devrait relire le Code du travail et essayer de se pencher un peu plus dans les manuels de Droit et la jurisprudence qui va avec.

Rémy Pflimlin y aurait compris que ce qu'il prétend faire est illégal...cela dit avec Murielle Beretti-Charles directrice des relations sociales à France Télévisions et femme du PDG d’Altédia société sous contrat avec le groupe qui ne sait pas ce que conflit d’intérêts veut dire (voir l’article du Canard enchaîné du 1er juin 2011) derrière lui, qui fait tout pour favoriser la cgt et tenter de nuire, jour après jour, au SNPCA-CGC et plus largement à la plateforme intersyndicale précitée ( encore dernièrement avec un courrier où elle fait siennes les seules allégations de la cgt) rien d'étonnant !!!! Murielle Beretti-Charles n'en est pas à son premier dossier en la matière.

Mais Murielle Beretti-Charles n’est pas chef d'entreprise et laisser aux avocats le soin de trouver les chefs d'accusations idoines pour porter plainte en Justice par rapport à ses écrits, parait le plus sage à faire.
Murielle Beretti-Charles ne déclarait-elle pas à la "Lettre A". qui l'interrogeait sur le fait qu'elle soit citée dans la plainte pour laquelle le Parquet a ordonné une enquête "ne rien avoir à craindre"
Elle aura tout loisir de développer son propos et d'expliquer à la Justice pourquoi elle avait déjà fait enlever de l'ODJ du CE de juillet 2011, en totale entrave, (délit pénal) le point sur les cabinets conseils et autres consultants
, qui faisait l’objet d’une demie page dans « Le Canard enchaîné » du 1er juin 2011 qui chiffrait sur 2 ans le montant payé par France Télévisions à 22,1 millions d’euros et où elle est justement citée ?!


Elle peut toujours s'imaginer la plus forte pour mettre le SNPCA-CGC "au pas" comme elle en rêve, elle est bien la seule à penser qu'elle y parviendrait.

Pour le reste et les séances du CCE, conseils ou pas, ce que prévoit Rémy Pflimlin n'est ni conforme au droit, ni à la jurisprudence constante qui en découle et qui est très claire en l'espèce:


En effet,
il a été jugé qu’une réunion extraordinaire du CCE peut être différée, pour tenir compte des délais prévus par le règlement intérieur du comité, jusqu’à la veille d’une proche réunion ordinaire, (et non le lendemain.) Cass. Crim. 22 oct 1975, n°74-90174, Cass. Crim. 14 sept. 1988 n°87-91416, Cass. Crim. 14 fév 1978 n°77-90336, Appel corr. Versailles, 13 fév 1980.

En conséquence, il est impératif de convoquer le CCE
extraordinaire avant TOUTE séance du CCE ordinaire.

Le SNPCA-CGC lui a immédiatement adressé une lettre pour lui demander ainsi d'organiser la réunion extraordinaire du CCE le 31 janvier puis le 1er février, la réunion ordinaire.


Si tel devait ne pas être le cas, bien évidemment, les organisations syndicales ayant demandé légalement la tenue de cette séance extraordinaire du CCE en tireraient immédiatement et surtout judiciairement toutes les conséquences.

Et le prix de l’humour « noir » est décerné à Patrice Papet dans le cadre de ses vœux à France Télévisions.

Et le prix de l’humour « noir » est décerné à Patrice Papet dans le cadre de ses vœux à France Télévisions.

Cadeau d’anniversaire tout dans la retenue, la sobriété et la finesse pour Patrice Papet, à la veille de souffler demain ses 62 bougies, celui du prix de l’humour « noir », il convient de le préciser.

L’imprévisible Patrice Papet (qui le disait encore, il y a quelques jours, au Nouvel Obs « Franchement, je ne sais pas et je ne vois pas qui pourrait m’aider à prévoir….) le numéro 3, directeur général chargé des ressources humaines et de la communication à France Télévisions, jamais avare d’un mot drôle ou d’une formule à vous laisser vous gondoler de rire sur place, a fait très fort à l’occasion des vœux.

Le cadre : Une séance d’autocongratulation dont il a l’habitude comme d’ailleurs l’ensemble de l’équipe dirigeante.

L’auditoire : La quasi totalité des apparatchiks situés surtout dans les étages supérieurs du Siège et quelques collaborateurs triés sur le volet et invités à se rendre au « cérémonial »… évidemment, ce n’était pas une opération porte-ouverte (*)

(*) L’histoire nous apprendra que même parmi ces « happy few » présents, quelques uns ont trouvé choquante, vu le contexte, la blagounette de Patrice Papet…et se sont regardés dans l’assistance interloqués.

Inutile de garder le suspense plus longtemps, voici ce qui a été dit :

« Nous sommes à France Télévisions dans un beau paquebot qui a atteint sa pleine vitesse de croisière et le nôtre il ne coule pas ! »
Chacun a donc pu apprécier à quel autre « paquebot » Patrice Papet faisait allusion.
Il est comme ça, le dga/drh de France Télé, il a beau faire partie des salariés éligibles au départ en retraite (et lui sans la moindre décote puisque né au premier trimestre 1951) mais qui ne part pas pour ne pas donner l’exemple (il ne voudrait pas après qu’on dise qu’il ait pu quitter le navire…pour rester dans ses comparaisons !), pourtant il ne rate jamais une opportunité.

Comme quoi s’amuser quand les autres souffrent, ce n’est pas donné à tout le monde…il faut pouvoir et surtout oser.

jeudi 19 janvier 2012

Lettre ouverte aux administrateurs de France Télévisions sur les comptes et le budget France Télévisions.

Lettre ouverte aux administrateurs de France Télévisions sur les comptes et le budget France Télévisions.



Mesdames, Messieurs les administrateurs,


Dès le 27 décembre 2011, la CGC écrivait entre autres sur son blog média, un article intitulé : «Rémy Pflimlin ne devrait présenter son budget 2012 qu’au seul Conseil d’Administration de France Télévisions».

L’organisation syndicale y évoquait un budget en trompe-l’œil de France Télévisions absolument pas présenté préalablement aux instances compétentes de représentation des salariés, soit les Comités d’Entreprises, soit le C.C.E. Comité Central d’Etablissements.


C’était en fin d’année dernière et quelques jours plus tard, début janvier 2012 une fois encore la CGC Média avait raison. Nous donnions une explication à cet article: Rémy Pflimlin a choisi délibérément de n’aborder ce sujet que devant le seul Conseil d’Administration de janvier 2012, squeezant ainsi le CCE et les CE qui non seulement doivent être informés légalement et consultés préalablement alors qu’ils avaient bien des tonnes de questions à poser.


Et surtout Rémy Pflimlin a fait en sorte que les élus et les syndicats qu’ils représentent, ayant d’extrêmes doutes sur la sincérité des comptes, ne puissent faire jouer aucune des trois possibilités légales dont ils disposent :

- les élus avaient la possibilité de voter le recours à une expertise en la matière ;
-
les élus avaient la possibilité de demander la présence des commissaires aux comptes ;

-
les élus avaient la possibilité de voter un DROIT D’ALERTE que ce dernier voulait éviter à tout prix.


Rien de tout cela, n’a été porté à la connaissance des administrateurs de France Télévisions.

Pas plus, les administrateurs de France Télévisions n’ont été au courant de l’échange entre les financiers et le directeur général chargé des finances pour France Télévisions: Martin Ajdari.


Dans un courrier commun après qu’ils aient été fortement incités à signer des "lettres d'affirmation internes" (c’est ainsi que Martin Ajdari qualifie ces écrits pour certifier les comptes), ils indiquaient clairement avant le mail en réponse.de l’intéressé : « En pleine période de clôture et à l'approche du séminaire de la Direction financière, il ne nous paraît pas opportun de rompre la cohésion des équipes. Cette note semble traduire un manque de confiance de la Direction financière sur l'implication et l'engagement de chacun de ses collaborateurs dans l'arrêté des comptes de l'entreprise. »

Martin Ajdari qui répond à leur courrier commun par un mail donc, avec entres autres formules invraisemblables :


« Comme vous le savez (autant et mieux que moi), nous avons depuis quelques semaines quelques "petits" soucis dans le cadre des opérations (et outils, et procédure) de clôture de nos comptes. » Effectivement les administrateurs auraient été en droit d’avoir connaissance de ces problèmes et de ces écrits en droit de savoir.


Ou encore « Loin d'être une mise en doute des compétences et de l'engagement des responsables invités à les signer, c'est au contraire supposé être une marque de confiance car la signature devient alors. Dour les CAC, un gage d'exhaustivité et de sincérité.


C'est en tout cas en ce sens que la procédure m'a été présentée et que je la comprends. Peut être le temps a t- il manqué pour en faire l'exégèse. ».


Les administrateurs auraient été également en droit de savoir que contrairement à ce qu’ils pensaient, à savoir que le directeur général insuffle la dynamique, fixe les objectifs et détermine les procédures, à France Télévisions le financier du groupe écrit avoir découvert la procédure qui « lui a été présentée et qu’il la comprend »…Encore heureux, ce n’est jamais que le numéro 2 de France Télévisions !!!!!


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent quels étaient « les quelques "petits" soucis observés dans le cadre des opérations de clôture de nos comptes. » qu’évoque Martin Ajadari.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés isolément pour le budget 2012, que les recettes publicitaires prévues sont un leurre. Que s’asseyant sur une récente analyse pourtant commandée par le groupe dont Pflimlin se serait bien passé, certes les prévisions de recettes publicitaires pour France TV étaient en 2011 presque atteintes (422 millions d'euros de recettes, comme le confirmait il y a peu « Les Échos », légèrement en-dessous des 425 millions prévus dans le Contrat d'Objectifs et de Moyens (COM), pour 2012 et jusqu’en 2015, la passage de 425 à 450 millions d'euros, chiffre validé jeudi dernier à l'issue d'un conseil d'administration, est tout simplement irréaliste et posait de très sérieuses questions sur la sincérité de ce budget.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que s’agissant des soi-disant 485 départs dont Patrice Papet ne cesse de parler aux journalistes, non seulement les partenaires sociaux n’ont pas vu la trace du bout d’une preuve du moindre document le prouvant mais pire, que sans registre unique du personnel qui n’existe toujours pas pour France Télévisions depuis l’arrivée du trio Pflimlin/Ajdari/Papet, ils sont incapables de le vérifier.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que les « dizaines de recrutements effectués en 2009 et qui représenteraient [selon Papet] 1,9% de glissement de la masse salariale » - l’année juste avant l’arrivée du trio Pflimlin/Ajdari/Papet , n'est rien par rapport aux 400 recrutements dont la moitié à haut niveau de salaire avec un glissement de la masse salariale de 5 à 6% auxquels ils ont procédés.


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que les 485 soi-disant départs – dont la CGC Média maintient que dans ce chiffre il y a encore des départs transactionnels négociés – ne représentent absolument pas une économie mais un réel surcoût puisque l’enveloppe globale des quelques 400 recrutements a très, très largement dépassé les soi-disant départs….sinon pourquoi le porte-parole RH de Pflimlin, Patrice Papet, se répandrait-il partout en annonçant 5% de réduction des effectifs qui correspondent selon lui à un millier d’emplois ? !


Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent que présenter de tels comptes dont nombreux vous disent aujourd’hui qu’ils ne parieraient pas sur leur sincérité, c’est un peu comme si dans cette période de crise aigüe, l’annonce d’une croissance en hausse au niveau du Pays était faite à 1,5 alors que l’ensemble des analystes la prévoient aux alentours de 0,5% !


Et lorsque nous disons « Il aurait été souhaitable que les administrateurs avant d’être consultés, sachent… », c’est pour dire « Il aurait été souhaitable que l’Etat avant d’être consulté sache… »

Nous l’avons dit et répété, nous avons alerté et tiré les sonnettes d’alarme…Combien de jours, de semaines (guère plus) avant que nos décideurs s’aperçoivent que France Télévisions est en train de couler et ne se relèvera pas si rien n’est fait pour éviter le naufrage annoncé.


Pflimlin a une fois de plus, en procédant de la sorte, voulu éviter tout débat mais surtout toute contradiction…plus grave, il a délibérément entravé la bonne marche de l’entreprise en prenant les administrateurs donc l’État pour un simple bureau d’enregistrements.


Mesdames, Messieurs les administrateurs, pour être le plus complet possible voici donc les deux écrits précités que nous avons en notre possession, 1°) le mail de Martin Ajdari et 2°) la lettre des financiers.



1°) De : Ajdari Martin


Envoyé: vendredi 6 janvier 2012 18:57


Objet: Réponse à la note de clôture adressée aux financiers de proximité et à la direction.


« Bonsoir à tous,


Je me permets d'intervenir dans ce débat pour éclairer une demande qui aurait sans doute gagnée à être explicitée et répondre à une préoccupation en réaction qu'un échange moins formel aurait sans doute permis de lever.

Pour faire bref, et vous priant tous de m'excuser pour l'éventuelle imperfection technique des termes que j'emploie, d'autant que je n'ai que parcouru la note de clôture :


Comme vous le savez (autant et mieux que moi), nous avons depuis quelques semaines quelques "petits" soucis dans le cadre des opérations (et outils, et procédure) de clôture de nos comptes.



Pour favoriser une certification dans les meilleures conditions de ces comptes, au printemps, nos CAC ont suggéré que certaines des zones ou procédures identifiées comme comportant des incertitudes (car nos problèmes ne leur ont pas échappé) fassent l'objet de sortes de "lettres d'affirmation internes", telles que certains d'entre vous en ont comme moi déjà connues.



Loin d'être une mise en doute des compétences et de l'engagement des responsables invités à les signer, c'est au contraire supposé être une marque de confiance car la signature devient alors. Dour les CAC, un gage d'exhaustivité et de sincérité.



C'est en tout cas en ce sens que la procédure m'a été présentée et que je la comprends. Peut être le temps a t- il manqué pour en faire l'exégèse.



Mais ces questions, celle de la confiance comme celle de la certification, sont trop importantes pour France Télévisions pour que subsiste un malentendu. Donc merci aux uns et aux autres, si ma réponse est erronée, incomplète ou incompréhensible, de me le faire savoir.


Et merci surtout à tous de vos efforts que je sais intenses, dans un contexte difficile. Ils sont essentiels à la bonne marche de cette entreprise.


Martin Ajdari »




et 2°) lalettre commune

« Nous avons lu avec beaucoup d'attention la note de clôture qui nous a été adressée le jeudi 5 janvier. Nous sommes pour le moins très surpris d'avoir à certifier par écrit à la Directrice financière que nous allons assumer nos responsabilités dans le cadre tendu de la clôture des comptes. Nous interprétons cette note comme un manque de respect et de reconnaissance de notre travail et comme une marque de défiance vis-à-vis de la finance de proximité.


En pleine période de clôture et à l'approche du séminaire de la Direction financière, il ne nous paraît pas opportun de rompre la cohésion des équipes. Cette note semble traduire un manque de confiance de la Direction financière sur l'implication et l'engagement de chacun de ses collaborateurs dans l'arrêté des comptes de l'entreprise.



Malgré un contexte 2011 difficile, marqué par la mise en place d'un système Ariane Il non stabilisé à ce jour, (*) par des processus de gestion pour lesquels nous avons encore un gros effort de pédagogie à faire auprès des opérationnels, par un modèle de gestion en cours de finalisation et par le changement d'organisation des services comptables, nous avons régulièrement réalisé les travaux d'analyse nous permettant de produire les situations budgétaires de nos domaines/secteurs.




Si les travaux tels qu'ils ont été effectués jusqu'à présent ne correspondent pas à ce que la Direction financière attend de nous, il nous semble urgent de revoir les procédures de gestion et les rôles et responsabilités des divers intervenants de la finance (finance de proximité, comptabilité, contrôle de gestion central...).

(*) estimation totale du coût total d’Ariane I et d’Ariane Il [non stabilisé à ce jour, comme le dit le courrier] environ 50 millions d’euros. [ la aussi la direction ne fournit aucun document sur d’éventuels appels d’offres, des cahiers des charges et encore moins des montants alloués !!!!]


Comme disait Rémy Pflimlin au journaliste du Monde le 15 novembre dernier désavouant un peu plus le Chef de l’Etat sur l’exemplarité qu’il exigeait des dirigeants publics: « Sur un budget qui fait 3 milliards d'euros, des contrats de quelques milliers d'euros ce n'est pas un sujet ».

mercredi 18 janvier 2012

Des consultations « Psy » qui violent la loi à France Télévisions !

Des consultations « Psy » qui violent la loi à France Télévisions !

Souvenez-vous, dès le 4 octobre 2010, le blog de la Fédération CGC révélait que JLO était le cabinet conseil choisi unilatéralement par la direction de France Télé concernant la gestion risques psychosociaux après deux suicides et deux tentatives, en Alsace et au Siège.
Dès cette nomination unilatérale (les partenaires sociaux n’ont jamais été consultés), tout le monde cherchait d’ailleurs le responsable du cabinet…qui sitôt choisi, était parti en Polynésie « former » sur les dits risques psychosociaux.

Sur place, il ne laissait dans une travée au 1er étage du siège à France Télé qu’une « interface » salariée de JLO dont l’intitulé sur la carte de visite est censé en imposer : Consultante – Psychologue du travail.

Il faut dire que depuis, alors que les salariés en souffrance n’ont jamais été aussi nombreux, que les arrêts maladie pour état dépressif ont explosé comme le démontre le rapport rendu par la médecine du travail et que les syndicats sont appelés au secours dans des situations qui conduisent certains collaborateurs à envisager « le pire», le fameux cabinet J.L.O. Conseil (Ressources Humaines Responsables) comme il est écrit sous le titre, fait reparler de lui.

Cela contrebalance avec le fait que depuis la désignation de JLO Conseil la situation ne s’est absolument pas améliorée, tout au contraire, elle s’est dégradée jusqu’à atteindre des sommets. A quoi sert donc JLO et son interface dont les « prestations » sont semble-t-il payées à prix d’or ? (personne, aucun élu, n'a jamais eu le coût de celles-ci)

Alors que la discrimination syndicale comme toutes les formes de discriminations d’ailleurs, sont interdites et punies par la loi, voila que la fameuse interface laissée sur place par JLO fait des siennes.

« Si vous avez eu des problèmes, notamment dans votre carrière professionnelle, c’est sûrement à cause de vos fréquentations syndicales et de la proximité avec la CGC...ou plutôt de son représentant syndical [nommé pour l’occasion] c’est quelqu’un de dangereux…».

Comme il faut toujours faire attention à qui l’on parle, il aurait fallu que l’intéressée se renseigne un peu mieux sur son interlocuteur sous mandat CGC pendant des années.

De quel droit quelqu’un qui se dit « psychologue du travail » peut tenir ce genre de propos et valider la discrimination qu’exerce ainsi l’entreprise ? Si ces propos sont avérés - nous n’avons aucune raison de remettre en question la personne qui les a rapportés - ils sont inadmissibles et violent la loi.

La CGC saisi dès aujourd’hui son avocat et ne manquera pas, le cas échéant, de le mandater afin qu’il porte plainte pour diffamation.

mardi 17 janvier 2012

Pflimlin en voie de désarkozysation !

Pflimlin en voie de désarkozysation !

Après la fameuse formule de Rémy Pflimlin livrée le 5 mai 2011 aux journalistes de « Libération » : « Moi, je ne tutoie pas Nicolas Sarkozy », il semble selon Médiapart que « L’émission d’informations politiques hebdomadaire, Lagora, a disparu en toute discrétion de la chaîne France Ô chaîne du bouquet France Télévisions, en cette rentrée de janvier, remplacée par des rediffusions. »

« Malgré des protestations d'invités proches de l'Elysée » poursuit Médiapart « la direction de France Télévisions [donc Rémy Pfimlin] a supprimé la seule émission politique de France Ô, la chaîne de l'outre-mer. »

Ce n’est pas la première fois que Rémy Pflimlin prend ses distances…espérons que le contexte politico-électoral n’y est pour rien !!!!!

Dans un récent post du blog de la Fédération CGC Média du 4 novembre 2011 intitulé : « Rémy Pflimlin penche à gauche et tire à droite sur le site "Présidentielle 2012" mis en place par Bruno Patino », ce dernier choisissait de publier sur le site FTV sous la rubrique « EXCLUSIF », un papier au titre déjà assez explicite, est développé par la journaliste du site web de France Télévisions : « Un rapport de la Cour des comptes accable l'Hôtel Matignon et certains ministères. Il met en évidence des dépenses de communication sans justificatifs et sans appels d'offres… Ils contournent le Code des marchés publics et sont trop souvent incapables de justifier les prestations de conseil en communication qu’ils achètent : les ministères sont dans le collimateur de la Cour des comptes…».

C'est vrai que nous sommes en hiver, que l'atmosphère a tendance à se rafraichir et qu'en cette saison, il est difficile de prédire la force du vent avec certitude

lundi 16 janvier 2012

Lisez l'article Le Monde.fr avec l' AFP: La justice suspend le projet de fusion RFI-France 24

La fusion entre RFI et France 24 est au point mort.

La cour d'appel de Paris a ordonné, lundi 16 janvier, la suspension de la procédure d'information et de consultation relative au projet, tant que le comité d'entreprise de la radio n'aura pas eu communication du cahier des charges définitif de cette fusion.

"En l'état, le comité d'entreprise ne dispose pas d'une information complète lui permettant d'émettre un avis éclairé sur le projet de fusion envisagé", a jugé la cour d'appel, dans un arrêt consulté par l'AFP. Selon l'avocate de RFI, Me Elisabeth Laherre, le comité d'entreprise avait eu communication du projet de cahier des charges en septembre. Mais la cour d'appel souligne dans sa décision que ce texte est "susceptible de modifications et d'adaptation, compte tenu des divers avis émis", notamment"celui du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), consulté en dernier lieu".

Le comité d'entreprise de Radio France internationale avait fait appel d'un jugement en référé du 12 mai, qui avait rejeté sa demande de suspension des projets de réorganisation des services, du projet de rédaction unique, de nouvelles grilles des programmes et de fusion RFI-France 24 tant que le cahier des charges ne lui avait pas été communiqué.

NOUVELLE GRÈVE

Lundi, la cour d'appel a rendu trois autres décisions, confirmant toutes le jugement de première instance. L'une d'elles rejette la demande du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de RFI, de suspendre le projet de fusion tant que des éléments d'information complémentaires (organisation du travail, plan de formation, plan de reclassement et de reconversion) n'ont pas été fournis à son expert.

Dans le cadre du projet de réorganisation des services, il est prévu que RFI quitte la Maison de la Radio, à Paris, pour emménager près de la télévision France 24, à Issy-les-Moulineaux. Cent vingt-six départs volontaires sont prévus, selon la direction.

Cette décision coïncide avec une nouvelle grève à RFI, les salariés ayant voté un arrêt de travail démarrant lundi à "0 heure, pour une durée indéterminée".

vendredi 13 janvier 2012

Pas moins de 400 recrutements à France Télé sous le tandem Pflimlin/Papet

Pas moins de 400 recrutements à France Télé sous le tandem Pflimlin/Papet.

Ce jeudi 12 janvier 2012, « Le Nouvel Observateur » publie un court mais percutant article intitulé « France Télévisions : départs incertains ».

Dans le droit fil des divers articles que le blog CGC Média a déjà publié sur les nombreuses balivernes de Patrice Papet, le magazine qui l’a interrogé en remet une couche en le citant :

Patrice Papet « Franchement, je ne sais pas et je ne vois pas qui pourrait m’aider à prévoir….
La crise va-t-elle avoir un effet accélérateur ou dissuasif ? Les gens [il parle des salariés : les gens] vont-il monter dans ce train ou préférer rester là où ils sont ? [il fait référence à la réduction des effectifs qu’il annonce à tout bout de champ et aux 844 salariés potentiellement éligibles au départ en retraite] » .

Pauvre Patrice Papet, directeur général adjoint qui va avoir 62 ans dans quelques jours « ne sait pas et ne voit pas qui pourrait l’aider à prévoir…. » ! Fâcheux pour le poste qu’il occupe, chargé entre autres de la gestion prévisionnelle des emplois et des carrières. Il n’a guère qu’une solution, la boule de cristal.

Déjà que lorsqu’il « sait » et qu’il « voit » - en septembre 2010 il annonçait un organigramme France Télé avant décembre 2010 alors qu’en décembre 2011 après 5 ou six interventions dilatoires et de pure propagande entre temps, il n'y a toujours rien - il se plante et ça fait peur....alors là!

Voila ce qu’il disait lors du « tchat » avec les salariés le 12 juillet 2011 quasiment un an après son arrivée:

- Alain Valentini: Quand y aura t-il un organigramme pour l'ensemble des salariés de la direction numérique ?

Patrice Papet: L'organisation de la direction numérique fait actuellement l'objet de la consultation des instances représentatives, on a d'ailleurs remis aux instances représentatives, des organigrammes non nominatifs, mais dès que cette consultation aura été menée à bien, tout de suite à la rentrée, nous diffuserons un organigramme de la direction et un organigramme nominatif…. »

A la mi-janvier 2012, toujours rien.

Il faut espérer qu’à force de raconter des craques à tout le monde, Patrice Papet qui « ne sait pas et ne voit pas qui pourrait l’aider à prévoir…. », n’est pas en train de perdre la boule…. de cristal évidemment.

Quant aux chiffres qu’il indique au « Le Nouvel Observateur », il convient de le citer « Sur 844 salariés ayant le nombre de trimestres suffisants et incités financièrement à partir à la retraite d’ici la fin de l’année [2012 donc], 485 en ont déjà profité », il a également perdu la mémoire et « ne sait plus ou ne voit plus ce qui pourrait l’aider à se souvenir…. » !

Il faut pour que « Le Nouvel Observateur » n’ait pas l’impression que Papet lui a raconté n’importe quoi dans le contexte de la réduction à venir de 5% des effectifs qu’il prévoit et qu’il annonce à l’ensemble des média, ces 485 départs soi-disant enregistrés qui pourrait encore grossir si les « gens montent dans le train » [comme il dit] n’en font pas partis et "auraient déjà permis à France Télévisions de faire des économies et de réduire sensiblement la masse salariale puisque non remplacés."

Là encore venons en aide à Mr P. en lui rappelant les propos surréalistes qu’il tenait dans le cadre du tchat du 12 juillet 2011 et qui prouvent qu’il a vraiment des problèmes d’arithmétique, de vision mais plus grave de cohérence et surtout de mémoire….

Voila ce qu’il disait encore lors du « tchat » avec les salariés le 12 juillet 2012:

- Alain Valentini: Une question sur la mobilité interne: Pourquoi les offres ne concernent que les cadres et autres postes à « responsabilités » ?

Patrice Papet: Pas du tout, en fait la mobilité concerne tout le monde et les offres d'emplois concernent toutes les fonctions. Quand il s'agit des cadres qui ont un certain niveau de responsabilités, c'est traité au niveau des comités de carrière, lorsqu'il s'agit des autres personnels c'est traité notamment aujourd'hui dans le cadre des commissions paritaires, en tout cas c'est soumis à l'avis des commissions paritaires, c'est vrai que ça fait longtemps qu'on le dit et ça se met en mouvement, la mobilité interne c'est une priorité pour nous, favoriser la mobilité interne c'est la priorité de notre politique de ressources humaines.

A titre d'exemple, quand j'ai dit que l'on avait mis en consultation des centaines de postes, je crois que dans les 15 derniers jours c'est plus de 335 postes qui ont été publiés en interne et qui ne concernent pas les cadres et des gens à haut niveau de responsabilités, un tiers environ s'est traduit par des mobilités, des mobilités pour lesquelles l'entreprise propose si besoin de l'accompagnement, donc vous voyez qu'entre l'image que l'on peut s'en faire et la réalité il y a un écart et je peux vous dire que notre politique de mobilité peut être développée et doit être développée mais elle commence déjà à porter ses fruits.

Récapitulons; pour Patrice Papet :

- au 12 juillet 2011, 335 postes avaient été publiés en interne qui ne concernaient pas les cadres et des gens à haut niveau de responsabilités (environ 200 recrutements extérieurs sous le tandem Pflimlin/Papet et à des hauts niveaux de salaires)
- 1/3 environ s'est traduit par des mobilités (soit à peu près 110 salariés bénéficiant de cette mobilité que Papet affirme être une priorité)
- Donc les 2/3 restants oint fait l’objet de recrutements extérieurs (soit autour de 220 embauches extérieures)
- Après le 12 juillet et jusqu’à fin 2011, ces recrutements ont continué dans des proportions quasiment identiques….

Autrement dit, aux alentours de 220 embauches extérieures qui ne concernent pas les environ 200 recrutements de cadres, hors cadre et de gens à haut niveau de responsabilités , cela fait un peu plus de 400 personnes.

- 485 salariés incités à partir en retraite et non remplacés contre un peu plus de 400 recrutements (à des salaires très souvent supérieurs à ceux qui partent), cela nous laisse avec un différentiel d'à peu près quatre-vingt collaborateurs !!!!!!

Papet raconte donc encore des craques sur ces 5% de réductions des effectifs annoncés dans le cadre du COM pour tenir de soi-disant engagements, sachant que ceux partis n’ont absolument pas permis de réduire la masse salariale, tout au contraire cette dernière avec ces tombereaux de recrutements extérieurs, a même glissé de 5 voire 6%.

Et tout cela sans parler du coût pharaonique de certains programmes comme « Rani », la dernière fiction de France 2 au démarrage plutôt décevant et à l’atterrissage proche du crash télévisuel après 8 épisodes et un coût total de 14 millions d’euros (plus d’ 1,7 millions chaque épisode), etc….et du budget 2012 artificiellement gonflé et présenté au seul Conseil d’Administration avec de chimériques recettes publicitaires que les responsables de la Régie n’ont jamais validées…et pour cause!!

Décidément Patrice Papet a bien des soucis avec les chiffres et le calcul….Pour autant et vu, le peu d’aptitude qu’il a dans l’art divinatoire « il ne sait pas et il ne voit pas qui pourrait l’aider à prévoir…. », pas plus dans les boules que dans le marc de café, nous lui déconseillons de se recaser dans une deuxième carrière à la Madame Irma.

mardi 10 janvier 2012

Les craques de Patrice Papet à France Télé soulèvent l'indignation générale.

Le 29 décembre 2011, nous postions un article intitulé : « Patrice Papet continue son exercice de désinformation aux élus de France Télévisions comme aux pouvoirs publics. » suivi de «Pflimlin continue provoc et intox. » .

Ces titres étant sans ambigüité et donc particulièrement parlant, notamment sur les déclarations surréalistes de Patrice Papet qui affirme que France Télévisions connaitrait « un apaisement du climat social à France télévisions ? », ils viennent d'être repris.
Il convient ici de citer un extrait, des propos tenus dans le même sens :

« Les déclarations provocatrices de M. Papet dans la presse sur l’apaisement du climat social à France télévisions sont très loin d’être partagées par les salariés…ces affirmations sur la baisse de la conflictualité et des arrêts maladie que la direction s’est jusqu’alors montrée parfaitement incapable de livrer la moindre information comparée dans les bilans sociaux lors des réunions des instances prévues pour cela ».

Et encore : « Contrairement à ce que prétend M. Papet, le climat est loin d’être apaiséles petits arrêts maladie, signes de la montée de la souffrance au travail, n’ont pas baissé pendant la période, bien au contraire, et que la conflictualité s’est traduite par une multiplication de conflits sectoriels en raison des lenteurs de la mise en place de l’harmonisation sociale liée à l’entreprise unique dans un contexte lourd de menaces pour l’entreprise, avec un Contrat d’Objectifs et de Moyens insincère et fantaisiste, dont la trajectoire financière mène directement au déficit puisque la recette publicitaire est sciemment surévaluée.» [lu sur le blog médias-cgc]

Puis de conclure : « C'est pourquoi Patrice Papet cherche à affaiblir les syndicats parce qu’il craint une épreuve de force qui serait trop risquée pour lui. Alors patiemment et méthodiquement il détricote les relations sociales par des contournements successifs et tente d’enfumer tout le monde avec sa communication péremptoire. »

Voila pour Mr Papet et ses craques à dormir debout.